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Guilda, aussi connu sous le nom de Jean Guilda, est une figure mythique des belles heures du quartier des Spectacles des années 1950 et 1960. Né Jean Guida de Mortellaro à Paris en1924, décédé à Montréal en 2012, il est vraiment le père du travestisme au Québec. Après avoir débuté sa carrière en France où il est la doublure de Mistinguett et personnifie à la perfection Marlene Dietrich, une tournée solo aux États-Unis l’amène en Amérique du Nord et il s’installe finalement à Montréal en 1955. C’est la belle époque des cabarets montréalais concentrés sur les rues Ste-Catherine et Saint-Laurent qui reçoivent les grands noms de la chanson française et américaine. Guilda y fait rapidement les belles heures de la Casa Loma (aujourd’hui le Club 281) avec ses spectacles de cabaret où, vêtu de toilettes extravagantes, il imitait parfaitement les Marlene Dietrich, Rita Hayworth, Mistinguett, Édith Piaf et autres Marilyn Monroe, Bette Davis, Lucille Ball.

L'artiste transformiste devient une célébrité des cabarets de Montréal et une des plus grandes vedettes québécoises de l’époque. À la suite de son succès au Québec, il fait des tournées un peu partout au Canada et aux États-Unis. Alors que s’amorce le déclin des cabarets, en avril 1965, Guilda présente un spectacle à la Place des Arts, salle surtout réservée jusqu’alors aux vedettes étrangères de passage à Montréal. Il incarnera par la suite le Chevalier d'Éon dans le feuilleton télévisé Les Grands Esprits à Radio-Canada. Il tient aussi régulièrement l’affiche au Théâtre des Variétés de Montréal pendant des décennies.

Bisexuel, marié, deux fois à une femme, tout en entretenant des relations difficiles avec des hommes, il a alimenté par son ambigüité sexuelle les journaux à potins québécois qui ont publié régulièrement des articles sur sa vie privée. Les célébrations de la fierté LGBT de Montréal 2010 où il s'est présenté sur la scène pour un court moment et a suscité l’enthousiasme, ont souligné l'importance et la grande carrière de cet homme qui a été le premier travesti à se montrer au Québec dans les années 1960.

 

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Parler de gastronomie dans le Mile-End ne peut se faire sans parler de l’héritage juif et est-européen de la cuisine montréalaise. Car le Mile-End est le centre des institutions emblématiques de cet héritage qui comprend le bagel et les sandwichs à la viande fumée ou au saucisson que l’immigration juive nous a apporté de l’Europe de l’Est dont étaient originaires la grande majorité des immigrants juifs du début du XXe siècle. Dans le Mile-End vous trouverez ces temples du bagel montréalais que sont Fairmount Bagel et le Saint-Viateur Bagel. On raconte que, probablement en s’adaptant au goût local, le bagel montréalais est plus sucré et délicat que son cousin new-yorkais. Les amateurs de viande fumée voudront faire la queue et aller goûter le célèbre smoked meat montréalais chez Schwartz, rue St-Laurent, un peu au sud du Mile-End, De retour dans le Mile-End, il faut aller goûter le sandwich au saucisson de Walensky, rue Fairmount.

C’est probablement cette spécialité de bagel et de sandwich qui a fait du Mile-End une destination de prédilection pour les amateurs de brunchs copieux. La tradition a été bien implantée par le resto Beauty’s, avenue du Mont-Royal où le bagel est une spécialité et elle a été mise au goût du jour par des restos comme B & M ou Fabergé, sur Saint-Viateur et Fairmount. Le resto syrien Kazamaza, avenue du Parc, en propose même une version moyen-orientale.

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Le caractère multiethnique du quartier se reflète bien sûr dans sa restauration et on peut y trouver d’excellentes tables offrant des spécialités provenant des quatre coins du bassin méditerranéen. Au bistro Barcola, avenue du Parc, vous découvrirez une cuisine authentique du Nord de l’Italie dans un décor intime. La Cuisine d’Izza, rue Bernard, nous fait découvrir la fine cuisine marocaine. L’influence espagnole est bien présente dans la carte de L’Assommoir, un peu plus loin, toujours sur Bernard, qui nous offre en hors d’œuvre avant une soirée animée tapas et ceviches.  Rue Van Horne, coin Hutchison, au tout début d’Outremont, le Caffé Della Pace décline le café italien en mode végétarien avec une cuisine santé maison toute en fraicheur. Les prix sont très abordables, l’atmosphère est convivial avec un piano dans un coin et des sofas dans l’autre. Les familles et enfants tout aussi bien que les queers s’y côtoient en paix. Mais l’éventail est bien plus large et pour le découvrir Local Montréal Tours vous propose des circuits gourmands qui vous feront découvrir la richesse et diversité de l’expérience épicurienne du Mile-end.

Du côté d’Outremont, sur la chic rue Laurier ouest, le bistro Chez Lévêque est un incontournable depuis plus de quarante ans. Sur un ton humoristique un tantinet irrévérencieux, le thème religieux y est décliné en référence au patronyme du chef-propriétaire Pierre Lévêque. Cette chic brasserie parisienne avec une touche bien montréalaise n’a pas dérogé du concept qui a fait son succès : bonne bouffe, bon vin et une ambiance branchée mais décontractée. Ses menus économiques de ‘faim de soirée’ attirent les plus jeunes après 21h.

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Quelques suggestions pour casser la croûte à St-Jean-Port-Joli, Si vous avez envie d’un bon café torréfié sur place, d’un bon thé, accompagné d’un croissant ou d’un muffin, d’un déjeuner continental ou d’un excellent dessert, allez faire un tour au Café Bonté Divine. Vous serez dans un endroit de saveurs uniques et pourrez prendre le temps de relaxer avant de vous rendre aux abords du fleuve ou de visiter les artisans.

La Libellule est un resto convivial offrant une cuisine maison depuis 33 ans où on peut apporter son vin. Son secret ? De la soupe réconfortante, du pain frais de notre boulangère, des ingrédients frais pour cuisiner une ribambelle de pitas et de pizzas, de sandwichs et de salades bien garnis, une farandole de mets végétariens, le tout, saupoudré de créativité et de sourires.

Pour un repas un peu plus substantiel, la Coureuse des Grèves a pignon sur rue en plein cœur du village de St-Jean-Port-Joli. Elle loge dans une superbe maison ancestrale entièrement restaurée. La Coureuse camoufle ses charmes gastronomiques sous des airs de petit café urbain.   Avec son menu à la carte quatre saisons, la Coureuse des Grèves vous convie à une table constamment réinventée aux saveurs locales. Avec sa terrasse couverte, spacieuse et chauffée, il n’y a pas meilleur endroit pour profiter d’un doux moment saisonnier en associant bonne chair et bon vin. Le chef Patrick Gonfond harmonise ses arômes au rythme des saisons. Elle offre des mets savoureux et colorés d’une cuisine constamment réinventée.

À quelques km de Saint-Jean-Port-Joli, dans l'un des plus beaux villages du Québec, L’Islet-sur-Mer,  est un bistro à la cuisine gastronomique, une halte gourmande, sur la route de vos vacances, qui vous permettra de découvrir une cuisine inventive concoctée avec les produits des artisans d'ici mettant en valeur nos fruits de mer et poissons, le canard et la caille avec une carte des vins d'importation privé et en prime une terrasse avec vue sur le fleuve.

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Même s’il s’agit d’un quartier essentiellement résidentiel, avec la richesse de sa vie culturelle, ses belles rues commerciales, son architecture du début du XXe siècle, le Plateau Mont-Royal est depuis des décennies un quartier couru pour ses bonnes tables abordables. Le renouveau de la gastronomie, est-ce un hasard, s’est amorcé à quelques coins de rue de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, installé depuis le début des années 1970, rue Saint-Denis devant le carré Saint-Louis. L’institution a largement contribué à la formation de nos chefs et cuisiniers.

À quelques de l’Institut, c’est d’abord sur la rue St-Denis que ce mouvement s’est amorcé. Allez faire un tour chez Anga qui propose un voyage vers une cuisine raffinée et surprenante, basée sur des plats internationaux contemporains et des saveurs rares de la forêt amazonienne brésilienne.

Depuis les années 1970, la rue Prince-Arthur est devenue très courue d’abord pour ses brochetteries grecques où on peut apporter son propre vin. Aujourd’hui, la rue piétonnière qui relie le boulevard Saint-Laurent au carré Saint-Louis s’est diversifiée et compte plusieurs bonnes tables avec terrasse sur rue l’été. Les amateurs de cuisine française feront un saut aux Deux Gamins où elle est préparée avec amour par de jeunes chefs novateurs avec les meilleurs ingrédients du marché. Cette tendance s’est reproduite rue Duluth un peu plus au nord.

La rue Saint-Denis du sud au nord de l’arrondissement compte de nombreux restaurants et cafés très courus où les touristes et visiteurs adorent s’affaler dans une atmosphère très européenne. Arrondissement favori de la colonie artistique, il n’est pas rare d’y rencontrer les vedettes du petit et du grand écran. Allez faire un tour au Café Cherrier. Cette tendance a depuis longtemps débordé sur l’étroite avenue du Mont-Royal où L’Avenue fait figure de véritable institution avec ses brunchs.

Plus près du métro et de la rue St-Denis, la Binerie Mont-Royal est une véritable institution depuis 1938, spécialisée en cuisine québécoise traditionnelle fréquentée même par les critiques culinaires. On y raffole bien sûr des fèves au lard, mais aussi de la tourtière, du pâté chinois, du pouding chômeur, de la soupe aux pois et de la bière d'épinette. Vous y plongerez dans l’univers culinaire du Plateau de Michel Tremblay. Le resto a été immortalisé par le film Le matou. Un peu plus à l’ouest, Franck et Wilfrid vous font déguster de succulentes crêpes sucrées ou salées préparées par un vrai chef breton, de généreux brunchs et desserts exquis chez Pause & Vous. Ces français se sont amusés à revisiter notre poutine pour en faire un plat unique qu’on doit goûter.

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Apportez votre vin

Un coin de rue plus loin, sur Marie-Anne, Le P’tit Plateau, un petit resto discret, à deux coins de rue de Saint-Denis, où on peut apporter son vin, une tradition qui a pris naissance sur le Plateau il y a près de quarante ans. Le canard est une de spécialités de l’endroit. Du saumon au cassoulet, en passant par le tartare, tout est préparé avec grande maîtrise.

Dans la même catégorie, à l’écart, sur Rachel, Les Infidèles et Le Poisson Rouge sont deux très bonnes adresses homosympas. Avec son décor intimiste, Les Infidèles offre une cuisine française sans prétention intégrant plusieurs produits du terroir québécois, comme le cerf, le veau, les poissons et quelques fromages. Il faut goûter au feuilleté aux champignons sauvages, au confit de canard, au ris de veau ou au filet mignon sauce au bleu. Le menu dégustation favorisera votre découverte.

Devant le Parc Lafontaine, Le Poisson rouge s’est bâti une solide réputation avec ses spécialités de la mer bien sûr comme la raie, le saumon, le flétan, le thon, pétoncles et homard, mais aussi son steak d’Angus, confit de canard et de ris de veau. En remontant la rue Papineau au bout du parc, arrêtez-vous rue Gilford où loge discrètement le Pégase, l’un des dix meilleurs apportez votre vin à Montréal et un secret bien gardé du Plateau. Ce resto se démarque par la qualité de sa cuisine avec les classiques de la maison que sont le magret de canard, le lapin de Stanstead, le carré d’agneau ou le filet de bœuf.

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On doit à Carlo Onorato Catelli, l’un des fondateurs de la Petite-Italie,  l’adoption par les Québécois des pâtes alimentaires dans leur alimentation quotidienne. Arrivé à Montréal en 1866 à l’invitation de son oncle, le sculpteur Carlo Catelli, dès l’âge de 18 ans, il commence à rouler des macaronis et des vermicelles à la main au sein de sa propre entreprise. La première usine de pâtes du Canada voit ainsi le jour, rue St-Paul dans le Vieux-Montréal, en 1867. Dès 1920, l’usine qu’il a ouvert rue Bellechasse dans la Petite-Italie est mécanisée. Intégré dès le début à la vie montréalaise, il marie une fille du pays et devient un homme d’affaires prospère et impliqué dans sa communauté.  On trouve encore aujourd’hui la marque Catelli dans toutes les épiceries au Québec et les pâtes dont il a apporté le secret dans sa besace, fait désormais partie du quotidien des Québécois.

C’est aussi dans la petite Italie qu’une véritable institution, la Pizzeria Napoletana, a fait découvrir depuis 1948 la riche tradition de la pizza napolitaine à croûte mince aux Montréalais. D’abord un petit bar fréquenté par les immigrants italiens qui voulaient goûter les saveurs nostalgiques de leur pays d’origine, cet établissement préserve cet héritage familial caractérisé par la simplicité et l’authenticité des recettes. La terrasse au coin de la rue Dante est très appréciée et en prime on peut apporter son propre vin.

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À deux pas, juste devant l’Église Notre-Dame-de-la-Défense, le Café Via Dante est une trattoria sans prétention offrant une délicieuse cuisine italienne maison où ce qui impressionne ce n’est pas le clinquant du décor, mais la qualité de ce qu’on a dans son assiette. Renato Trogi (oui, oui, c’est le cousin du cinéaste  Ricardo Trogi), le chef propriétaire, s’est mérité les meilleures critiques des connaisseurs.

Au coin de Dante et Saint-Dominique,  tout près de l’animation de la rue Saint-Laurent, le restaurant Inferno   vous offre dans une ambiance chaleureuse et conviviale et un décor moderne, une cuisine du marché dans le menu, rédigé sur une ardoise, changeant toutes les semaines, selon les produits du marché. Les trois chefs réinterprètent la cuisine italienne traditionnelle avec des  accents de nouvelle cuisine.

Du côté du marché, il faut faire un tour chez Pastificcio Sacchetto, un fabriquant artisanal de pâtes et de sauces tomate. Cette fabrique de pâtes fraîches a ouvert ses portes il y a plus de 30 ans. On y trouve les spécialités italiennes des Sacchetto: les pâtes farcies, raviolis, tortellinis au fromage ou à la viande, medaglionis farcis au ricotta et au veau. Vous craquerez pour ses saveurs et sa fraîcheur. Ses amis taquinent le proprio en le déclarant grand-prêtre du pastafarisme.

Sans aucun rapport avec la cuisine italienne, la Dinette Triple Crown, rue Clark, est un secret de quartier à découvrir qui offre le comfort food du sud des États-Unis. On peut bien sûr manger sur place, mais c’est largement un restaurant où on va chercher quelque chose pour apporter. Du poulet frit, du porc effiloché ou du brisket fumé avec trois accompagnements. La Dinette vous offre tout le nécessaire pour faire un pique-nique au Parc de la Petite-Italie en face.

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Une nuit au Gîte à la Petite Marguerite, c'est reculer dans le temps. De la demeure ancestrale juchée sur la Côte du Passage - avec bien sûr une vue sur Québec! -, à l'accueil chaleureux, à la disponibilité des hôtes et aux petits déjeuners bien de chez nous, ça rappelle des souvenirs d'enfance ou goûte le Québec. Ici, rien est emprunté. Dans l'univers de la Petite Marguerite, on nage dans l'authenticité. Une terrasse accueille votre 5 à 7. Pour les amoureux des fleurs et des oiseaux, un espace a été aménagé, telle une retraite pour vos vacances. De là, confortablement assis, vous jouirez de l'ombre, du paysage, de la vue et de la détente, au risque de ne plus vouloir en partir. Le beau risque, non?

Les chambres sont à l'étage. Toutes joliment décorées et très confortables, vous y dormirez comme un ange. La douche est revigorante et les lieux communs d'une propreté irréprochable. Summum du petit plaisir? La clé de la chambre, bien ancienne. Lorsque vous l'aurez en mains, vous penserez comme moi qu'un passage à la Petite Marguerite, c'est véritablement voyager dans le meilleur des temps.

122, Côte du Passage, Lévis, QC, G6V 5S9, 418 835-4606.

alapetitemarguerite@hotmail.com

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Avant que les gais choisissent le Village comme lieu de prédilection et que le Plateau devienne à la mode, la communauté lesbienne s’en était servi comme lieu de rassemblement, à tel point que le grand nombre de bars lesbiens de la rue Saint-Denis l’avait fait rebaptiser «rue Sainte-Denise» ! On y trouvait alors des librairies féministes, lesbiennes et gaies, et plusieurs établissements tenus par des lesbiennes. Des années plus tard, l’expansion du Village, au sud du parc Lafontaine, a incité de nombreux gais à s’installer sur le Plateau, ce qui fait qu’aujourd’hui les communautés gaie et lesbienne s’y côtoient plus que n’importe où ailleurs à Montréal.

D’ailleurs, c’est certainement l’arrondissement montréalais qui compte la plus grande population homosexuelle à Montréal, en chiffres absolus. À la différence du Village, la vie gaie et lesbienne y est beaucoup moins apparente et plus intégrée à la vie du quartier. À part trois saunas, le quartier compte peu d’établissements spécifiquement gais, mais c’est principalement là que fleurit la vie nocturne hors Village. En visite, vous y découvrirez plusieurs gîtes, cafés, restos et boutiques homosympas, souvent tenus par des gais et des lesbiennes. Et si vous voulez être certain de rencontrer des gais, allez faire un tour durant l’été du côté sud-est de l’étang du parc Lafontaine, la «plage gaie» par excellence.

Le Mile-End, au nord-ouest de l’arrondissement, est de plus en plus le lieu de rencontre de la communauté queer, avec une forte présence lesbienne. Pour toutes ces raisons, on ne se surprendra pas de trouver sur le Plateau le siège de plusieurs organismes qui se consacrent au mieux-être de nos communautés, comme Image & Nation ou La Chambre de commerce LGBT du Québec, ainsi que le Centre de solidarité lesbienne.

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Le Village, comme dans beaucoup de villes du monde, s’est développé à partir des années 1970 dans un quartier en déclin de la métropole. Le Faubourg Québec, comme on l’appelait à l’époque, est l’un des plus anciens quartiers de la métropole, ainsi nommé parce qu’il s’était développé dès la fin du XVIIIe siècle autour de la porte contrôlant le chemin menant à Québec lorsque ce qui est maintenant connu comme le Vieux-Montréal était une ville emmurée. Au XIXe siècle, c’est près du tiers de la population de la ville qui habitait le Faubourg Québec et le Faubourg à m’lasse plus à l’est. C’était aussi le principal quartier industriel de la ville à cause de la proximité du port, un quartier couvert de manufactures où s’entassait une classe ouvrière venue des campagnes environnantes à la faveur de la révolution industrielle. La rue Sainte-Catherine devint dès la 2e moitié du XIXe siècle la principale artère commerciale qui, partant de ce quartier, traversait la ville d’est en ouest. C’est dans ce quartier que nait ce qui deviendra le premier grand magasin de l’Est, Dupuis & Frères en 1868.

Avec le déplacement des activités manufacturières vers les parcs industriels dans la 2e moitié du XXe siècle, le quartier se désindustrialise et s’appauvrit. Sous l’administration du maire Jean Drapeau, la Ville entreprend de ‘nettoyer’ ce quartier devenu malfamé en en rasant des pans entiers au sud de la rue Ste-Catherine pour élargir d’abord la rue Dorchester (maintenant le boulevard René-Lévesque), construire l’Autoroute Ville-Marie, puis la Maison de Radio-Canada.  En y installant le diffuseur public, la Ville  souhaite y consolider une Cité des Ondes à l’Est du centre-ville où est déjà installée Télé-Métropole. Avec le déclin de la population du quartier environnant résultant de ces expropriations massives, la rue Ste-Catherine bat bientôt de l’aile et les locaux commerciaux peu coûteux sur cette artère bien desservie par la ligne verte du métro inauguré en 1966, à proximité de la station de correspondance Berri-UQÀM, attirent les nouveaux clubs gais, alors que les grands logements peu coûteux  sont convoités par les jeunes gais qui s’installent autour.

C’est ici que s’installe la boutique érotique gaie Priape dès 1974, puis le premier bar gai, La Boite en Haut, en 1975 dans l’immeuble où se trouve aujourd’hui le Complexe Sky, alors que le bar lesbien Les Ponts de Paris est déjà installé plus à l’Ouest sur la rue St-André.

Mais le Village connait son véritable élan en 1982 lorsque trois nouveaux bars gais voient le jour : le 1681, les 2R et le Max. Le Nouveau Village de l’Est (par analogie avec l’East Village new-yorkais)) était né et deviendra bientôt connu simplement comme le Village. C’est aujourd’hui, sur un km  et une quinzaine d’intersections de long  le plus grand Village gai au Canada et l’un des plus grands dans le monde.

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Un peu comme cette jeune fille de province qui rêve de devenir une grande vedette à Montréal ‘entourée de fourrures et de tapettes’ dans Demain matin, Montréal m’attend, la comédie musicale de Michel Tremblay, beaucoup de jeunes hommes et de jeunes femmes de province sont ainsi venues s’installer à Montréal pour pouvoir y vivre leur homosexualité, contribuant à dynamiser la vie gaie de la métropole et à développer le Village.

Depuis les OutGames de 2006, la rue Sainte-Catherine devient piétonnière l’été sous la canopée de boules roses qui sont devenues sa marque. L’événement Aires Libres qui se tient cette année du 5 mai au 26 septembre, est un moment estival très attendu où Montréalais et touristes profitent des terrasses ensoleillées des bars et restaurants qui s’installent sur la voie publique. Se greffent à cet événement les festivals qui animent le Village l’été, le Festival Montréal en Arts, Fierté Montréal et le Week-end Fétiche durant la Fête du Travail.

Ironiquement, c’est dans ce quartier où Starmania, l’opéra rock de Luc Plamondon et Richard Cocciante où Marie-Jeanne suit le DJ Ziggy pour aller ‘danser dans des endroits très très gais’, fut présenté pour la première fois à Montréal en 1980 à l’ancienne Station C. Cet immeuble patrimonial qui a accueilli il y a 25 ans le premier complexe de bars gais autour du légendaire KOX, est toujours un endroit ‘très, très gai’ où la nouvelle génération vient danser.

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12CindySpaJour600X400Essayer de résister au charme de la cour et des jardins, c'est tenter l'impossible. Magnifiquement paysagé et parfaitement entretenu, profitez au parterre de l'ombre des arbres pour prendre le pouls des lieux. Le spa, à proximité; la piscine au sel; le tourbillon... Tout invite aux délices et à la détente.

Stéphane, l'hôte, est aussi serviable qu'accueillant. Inévitablement, il vous fera visiter les lieux qu'il a créés. Volubile, il vous explique le soin qu'il a pris à créer cet univers aussi singulier que lui, le plaisir qu'il prend à partager son petit coin de paradis agréablement privé.

Ne vous étonnez pas de vous faire offrir un massage, puisque l'aubergiste pratique la massothérapie depuis longtemps. Laissez-vous gâter! Massage sur le toit, dans le bain tourbillon ou sur la table, vous vivrez autrement l'expérience pour peu que vous lui fassiez confiance. Osez!

L'auberge est chaleureux. On s'y sent à l'aise, rapidement comme chez soi. Des services sont là pour faciliter votre séjour, comme le réfrigérateur et la machine à glace. Surtout, n'hésitez pas à lâcher votre fou dans la salle de jeux. De grands éclats de rire, c'est aussi ça les escapades!

À l'étage, lorsque vous irez au lit (vibromassant), le sommeil vous gagnera en un rien de temps et au matin, vous n'aurez plus qu'à vous remplir la panse pour conclure votre passage. Inévitablement, vous repartirez avec l'adresse en vous promettant d'y revenir. N'est-ce pas cela l'irrésistible attrait d'un oasis!

3461, avenue des Églises, Charny, Qc, G6X 1W5, 418.832.9292

www.aubergespaetdetentecharny.com

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Née dans Hochelaga-Maisonneuve, Diane Dufresne a certes réalisé tous les rêves de sa mère décédée trop jeune quand elle n’avait que quinze ans. Comme elle le clame dans Hollywood Freak ‘Maman, si tu me voyais, tu serais fière de ta fille’.

Après des études de chant et d’art dramatique en France aux débuts des années 1960, elle débute sa carrière dans les cabarets de la Rive Gauche à Paris en 1966. Mais sa carrière démarre vraiment quand elle revient au Québec en 1972 avec un 33 tours au titre prophétique Tiens-toé ben j’arrive et elle est consacrée lors de son premier spectacle à la Place des Arts en 1973. Sa renommée atteint bientôt les pays de la francophonie où elle poursuit sa carrière. Si en France Diane Dufresne est une chanteuse connue et reconnue, au Québec, elle devient une légende vivante. En 1978-1979, elle participe au premier enregistrement et à la création sur scène à Paris de la comédie musicale de Michel Berger et Luc Plamondon Starmania où elle incarne Stella Spotlight.

C’est de retour dans Hochelaga-Maisonneuve, lorsqu’elle produit au Stade Olympique le spectacle Magie Rose en 1984 où elle demande aux 55,000 spectateurs de s’habiller en rose pour l’occasion, que sa carrière atteint un nouveau sommet. Jamais à ce jour aucun autre artiste québécois n’a réussi ainsi à remplir à lui seul le Stade.

Est-ce à cause de sa collaboration des premières années avec Luc Plamondon ou à cause des costumes excentriques de la diva comme la robe rose avec une traine de 200 pieds de son spectacle Magie Rose, chose certaine elle devient vite une icône dans la communauté gaie à laquelle elle rend bien cet amour en se produisant en 2006 de nouveau au Stade Olympique cette fois dans le cadre du spectacle d’ouverture des premiers OutGames mondiaux. Ces dernières années, elle est montée de nouveau sur scène avec les Violons du Roy n’hésitant pas à s’associer au passage à un événement au bénéfice d’un organisme GLBT. Elle se consacre aussi à sa carrière d’artiste-peintre et c’est à ce titre qu’elle participé à l’ouverture cette année du centre culturel qui porte son nom à Repentigny, en banlieue de Montréal.

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