Choses à faire

Pour sa 23e édition, le festival Montréal en Arts est de retour en force avec sa formule habituelle pré-pandémique. S’ajoutent également quelques améliorations pour le plus grand bonheur des festivaliers! Se déroulant du 29 juin au 3 juillet, le festival rassemblera une centaine d’artistes issues de diverses disciplines ainsi qu’une quinzaine d’activités artistiques : expositions, création en direct, parade, conférences.

Cette année, le festival sera concentrée dans la partie Est du Village, entre les rues Beaudry et Papineau, ce qui favorisera une meilleure synergie entre les artistes et le public, ainsi qu’une ambiance des plus amicales.

«Quel plaisir d'être de retour en force avec une nouvelle édition renouvelée, mettant en valeur la diversité sous toutes ses formes »,

souligne Stéphane Mabilais, directeur-général du festival.

Un festival sous le signe de la diversité

Plus que jamais, il était important pour les organisateurs du festival de faire rayonner la diversité à travers la programmation, que ce soit en termes de culture ou de genre. Cette année, environ 20% des artistes proviennent de la diversité.

D’ailleurs, une nouveauté fait son entrée cette année: les conférences «station des artistes». Animées par une drag queen, il y aura trois conférences par jour portant sur des portraits d’artistes. De plus, pendant toute la durée du festival, des artistes de l’Afromusée seront également sur place pour une exposition et pour animer des ateliers de création artistique pour les jeunes.

Dans le cadre du projet «L'art qui redonne», les artistes de la communauté LGBT, Nikki Küntzle et Enok feront la création de murales éphémères grand format inspirées de la mission de l’organisme ATQ (Aide aux Trans du Québec). Des reproductions de ces œuvres seront vendues en soutien à l’organisme.

La parade festive de Studio ZX sous le thème de la diversité défilera sur la rue Sainte-Catherine. Plus imposante qu'en 2021, échassiers, jongleurs, danseurs et autres seront de la partie pour divertir le public. Les festivaliers sont aussi invités à participer activement au défilé en montrant leur(s) couleur(s). Les participantes au défilé sont des artistes et créateurs issus de communautés marginalisées et particulièrement ceux issus de la communauté LGBT, marque de commerce de Studio ZX. 

Des animations pour tous les goûts

Entre les rues Beaudry et Papineau, plusieurs autres animations déambulatoires et fixes seront regroupées, qui plairont tant aux petits qu’aux grands :
• L'expo-vente: une exposition regroupant une quarantaine d’artistes en arts visuels et métiers d'art permettant de célébrer la créativité locale, la richesse de la diversité et le dynamisme de la relève. Les œuvres des artistes seront mises en vente au public.
• L’art mobile: créations d'œuvres grand format devant le public sur support mobile à roulettes.
• Ça déménage : les artistes Raphaël Dairon et MC Baldassari donneront une seconde vie à des meubles usagés en les transformant en œuvres d'art uniques. Ce projet créatif et écoresponsable est possible grâce aux partenaires du festival, Recyc-Québec, Desjardins et Pébéo.

• Murale collective : sous l’inspiration de l’artiste Dalkhafine, les festivaliers pourront peindre une murale géante selon les couleurs indiquées et ainsi créer une œuvre collective.

• SORTIR DE LA BOÎTE (Attaque créative) : l'artiste Emmanuel Laflamme propose une activité de co-création collective sous le thème du vandalisme artistique ! Le public sera invité à créer une œuvre d’art à coups de balles de peinture. Nous voulons en finir avec la guerre, la division, le jugement, la peur et la propagande, et faire place à la paix, l’unité, la tolérance, l’amour et la philosophie.

Dessine ton quartier : le groupe Urban Sketchers Montréal, composé d'environ 60 artistes, viendra mettre sur croquis les scènes de la vie quotidienne du Village. Le public sera convié à participer, et sera guidé dans la création de croquis par les membres du groupe.
Je t’arrange ton portrait : trois artistes, Matthew Belval, Cedric Taillon et Pascal Foisy seront sur place pour la durée du festival afin de reproduire en direct les portraits des festivaliers.
Ma première galerie d’art Québecor : afin d’initier les enfants à collectionner l’art et de juger par eux-mêmes de la qualité des œuvres. Cette galerie sera seulement accessible aux enfants de moins de 13 ans. une œuvre d’art collective. une œuvre d’art collective.

RUE SAINTE-CATHERINE

Expo-vente : Du mercredi 29 juin au samedi 2 juillet de 13 h à 20 h , et le dimanche 3 juillet de 13 h à 19 h
Cortège festif Studio ZX : samedi 2 juillet de 18 h à 19 h
L'art mobile, Ça déménage, Je t’arrange ton portrait, L’art qui redonne, Ma première galerie d’art Québecor, murale collective, Afromusée : Du mercredi 29 juin au samedi 2 juillet de 13 h à 20 h , et le dimanche 3 juillet de 13 h à 19 h
Urban Sketchers Montréal le vendredi 1er juillet et le dimanche 3 juillet de 11 h à 17 h


PARC DE L'ESPOIR
Conférences : de 15 h à 17 h
Sortir de la boîte (Attaque créative) de Emmanuel Laflamme : Du mercredi 29 juin au samedi 2 juillet de 17 h à 20 h, et le dimanche 3 juillet de 17 h à 19 h.

À propos de Mtl en Arts

Créé dans une optique fédératrice il y a plus de 20 ans, Mtl en Arts a pour mission de soutenir et de promouvoir les arts visuels et leurs créateurs. C'est un festival qui rassemble nos artistes afin de créer un lien avec le grand public. Le festival met l'accent sur la création sous toutes ses formes et permet la diffusion des arts visuels et la promotion d’artistes confirmés et émergents, majoritairement locaux. Il favorise l’accès du public à la culture par le biais d’expositions et d'activités artistiques et participatives.

Site internet www.mtlenarts.com

Le Site historique martitime de la Pointe-au-Père, à Rimouski, a ceci de particulier qu’il mène les visiteurs du sol vers les hauteurs, puis vers les profondeurs de l’océan. En effet, Parcs Canada administre et anime ce site qui propose des curiosités et des émotions fortes aux visiteurs.
Martin Debolfe, coordonnateur du marketing pour le site historique, explique que tout est en place pour surprendre et instruire les visiteurs avec trois attractions distinctes :

Phare Pointe-au-père 2

- Le sous-marin Onondaga, premier sous-marin accessible au public au Canada, qui expose le quotidien de 70 hommes d’équipage qui vivaient confinés dans ce sous-marin de 90 mètres. L’été, on peut y vivre l’expérience d’y passer une soirée et une nuit avec une animation interactive.
- Le phare et ses bâtiments connexes. Érigé en 1909, il est le 2e plus haut au Québec et l'un des rares phares à posséder encore son prisme. Dans la maison du gardien, une exposition sur les phares du Saint-Laurent.
- Le musée de l’Empress of Ireland. Si on connait bien le naufrage du Titanic, on connait moins bien celui de ce paquebot qui a coulé au large de Rimouski en 14 minutes en 1914. Une exposition impressionnante et émouvante. Une présentation vidéo surprenante.
Le Musée ouvert en 2000 a été agrandi en 2017. L’exposition y a été totalement modifiée. Les technologies numériques permettent une interaction captivante avec le visiteur. De revivre en simulation vidéo la collision des deux navires et de voir ensuite le paquebot couler, ne laisse personne indifférent. Surtout quand on sait que 1102 personnes y ont laissé leur vie.

Site historique maritime de la Pointe-au-Père (SHMP)
shmp.qc.ca
1000, rue du Phare
Rimouski, QC G5M 1L8
418.724.6214

Avec Émile Bilodeau, Paul Piché, Salomé Leclerc, Laura Niquay, Zachary Richard,
Bon Enfant, Lou-Adriane Cassidy, Étienne Coppée, Élage Diouf et bien plus!

Du 30 juin au 9 juillet, Petite-Vallée et les villages environnants vivront à l’heure des grandes marées musicales qui déferleront à nouveau sur leur bout de littoral gaspésien. Pendant ces dix jours de rencontres humaines et d’expériences artistiques inoubliables, une soixantaine d’artistes côtoieront les quelque 15 000 festivaliers attendus dans ce coin de pays de mer et de montagnes.
Fidèle à l’éclectisme qu’on lui connaît, la programmation du Festival en chanson se veut une fois de plus rassembleuse et plurielle, pour que tout le monde y trouve son compte.
« Autour d’Émile Bilodeau et de Paul Piché, nos artistes passeurs socialement engagés, on retrouvera des artistes de la Louisiane et de la Réunion, on proposera une incursion théâtrale, une autre du côté des musiques classiques, anciennes et traditionnelles, le tout combiné aux artistes populaires et émergents issus du folk, du rap et du rock qui expriment fièrement le panorama et l'ouverture du Festival à faire place aux chansons, quelles qu’elles soient » illustre Alan Côté, le directeur général et artistique de l’événement.

La programmation, du matin au soir

Du matin au soir et d’un village à l’autre, les séries de spectacles présentés tantôt dans un chapiteau, parfois dans une église, d’autre fois dans un hangar à bateau, au bord du fleuve ou en plein milieu d’un terrain de camping, mettront autant de l’avant les nouveaux noms
à découvrir que les incontournables de la scène musicale francophone. Le tout magnifié par la chaleur proverbiale et l’accueil authentique des Gaspésiens, pour donner au festival l’ambiance unique qui lui vaut sa renommée.
Il faudra se lever de bonne heure et se coucher tard pour ne rien manquer de tout ce qu’il y a à l’horaire. Dès 10 h, la série « De bonne heure s’ul piton » présentée par Desjardins mettra la table avec ses spectacles intimistes, au cours desquels les festivaliers pourront
siroter leur café et casser la croûte en écoutant tour à tour les chansonneurs des Escalesen chanson, Jeanne Côté, Étienne Coppée, Josianne Paradis, Michel Faubert, ainsi que les 4 charbonniers lors d’une rencontre spéciale animée par le grand manitou Alan Côté. C’est
aussi en matinée que les enfants pourront chanter et danser avec le Voyage en chanson des Pères Pétu, une odyssée musicale pour toute la famille.
En après-midi, la série des Coups de coeur présentée par l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec, fera découvrir ou redécouvrir des propositions artistiques incontournables et variées aux festivaliers curieux. On y retrouvera la jeune formation gaspésienne Irène, les chansonneurs 2022, Salomé Leclerc, le collectif Resonancia Americana, un double plateau folk avec Olivier Bélisle et Juste Robert, la soprano Marianne Lambert, ainsi que La Traverse miraculeuse avec l’ensemble de musique ancienne La Nef et les 4 charbonniers. C’est également à cette heure que seront présentés le traditionnel hommage aux artistes passeurs, la Marée Gaspésienne et la Marée du nouveau monde, deux spectacles collectifs originaux réunissant respectivement GuillaumeArsenault, Jeanne Côté, Cédrik St-Onge, Dans l’shed et Juan Sebastian Larobina, ainsi que Élage Diouf, Laura Niquay, Juste Robert, Simon Kearney, Josianne Paradis et Olivier Bélisle.
À l’apéro, les Heures heureuses Hydro-Québec seront le nouveau rendez-vous à ne pas manquer. Cette nouvelle série de spectacles gratuits présentés en formule 5 à 7 réunira sur la scène du Camp Chanson le groupe réunionnais Bonbon Vodou, le trio Magneto, Alexandre Belliard, Dans l’shed, Maggie Savoie, Louis Venne, Simon Kearney, Baratind’marin et Stephen Faulkner. Un cours de danse two step et une dégustation de gombo louisianais en compagnie du groupe The Revelers inaugurera cette série festive.
De leur côté, les grands spectacles Québecor attireront les foules en soirée avec les spectacles des artistes passeurs Émile Bilodeau et Paul Piché, de même que ceux de Zachary Richard, Salebarbes, Pour une histoire d’un soir avec Marie Carmen, Marie-Denise Pelletier et Joe Bocan, Contre vents et marées avec Paul Daraîche, Laurence Jalbert et Émilie Daraîche, Cédrik St-Onge + Guillaume Arsenault, Laura Niquay + Élage Diouf, la pièce de théâtre Je cherche une maison qui vous ressemble qui nous amènera sur les traces de Pauline Julien et Gérald Godin, ainsi que les choristes de la Petite École de la chanson qui feront un retour sur scène pour célébrer le répertoire des artistes passeurs. Le Vent du nord viendra ouvrir le bal à la veille du festival, le 29 juin.
Enfin, la série On n’est pas couchés, présentée par Sirius XM, nous mènera jusqu’au début de la nuit avec sa programmation festive. Dès 22 h, la Vieille Forge et le Camp chanson accueilleront mélomanes et fêtards pour les spectacles du groupe cajun The Revelers, la Déferlante autochtone : une vitrine musicale unique avec Maten, Scott-Pien Picard, Ninan, Pascal Ottawa et Bryan André, Original Gros Bonnet, Bon Enfant, La Fièvre, Ramon Chicharron, Lou-Adriane Cassidy, Gros Mené et Jack Layne.

Petite-Vallée
Encore et toujours plus!

Et ce n’est pas tout! Le Festival en chanson proposera aussi :
• Deux séries de spectacles exclusifs aux membres du Village en chanson : les mythiques sessions acoustiques Dans l’Shed à Léon de retour pour une huitième  année, ainsi que les sessions découvertes Télé-Québec / La Fabrique Culturelle,  qui proposeront aux festivaliers un rendez-vous musical additionnel sur une  nouvelle scène située au Camping au Soleil couchant de Grande-Vallée.

• Le mariage danse et paysage sera à l’honneur avec les chorégraphies maritimes de la compagnie bas-laurentienne Fleuve Espace Danse.
• Le chef néo-brunswickois Luc Schofield sera à la barre du Café de la Vieille Forge, le quartier général du Festival. Au menu : une nouvelle carte, des en-cas de fin de soirée et des produits régionaux en vedette !
• Les midis seront encore animés par Radio Gaspésie, qui déplacera son studio à la Vieille Forge pour offrir aux festivaliers et aux auditeurs une émission quotidienne jumelant entrevue et prestations musicales.

Billetterie : www.festivalenchanson.com / 418 393-2592
à Grande-Vallée et Diffusion Hector-Charland.


À propos du Festival en chanson de Petite-Vallée

Le Festival en chanson de Petite-Vallée célèbre la chanson francophone à travers une
programmation éclectique, reflet de la pluralité et de la richesse de la scène musicale
québécoise. L’événement fait également une grande place à la relève en mettant de l’avant
une sélection d’auteurs-compositeurs-interprètes émergents, via les Escales en chanson.
Durant dix jours, c’est près de 20 000 festivaliers qui débarquent dans ce village de 130
habitants pour y vivre des rencontres artistiques uniques.
Le Festival fait partie de la famille du Village en chanson de Petite-Vallée, organisation
culturelle phare et entreprise d’économie sociale qui chapeaute également le Théâtre de la
Vieille Forge et le Camp chanson de Petite-Vallée.

Du 13 octobre 2022 au 3 janvier 2023

Cet automne, le MNBAQ est fier d’offrir la rétrospective attendue d’Evergon, un artiste phare canadien, né Albert Jay Lunt en 1946 à Niagara Falls en Ontario. Cette exposition majeure couvrira l’ensemble de sa carrière, de 1971 à aujourd’hui, dans une volonté de placer sous une lumière contemporaine cette production au long cours. C’est plus de 200 œuvres qui seront réunies pour la première fois afin de présenter ce personnage haut en couleur et son travail à plusieurs visages.

Considéré comme une véritable icône de la culture au Canada, Evergon fait figure de pionnier sur les plans artistique et social, en croisant des enjeux actuels concernant la diversité culturelle, corporelle et identitaire. L’artiste a mené depuis près de 50 ans une carrière marquée par une recherche photographique, technologique et esthétique audacieuse. Il a produit une imagerie forte, toujours émouvante, parfois irrévérencieuse, souvent dans le prolongement de la peinture classique. La nature à la fois politique et sensualiste de son travail remue des questionnements sur l’identité sexuelle, alors qu’il revisite avec une rare vitalité les genres du portrait, du paysage ou du nu. À travers le collage, l’art de la photocopie et toute une série d’approches photographiques exploratoires, dont le Polaroïd, Evergon approfondit les termes d’une identité masculine et féminine queer, secouant les perceptions trop arrêtées.

La carrière d’Evergon a été portée par nombre d’œuvres saisissantes, notamment les immenses Polaroïds en couleurs des années 1980, pour lesquels il a été mondialement reconnu. Primés, ses travaux en holographie ont aussi été salués par la critique et plusieurs institutions artistiques dans le monde. Sa série sur Margaret, sa mère, renouvelle la représentation du corps vieillissant comme peu d’artistes l’ont fait et a connu une superbe reconnaissance. Evergon est une force créatrice immense : l’identité, la diversité corporelle, l’amour, le désir, le vieillissement sont au cœur de son travail. Comme la mort et la vie, c’est cette dernière sous toutes ses facettes qu’il s’agit de célébrer. Evergon y greffe des notions d’autofiction et d’extimité, une révélation de l’intime dans la sphère publique, courantes aujourd’hui, mais qu’il a explorées tôt dans sa carrière. Pour l’artiste, toutes ses œuvres sont des lettres d’amour.

Les préoccupations d’Evergon rencontrent des enjeux sociaux et artistiques passant outre les limitations socialement construites du corps. Il sort ainsi des clichés en représentant des corps atypiques, sortant des canons de beauté normés, tout en exploitant les pouvoirs séducteurs de la photographie, capable d’inventer des mondes de fiction – des théâtres –, comme avec une autre série majeure dans son parcours, où il imagine la vie de toute une communauté, celle des personnages que sont les Ramboys. Evergon a été et est toujours en parfaite synchronicité avec les enjeux émancipatoires de la photographie : il a remis en question avec force la notion d’auteur en se créant divers alter ego. Il bouscule les fondements de l’image photographique par une esthétique baroque étonnante et balaie les canons de beauté usuels en représentant des corps atypiques auxquels il donne du panache.


Crédit photo :
Evergon, Night Watch I, de la série Ramboys : A Bookless Novel. Works by Egon Brut and Celluloso Evergonni, 1990. Polaroïd, 1/1 281,5 x 112 cm. Collection du MNBAQ, Achat (2019.1032) Photo : MNBAQ, Denis Legendre

Musée national des beaux arts du Québec

Parc des Champs de Bataille
Québec (Québec) G1R 5H3


Du 9 juin au 5 septembre 2022

Présentée en exclusivité mondiale à Québec, l’exposition America. Entre rêves et réalités propose un vaste panorama de l’art américain de 1914 à aujourd’hui, regroupant 96 d’œuvres – peintures, sculptures, photographies et vidéos – de la prestigieuse collection du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden (Washington, DC), le musée national d'art moderne de la Smithsonian Institution.

MNBAQ Andy Wahrol

Proposant plus de 80 artistes différents – des créateurs aussi variés que Louise Bourgeois, Edward Hopper, Arthur Jafa, les Guerrilla Girls, Willem de Kooning, Ana Mendietav Louise Nevelson, Isamu Noguchi, Jackson Pollock, Lorna Simpson, Andy Warhol et plusieurs autres– les œuvres rassemblées illustreront l'impact de l’histoire sociale et culturelle sur la création artistique aux États-Unis, de la Grande Dépression jusqu’à notre époque contemporaine.

Cette exposition exceptionnelle montrera notamment comment les artistes ont contribué à définir et à réinventer le rêve américain, en abordant des thématiques comme l’imaginaire du territoire, le spectacle de la vie quotidienne, les révolutions technologiques ou les enjeux de la mondialisation. Elle mettra aussi en valeur les questions d’identité et présentera des pratiques engagées, en phase avec le mouvement pour la reconnaissance des droits civiques et le féminisme.

Crédit photo :

Andy Warhol, Marylin Monroe's Lips, 1962. Acrylique, encre de sérigraphie et graphite sur toile, panneau A (gauche): 210,2 × 205,1 cm, panneau B (droit): 210,2 × 209,2 cm. Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, Washington, DC, don de Joseph H. Hirshhorn, 1972 (72.313)

Malcolm Morley, Beach Scene, vers 1968. Acrylique sur toile, 279,4 × 228,2 cm. Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Smithsonian Institution, Washington, DC, don de Joseph H. Hirshhorn, 1972 (72.207)

Pierre Perreault

On connaît mieux le Michel Tremblay romancier, conteur, traducteur, adaptateur, scénariste de films et parolier de chansons, que le dramaturge. Pourtant, l’auteur qui aura 80 ans en juin prochain, récidive avec une neuvième œuvre théâtrale à son actif, « Cher Tchekhov », parue en 2019. Le Théâtre du Nouveau Monde la présentera en mai avec une distribution remarquable, dirigée et mise en scène par Serge Denoncourt.
Ce n’est pas la seule incursion de Tremblay dans l’univers de Tchekhov. Le Théâtre Prospero accueillait sur ses planches la pièce Platonov, Amour Haine et Angles Morts d’Anton Tchekhov pour 15 représentations du 23 novembre au 11 décembre 2021 dans une version traduite en québécois par Michel Tremblay, à la demande expresse de la direction du théâtre.
« Cher Tchekhov » est le résultat d’une démarche de Tremblay à la suite d’un blocage alors qu’il écrivait cette pièce, vers 2014. Dans son roman « Le cœur en bandoulière », on explique cette démarche. « Seul à Key West, alangui, le dramaturge des Belles-Sœurs replonge avec une certaine anxiété dans une pièce en hommage à Tchekhov, projet resté en rade il y a plusieurs années et toujours, en son cœur, à terminer. Après doutes et tergiversations, il décide de relire Cher Tchekhov tout en la commentant, puis d’en poursuivre l’écriture. Il s’y remet avec la peur de ne pas pouvoir aller, cette fois encore, au bout du défi qu’il s’était initialement lancé. Pourra-t-il éviter ce qu’il appelle « la grande maladresse » qui l’avait conduit à arrêter la pièce après quatre-vingts pages, bloqué, désarçonné, décontenancé qu’il était par des personnages n’arrivant pas à lancer leurs coups de gueule, ces explosions de colère et de violence qui constituent pourtant sa signature ? »
Le résultat de cette réécriture est étonnant et magistral. « Quand j’ai relu la pièce, étonnamment, même si je n’en gardais pas un bon souvenir, j’ai aimé ça, affirme Michel Tremblay. J’ai donc choisi de mettre en scène mon alter ego, Jean-Marc, et son propre alter ego dans la pièce, Benoît, le dramaturge. C’est une mise en abyme d’une mise en  se passe dans une famille d’acteurs. Et voilà qu’apparaissent, dans les splendeurs de l’automne, les préparatifs d’un souper à l’ombre d’une maison centenaire à Vaudreuil. Dans cette fratrie de théâtre, il y a un auteur en panne d’écriture depuis qu’un critique l’a descendu trois ans auparavant. Or, lorsque paraît l’aînée, l’étoile de cette dynastie avec le critique en question à son bras, on comprend que le ciel va leur tomber sur la tête.

Tour à tour léger et poignant, caressant et féroce, drôle et bouleversant, Michel Tremblay, en totale maîtrise de son art, nous entraîne à travers les doutes et les bonheurs de la création. Sous le regard malicieusement bienveillant de Tchekhov, il nous pose les questions universelles qui viennent avec l’âge: ai-je déjà donné le meilleur de moi-même? Suis-je dépassé par la jeunesse ? Que puis-je y faire ?
Serge Denoncourt, qui fréquente avec bonheur Tremblay – et Tchekhov! – depuis plus de trente ans, a rassemblé une distribution à la hauteur de cette création d’envergure, où brillent entre autres les noms de Gilles Renaud (Jean-Marc), Anne-Marie Cadieux (Claire), Éric Bruneau (Christian) et Maude Guérin (Marie).
Du 3 au 28 mai 2022 au TNM.

« Drag la nuit, Hosanna pour la vie » pourrait être le slogan de Marc-André Leclair, tant son interprétation du célèbre personnage de Tremblay marque les esprits. Une révélation ? Pour les critiques, c’est unanime. S’il est connu pour l’exubérance de Tracy Trash dont il revêt les plumes et les paillettes au Cabaret Mado, il est en voie d’être reconnu en tant que comédien à part entière pour son jeu à la fois puissant et à fleur de peau.

Bien entendu, Hosanna ne serait pas Hosanna sans Cuirette, que Florent Deschênes interprète avec justesse, subtilité et amour, le tout dans une mise en scène touchante et maîtrisée de Jean-François Quesnel. Aux dires de Michel Tremblay lui-même : « J’ai vu une dizaine de productions depuis 1973, et c’est l’une des meilleures ».

Après 15 représentations à guichet fermé à la Comédie de Montréal et une tournée à l'affiche à travers le Québec, nul doute qu’Hosanna est la pièce à ne pas manquer en 2022.

Soyez captivé.e par ce retour inattendu, bouleversé.e par l’actualité des thèmes, touché.e par la complicité des amants si amoureux, mais tellement maudits et en maudit.

« Moé, j’me disais… un jour, toué aussi tu vas faire ton entrée ! Ah, ça va être une ben p’tite entrée à côté de ça, mais ça va être mieux que rien… » - Hosanna

Sois belle et rassurée Hosanna, tu as fait une méchante belle entrée.


20-21-22 mai

Ranch O BoisRond St-Côme

https://www.theatreduranchoboisrond.com/programmation-2022nouvelle-page?mobile=true

26 et 27 mai au Vieux Bureau de poste de Lévis

https://www.vieuxbureaudeposte.com/spectacles/theatre

Comédie de Montréal
5-6 août

https://lepointdevente.com/?q=Hosanna&locality=11&radius=100

5 juin Fierté de Val d'Or

Crédit photo et infographie Martine Poulin

Pierre Perreault


Il existe de ces événements qui se sont donné au fil des ans une mission et un objectif bien particulier, collés à la réalité et aux aspirations de leurs populations locales et des fidèles visiteurs qui s’ajoutent à chaque édition. Le Festif de Baie-Saint-Paul est un de ceux-là.
Créé en 2009, l’événement fête en 2022 sa 13e édition. Après deux années dans une formule « pandémie » plus restreinte en 2020 et 2021, le Festif! revient à sa formule originale du 21 au 24 juillet prochain. Ce qui fait l’originalité de l’événement, c’est l’orientation de sa mission : un rassemblement incontournable de la scène musicale québécoise dont l’engagement local, l’éco-responsabilité, l’audace et la créativité sont devenus les marques de commerce, peut-on lire sur leur site Web.
Alors qu’à son inauguration en 2010 l’événement offrait une soirée de cinq spectacles et attirait 2 000 mélomanes, il présentait en 2019 plus de 95 concerts répartis sur une vingtaine de sites différents dispersés à Baie-Saint-Paul, réunissait plus de 42 500 festivaliers et entraînait dans la région d’importantes retombées économiques. En 2022, ce sont
« Réalisé entièrement par un comité de jeunes dévoués qui ont le commun objectif d'insuffler à Baie-Saint-Paul une dose de magie, ce festival, à peine à une heure de route de Québec, est considéré comme l’un des plus beaux festivals du Québec bénéficiant de retombées médiatiques nationales », explique son directeur général et artistique, Clément Turgeon.

Edith ButlerSur l’affiche de l’édition 2022 où 90 artistes seront en vedette sur près de 32 scènes, on retrouve entre autres les noms de quelques artistes qu’on peut considérer comme proches de la communauté LGBTQ+, notamment Hubert Lenoir, Martha Wainwrigth (la sœur de Rufus), Safia Nolin, Edith Butler, pour ne nommer que ceux-là. Cette dernière montera sur scène à la veille de ses 80 ans bien sonnés et marquera 50 ans de carrière et 25 disques à son actif.


Stephane Moraille
Le Festif! présentera aussi le groupe canadien de renommée internationale Bran Van 3000, qui célébrera les 25 ans de son premier album Glee. Rappelons que la chanteuse vedette et co-fondatrice Stephane Moraille, aujourd’hui avocate spécialisée en droit d’auteur est une alliée de la communauté gaie depuis de nombreuses années, ayant participé aux spectacles du Festival Black & Blue de la fondation BBCM à de nombreuses reprises depuis 30 ans. On l’a également vue et entendue lors des événements de Fierté Montréal à quelques reprises. Interrogée par le GuideGQ à savoir si elle pourrait faire un retour sur la scène pour cette occasion, Stephane Moraille a répondu qu’elle s’y préparait avec plaisir et honneur. Ce sera donc des retrouvailles doublement excitantes pour les festivaliers qui assisteront au spectacle du groupe le jeudi 21 juillet sur la scène de Place Desjardins.

Festif Baie-Saint-Paul

Le volet international du Festif! impressionne aussi avec des prestations d’une dizaine de groupes musicaux et d’artistes provenant d’ailleurs.
Soulignons enfin le volet cirque du festival qui de retour avec la Rue Festive et une programmation bonifiée. On y rendra hommage au Cirque du Soleil qui est né à Baie-Saint-Paul, doit-on le rappeler. On pourra compter sur la présence d’une douzaine de troupes de cirque et de musiciens de rue des quatre coins de la planète.
La programmation complète du Festif! de Baie-Saint-Paul 2022 est ici : lefestif.ca

Alors que le site principal du festival se déplace sur l'Esplanade du Stade Olympique, Fierté Montréal annonçait le 24 mars que le diva Diane Dufresne fera le spectacle d'ouverture, un clin d'oeil à son célèbre spectacle Magie Rose de 1986 où elle avait rempli le Stade Olympique en demandant aux spectateurs de porter du rose.

Fierté Montréal a dévoilé une partie de la programmation de sa 15e édition. Après une présentation en ligne en 2020, et une formule hybride en 2021, c’est cette année un retour à la normale accueilli avec soulagement par son nouveau directeur général, Simon Gamache.

« On reprend où on était rendus en 2019, dit-il. On ne veut pas se comparer aux autres festivals, mais au-delà de l’évènement, Fierté Montréal est aussi l’occasion pour des personnes qui sont vulnérables et marginalisées de célébrer ensemble. Ça fait deux ans que ces personnes n’ont pas cette occasion, alors c’est fondamental que ça ait lieu cette année. C’est important pour notre communauté. » déclarait M. Gamache à La Presse.

Les spectacles seront présentés sur l’Esplanade du Parc olympique, « dans un souci d’améliorer l’expérience festivalière et de répondre à la popularité grandissante du Festival ».  Avec le directeur artistique Chris Ngabonziza, les organisateurs ont jumelé la diva au musicien et DJ d’origine congolaise Pierre Kwenders.

Nous sommes très enthousiastes ! Je ne peux pas tout dire, mais attendez-vous à quelque chose de spectaculaire. Il y aura plusieurs artistes associés à ça. poursuit Simon Gamache.

Deux artistes internationaux sont aussi déjà au menu du festival, l’artiste de performance multimédia Alok, ainsi que la célèbre drag queen brésilienne Pabllo Vittar. Et on sait déjà que la soirée FeminiX du 6 août, qui célèbre les femmes de la diversité sexuelle et de genre, mettra en vedette la rappeuse montréalaise Calamine et l’autrice-compositrice-interprète atikamekw Laura Niquay.

Un volet virtuel du festival sera aussi diffusé sur les plateformes de Fierté Montréal. La suite de la programmation sera annoncée ultérieurement.


Initialement prévue en 2020, la présentation de l’exposition Vandale de Lüxe$$ prend enfin l’affiche au MBAMSH jusqu’au 12 juin 2022, pour une expérience muséale hors de l’ordinaire ! À l’occasion de cette première présentation dans une institution consacrée aux beaux-arts, l’artiste a inspiré une mise en scène audacieuse, qui invite le public à vivre une expérience immersive et participative.

Zilon vandale 2
Zïlon est une figure incontournable du mouvement de l’art urbain au Québec et à travers le monde. En collaboration avec la Galerie Beauchamp qui représente l’artiste, l’équipe du musée a eu tous les accès à la collection disponible de l’artiste, pour réunir les extraits choisis parmi l’impressionnant corpus. Bien que le scénario d’exposition présente des oeuvres de différentes époques, le musée a troqué la rétrospective pour une proposition originale et incursive à travers une épopée artistique prolifique, au cours de laquelle, Zïlon est passée de la ruelle au musée.
Le MBAMSH a souhaité présenter des oeuvres créées avec une diversité de techniques et de supports dans une perspective d’exploration des principaux sujets et influences créatrices du maître-vandale.


En plus de la série pandémique Vandale de Luxe, les visiteurs pourront admirer des oeuvres monumentales créées en 2014 lors du festival Nuit blanche de Toronto, ainsi que la plus grande oeuvre mobile de Zïlon, Méduza, réalisée en 2018 dans le cadre d’une commande du Quartier des Spectacles de Montréal, pour une oeuvre au sein de l’exposition « Surfaces » présentée sur La promenade des artistes. À elle seule, cette oeuvre occupe 28 pieds linéaire de la salle d’exposition vandalisée.
Également, le public pourra découvrir des oeuvres plus intimes de Zïlon tel que des pièces de vêtements et des encres sur papier de personnages significatifs pour le créateur.


La visite se poursuit au salon avec une partie des bandes dessinées originales, première influence plastique du vandale, créées pour le magasin Ogilvy du centre-ville en 2009. On y trouve également un massif de petits formats, clin d’oeil au pop art, un triptyque de 1999 et une série de story board, un style que Zïlon affectionne particulièrement. La visite se termine par le visionnement d’une projection de photos et vidéos, qui nous dévoile les dessous de la création de Vandale de Luxe et de l’oeuvre permanente.


Zilon vandale de luxe 3
Pour marquer ce jalon dans la carrière de l’artiste, le MBAMSH a proposé au graffeur de créer une oeuvre permanente dans le vestiaire du musée. Le titre sera dévoilé lors de l’inauguration qui aura lieu en même temps que le vernissage du dimanche 20 mars. À la demande de l’artiste, munis de crayons, les visiteurs sont invités à ajouter leur touche sur les bancs, fabriqués sur mesure pour le vestiaire et zilonnés de la main du créateur, qui formera un tout collectif et immersif.


Finalement, la pandémie et le report de l’exposition de Zïlon au MBAMSH a permis un beau hasard. La publication du livre biographique sur l’artiste, par l’auteur Jean-Marc Beausoleil, dont le lancement aura lieu lors du vernissage du 20 mars prochain. Beausoleil brosse un portrait touchant de l’incontournable artiste de rue, de l’enfance à aujourd’hui, dans tous ses détours, ses paradoxes et ses victoires.
Une séance de lecture et de signatures en compagnie de l’auteur et de l’artiste est prévue pour le dimanche 10 avril 2022.