Par Pierre Perreault
Janvier 2026
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Alors que la communauté autochtone Innu de Mashteuiatsh, au nord de Roberval sur les rives du lac Saint-Jean (Pekuakami), propose déjà un musée, un carrefour d’accueil, un circuit patrimonial, le site d’interprétation Nutshimit, le Grand rassemblement annuel des Premières Nations et quelques boutiques d’artisanat, d’art et de vêtements traditionnels, entre autres, voilà que les Pekuakamiulnuatsh (habitants de l’endroit), qui partagent généreusement leurs traditions ancestrales et leur vision du monde intimement liée au territoire, pourront maintenant compter sur un économusée pour diffuser encore davantage un autre pan de leur culture.

C’est Valéry Larouche, l’entrepreneure et la créatrice derrière la boutique Mikuniss Collection depuis 2022, qui est l’initiatrice du projet qu’elle a développé avec plusieurs partenaires communautaires, municipaux, gouvernementaux, socioéconomiques et financiers. Évalué à environ 500 000 $, le projet mettra l’accent sur la découverte et la connaissance du travail de couture et de confection de vêtements en fourrure et en cuir, selon les traditions innues. Dès l’été 2026, la population locale et régionale de même que les touristes pourront participer à des visites guidées ou autonomes des ateliers de production, ainsi que la boutique dans un contexte immersif. On pourra ainsi y déguster des produits de la chasse, du trappage, de la pêche et de la cuisine traditionnelle, en plus de découvrir des odeurs caractéristiques reliées aux diverses activités du milieu.

Innu et Québécoise, sa boutique Mikuniss qui poursuit l’œuvre de la famille Robertson, des pionniers dans ce domaine, veut faire rayonner sa culture et celle des Premières Nations. Après six générations de Robertson à la tête de l’entreprise Robertson Fourrures, la designer de mode Valéry Larouche en a repris le flambeau en 2024. Véritable passionnée, elle aime créer selon ses émotions et ses envies en prônant des matériaux écoresponsables, tout en ayant un petit penchant pour le cuir et la fourrure. Diplômée du Cégep Marie-Victorin en design de mode, elle décide ensuite de retourner vivre dans sa région natale pour participer à son rayonnement économique sur la planète mode.
Mikuniss s’est donc donné pour mission d’inspirer confiance en offrant des produits de qualité uniques issus du savoir-faire des artistes et artisans, et inspirés de l’héritage culturel des Premières Nations à partir de matières premières ayant un faible impact environnemental. En alliant l’ingéniosité des pratiques artisanales passées et l’innovation d’aujourd’hui Mikuniss Collection propose des pièces authentiques et créatives dans une grande variété de styles et de gammes de prix. On offre également des cours de couture pour la transmission des traditions et le développement de nouveaux talents dans la confection de vêtements mode.

Dès le printemps 2026, les travaux de transformation et de rénovation du bâtiment actuel de Mikuniss permettront de réaliser les aménagements du concept d’économusée qu’on souhaite rendre accessible aux visiteurs dès l’été. Son inauguration officielle aurait lieu plus tard à l’automne lors d’un événement spécial. Le projet est appuyé et soutenu par divers acteurs socioéconomiques, comme la Société de développement économique Ilnu de Mashteuiatsh, Tourisme Saguenay – Lac St-Jean, Tourisme Autochtone Québec, etc. Une campagne de sociofinancement sera lancée à la fin de l’hiver pour recueillir une partie des fonds nécessaires à la réalisation du projet qui va contribuer à l’essor de la communauté de Mashteuiatsh, assure Valéry Larouche.
Valéry Larouche, propriétaire de Mikuniss
Signalons que Mashteuiatsh, une branche de la nation Innue du Nitassinan au Québec, est la seule communauté autochtone dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Avec ses presque 10 000 membres, en 2025, les Pekuakamiulnuatsh forment la deuxième communauté autochtone en importance au Québec. On compte actuellement environ 2 200 membres vivant sur la réserve.

Mikuniss Collection
mikunisscollection.com
1619 , Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC, G0W 2H0
(418) 275-0795
Un ancien presbytère voisin de l’église de Rivière-Éternité, petite municipalité située à proximité du magnifique Fjord-du-Saguenay et de son parc national, est devenu le centre d’attraction touristique du secteur. L’Auberge du Dimanche qui y loge désormais, propose un hébergement abordable, écoresponsable et axé sur l’économie locale.
De plus, précurseur en autonomisation et automatisation de l’hébergement touristique, on y accède sans clef et sans réception grâce à un système de codes numériques pour les portes extérieures et celles des chambres. Celles-ci occupent l’étage supérieur alors que le rez-de-chaussée propose une cuisine commune toute équipée et une salle de séjour des plus confortables, le tout entouré d’une fenestration importante. Le petit déjeuner est inclus dans la location en formule libre-service : les aliments sont disponibles dans le frigo et on peut y cuire des œufs, préparer des rôties et la machine à café est toujours prête.
Les 12 chambres confortables et bien équipées offrent tout le nécessaire pour un séjour relaxant. On propose des chambres avec salle de bain privée, d’autres avec salle de bain partagée, et une chambre familiale. L'auberge offre des services gratuits comme le WIFI, la buanderie et le stationnement, ainsi qu'une cuisine commune, une terrasse et des jeux de société. Proche d'une station-service et d'une épicerie, l'auberge est idéale pour les amateurs de nature et d'activités de plein air, avec des options de location de kayaks et de croisières sur le Fjord du Saguenay.
Ses propriétaires souhaitent que ce lieu favorise les échanges entre les voyageurs et les locaux de tous âges et de tous horizons en créant un environnement mettant en valeur l’offre culturelle, agroalimentaire, naturelle et touristique de la région du Bas-Saguenay. On souhaite donc une expérience de voyage libre et décontractée au carrefour des rencontres et ce, en toutes saisons!

Porte d’entrée du parc national du Fjord-du-Saguenay et des phénomènes naturels extraordinaires que sont la baie Éternité et le cap Trinité, Rivière-Éternité a commencé à séduire les croisiéristes et les artistes il y a près de deux siècles. Encore aujourd’hui, ils tombent sous le charme, tout comme les nombreux adeptes de plein air, de camping, de pêche, de randonnée, de kayak de mer, d’escalade, etc..

Auberge du Dimanche
aubergedudimanche.com
412, rue Principale
Rivière-Éternité (QC) G0V 1P0
418-608-8890
Par Pierre Perreault
16-01-2026
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De janvier à mars, l'archipel se transforme en véritable havre de cocooning idéal pour une retraite d'écriture ou de lecture, du repos ou encore des activités de plein air hivernales, suggèrent les gens de Maison Mer, l’agence de location d’hébergements aux îles qui offre une sélection d'hébergements, où le confort d'une maison rencontre l'élégance des services hôteliers.
De plus, cet hiver, ça bouge du côté de la culture. Des événements culturels pullulent, du populaire Rendez-vous Loup-marin qui commence le 22 février à la Mi-Carême aux Îles dès le 11 mars! De nombreux spectacles, soirées musicales et présentations artistiques rythment la saison entière.

Dans certains lieux d’hébergement offerts, la grande fenestration permet d'admirer les paysages hivernaux alors qu’ailleurs les buttes voisines sont parfaites pour la glissade des petits comme des grands. Ce qui est certain, c’est que les hébergements ont ce qu'il faut pour l'hiver, même des chaudes jetés pour relaxer. L'Hôtel de la Grave et l'Escale du Vent en sont des exemples.

Fait à signaler, certains hébergements sont dotés de planchers chauffants comme la Blanche de l'Ouest avec une vue imprenable sur les couchers de soleil, et le Petit hôtel de la Montagne sur les hauteurs de Bassin. D’autres sont équipés d’un poêle à combustion comme Fenêtre sur Mer qui a aussi un grand bain avec vue sur le golfe.
Les amateurs de bonne chère et les gourmands trouveront des plats à fondue et à raclette qui les feront se sentir comme à la maison, avec leur petit ou grand groupe tout en découvrant le terroir local.
Et en prime de tout ça : le réveil avec la vue sur la mer directement du lit aux Oyats, directement aux abords de la plage de la Dune de l’Ouest!
Pour s’y rendre en hiver, le traversier de la CTMA à partir de Souris (IPE) traverse trois fois par semaine vers Cap-aux-Meules en janvier, février et mars. L’avion est certainement un choix à considérer pour de courts séjours. Grâce au Programme d’accès aérien aux régions, vous pouvez vous rendre aux Îles de la Madeleine en profitant d’un rabais sur le prix de vos billets d’avion! En basse saison, Pascan et Pal offrent plusieurs vols par semaine à partir de 500$ aller-retour. Pour arpenter l’archipel confortablement, l’Agence de location des Îles, une entreprise familiale bien ancrée dans la communauté, propose une flotte de véhicules récents et bien entretenus.
Maison Mer
maisonmer.ca
2979, ch. de la Montagne
Bassin, QC G4T 0A4
438 230-3200
Un gros bâtiment aux fières allures du début de 20e siècle, tout de briques, au cœur de la ville, autrefois le siège social de la papetière Price, puis devenu un magasin général jusque dans les années 1960. Le secteur Chicoutimi de la ville de Saguenay s’enorgueillit de la présence de cet immeuble presque patrimonial, aujourd’hui propriété familiale depuis 2012, rue Jacques-Cartier, à proximité des quais de la rivière Saguenay et de l’activité culturelle et commerciale du secteur.
La mère, sa fille et le conjoint de celle-ci ont installé au dernier étage du bâtiment un hébergement composé de deux appartements, connu sous l’appellation Les Citadines.
Entièrement neufs et tout inclus, on y propose le confort d’un hôtel dans des appartements décorés avec soin. Chacun dispose d'une cuisine équipée et d’une salle de bain complète.

D’abord La Nomade : un 3 1/2, c’est-à-dire une chambre avec salon et cuisine. Disponible pour 6 personnes en utilisant le divan-lit et ses deux grands lits dans une très grande chambre. Puis La Casa : un 5 ½ offrant trois grandes chambres avec chacune un grand lit et un lit simple. Ce sont 10 personnes qui peuvent y trouver une douce place pour les soirées entre amis ou en famille. Plus qu'à apporter ses ingrédients dans la cuisine bien aménagée et offrant tous les équipements pour profiter pleinement du séjour.


Cet édifice a bénéficié d'une grande attention pour ressembler à ce qu'il est aujourd'hui. Il bénéficie d’un accès avec boîte à clef avec code et d’un ascenseur, dans un lobby privé. De plus, les clients peuvent profiter gratuitement d’appareils pour la lessive dans un espace commun. Le stationnement y est facile dans l’espace municipal juste en face.
Voilà une façon agréable et différente de profiter d’un séjour au cœur de Chicoutimi et de ses attraits.

Les Citadines
citadines.holidayfuture.com
94, rue Jacques Cartier
Saguenay (Qc) G7H 1Y3
(418) 543-1852
Dimanche 15 février 2026 à 13h
Pour le 2e dimanche culturel de 2026, La Pulperie de Chicoutimi accueillera monsieur Daniel Jean, co-commissaire de l’exposition Bonjour Jean-Jules! Monsieur Jean établira un parallèle entre le travail de deux artistes importants de notre région qui se côtoient présentement dans des espaces voisins au musée régional : Arthur Villeneuve, et sa maison-musée, et Jean-Jules Soucy et sa Pyramide des Ha! Ha! S’ils se rapprochent par la trace qu’ils ont imprimée dans leur milieu respectif, ces créateurs se distinguent au chapitre des conditions de production de leur œuvre et de son inscription dans le tissu social et culturel de leur époque. Deux histoires marquantes et passionnantes!

La rencontre se tiendra dans les salles d’exposition du musée et sera d’une durée de 60 minutes.
🔸Activité gratuite présentée par La Pulperie dans le cadre de la Semaine du patrimoine à Saguenay
🔹Inscription obligatoire auprès de Mme Denise Pedneault au 418-698-3100 poste 1307
Par Pierre Perreault
Décembre 2025-----------------------
Lorsqu’on pénètre dans l’immeuble pour la première fois, on s’étonne de n’y trouver aucun poste de réception comme c’est généralement l’habitude. Un grand cadre lumineux affichant le logo emblématique « Hyvi » de l’Hôtel Chicoutimi attire notre attention et nous fait réaliser qu’on s’apprête à découvrir quelque chose de différent. C’est le moins qu’on puisse dire !
Idéalement situé au cœur du centre-ville de Saguenay, l’Hôtel Chicoutimi qui fait partie du paysage chicoutimien depuis 1899 se distingue par son ambiance moderne et évolutive où chaque détail est pensé pour enrichir le séjour de sa clientèle. La version actuelle construite après le grave incendie du centre-ville en 1912, a subi diverses transformations au fil des ans.
Charles Dionne
C’est la pandémie de COVID et la révolution du système de travail entrainée par celle-ci, qui a inspiré le propriétaire du Groupe Hôtel Chicoutimi depuis 30 ans, Éric Larouche, quant à la façon de répondre aux nouveaux besoins des travailleurs, des entreprises et des tendances en matière d’espaces flexibles et de « travacances », explique le directeur adjoint de l’établissement, Charles Dionne.
C’est ainsi qu’en 2023 est né le concept Hyvi, pour hybride et espace de vie. Il en a résulté un service d’hôtellerie destiné aux touristes et aux voyageurs d’affaires, mais aussi aux clients qui souhaitent tirer pleinement profit des opportunités que leur offre désormais le télétravail. « Avec Hyvi, on accompagne notre clientèle afin qu’elle performe dans un environnement ergonomique tout en ayant le loisir de profiter des nombreuses installations et activités destinées au mieux-être ». Le tout en plein cœur du quartier des affaires et de la vie active de la Ville de Saguenay.

À l'Hôtel Chicoutimi, on a choisi de déconstruire l’hôtellerie professionnelle en misant sur une expérience client originale où chaque détail est pensé pour enrichir le séjour. Dès l’accueil dans le hall principal, on sent la différence : pas de poste de réception, plutôt des agents munis de tablettes numériques qui peuvent s’occuper de tous les aspects d’un séjour ou d’une visite. De plus, le personnel (une trentaine de personnes) ne profite pas de bureaux individuels. Tout se fait dans l’espace public ou dans des salles de rencontres. De petits postes de travail aménagés dans le hall permettent aussi de planifier et d’organiser tout ce qui entoure une réservation.
Fait à signaler, l’hôtel possède son propre système de réservation conçu spécialement pour eux, totalement automatisé et accessible par chaque agent présent.
Toutes les chambres sont modulables, adaptées au voyageur moderne. Elles offrent des espaces pour répondre aussi bien aux besoins de détente qu'à ceux de travail. On y bénéficie de la praticité d'une petite cuisine intégrée. Les espaces, alliant esthétique et fonctionnalité, sont conçus pour inspirer chaque instant. Le service attentionné fait donc de l'Hôtel Chicoutimi bien plus qu'une simple destination, c'est une nouvelle ère de vie, assurent ses gestionnaires.

L’hôtel offre également des espaces de réunion ou de réception pouvant accueillir jusqu’à 350 personnes. De plus, on peut acueillir des sessions de « coworking » dans des espaces aménagés à cette fin. Enfin, On peut manger à toute heure du jour et du soir grâce à trois lieux de restauration. L'INTER, une invitation à la découverte culinaire, où chaque plat raconte une histoire. Le Rouge Burger Bar, où la passion rime avec burger, pour une expérience gustative inédite. Enfin, la Galerie, pour des déjeuners créatifs, nourrissant et parfois copieux !
Comme citoyen corporatif, l’Hôtel Chicoutimi, s’inscrit dans un concept de développement qui ne doit pas se faire au détriment de son milieu et des générations futures. C’est pour cette raison que les opérations s’inscrivent dans une approche de développement durable et d’écoresponsabilité. Depuis dix ans, on s’y démarque par des efforts constants à promouvoir les talents de la région et à retreindre les impacts environnementaux. Par exemple, l’hôtel propose aussi une salle d’entraînement verte, où les tapis roulants produisent de l’énergie qui est utilisée pour alimenter divers appareils. L’hôtel offre également des bornes de recharge pour les voitures électriques, un service de l’entreprise RL Énergie, propriété de Éric Larouche.
« La vision d’entreprise inclut les dimensions environnementale, sociale, économique, culturelle, éthique et territoriale du développement durable », assure Charles Dionne. Sa mission est claire : offrir un environnement et des services flexibles afin de permettre à ses clients de vivre pleinement leur quotidien et de mieux « Performer. S’épanouir. S’arrêter ».
Rappel anecdotique, la communauté LGBT+ du Saguenay a tenu des activités à l’Hôtel Chicoutimi depuis plusieurs années. Le secteur de la rue Racine à proximité est connu pour être accueillant pour la communauté LGBT+ à Chicoutimi, offrant plusieurs établissements homosympas, suggérant que ce quartier était un point de rencontre historique.
Le concept « Hyvi » s’étend désormais à deux autres établissements de la région, et bientôt à un troisième. L’auberge des îles de Saint-Gédéon (Lac Saint-Jean), la Maison du Vébron de l’Anse Saint-Jean (Saguenay) ont déjà adapté tous leurs espaces et services au concept. On prévoit annoncer en 2026 la construction d’un nouvel établissement moderne à proximité de la marina de Dolbeau-Mistassini (Lac Saint-Jean).
L’Hôtel Chicoutimi est membre de la première coopérative hôtelière au Québec, Ôrigine artisans hôteliers, qui regroupe plus de 40 auberges et hôtels indépendants de choix dans 15 régions touristiques du Québec. Sélectionnés avec soin, les hôteliers membres proposent une grande diversité d’expériences détente, gastronomique, romantique, urbaine, de villégiature et de plein air.

Hôtel Chicoutimi Hyvi
hotelchicoutimi.qc.ca
460, Rue Racine Est
Chicoutimi (Québec) G7H 1T7
(418) 549-7111
Par Pierre Perreault
Décembre 2025
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Situé dans le Complexe Jacques-Gagnon érigé à la fin des années 1970 et complété par des travaux majeurs au cours des dernières années, l’Hôtel Universel d’Alma est un établissement multiservices unique dans la région. Ce bâtiment abrite, en plus du complexe hôtelier, plusieurs commerces, un centre des congrès de 16 salles pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes, un cinéma ainsi que deux restaurants.
En plein cœur du centre-ville, cette place d’affaires d’une superficie globale de 211 000 pieds carrés offre aussi la location d’espaces à bureaux. L’hôtel a lancé en octobre 2025 sa nouvelle image de marque, reflétant l’évolution et la modernisation de l’établissement. Cela s’inscrit dans une démarche globale de transformation et de repositionnement visant à offrir aux visiteurs d’affaires et de loisirs, une expérience renouvelée, à la hauteur de leurs attentes, dans un environnement confortable et raffiné.

En entrevue, le directeur général du complexe, incluant l’hôtel, Maxime Robitaille, explique que son rôle d’administrateur et gestionnaire est appuyé par une équipe d’une douzaine de personnes. Il est en poste depuis 2019 et il assure que la clientèle hôtelière autant que celle qui profite des nombreux services offerts est au cœur de ses préoccupations et de celles des propriétaires du complexe.
Le DG, Maxime Robitaille
« Cette fonction suppose une disponibilité 24 heures / 7 jours, alors qu’il y a toujours une situation qui peut survenir et nécessiter une intervention rapide », explique M. Robitaille, originaire d’Alma et qui compte une douzaine d’années comme gestionnaire dans le monde des affaires, dont un passage à la SDC d’Alma. C’est toutefois le volet de l’hébergement qui occupe son temps en priorité comme directeur général.
L'hôtel dispose de 100 chambres qui offrent un maximum de confort. L’ajout récent d’une section de 27 nouvelles chambres en 2025 apporte un style contemporain distinct, inspiré des dernières tendances hôtelières et conçu pour évoquer le calme et la détente. Depuis 2 ans, c'est 3,5 M$ qui ont été investis.
La qualité de l’accueil et des installations hôtelières sont prioritaires pour lui. La gestion des ressources humaines est aussi une préoccupation majeure : le complexe hôtelier emploie jusqu’à 130 personnes. Les activités de réunions, de congrès, de banquets et d’événements divers occupent également beaucoup de place toute l’année et nécessitent une organisation efficace pour satisfaire les besoins de la clientèle.

Mis à part le restaurant Pacini et le bar l’Apéro qui sont la propriété des actionnaires de l’hôtel, on compte un service de préparation de repas pour le centre de congrès et de banquets.

L’hôtel accueille une clientèle d’affaires importante, des participants à divers tournois sportifs et leurs familles, de nombreux touristes d’agrément en belle saison et une importante quantité de motoneigistes en hiver qui profitent d’un accès direct par un sentier local, d’enclos à motoneiges sécuritaires, de forfaits donnant accès au Centre de santé Elixir et Spa, etc. La Véloroute des bleuets attire également plusieurs adeptes qui viennent profiter des installations.
Par ailleurs, mentionnons que l’hôtel Travelodge Alma appartient aux mêmes propriétaires et est situé en plein cœur du centre-ville d’Alma. Il offre une localisation géographique idéale pour les déplacements. Ses 30 chambres ont été complètement rénovées et on y profite du confort des chambres très spacieuses.

Hôtel Universel Alma
hoteluniversel.com
1000, boulevard des Cascades
Alma (Québec) G8B 3G4
(418) 668-5261
Par Pierre Perreault
27 décembre 2025
Il a eu 26 ans en 2025, mais c’est à 21 ans que Vincent Lavoie a mis en branle ce projet de jeune entrepreneur de transformer une église en un lieu exceptionnel : le Saint-Crème est né d’un concept unique alliant hôtel-relais, restaurant et crèmerie. Si à l’époque tout le monde y voyait une idée audacieuse, aujourd’hui on doit se rendre à l’évidence que le rêveur a finalement fait tomber tous les doutes et les scepticismes.
Le Saint-Crème offre aux touristes ainsi qu’aux locaux une expérience originale et rassembleuse à l'intérieur d'une ancienne église transformée, à Alma, au Lac-Saint-Jean. Au niveau du jubé, on retrouve 10 chambres d'hôtel modernes. Au niveau de la nef et du cœur prennent place un restaurant et une crèmerie. L’ambiance vivante et marquante de ce concept innovant met en valeur les éléments patrimoniaux de ce magnifique bâtiment et en assure sa signature.

Le restaurant offre les collations, déjeuners traditionnels, diners et soupers. Le menu est composé de soupes, sandwichs, mets régionaux du Lac-Saint-Jean, avec boulangerie sur place, pizza le vendredi soir et café de spécialités au restaurant avec permis d’alcool. En saison, la crèmerie du Saint-Crème offre une recette spéciale à chaque semaine, en plus des crèmes molles classiques, d'une sélection de mochi, sundae, yogourt glacé, options vegan et en sus, ses cornets gaufrés maison.

L’ancienne église catholique de 1938 du secteur de l’Isle-Maligne ressuscitée en un superbe hôtel est remplie d'histoire. Pas étonnant que son nouveau propriétaire ait choisi d’en conserver de larges pans sous diverses formes. Vincent Lavoie n’est pas issu d’un milieu entrepreneurial. Il a bien tenu une affaire de lavage de voitures dans le garage familial dans sa jeunesse, jusqu’à ce que ça devienne trop gros pour se poursuivre à cet endroit.
Toutefois, c’est la musique et les arts qui l’attirent davantage à l’époque. Ses études en comptabilité ont peut-être éveillé chez lui son instinct entrepreneurial. « J'ai toujours eu ce feu en moi. Depuis tout jeune, j'avais ce besoin de créer, de bâtir quelque chose de mes mains. À l'adolescence, je donnais des cours de musique, puis j'ai monté ma première entreprise en esthétique automobile. Après ça, l'immobilier m'a attiré : j'achetais, je gérais, je revendais. Mais au final, je cherchais un projet qui allait vraiment me passionner, quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il en entrevue à une publication d’affaires en février dernier.
C’est alors qu’il occupe un emploi à la Corporation de développement économique d’Alma Lac Saint-Jean (CIDAL) qu’il se met à réfléchir à ce tournant professionnel. Il commence alors à frayer avec l’immobilier : achat, gestion, revente. Mais au final, il visait un projet qui allait vraiment le passionner, « quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il. Son intérêt pour les églises était déjà présent. Apprenant que la petite église d'Isle-Maligne pourrait être à vendre, il se lance. Sans plan bien défini quant à ce qu’il allait en faire, à 22 ans, il en devient propriétaire. Cinq jours après l'achat, la crèmerie ouvrait ses portes, sans rien changer à l'intérieur.
Puis le Saint-Crème prend forme et profite de sa localisation stratégique : proche de la Véloroute et des sentiers de motoneige l'hiver, voisin d’un lieu touristique important avec l’Odyssée des bâtisseurs et son circuit de l’ancienne ville de l’Isle-Maligne, entre autres. Le secteur n’offrant aucun service de restauration, il y voit un potentiel important. Ainsi, après la crèmerie, arrive l'hôtel-relais, et enfin le restaurant.

Déterminé comme pas un, il réussit à s’allier des partenaires importants pour boucler le financement du projet. Son banquier y voyait plusieurs risques avec son budget de 2,3 millions $ au départ. C’est donc avec l’aide d’un entrepreneur local « visionnaire » que d’autres institutions ont décidé d’emboîter le pas pour soutenir financièrement le projet du Saint-Crème.
En alliant sa passion avec son sens des affaires, Vincent Lavoie, qui est maintenant associé à sa conjointe Ariane Tremblay, a su mener à terme ce qui est aujourd’hui un élément important du secteur touristique de la région. Pas étonnant que déjà en 2024, Le Saint-Crème, a remporté deux honneurs au Gala des Lauréats de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est : Personnalité masculine de l'année pour Vincent, et le prix Jeune entreprise pour le Saint-Crème. En 2023, au 25e gala des Grands Prix Desjardins d’OSEntreprendre Vincent Lavoie s’était démarqué du lot avec le Grand Prix de l’entrepreneuriat jeunesse incluant des bourses totalisant 20 000$.
Aujourd’hui, le Saint-Crème emploie près de 40 personnes. Qu’est-ce qui mijote dans la tête de son fondateur pour le futur ? L'idée d'une franchise flotte dans l’air. Rien n’est encore déterminé à cet effet. Il croit que son modèle d'affaires pourrait fonctionner ailleurs. Il dit recevoir régulièrement des appels de villes souhaitant lui proposer de redynamiser leur église.
Ariane Tremblay et Vincent Lavoie
Rappelant son attachement à la région qui l’a vue naître, il considère important de développer des projets qui ont un impact positif sur la communauté. Qu’est-ce qui le rend fier après ces années de travail acharné et de réussite ? Sa gestion à 100 % locale misant sur des produits régionaux et le souci accordé aux détails des aménagements et de la conservation du patrimoine font sa fierté et le convainquent des bons choix qu’il a faits. « J'ai réussi à créer un modèle d'affaires qui me ressemble, un lieu où on peut s'amuser tout en travaillant » expliquait-il dans une entrevue en 2025. Vincent Lavoie se donne aussi le droit de vivre d’autres passions, comme la moto et les voyages. Il entretient aussi son goût pour le « vintage », la restauration de vieux objets. Il a aussi une collection de guitares qui comptent beaucoup pour lui.
Chose certaine, Le Saint-Crème n’est pas une finalité pour lui. Il le voit plutôt comme l’assise d’une entreprise en devenir dont les orientations demeurent à être fixées. Vincent le répète : il aime apprendre, il adore repousser ses limites. Sans contredit, ce sera quelque chose de différent, probablement d’étonnant, d’aussi extravagant que passionnant.
lesaintcreme.com
1657, ave. Du Pont N.
Alma (Qc) G8B 5G2
418 583-3432
Du Saint-Chrème au Saint-Crème
Aux fins de l’information de certaines personnes qui n’ont peut-être pas connu ces rites de l’église catholique, le saint-chrème est une huile parfumée consacrée (olive, baume, etc.), employée pour les onctions dans certains sacrements (la confirmation, l'ordre, le baptême). De là à donner ce nom à une crèmerie installée dans une église, il n’y avait qu’un pas.
Par Pierre Perreault
Décembre 2025
Ce fut un monastère des Pères Rédemptoristes pendant près de 60 ans. Quand ceux-ci l’ont quitté, l’endroit a été vidé de tous ses biens et laissé à l’abandon pendant plusieurs années. Le Monastère de Desbiens, au Lac-Saint-Jean, considéré comme un joyau du patrimoine religieux québécois, avait été construit pour agir comme lieu de retraite, un endroit calme et serein pour le ressourcement et le repos. Voisin de l’église, il est devenu depuis 2014 la Maison Zacharie, une auberge authentique qui fait revivre ces lieux en exploitant son cachet historique et patrimonial.
Véronique Jolin-Noël et son conjoint Michael Forbes, tous deux oeuvrant dans le milieu des finances et de l’administration, de passage au Lac Saint-Jean en 2014, voient l’enseigne « Monastère à vendre » en passant devant le site, de retour de Normandin et en route vers Montréal. Ils étaient à la recherche d’un presbytère à vendre depuis un certain temps. Un bâtiment solide et sécuritaire. Leurs recherches partout dans les régions avaient été infructueuses. Partout on trouvait des constructions en bois.
C’est à ce moment là que leur vie a chaviré : ils venaient de trouver le lieu parfait… ou presque. Deux semaines plus, tard, à la fin de l’été 2014, devenus propriétaires, ils déménageaient à Desbiens et s’installaient au monastère. Comme les lieux étaient vides de tout ameublement et qu’ils étaient à l’abandon depuis trois ans, ils ont dû entreprendre de redécorer les espaces et d’acquérir du mobilier respectant le caractère particulier et la mission que ses nouveaux propriétaires souhaitaient lui donner.
C’est ainsi qu’on peut désormais découvrir ce lieu unique dans son décor enchanteur. Des œuvres d’artistes locaux ornent ses murs. La Maison Zacharie compte 16 chambres confortables pouvant accueillir de 2 à 4 personnes. Six ont une salle de bain privée, alors que d’autres partagent des installations sanitaires communes. Dans les chambres, on y retrouve le strict minimum. Pas de cadran, pas de télévision, pas de téléphone… au monastère, on se rassemble, on discute, on se repose. Les espaces communs, situés au rez-de-chaussée, permettent de profiter pleinement de la richesse du lieu et de l'ambiance calme et régénérante de la maison.

Le monastère, bien que transformé, a su garder son charme, avec ses antiquités et ses souvenirs des vieilles maison d'antan québécoises. De plus, la boutique offre des produits dérivés aux couleurs de l’Auberge, de même que certains produits d’artisanat local, des savons, des thés et tisanes d’une herboriste jeannoise.
À l’extérieur, on trouve un lieu unique et enchanteur. Dans les immenses jardins arrière, l'ambiance est calme, reposante et le décor est sublime. De plus, la Véloroute des bleuets serpente les abords du site, au grand bonheur des amateurs de randonnées à vélo.
La Maison Zacharie est le cadre idéal pour vos séjours en groupe, dans les vestiges d'un passé chargé d'histoire, pour y vivre une expérience authentique au cœur d'un environnement paisible. L’auberge est l'endroit idéal pour se retrouver en famille ou entre amis. En réservant le monastère en entier, on peut bénéficier de l'exclusivité des lieux, comprenant : les chambres, une grande cuisine, une salle de réception, un salon, ainsi que notre son grand jardin.
Si le petit-déjeuner n'est pas inclus dans le prix de la location, il peut être servi sur demande pour un coût minime. Pour les repas du soir, il est possible d’utiliser la cuisine pour préparer ses propres repas ou faire appel à un service de traiteur.
Véronique ajoute qu’en plus de l’offre d'hébergement existante, il est possible de réserver les importantes aires communes du rez-de-chaussée, avec accès aux jardins arrière, pour des événements. On peut accueillir jusqu'à 40 personnes à l’intérieur, mais il est possible d'organiser des événements de plus grande envergure en installant un chapiteau extérieur temporaire près de la pergola du jardin.
Des couples ont choisi l’endroit pour y célébrer leur mariage dans un contexte de rêve. À la fin de l’été 2026, on y accueillera un mariage gai pour la première fois.
Certains demanderont d’où vient l’appellation « Maison Zacharie ». C’est que pendant leur recherche en 2014, ils ont visité le vieux presbytère de Saint-Zacharie, en Beauce, dont l’architecture se démarque. C’est selon eux l’un des plus beaux au Québec. Même si d’autres aspects des lieux n’ont pas permis son acquisition, c’est certainement là que le rêve de Véro et Michael s’est confirmé et que leur projet commun s’est concrétisé.
Quelques heures passées dans ses murs à la fin de l’automne nous ont permis de constater que l’endroit est véritablement un lieu privilégié pour se retrouver dans le calme et la sérénité, dans une atmosphère qui rappelle l’histoire et la vie des villes et villages d’autrefois et ce, à quelques enjambées des rives du Lac Saint-Jean.

Maison Zacharie
maisonzacharie.com
980, rue Hébert
Desbiens (Québec) G0W 1N0
(581) 817-1299
Par Pierre Perreault
MÀJ - 20-12-2025
L’Anse Saint-Jean cherchait une nouvelle vocation pour le vieux presbytère voisin de l’église. Il y a bien eu un projet de centre culturel, et une boulangerie y a tenu commerce un certain temps. Aujourd’hui, il semble bien que ce soit l’entreprise de David Landman, Français d’origine et cuisinier de formation depuis 18 ans, qui occupe désormais l’endroit.

Ce passionné de la saveur, de la justesse et de l’extravagance gustative opère et dirige une chocolaterie dans ce village du Bas-Saguenay en bordure du fjord. KAO Chocolat charme déjà les amateurs de chocolat depuis 2014. D’abord acquise avec un ami de longue date, l’entreprise a déménagé en 2022 dans le vieux presbytère. On parle même d’un projet d’acquisition du bâtiment en cours.
David, a débuté sa carrière comme apprenti à Paris, ensuite à Bruxelles, puis l’a poursuivie à Montréal. Son implantation à L’Anse-Saint-Jean remonte à 2018. Charmé par l’âme du village, David était en alors à la recherche de nouveaux défis : l’opportunité d’acquérir KAO Chocolat fût pour lui l’occasion de quitter Montréal et de s’associer alors avec son ami Peter.

Fort de ses bases sur le travail du chocolat, David voit en KAO Chocolat l’opportunité de faire vivre le terroir québécois en l’exprimant par la création de fines bouchées gourmandes et irrésistibles. On parle ici d’une palette de saveurs issue de la forêt boréale et du terroir québécois, à travers l’univers du chocolat.

« KAO Chocolat a débuté modestement, mais ses produits, en raison de leur originalité et de leur qualité, ont tout de suite connu le succès. D’où la nécessité de s’agrandir », explique le chocolatier. Kao Chocolat compte quatre employés en temps normal. Ce nombre augmente à cinq ou six pendant la période de pointe de l’été.

KAO Chocolat produit donc sa gamme de produits fins dans le vieux presbytère de L’Anse-Saint-Jean depuis 2023. David insiste sur l’importance pour KAO Chocolat de s’identifier à son milieu. « Je veux créer des saveurs originales à partir de produits locaux ; il va sans dire que le bleuet figure dans ma liste ! D’autre part, mon approvisionnement est assuré, tant que c’est possible, par des fournisseurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les matières premières proviennent de producteurs de fermes biologiques et/ou équitables afin de respecter le savoir-faire traditionnel et l’environnement de nos communautés locales ».

Pour ce qui est du cacao, sa démarche respecte le travail des producteurs et la valorisation de leurs terres. Sa priorité à cet égard est l’équité. La protection de l’environnement fait également partie de ses priorités. « Je fais en sorte de réduire à la source la production de déchets. Par exemple, tous nos emballages sont fabriqués à partir de matières recyclés et réutilisables. »
Dans ses projets à court terme, il aimerait pouvoir transiger avec les producteurs de cacao et transformer lui-même les fèves pour avoir un plein contrôle sur la qualité des chocolats qu’il confectionne. Il y travaille sérieusement.

Puis, KAO a ajouté à ses produits les gelatos au chocolat noir, blanc et au lait qu’il sert directement par un comptoir installé pour l’occasion donnant sur la galerie. Des tables et des chaises sont installées au balcon et sur le parterre adjacent. On peut les déguster dès la mi-juin jusqu'en automne. David parle aussi d’aménager une autre section du presbytère pour en faire un lieu on pourra déguster les produits de KAO.
KAO Chocolat
kaochocolat.com
261 rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, QC, G0V 1J0
(418) 608-8005