Au centre de l’archipel, l’ile de Cap-aux-Meules est le principal noyau urbanisé des Iles de la Madeleine. C’est là que se trouvent les principaux services gouvernementaux, ainsi que le terminal de croisière et le bureau d’information touristique. Les premiers peuplements sur l'île se firent à L'Étang-du-Nord, mais la position stratégique de Cap-aux-Meules en fit rapidement le centre urbain de tout l'archipel. Cette position centrale en fait le principal pôle de sortie.
Parmi les adresses homosympas, le bar et salle de spectacles Aux Pas perdus est un incontournable. La salle de spectacles présente de nombreux artistes de passage aux Iles dans une ambiance intimiste et le bar adjacent est un lieu de rencontre au 5 à 7 et en soirée. Aux Pas perdus, c’est aussi dans un bâtiment voisin un bistro et un gite à l’étage.
À la Boutique d’art Tendance, l’artisan François Forest qui a débuté son travail dans la sculpture de l’albâtre il y a près de 30 ans, se renouvelle sans cesse avec des matières qui l'inspirent. Le verre recyclé, le verre fusionné, le bois de mer, le sable, la coquille de moule, les ustensiles recyclés, l'ivoire de morse prennent vie et deviennent des petits trésors.
À L'Étang-du-Nord, dans une ancienne usine de transformation de poissons, la microbrasserie À l'abri de la Tempête profite d'un emplacement de choix, en bordure de mer, avec une vue imprenable sur la dune de l'Ouest. Avant d'aller vous prélasser sur la plage ou après une journée bien remplie de sable et d'eau salée, faites une halte rafraîchissante dans sa salle de dégustation ou sur sa magnifique terrasse.
Toujours à L’Étang-du-Nord, la boutique Gourmande de nature est du calibre des plus belles épiceries fines doublée d’une boutique d’articles de cuisine. L’été, elle loge un comptoir rempli de trucs gourmands faits maison, des aides culinaires, des délicatesses salées et sucrées et quelques plats cuisinés au gré du marché et du temps.
Avec ses quelque 80,000 habitants dont 85% sont acadiens, le comté de Gloucester qui recoupe la partie est de la Baie des Chaleurs, la région de la ville de Bathurst et la Péninsule acadienne, est le principal pôle de la vie acadienne au Nouveau-Brunswick. En-dehors de Bathurst dont la population n’est francophone que par une légère majorité, la grande majorité des autres villes et villages sont aussi francophones que les régions voisines du Québec.
Le village de Petit-Rocher à l’ouest de Bathurst a accueilli pendant plusieurs années un événement de camping gai durant la fin de semaine de la Fête du travail et a acquis la réputation de village homosympa. Allez y faire un tour et ne manquez pas de visiter le Bistro culturel Cœur d’Artishow, de déguster des sushis au Kaï Sushi Bar ou de séjourner à l’Auberge d’Anjou à deux pas.
À Bathurst, le Gite de l’Étoile du Havre est une adresse homosympa incontournable. Les hôtes vous reçoivent dans leur maison qu’ils ont transformée en véritable hôtel boutique. Aussi vous bénéficierez des avantages des deux concepts. Et ils se feront un plaisir de vous faire découvrir le parc provincial de la Plage Youghall à proximité où vous découvrirez une fort jolie plage au cœur de la baie de Bathurst.
La péninsule acadienne à l’est est une région aussi largement homosympa. L’an dernier, le maire de Caraquet hissait pour la première fois sur l’hôtel de ville de cette ville de 4,000 habitants qui se veut la capitale culturelle de l’Acadie le drapeau arc-en-ciel à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie. Caraquet est le siège de l’une des principales attractions de la région, le Village historique acadien et accueille chaque année un important Festival acadien autour de la Fête nationale du 15 août dont le tintamarre carnavalesque attire des milliers de visiteurs.
Tout près de Caraquet, Paquetville est le lieu de naissance de la chanteuse acadienne de renommée interntionale Edith Butler dont la chanson Paquetville a fait connaître son patelin aux quatre coins de la francophonie. Si vous visitez Paquetville, faites un détour à la Distillerie Fils du Roy, une jeune micro-distillerie qui vous réconciliera avec les saveurs des alcools forts. Son gin Thuya a été primé internationalement.
Vous trouverez tout autour de la péninsule acadienne de l’Ile Miscou à Val-Comeau de fort jolies plages de sable dont l’eau est réchauffée soit par la baie des chaleurs ou le détroit de Northumberland.
L’Acadie est au cœur de l’œuvre d’Antonine Maillet et à Bouctouche, son village natal au cœur du Sud-Est acadien, un parc thématique, Le Pays de la Sagouine, est consacré à l’univers de son truculent personnage.
De passage dans la région, les visiteurs sont souvent attirés par les plages du Sud-est de la province, cette Côte acadienne dont les eaux sont réputées les plus chaudes au nord de la Virginie. Tout près de Bouctouche, il ne faut pas manquer de visiter le parc national de Kouchibouguac qui compte parmi les plus belles plages naturelles du Nouveau-Brunswick.
Plus au sud, Shédiac est la destination balnéaire la plus populaire de la Côte acadienne. La ville compte plusieurs jolies auberges et bons restaurants. Le parc provincial de la plage Parlee est très couru l’été. C’est ici dans cette pointe d’Acadie aux limites de Moncton et de la Nouvelle-Écosse où le français est fortement concurrencé par l’anglais qu’a pris naissance le shiac, ce parler acadien mêlant le français acadien et l’anglais, une contraction du nom Shédiac, qu’on entend beaucoup moins dans le nord de la province.
Tout près, le Plage de l’Aboiteau à Cap-Pelé, vaste, profonde et encore largement dans son état naturel, est l’une des plus belles plages de mer en eau tiède du Nouveau-Brunswick.
Au sud du Nouveau-Brunswick, à la fin de la Côte Acadienne, le pont de la Confédération relie cette province à l’Ile du Prince-Édouard d’où vous pourrez prendre le traversier qui mène aux Iles de la Madeleine.
Chicoutimi est l'un des trois arrondissements de la ville de Saguenay, au centre géographique de son vaste territoire. C’est le plus urbanisé des trois arrondissements et le siège des principales institutions publiques dont l’Université du Québec et l’Hôtel de ville de Saguenay. En langue innue eshko-timiou signifie « jusqu'où c'est profond ». Le vocable autochtone, considéré comme descriptif, désignait déjà un lieu géographique avant toutes tentatives d'établissement. L'endroit constituait, ce qu'il est convenu d'appeler, « la tête de la navigation en eau profonde » sur le Saguenay.
Si chacun des trois arrondissements a son propre centre-ville, le centre-ville de Chicoutimi, autour de la rue Racine, est le plus ancien et le plus urbain. Comme dans tant de petites villes du Québec, la plupart des commerces de détail ont déserté le centre-ville et se sont installé dans les centres commerciaux près des quartiers résidentiels, et les restaurants et bars ont remplacé les anciens commerces sur la rue Racine qui est maintenant le premier pôle de sorties de Chicoutimi.
Autour de la rue Racine, on trouve parmi les meilleures tables de la ville et plusieurs établissements homosympas. L’Auberge Racine dans l’historique Maison Bossé est une adresse homosympa qu’il vaut la peine de visiter. En août, la rue Racine accueille le
Festival des Rythmes du Monde
, un festival de musique du monde où les artistes se produisent sur les scènes dressées aux deux bouts du tronçon central de la rue commerciale.
À proximité, le musée de la Petite Maison Blanche raconte l’histoire du déluge du Saguenay, une catastrophe naturelle survenue en 1996 et à laquelle cette résidence de 125 ans a survécu alors que le terrain autour d’elle était emporté par les eaux.
La Pulperie de Chicoutimi est un vaste complexe d’animation culturelle et touristique destiné à la préservation et la mise en valeur du patrimoine du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Situés aux abords de la rivière Chicoutimi, les bâtiments qui composent cet ensemble touristique appartenaient autrefois à la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi, qui transformait mécaniquement le bois en pâte à papier pour répondre à la demande des marchés européens jusqu’en 1930.
Le fjord du Saguenay est classé parmi les plus grands attraits incontournables au monde par le guide Michelin, aux côtés de la tour Eiffel et des pyramides d’Égypte. Ce fjord, l’un des dix plus longs fjords au monde, est une gigantesque vallée glaciaire qui s’étire sur plus de 126 km. Dépaysant, le fjord du Saguenay déploie toute l’ampleur de son immensité avec ses gigantesques murailles de roc de plus de 350 mètres et les magnifiques villages qui le bordent, dont certains portent le label de l’Association des plus beaux villages du Québec.
Durant des millénaires avant l'arrivée des Européens, les Premières Nations ont utilisé le Saguenay comme voie de transport et de commerce. Il était la voie de déplacement entre les ressources en gibier de l'intérieur et les zones de pêches du Saint-Laurent ainsi que le lien entre les tribus de son bassin hydrographique. Le tout se faisait en canot d'écorce. Les Basques sont les premiers européens selon toute apparence à avoir visité Tadoussac lors de leur chasse à la baleine. Ils ont sûrement commercé avec les Premières Nations, mais ce sont les Français qui y ont établi le premier poste de traite de fourrure en 1600.
La rivière était connue des Européens depuis le XVIe où elle apparut dans la cartographie du Canada, mais son éloignement des principaux lieux de peuplement est demeuré longtemps un obstacle à la colonisation. C’est l’exploitation de la forêt qui sera le déclencheur de l'arrivée des populations blanches dans la région. Car au début du XIXe siècle, le blocus continental par Napoléon a forcé l'Angleterre à s'alimenter en bois dans sa colonie canadienne pour la construction navale. La région du Saguenay, couverte de forêts, attira finalement des investisseurs comme William Price.
Le fjord du Saguenay est parsemé de paysages divers. Passé la ville de Saguenay, la vallée devient rapidement escarpée et les villages se font clairsemés au fond des baies. Le fjord du Saguenay est protégé et mis en valeur par deux parcs : le parc national du Saguenay et le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent.
Au fond du fjord, la ville de Saguenay avec ses 150,000 habitants, est la principale ville de toute la zone du Québec maritime. C’est aussi dans cette ville qu’on retrouve le seul établissement s’adressant spécifiquement à la clientèle gaie dans ces vastes régions aux populations clairsemées.
La Baie est le plus ancien et le plus pittoresque arrondissement de la nouvelle ville de Saguenay. Au fond du fjord, ses battures sont spectaculaires. Le territoire actuel de La Baie aurait été fréquenté par les tribus innues du Saguenay. Sur les rives de la baie des Ha! Ha!, La Baie fut le premier pôle colonisé au Saguenay–Lac-Saint-Jean lorsque la Société des Vingt et un s’y est installée en 1838.
La grande profondeur navigable de la baie des Ha! Ha!, même près de ses rives, a permis de développer rapidement les installations portuaires les plus importantes de la région à la suite de l’arrivée du chemin de fer en 1910. Ces eaux profondes sont aussi ce qui en fait ces dernières années un point d’escale majeur des bateaux de croisière qui fréquentent le Saguenay et le St-Laurent. Autour de ces installations portuaires, dans l’axe de la rue Victoria au centre-ville, on trouve bon nombre de bons restaurants et de belles auberges. La Baie compte plusieurs adresses homosympas.
C'est à La Baie qu'est situé l'aéroport et la base militaire de Bagotville
, principal aéroport civil du Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’une des deux bases militaires du Canada à héberger, en permanence, les chasseurs CF-18 de la force tactique aérienne.
L’arrondissement compte deux musées. À Grande-Baie, le Musée du Fjord se consacre au patrimoine historique, naturel et artistique de la baie des Ha! Ha! et du Fjord du Saguenay.
À Bagotville, le Musée de la Défense aérienne de la base militaire est le seul musée consacré à l’aviation militaire au Québec. Logé dans une ancienne chapelle protestante, il est entouré d'un parc commémoratif où l’on peut observer des avions militaires de différentes époques.
L'arrondissement possède une salle de spectacles d’une capacité de 2 300 spectateurs, le Théâtre du Palais municipal. C'est le plus grand amphithéâtre de l’arrondissement et l’un des plus importants lieux de rassemblement de Saguenay. Chaque été depuis 1988, on y présente la fresque historique à grand déploiement, La Fabuleuse Histoire d'un royaume qui attire des dizaines de milliers de visiteurs.
À Grande-Baie, il faut visiter la Pyramide des Ha! Ha!, un monument commémorant le Déluge du Saguenay survenu il y a vingt ans en 1996. Réalisée sur un concept développé par l'artiste en art contemporain de La Baie, Jean-Jules Soucy, la structure en aluminium est décorée d'environ 3 000 panneaux de signalisation « Cédez le passage » munis d'une pellicule qui réfléchit la lumière.
Un escalier central permet d'y monter jusqu'à un promontoire d'observation. À l'intérieur, sur les parois de la pyramide, on trouve de nombreuses plaquettes dédiées à quelques familles. Ces plaquettes gravées contiennent les noms de certains citoyens de La Baie qui ont été concernés de près ou de loin par l'événement.
Chaque hiver, la baie des Ha! Ha! est recouverte d’une couche de glace, assez épaisse pour y accueillir des cabanes et des véhicules, afin d'y pratiquer la pêche blanche. Au plus fort de la saison, on compte près d'un millier de cabanes. On y pèche le sébaste, l'éperlan arc-en-ciel, l'ogac, la morue franche et le flétan du Groenland.
À moins d’une heure de Charlottetown, la célèbre station balnéaire de Cavendish et toute la région vous offre un accès à la mer des plus agréables sur la côte nord de l’Ile-du-Prince-Édouard. Depuis 1937, le Parc national de l'Île-du-Prince-Édouard y a été établi sur 60 kilomètres le long de cette rive du golfe du Saint-Laurent. Le parc national englobe ainsi les meilleures plages de l'Île-du-Prince-Édouard, dont une des plus populaires est la plage de Cavendish.
Cette destination a été rendue populaire par les romans de Lucy Maud Montgomery et son personnage d’Anne… la maison aux pignons verts, des romans traduits dans une quarantaine de langues. La ferme des ‘Pignons verts’ de la famille MacNeill où a grandi l’auteure et qui l’a inspirée pour la création de son personnage d’Anne, a été intégrée au Parc national.
Depuis plusieurs années, un débat académique intense a supputé le caractère lesbien des amours d’Anne avec ses amies au fil des romans. L’auteure, elle, décédée en 1942, avait pour sa part vivement nié tout penchant lesbien.
La région compte quelques adresses homosympas. Le Graham Inn vous offre un hébergement sympa avec piscine intérieure tout près de la mer et en prime le service est bilingue. Les unités d’Around the sea vous permettront de bénéficier de sa vue panoramique à 360 degrés puisque cette bâtisse est en rotation constante, rien pour vous étourdir, mais plutôt pour s’assurer de vous permettre de voir à la fois le lever et le coucher du soleil de vos fenêtres panoramiques.
Les établissements gais, lesbiens et homosympas se sont regroupés dans cette province, la plus petite du Canada, dans une association que vous trouverez facilement en ligne sur le site bilingue
www.gaytourismpei.ca
L’île du Havre aux Maisons, bordée de falaises aux couleurs variées, conserve un air champêtre avec ses maisons éparses, multicolores et ses routes sinueuses. C'est sur cette île que se trouve l’aéroport des Îles-de-la-Madeleine et que se pratique la mytiliculture, l’élevage de la moule bleue. On y trouve plusieurs plages dont la spectaculaire plage de la Petite Échouerie, la longue plage de Dune du sud et son sable blanc à l'infini et la coquette plage de la Pointe Basse. On y rencontre plusieurs élevages et on y trouve également une fromagerie et une miellerie.
Parmi les adresses homosympas, Le Domaine du Vieux Couvent est un petit hôtel boutique de 11 chambres qui s’est installé dans l’ancien couvent. Au rez-de-chaussée, son restaurant offre une vue fort agréable sur la mer. Le gite La Butte ronde vous accueille dans une ancienne école où les cinq chambres spacieuses convergent vers une grande aire commune à la fois salle à diner et salon où trône un piano à queue. Non loin, Le 180 degrés est une maison de tourisme tout confort qui vous permet de jouir des iles comme si vous étiez à la maison.
À Old Harry, vous ne voudrez pas manquer de visiter la plage de la Grande Échouerie. Cette plage est l’une des plus belles plages de l’archipel. On y retrouve également plusieurs services : douches, toilettes, tables de pique-nique, filet de volleyball et aire de jeu. Selon certains, cette majestueuse plage offre les eaux les plus chaudes des Îles, tout comme les plages de la Pointe-de-l’Est et de la Pointe-aux-Loups. C’est un endroit de rêve pour pratiquer le kitesurf, un sport qui est de plus en plus populaire dans cet archipel où le vent souffle toujours quelque part. Cette plage constitue la bande littorale de la Réserve nationale de faune de la Pointe-de-l’Est. Immense, on peut marcher cette plage sur toute sa longueur. À la pointe, on peut parfois y apercevoir des phoques qui jouent dans l’eau. Un conseil : cette plage mérite bien son nom. Elle est si profonde, il est conseillé de ne pas enlever vos chaussures quand vous entrez sur le sable pour une chaude journée d’été. L’eau est loin et sur le sable chaud vous vous brûlerez les pieds.
La réserve de parc national de l’Archipel-de-Mingan protège 150 km2 d’un chapelet d’îles calcaires situées au large de Havre-Saint-Pierre face à l’île d’Anticosti. On y retrouve des structures géologiques exceptionnelles, les monolithes, ainsi qu’une végétation de type boréale. Les eaux entourant les îles sont riches en oiseaux et en vie marine, dont le macareux moine qui niche sur certaines îles de l’archipel.
Au milieu du Golfe du Saint-Laurent, Anticosti est la plus grande île du Québec. C’est une île sauvage et envoutante baignée dans la lumière transparente du Nord. Vous aimerez ses falaises blanches que la mer vient caresser inlassablement, ses canyons vertigineux et le fracas des chutes puissantes. Vous y découvrirez d’immenses grottes secrètes, des cerfs de Virginie par milliers, des saumons qui ondulent dans les fosses émeraude et des phoques qui se font bronzer sur les rochers au soleil.
Laissez-vous séduire par sa beauté sauvage !
Villes principales:
Sept-Îles (26 000 habitants);
Baie-Comeau (23 000 habitants).
Moncton, à une trentaine de km de Shédiac, est au cœur de la principale agglomération du Nouveau-Brunswick. Après avoir résisté longtemps au bilinguisme malgré que plus du tiers de sa population soit francophone, la ville a su en tirer avantage depuis des décennies en attirant un grand nombre d’entreprises de services ayant besoin d’une main d’oeuvre bilingue ou francophone. En croissance rapide depuis, l’agglomération a dépassé celle de Saint-Jean. C’est aujourd’hui le siège de plusieurs institutions acadiennes dont l’Université de Moncton, la seule université francophone de la province.
Ce dynamisme a attiré de nombreux jeunes francophones qui ont quitté les régions rurales acadiennes, attirés par cette région métropolitaine de 150,000 habitants et a contribué à faire croître rapidement la ville jumelle de Dieppe, la ville majoritairement francophone de l’agglomération.
Point de jonction ferroviaire et routier vers la Nouvelle-Écosse et les Iles du golfe, Moncton est le principal centre de la vie gaie au Nouveau-Brunswick. Pour prouver son ouverture à la communauté LGBT, la ville a peint plusieurs traverses pour piétons de la rue principale au cœur du centre-ville aux couleurs de l’arc-en-ciel. L’agglomération a son propre festival de la fierté LGBT, Rivière de fierté en août. La pandémie a eu raison du seul club gai et lesbien, le Pink Flamingos qui avait succédé en 2019 au Triangles, opéré pendant près d'un quart de siècle par l’acadienne Stella Fougère.
Les marées spectaculaires de la baie de Fundy se répercutent sur la rivière Petitcodiac qui traverse la ville en produisant un mascaret impressionnant, un phénomène naturel observable tous les jours au cœur de Moncton où le courant de la rivière s’inverse à la stupéfaction des touristes.