Le seul nom de cette entreprise écotouristique évoque déjà quelque chose de particulier. Un mélange d’évasion spatiale et d’expérience terrestre en émane avant même qu’on ait pu en savoir plus sur ce qu’on y offre.
Pat Gauvin et Émilie Leblanc ont fondé Cielo Glamping Maritime, un site d’hébergement éco-touristique quatre saisons accessible depuis janvier 2019 à Haut-Shippagan, en territoire acadien au Nouveau-Brunswick. Pourtant, rien ne prédestinait ces deux jeunes professionnels qui oeuvraient dans des domaines bien différents avant de se lancer en entrepreneuriat. Lui comme producteur-réalisateur en cinéma et télé, elle en santé et recherche.
En 2017, quand ils ont eu cette idée de projet, c’est d’abord leur attachement à la communauté, au terroir acadien et leur envie de faire connaître les produits et les producteurs locaux et régionaux et de les faire rayonner ailleurs, qui les a motivés. « Il n’y avait aucun modèle du genre dans la région ni autour. Notre concept était bien particulier. Les structures en dômes recherchées n’existaient pas au pays. On les a trouvés en Pologne. Puis on a conçu et réalisé l’aménagement intérieur. Le site de ce développement était à l’état sauvage. Il n’y avait qu’un chemin qui y menait », explique Patrick, dont la famille est entrepreneuriale depuis plusieurs générations près de Moncton. Lui a grandi dans le Haut-Shippagan. Elle est originaire de la région.

Cielo Glamping est situé sur le bord de la baie St-Simon d’où on peut profiter du coucher de soleil à partir de l’un des cinq dômes luxueux offerts en location d’hébergement. Ces dômes, surnommés les Perles, sont de véritables petites habitations dans lesquelles on retrouve une cuisine complète, une toilette avec douche vitrée, un barbecue au charbon de bois, un hamac, une douche extérieure saisonnière et des « hots tubs » (jacuzzi) électriques disponibles à l’année.
La Perle des Bois : nommée en l’honneur de la forêt qui l'entoure. Les arbres clairsemés et le foin de côte mettent en valeur une vue imprenable sur la Baie St-Simon. La Perle Munro : elle offre un regard unique sur l'île Munro, en arrière-plan des fameux couchers de soleil sur l'eau. Elle est la seule à posséder une rampe semi-accessible pour personnes à mobilités réduites. La Perle Saint-Simon : permet d’admirer la magnifique Baie St-Simon, dont les couchers de soleil sont à couper le souffle. Elle porte aussi le nom de la fameuse huître cultivée par les Huîtres Mallet. La Perle de Lune : le seul dôme où on peut apporter son chien. Admirez les étoiles dans votre lit au deuxième étage, dans ce dôme aux teintes de lune. La Perle de Lunatie : la lunatie de l'Atlantique, un mollusque que l'on retrouve dans la baie et le puit de lumière permettant d'apercevoir la lune ont inspiré le nom de ce dôme.

Pour permettre aux clients de profiter totalement de l’expérience acadienne et pour faire rayonner les produits du terroir, on y a créé le Hub, un lieu fondé sur le partage d’espace et de ressources qui permet le réseautage entre les gens de la communauté, les visiteurs et les producteurs d’ici. Le développement, la production, la valorisation et la vente de nouveaux produits locaux est au cœur du Hub. Le site de Cielo comprend un grand espace de jardins dans lesquels on y produit légumes, petits fruits et fleurs comestibles destinées à être transformés dans la cuisine du site.
Ainsi, l’équipe du Hub a créé depuis le début des dizaines de nouveaux produits fabriqués sur place, dans la cuisine commerciale ou en collaboration avec différents producteurs de la région.

Le concept de restauration unique du Hub gravite autour de la découverte de ces produits uniques et de ceux d’autres producteurs du Nouveau-Brunswick. Les gens peuvent choisir eux-mêmes leurs produits à même la boutique gourmande du Hub afin que l’équipe transforme ces produits en de magnifiques planches Cielo à partager. Des boîtes cadeaux peuvent aussi être assemblées avec trois produits et plus.
Les propriétaires de Cielo, Patrick et Émilie, se réjouissent de profiter d’un rayonnement international avec des parutions dans plusieurs publications et émission de télévision d’ici et d’ailleurs. Selon eux, la clientèle actuelle provient à 60% du Nouveau-Brunswick. Environ 30% vient du Québec et de l’Ontario. Le reste est constitué de touristes européens.

Pour le moment, pas question d’ajouter d’autres dômes au site ou de faire des travaux majeurs. Toutefois, le couple entrepreneur travaille sur un projet de nouveau type d’hébergement original et unique qui devrait aboutir éventuellement : la transformation d’un crabier (bateau de pêche) en habitation touristique. Patrick et Émilie n’ont pas fini d’épater la galerie, ça c’est certain.
À surveiller aussi au cours des prochains mois de 2024 et en 2025 : le Hub accueillera des spectacles d'artistes divers (chanteurs.euses, musiciens.nes, etc.) d'Acadie ou d'ailleurs. De belles soirées en perspectives.
Cielo Glamping Maritime
glampingcielo.com
232, Chemin des Huîtres
Haut-Shippagan, Nouveau-Brunswick
506 601-8005
Par Pierre Perreault
Décembre 2025
Ce fut un monastère des Pères Rédemptoristes pendant près de 60 ans. Quand ceux-ci l’ont quitté, l’endroit a été vidé de tous ses biens et laissé à l’abandon pendant plusieurs années. Le Monastère de Desbiens, au Lac-Saint-Jean, considéré comme un joyau du patrimoine religieux québécois, avait été construit pour agir comme lieu de retraite, un endroit calme et serein pour le ressourcement et le repos. Voisin de l’église, il est devenu depuis 2014 la Maison Zacharie, une auberge authentique qui fait revivre ces lieux en exploitant son cachet historique et patrimonial.
Véronique Jolin-Noël et son conjoint Michael Forbes, tous deux oeuvrant dans le milieu des finances et de l’administration, de passage au Lac Saint-Jean en 2014, voient l’enseigne « Monastère à vendre » en passant devant le site, de retour de Normandin et en route vers Montréal. Ils étaient à la recherche d’un presbytère à vendre depuis un certain temps. Un bâtiment solide et sécuritaire. Leurs recherches partout dans les régions avaient été infructueuses. Partout on trouvait des constructions en bois.
C’est à ce moment là que leur vie a chaviré : ils venaient de trouver le lieu parfait… ou presque. Deux semaines plus, tard, à la fin de l’été 2014, devenus propriétaires, ils déménageaient à Desbiens et s’installaient au monastère. Comme les lieux étaient vides de tout ameublement et qu’ils étaient à l’abandon depuis trois ans, ils ont dû entreprendre de redécorer les espaces et d’acquérir du mobilier respectant le caractère particulier et la mission que ses nouveaux propriétaires souhaitaient lui donner.
C’est ainsi qu’on peut désormais découvrir ce lieu unique dans son décor enchanteur. Des œuvres d’artistes locaux ornent ses murs. La Maison Zacharie compte 16 chambres confortables pouvant accueillir de 2 à 4 personnes. Six ont une salle de bain privée, alors que d’autres partagent des installations sanitaires communes. Dans les chambres, on y retrouve le strict minimum. Pas de cadran, pas de télévision, pas de téléphone… au monastère, on se rassemble, on discute, on se repose. Les espaces communs, situés au rez-de-chaussée, permettent de profiter pleinement de la richesse du lieu et de l'ambiance calme et régénérante de la maison.

Le monastère, bien que transformé, a su garder son charme, avec ses antiquités et ses souvenirs des vieilles maison d'antan québécoises. De plus, la boutique offre des produits dérivés aux couleurs de l’Auberge, de même que certains produits d’artisanat local, des savons, des thés et tisanes d’une herboriste jeannoise.
À l’extérieur, on trouve un lieu unique et enchanteur. Dans les immenses jardins arrière, l'ambiance est calme, reposante et le décor est sublime. De plus, la Véloroute des bleuets serpente les abords du site, au grand bonheur des amateurs de randonnées à vélo.
La Maison Zacharie est le cadre idéal pour vos séjours en groupe, dans les vestiges d'un passé chargé d'histoire, pour y vivre une expérience authentique au cœur d'un environnement paisible. L’auberge est l'endroit idéal pour se retrouver en famille ou entre amis. En réservant le monastère en entier, on peut bénéficier de l'exclusivité des lieux, comprenant : les chambres, une grande cuisine, une salle de réception, un salon, ainsi que notre son grand jardin.
Si le petit-déjeuner n'est pas inclus dans le prix de la location, il peut être servi sur demande pour un coût minime. Pour les repas du soir, il est possible d’utiliser la cuisine pour préparer ses propres repas ou faire appel à un service de traiteur.
Véronique ajoute qu’en plus de l’offre d'hébergement existante, il est possible de réserver les importantes aires communes du rez-de-chaussée, avec accès aux jardins arrière, pour des événements. On peut accueillir jusqu'à 40 personnes à l’intérieur, mais il est possible d'organiser des événements de plus grande envergure en installant un chapiteau extérieur temporaire près de la pergola du jardin.
Des couples ont choisi l’endroit pour y célébrer leur mariage dans un contexte de rêve. À la fin de l’été 2026, on y accueillera un mariage gai pour la première fois.
Certains demanderont d’où vient l’appellation « Maison Zacharie ». C’est que pendant leur recherche en 2014, ils ont visité le vieux presbytère de Saint-Zacharie, en Beauce, dont l’architecture se démarque. C’est selon eux l’un des plus beaux au Québec. Même si d’autres aspects des lieux n’ont pas permis son acquisition, c’est certainement là que le rêve de Véro et Michael s’est confirmé et que leur projet commun s’est concrétisé.
Quelques heures passées dans ses murs à la fin de l’automne nous ont permis de constater que l’endroit est véritablement un lieu privilégié pour se retrouver dans le calme et la sérénité, dans une atmosphère qui rappelle l’histoire et la vie des villes et villages d’autrefois et ce, à quelques enjambées des rives du Lac Saint-Jean.

Maison Zacharie
maisonzacharie.com
980, rue Hébert
Desbiens (Québec) G0W 1N0
(581) 817-1299
Des vacances dans Charlevoix ? La nature sauvage, l’air pur et la magnifique diversité des paysages, trois parcs nationaux et un des plus beaux sites au monde pour l'observation des mammifères marins, la diversité étonnante de ses sites naturels : la région de Charlevoix a de quoi séduire les plus exigeants.

C’est ce qui a incité Daniel Guay, il y a déjà 20 ans, à créer une plateforme centralisée pour l’offre de chalets et de condos dans la région, Hébergement Charlevoix. « Entre amis, entre amoureux ou en famille dans un cocon juste à soi. Champêtre, luxueux, au pied des pentes de ski ou sur le bord d'un lac en pleine nature sauvage, les options sont nombreuses pour trouver un chalet à louer », explique son directeur.
L’organisme propose un regroupement de plus de 300 chalets, maisons ou condos confortables à prix abordable dans la région de Charlevoix. « On offre le confort, le calme d'une maison ou d'un chalet pour un séjour sans tracas, comme si on était à la maison », assure Daniel Guay. Hiver comme été, toute l’année finalement, on peut trouver l’endroit idéal pour s’évader en n’emportant avec soi que ses vêtements et effets personnels. Lorsqu’on voyage en famille particulièrement, cela a ses avantages.
Les amateurs de ski savent combien les centres de Charlevoix sont appréciées et réputées. Plusieurs chalets et condos offerts se trouvent justement à proximité des pentes, parfois même juste à leurs pieds. Ceux qui préfèrent le fleuve, l’air marin et les plages sablonneuses de la région seront également bien servis. Bref, il y a des chalets et maisons à louer pour tous les goûts et toutes les occasions.
En plus de proposer des offres d’hébergement, le site web de l’entreprise présente une série d’activités à faire et de lieurs touristiques à visiter dans Charlevoix toute l’année. On a donc l’embarras du choix. On y présente aussi les festivals régionaux de même que les meilleurs endroits pour se restaurer. Une équipe de sept collaborateurs.trices mettent à jour ces sections en permanence.
Les vacanciers à la recherche de la perle rare peuvent trouver aisément en utilisant l’outil de recherche du site web, ou encore en se rendant rencontrer les gens aux bureaux de Baie Saint-Paul.

Bref, 20 ans d’expérience en hébergement de location, c’est certainement un gage de professionnalisme et de qualité. De plus, Daniel Guay est administrateur de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), qui est responsable entre autres de l’enregistrement de l’hébergement touristique au Québec. Toutes les inscriptions du site d’Hébergement Charlevoix y sont enregistrées.

Hébergement Charlevoix
hebergement-charlevoix.com
43, rue Racine
Baie-Saint-Paul, Qc G3Z 2P9
418 435.5107
Ce titre est destiné surtout à attirer l’attention sur une femme entrepreneure qui a créé il y a plus de 25 ans le Centre de l’Émeu de Charlevoix (CEC), un centre d’élevage et de valorisation de l’émeu, animal exotique et surprenant présent à la ferme familiale Tremblay depuis 1997.
Le Centre de l’Émeu de Charlevoix (CEC) est guidé par les valeurs intrinsèques de Raymonde Tremblay, fondatrice et propriétaire, lesquelles sont liées à la santé, à la famille et à l’environnement. Elle a fait réaliser au fil des années de activités de R&D qui ont permis de développer une gamme de produits pour le soin du corps, notamment.

Juste à côté de cette ferme et centre d’interprétation qu’on peut visiter et où on peut goûter à la viande et tester les produits santé, la maison familiale des Tremblay, où Raymonde poursuit l’opération d’une résidence touristique au 2e étage, que sa mère Gertrude Gagné a entrepris en 1979, d’abord comme gîte du passant, après le décès de son mari.
Appartement avec vue

La Résidence touristique Chez Gertrude que l’on connaît aujourd’hui opère depuis 2006-2007 et consiste en un appartement de 4 chambres pouvant accueillir de 6 à 9 personnes. On y trouve une salle de séjour bien éclairée où il fait bon se retrouver, une salle à manger pour 10 personnes, une cuisine bien équipée, un hall d’entrée avec rangement multiples, un grand patio avec vue magnifique du Mont du Lac des Cygnes et de la ferme d’émeus voisine. On y a aussi accès à une salle de bain privée, à deux salles de bain partagées et un petit évier dans toutes les chambres. Des commodités variées sont aussi présentes, comme laveuse et sécheuse, planche et fer à repasser, séchoir à cheveux, BBQ.
La literie et les serviettes sont fournies.

Bien entendu, la visite du Centre de l’émeu et de ses divers attraits est incluse dans le forfait. La résidence est louée à un seul groupe à la fois, ce qui assure la tranquillité des lieux aux occupants.

Avantageusement située au cœur du village, la résidence permet à ses occupants d’aller profiter de plusieurs activités et attraits touristiques de la région, dont le Parc des Grands Jardins donnant accès à la magnifique région des montagnes de Charlevoix.
Le Centre de l’émeu, toujours aussi fascinant
En 1997, Raymonde Tremblay, avec la complicité de son conjoint Guy Filion, en partenariat avec son frère Damien, sa mère Gertrude Gagné et un ami, Guy Simard, relancent les activités sur la ferme familiale inexploitée depuis deux décennies avec un projet inusité. De cette association naît le Centre de l’Émeu de Charlevoix (CEC).

Une quarantaines d’émeus débarquent dans les bâtiments construits par les aïeux Tremblay. Plus tard, on construit ce qui devait devenir l’étable d’engraissement pour abriter les émeus en période hivernale et assurer ainsi leur confort. Depuis, le centre a franchi plusieurs étapes de son développement pour finalement devenir l’ÉCONOMUSÉE de la huilière, en 2015, pour regrouper sur un même site toutes les activités du CEC avec la construction d’un nouveau bâtiment.
Depuis 2020, le CEC est devenu un site agrotouristique qui offre un monde de découvertes via une expérience élargie et intégrée. Il y naît plus de 200 bébés émeus chaque année.

En 2023, explique Raymonde Tremblay, les visiteurs pourront profiter encore des repas préparés par un chef cuisinier spécialisé dans le traitement de la viande d’émeu. On y trouvera aussi des mets cuisinés prêt à emporter. Plusieurs activités de sensibilisation et d’interprétation seront encore proposées aux visiteurs. Sans parler de la boutique où les produits pour les soins du corps, à base d’huile d’émeu pure, sont offerts.
Chose certaine, Raymonde Tremblay mène en parallèle ses deux fonctions de « fermière entrepreneure » et d’aubergiste, avec détermination et passion.
Le Centre de l’émeu de Charlevoix
fermeemeu.com
710, rue Saint-Édouard
Saint-Urbain, QC G0A 4K0
(418) 639-2606
Résidence touristique Chez Gertrude
gertrude.qc.ca
706, rue Saint-Édouard
Saint-Urbain (QC) G0A 4K0
418 639-2205
Situé au centre-ville de Moncton, le centre culturel Aberdeen est un édifice historique qui héberge plusieurs organismes culturels et ateliers d'artistes, il est un lieu de rassemblement important pour la communauté artistique du sud-est du Nouveau-Brunswick.
C’est aussi le lieu où s’est installé le restaurant Les Brumes du Coude en 2014, avec le chef Michel Savoie aux commandes. Le bistro s’est rapidement taillé une place parmi les 100 meilleurs restaurants au Canada. On y propose une cuisine simple et savoureuse. Une vraie cuisine française de bistro, conséquence de ses sept ans de cuisine en France.
Le restaurant loge dans une ancienne salle de classe de l'école Aberdeen, devenue le Centre culturel Aberdeen en 1986. En 2017, le centre s'est doté d'une terrasse culturelle à 50 places qui est gérée par Les Brumes du Coude durant la saison estivale.
D’où origine donc le nom de son resto ? La ville de Moncton est reconnue pour sa rivière Petitcodiac, dont le nom signifie « qui se courbe comme un arc » en micmac. Les acadiens qui s’y sont établis en 1733 nommaient ce lieu Le Coude à cause du méandre de cette puissante rivière brune, où les brumes des marais s'enfouissent. Moncton est à ce jour, toujours surnommée Le Coude.
Toutefois le nom Les Brumes du Coude a un sens bien différent pour le chef-propriétaire Michel Savoie. Il explique ce terme comme étant une description de ce qui l'inspire dans la cuisine : les odeurs brumeuses des plats mijotés, les vapeurs qui sont le résultat d'un effort physique, ou l'huile du coude.
Sa cuisine est généreuse, juste et à point, à l'esprit d'un bistrot français. Inspiré par les produits saisonniers du terroir et de la mer, on y retrouve retrouverez un métissage de traditions culinaires françaises, acadiennes et d'ailleurs. « Il y a toujours du nouveau à découvrir au Brumes du Coude car tout comme le menu, la carte des vins et de cocktails est en constante évolution. L'équipe des Brumes du Coude se contentera de vous accueillir dans cet espace vivant, chaleureux et convivial « , explique-t-il.

Originaire de Tabusintac, un petit village au nord de Néguac, Michel Savoie n’était pas prédestiné à la restauration. Avant la fin de ses études secondaires, il ne s’était pas vraiment intéressé à la cuisine. Des raisons financières n’ont pas permis qu’il puisse fréquenter l’université. À 18 ans, n’ayant aucune qualification particulière, il s’est retrouvé par hasard à travailler en cuisine, d’abord à la plonge. De fil en aiguille il s’est découvert un certain talent aux casseroles.
Il a roulé sa bosse dans le monde de la restauration pendant une vingtaine d’années, principalement à Montréal et à Tours en France, occupant le plus souvent des positions situées plutôt vers le bas de la hiérarchie. Son déplacement en France s’explique par le fait qu’il suivait sa femme de l’époque, une Française. A-t-il reçu une formation formelle en cuisine ? Il a bien passé quelques mois à l’ITHQ au début de la vingtaine, mais n’a pas pu compléter la formation, faute de moyens financiers.
Son désir de lutter contre la malbouffe envahissante, même à Moncton, l’a motivé pour aller de l’avant avec l’ouverture de son propre restaurant.

Serait-il en train de contribuer à réinventer la cuisine acadienne avec ses tentatives de revaloriser les produits locaux ? Il souhaite plutôt faire une cuisine misant le plus possible sur les produits du terroir et de la mer d’ici. On pourrait l’appeler une cuisine acadienne si le terroir en question correspondait à un territoire acadien. Il préfère toutefois ne pas se mêler à l’épineux débat sur les frontières de l’Acadie.
Entre temps, on a le loisir et le privilège de profiter des lieux, de son décor bon enfant, de son menu alléchant et des belles découvertes culinaires que partage Michel Savoie avec sa clientèle. Et si vous êtes amateurs de moules, sachez qu’on y a dégusté les meilleures du genre et ce, dans une proportion à satisfaire les plus grands appétits.
Les Brumes du Coude
lesbrumesducoude.com
140, rue Botsford
Moncton, NB E1C 4X5
506 858-0777
21-10-2025
Lors du séjour des représentants des Guides GQ à Anticosti, au début de septembre dernier, dans le cadre d'une tournée en Minganie organisée par Voyages CoSte, le directeur général de la SÉPAQ Anticosti, Éric Harnois, nous a reçu dans ses bureaux de Port-Menier, qu’il occupe depuis 2022.
Jusqu’à sa nomination à la direction de la plus importante SÉPAQ au Québec, il était directeur de la Réserve faunique de Mastigouche depuis 12 ans. Éric Harnois rêvait de grandes espaces. Il a trouvé son « Yukon » au Québec, sur Anticosti.
Le directeur général de la SÉPAQ Anticosti, Éric Harnois
Depuis décembre 2021, Sépaq Anticosti exploite près du trois quarts de l’île au chevreuil, qui est dorénavant plus que jamais accessible à tous. Les nouvelles installations de grande qualité ainsi que les nouveaux secteurs de chasse permettent à encore plus de chasseurs de réaliser le rêve d’une vie, soit celui de traquer le chevreuil sur ce joyau naturel qu’est l’île d’Anticosti.
« On est ailleurs, mais on se sent chez nous. Une expérience vraiment unique ». Les membres de la communauté LGBTQ+ qui sont amateurs de plein air et de sensations fortes seront heureux d’apprendre qu’ils seront bien accueillis à Anticosti. L’équipe d’accueil et de direction s’assure que chaque visiteur et villégiateur profite des meilleures conditions possibles.
Anticosti, c’est immense !
SÉPAQ-Anticosti a acquis il y a quelques années les 1 500 km2 du territoire de Safari-Anticosti, qui s’ajoutent au Parc national Anticosti et aux autres pourvoiries de l’île. Depuis son arrivée, Éric Harnois a pu constater non seulement l’immensité de son nouveau territoire, mais aussi la densité d’un cheptel chevreuil qui manifestement selon lui, a très bien traversé les saisons ces dernières années. Anticosti, c’est 7943 km2 à découvrir, un territoire 16 fois plus grand que l’île de Montréal. C'est aussi un service aérien assuré avec un B-737 de Nolinor à partir de Montréal et plus de 160 employés en haute saison.
« Les paysages changent au fur et à mesure que l’on pénètre le territoire. Par exemple, le site de la chute Vauréal, magnifique au printemps avec un dégel qui gonfle son débit d’eau, et chemin faisant, observer beaucoup de cerfs », relate-t-il.
Le site de la chute Vauréal
Éric Harnois explique sa vision à long terme pour amener ce milieu à devenir encore plus accessible. Ses priorités : la qualité de l’accueil et la sécurité partout et en tout temps. De plus, comme Anticosti est maintenant reconnue comme faisant partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO, on se doit d’adopter des standards qui accompagnent un tel statut. Afin de mieux répondre aux besoins des milliers de chasseurs, pêcheurs et des villégiateurs qui fréquentent le territoire de Sépaq Anticosti, « majoritairement des Québécois et des Canadiens », ajoute-t-il, on a décidé de réaliser une opération de mise à niveau de plusieurs infrastructures.

L’île offre aussi la villégiature en hébergement et de nouveaux forfaits en chalets. On a également établi de nouveaux forfaits de pêche du saumon offerts en hébergement. On a augmenté le nombre de chalets en villégiature. On a enfin entrepris d’installer le système solaire ou autre dans certains pavillons, pour diminuer l’empreinte sur le milieu, en diminuant le roulement des génératrices.

« Nous voulions offrir des services à la hauteur des attentes de la clientèle, explique le directeur de Sépaq Anticosti. Notre but était d’agir rapidement, afin d’assurer la pérennité de nos installations avec des matériaux comme la tôle pour les couvertures, les intérieurs en planche de pin et les galeries en cèdre par exemple. Nous avons investi plusieurs millions de dollars dans cette opération, depuis trois ans. Il nous reste encore d’autres améliorations à faire dans les prochaines années ».
En 2024, sur l’ensemble du territoire de l’île, selon les résultats de la saison précédente fournis par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, il y a eu 8091 bêtes enregistrées, à savoir 2250 femelles, 4978 mâles et 863 veaux. Des 220 cerfs de Virginie introduits sur l’île en 1896, la population est aujourd'hui la plus forte concentration de cerfs dans l'est de l'Amérique du Nord. Son isolement du continent protège le cerf d'Anticosti des maladies et sa position géographique particulière le différencie sur plusieurs points par rapport à son homologue du continent.

L’an dernier, on a reçu 3837 chasseurs, soit une augmentation de 217 par rapport à l’année précédente. Pour 2026, un grand nombre de chasseurs sont déjà confirmés en fin de saison 2025, et plusieurs autres sont en attente. « Il reste des places, mais ça va vite. Il y a toujours le tirage au sort où les gens peuvent tenter leur chance. Il se déroule jusqu’au 15 janvier prochain ».
Anticosti est également un endroit merveilleux pour les pêcheurs qui veulent taquiner le saumon, l'omble de fontaine anadrome (truite de mer) et l'omble de fontaine (truite mouchetée) indigène en lacs. Tout ça, en découvrant une nature généreuse et envoutante. Chaque jour, un choix est offert entre la pêche à la mouche sur les fosses de la rivière La Loutre ou celle de l'omble de fontaine sur le Grand lac Long et le Petit lac Long, par exemple.
Anticosti en exploration terrestre ou en mer
Au chapitre des autres activités de villégiature, on peut se rendre à Anticosti en juillet pour participer à un séjour d’Exploration en photo en compagnie d’un guide expérimenté. On peut aussi découvrir la beauté sauvage et la lumière exceptionnelle de l’île d’Anticosti à travers la lentille de son appareil-photo ou de son cellulaire. « C’est une occasion unique d’explorer les sentiers de cette île fascinante dont la nature généreuse excite tous nos sens : Anticosti, c’est beaucoup plus que l’île aux chevreuils », assure Éric Harnois.
Partir à la découverte de la magnifique île d’Anticosti est de plus en plus abordable grâce à plusieurs excursions terrestres ou en mer. On peut ainsi s’embarquer pour une croisière le long de la côte, choisir un pique-nique en mer ou marcher le canyon Vauréal accompagné de guides.

La beauté de l’île est à couper le souffle, on l’a vérifié nous-mêmes!
Consultez le site web de la SÉPAQ Anticosti pour tous les détails et pour trouver le forfait qui répond à vos attentes : sepaq.com/sepaq-anticosti/vacances-ete/
Visitez aussi le site de Voyages CoSte pour découvrir les forfaits découverte de ce trésor national (Escapade Anticosti et SÉPAQ Anticosti) : voyagescoste.ca/tour/escapade-anticosti.
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Photos : SÉPAQ Anticosti et Pierre Perreault
Elle est encore toute jeune. Elle a du caractère. Elle est remplie d’œuvres colorées et diversifiées. Tableaux, sculptures, bas-reliefs, petits meubles, et autres produits mix médias. Elle loge dans ce qui fut longtemps un motel se rappellent les gens du coin. Rue Richelieu, derrière le Musée de Charlevoix. Le 500, c’est l’adresse. C’est même le père de la galeriste Guylaine Fournier qui l’avait construit. Il n’en reste pas grand-chose, mis à part les murs extérieurs et la fondation.

C’est en 2021 que Guylaine et son conjoint et copropriétaire Pierre Pellerin entreprennent de transformer cet espace cloisonné acheté quelques années plus tôt. Qui plus est, le bâtiment est directement voisin de la maison qu’elle habite à La Malbaie, secteur de Pointe-au-Pic.
Aujourd’hui, elle est fière de recevoir les visiteurs à sa galerie qui en met plein la vue dès qu’on y entre. La lumière du jour est omniprésente grâce aux nombreuses fenêtres tout autour. Des éclairages bien dirigés mettent en valeur les différentes œuvres.
Guylaine Fournier a plus de 18 ans d’expérience comme galeriste, à sa galerie de la rue Saint-Jean-Baptiste dans le vieux Baie-Saint-Paul dont est la propriétaire unique. La galerie de La Malbaie est toutefois indépendante de l’autre puisqu’elle est dirigée en copropriété, même si plusieurs artistes voient leurs œuvres présentées dans les deux galeries.

Fait intéressant, le Manoir Richelieu de Pointe-au-Pic a demandé récemment d’exposer une soixantaine d’œuvres provenant de la Galerie 500 dans quelques salles et lieux communs de l’hôtel, ce qui offre une belle visibilité, il va sans dire. En plus de la reconnaissance de la qualité du produit.
Guylaine Fournier ne se destinait pas du tout à cette profession. À 17 ans, elle a quitté le foyer familial de Charlevoix pour aller compléter des études. Puis à l’âge de 22 ans, elle devient propriétaire d’un hôtel. Plus tard, l’opportunité est arrivée à Baie-Saint-Paul, alors qu’un artiste peintre qui tenait atelier et qui cherchait une relève l’invite à l’aider avec le service à la clientèle. Après deux mois, il lui propose de tout transférer à son nom et c’est ainsi qu’elle devint galeriste.
Ce qui la motive, ainsi que son conjoint, dans le choix des artistes, ce sont plusieurs facteurs, dont la diversité, la différence, le contact avec l’artiste, et bien sûr des coups de cœur, dans les styles contemporains, figuratifs et surréalistes. Certains artistes deviennent des amis avec le temps.
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Quelques projets les animent actuellement, comme la transformation du second étage de logement à galerie, incluant la réalisation d’un escalier intérieur pour y accéder. On devrait pouvoir découvrir cette nouvelle section dès juillet 2023. Puis on souhaite développer la tenue d’événements, comme des vernissages, des activités culturelles, entre autres sur la terrasse extérieure qu’on aménagera à ces fins.
Bref, Guylaine Fournier déborde d’enthousiasme à propos de l’avenir de la Galerie 500. C’est essentiellement sa clientèle qui la motive à se dépasser.

Galerie d'art 500 Richelieu
galerie500richelieu.com
500, rue Richelieu
La Malbaie, Qc
(418) 665-7768
Le nouvel hôtel portant l’enseigne Quality Inn à l’entrée ouest de la Ville de Sept-Îles a été construit en 2014-2015 sur les terrains bordant le centre commercial Galeries Montagnaises. L’hôtel offre 61 chambres avec petit déjeuner inclus, une salle d’exercice, des salles de réunions, une salle de jeux et une buanderie.
Les terrains font partie du territoire de Uashat, enclavé dans la Ville de Sept-îles, géré par le Conseil de bande Innu Takuaikan Uashat Mak Mani-Utenam, qui a financé la construction de l’hôtel. Il est la propriété d’une entreprise chapeautée par un conseil d’administration nommé par le Conseil de bande.

La directrice générale de l’hôtel depuis 2017, Mylène Babin-Duclos, gère et coordonne les activités d’environ 25 personnes, dont 90% provient de la communauté innue. Certains employés sont des étudiants qui travaillent l’été et conservent quelques heures par semaine le reste de l’année.
La directrice est diplômée en psychoéducation, mais a vite trouvé un attrait pour l’hôtellerie. Elle a été à l’emploi du Château Arnaud pendant quelque temps avant de postuler pour la direction de l’hôtel qu’elle occupe maintenant. Elle avoue toutefois que ses connaissances en psychoéducation lui sont utiles au quotidien dans la gestion de personnel.
Son attitude donne des résultats certains puisqu’une employée s’est fait remarquer par les clients qui ont souligné ses qualités particulières. Mylène Babin-Duclos a donc soumis sa candidature pour le concours du Prix annuel de l’esprit de l’hospitalité en l’honneur de Mark Pearce, remis par Choice Hotels Canada. Il a été décerné en 2022 à Élisabeth Jean-Pierre, préposée au petit-déjeuner du Quality Inn de Sept-Îles.

Étant l’une des premières personnes que les clients voient le matin à l’hôtel, sa personnalité joyeuse et dynamique est très appréciée des clients. Madame Jean-Pierre chante en langue innue lorsqu’elle sert les clients. « L’un d’entre eux, très impressionné, a confié : c’était une expérience vraiment unique qui a rendu l’hôtel particulièrement charmant », peut-on lire dans le communiqué de Choice Hotels Canada.
Cela a eu pour effet de créer une fierté au sein du personnel et d’augmenter la motivation de plusieurs. Des réunions d’équipe sont tenues régulièrement par département pour permettre au personnel de s’exprimer et au besoin, de corriger des situations, explique Mme Babin-Duclos.

La directrice générale ajoute que la communauté innue est omniprésente pour supporter l’entreprise, incluant le programme Shipeku, le programme du tourisme autochtone durable mis de l’avant par Tourisme Autochtone Québec, avec le support financier de Développement économique Canada via le Fonds d’aide au tourisme et de Tourisme Québec.
Enfin, elle souligne la collaboration soutenue de la bannière Quality Inn pour la gestion des opérations et des finances de l’établissement.
Quality Inn Hôtel & Suites Sept-Îles
qualityinnsept-iles.com
1009, Boulevard Laure
Sept-Îles (QC) G4R 4S6
(418) 960-5600
Depuis le temps que j’en rêvais. Voir le Bout du banc et mourir ? Pas tant… mais pas loin.
Le Bout du banc, aussi appelé Sandy Hook, se situe à l’extrémité est de la dune du Havre Aubert. Il forme une « flèche » ou un crochet de sable blanc s’avançant vers l’Île d’Entrée. Cette plage spectaculaire s’étend sur près de 12 km et offre une silhouette étonnante, avec deux courants océaniques qui viennent s’y rejoindre.
Par ailleurs, le Bout du banc recèle un écosystème fragile et précieux : les Dunes de Sandy Hook. Le site abrite un refuge naturel pour les oiseaux migrateurs, attirés par les dunes et les berges stables des extrémités sableuses. Les dunes sont des milieux en constante évolution, essentiels pour le maintien de la biodiversité côtière.
Ce lieu unique est une merveille esthétique et sensorielle : banc de sable, brise océanique, rencontres des courants marins, panorama sur l’île d’Entrée, eau chaude et peu profonde autour du banc. Par ailleurs, sa vulnérabilité est réelle : fréquentation touristique, piétinement, aménagements limités, variations de marées, érosion et montée du niveau de la mer exigent une gestion délicate et durable.

Protéger le Bout du banc, c’est inscrire sa préservation dans un cadre raisonnable : sentiers balisés, accès surveillé, sensibilisation des visiteurs. Et c’est un peu ce qui a incité en 2015 un Madelinot, Clermont Poirier, à offrir des visites guidées à bord d’une longue plateforme de style « charette à foin », tirée par un tracteur, à partir du stationnement de la plage Sandy Hook au bout du chemin de Sable. Il a aménagé cette plateforme avec des bancs d’autobus scolaire et l’a entourée d’une garde sécuritaire. Il y a aussi prévu un espace de rangement pour les sacs et chaises, et y a installé un escalier qui permet l’accès facile par l’arrière.

La Balade au bout du banc de Clermont Poirier permet d’éviter de marcher 13 km aller-retour. Avec un parcours de 40 minutes, on arrive au bout du banc où on peut passer de 90 minutes à 2 heures, avant de s’embarquer pour le retour. On peut même y venir avec son chien et y apporter des chaises de plage.
Il est très probable que l’immensité du panorama et la beauté des éléments vous plongent dans un état de profonde contemplation. Une fois arrivé à l’extrémité du banc de sable, là où la mer reprend tous ses droits, on a l’impression d’avoir atteint le bout du monde. C’est aussi de cet endroit que l’île d’Entrée est la plus rapprochée.

La Balade du bout du banc est devenue si populaire qu’il faut s'y prendre à l’avance pour obtenir une place à bord les jours de sortie, quand la météo est propice. La plupart du temps, les départs se font à 10 heures et à 14 heures. Clermont Poirier s’est entouré d’une équipe pour le soutenir aux réservations et à la gestion, Josée et Colette.
Pour ma part, l’expérience de ce samedi 19 juillet fut un véritable cadeau après plusieurs jours de route et de rencontres entre le Bas St-Laurent et les Îles, en passant par la Gaspésie et l’Acadie. La météo parfaite, soit un 22 C sous un soleil radieux et des vents assez présents, a rendu cette balade inoubliable.

Balade du bout du banc
Chemin du sable
Plage Sandy Hook (Havre-Aubert)
facebook.com/boutdubanc
Réservations : (581) 453-1310
18 juillet 1980. Un groupe de rêveurs qui s’appellent alors Jean-Marc, Claude, Henri et Fernand permettent à ce lieu riche d’histoire de demeurer et d’ouvrir ses portes aux arts et à la musique. Parce que La Grave, c’est un site qui a profondément marqué le développement des Îles de la Madeleine.
Il fallait que je débarque dans l’archipel ce même jour 45 ans plus tard, après une nuit sur le traversier qui relie Souris (I,P.E.) à Cap-aux-Meules, pour apprendre que la soirée de célébrations allait être mémorable.
À l’époque, la Grave était le port d’entrée des Îles et le cœur des activités commerciales, et ce, jusqu’à la fin des années 50. Ce qui fut jadis un magasin général a pris part à l’histoire des Madelinots. Son premier propriétaire, John Phillip Savage, natif de Jersey, s’est établi aux Îles-de-la-Madeleine vers 1865. On prenait le temps d’aller aux nouvelles, de chuchoter les potins, de partager ses inquiétudes, ses espoirs, et de faire des pronostics sur l’avenir du pays.
C’est entre les murs de ce lieu mythique que s’est développé un sentiment d’appartenance fort, un attachement profond à la culture locale sous toutes ses formes, et un esprit festif qui a su traverses toutes les époques depuis sa fondation. En 2007, un vent nouveau souffle sur le café. Trois entrepreneurs dynamiques, Sonia, Francine et Denis apportent leur vision et leur volonté de poursuivre l’institution qui gagne en popularité bien au-delà des Îles. Le Café de La Grave est en voie de devenir un incontournable pour qui vient passer du temps dans l’archipel. Fraîcheur et fantaisie sont les éléments qui caractérisent cette nouvelle équipe.

Puis en 2015, c’est au tour de Marie-Claude Vigneault et de sa mère Nathalie, de prendre les rênes du Café et de s’entourer d’une solide équipe pour poursuivre les activités de l’institution. En fait, au fil des ans, il s’est construit une histoire autour du Café de La Grave à laquelle des milliers de personnes ont contribué de diverses façons.
Ce 18 juillet 2025, des dizaines de personnes, clients de longue date, visiteurs, touristes, familles et amis, ont envahi les lieux pour venir contribuer un tant soit peu à l’événement. Dès 18h30, la salle à manger vibrait de fébrilité. Deux anciens propriétaires du groupe fondateur se sont même faits un devoir de participer. Parce que les souvenirs, c’est ce qui perpétue l’histoire.

Suzanne Richard, au piano, a rappelé à plusieurs l’époque où la musique était au cœur de la vie du Café. Plusieurs ont des souvenirs assez vibrants de ces soirées animées qui se perpétuent encore aujourd’hui.

En plus de ces soirées « traditionnelles » inspirantes, le Café propose également un grand éventail d’expositions d’arts visuels, de spectacles et de « jams » spontanés. De plus, tout en poursuivant les traditions culinaires locales, on encourage les partenariats avec les différentes entreprises du secteur bioalimentaire de la région. Le menu du Café de la Grave a de quoi satisfaire ceux et celles qui aiment se laisser surprendre par des saveurs et des produits différents. Moules, pétoncles, agneau, veau, effiloché de phoque en poutine, morue et plus encore, il y en a pour tout le monde. Au Café de La Grave, rien n’est ordinaire peut-on constater.

Au moment d’écrire ces lignes, les célébrations se poursuivaient. Souhaitons à ses artisans et à toute l’équipe une longue vie afin de perpétuer encore longtemps ce merveilleux lieu emblématique des Ìles.
Café de La Grave
cafedelagrave.com
969, Chemin de la Grave,
Havre Aubert, Îles de la Madeleine (Qc) H4T 9C8
418-937-5765
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