Passé Matane, la Haute-Gaspésie est le pays par excellence des éoliennes qui se dressent sur les montagnes. À Cap-Chat, Éole Cap-chat vous fait découvrir cette industrie verte en plein essor dans la région. À quelques km, Ste-Anne-des-monts est la principale ville de la région. À proximité, il faut visiter la mine d’agates du mont Lyall. Cap-Chat et Sainte-Anne-des-Monts comptent plusieurs adresses homosympas.
Plus vous poursuivrez votre route vers l’est, plus la montagne se rapprochera de la côte et vous découvrirez les paysages uniques de la Gaspésie entre la montagne et la mer. En Haute-Gaspésie, ce contact a fait de Mont-Saint-Pierre la capitale du vol libre, et des ailes multicolores viennent habiller son ciel durant l’été. En juillet, la Fête du Vol libre se veut une rencontre internationale de pilotes de deltaplane et de parapente.
De Mont-Saint-pierre, vous pouvez accéder au parc national de la Gaspésie. Haut lieu de la randonnée pédestre, ce parc donne accès à un environnement montagnard exceptionnel. Parmi les monts qui traversent le parc, se trouve le mont Jacques-Cartier, le deuxième plus haut sommet du Québec. L’altitude de ces montagnes influence profondément le climat qui modèle tout le paysage et crée une diversité d’espèces unique au Québec et même au monde. Plantes arctiques-alpines et paysages de toundra constituent l’habitat d’un troupeau de caribous des bois, derniers représentants de cette espèce au sud du Saint-Laurent.
En visite à Saint-Jean-sur-Richelieu, c’est l’occasion d’amorcer votre visite du Circuit du paysan, un circuit d’agrotourisme qui vous permettra de découvrir de chouettes produits du terroir du Haut-Richelieu et du Haut-Saint-Laurent : vignobles, fromageries, pâtisseries et boulangeries ainsi que plusieurs attraits naturels. Dans les limites mêmes de la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, vous pouvez commencer par une visite du vignoble Le Mas des Patriotes dans l’ancien village historique de L’Acadie. Prix Fleur bleue du Musée du Haut-Richelieu pour le patrimoine bâti, ce vignoble offre un cachet unique par la richesse de son histoire et la beauté de son terroir. Les vins déclinés en blanc, rouge et rosé sont offerts en vente et en dégustation dans de magnifiques bâtiments de ferme anciens complètement rénovés.
De l’autre côté du Richelieu, passé Iberville, le mont St-Grégoire comme les collines montérégiennes voisines est planté depuis des siècles de pommiers. La Cidrerie et Verger Léo Boutin fait la transformation de produits à base de pommes. En plus de visiter la boutique et de cueillir vos pommes, vous pouvez aussi profiter de la table gourmande offrant des repas champêtres où la pomme et ses arômes sont à l’honneur. La cidrerie vous offre un bel éventail de cidres mousseux, apéritifs ou digestifs, de cidres fruités et de mistelles qui ont remporté 38 médailles, prix et mentions honorifiques à ce jour.
À flanc de montagne, sur le versant nord du Mont-Saint-Grégoire, le Verger de la Montagne est exploité par une troisième génération de Duchesne. Depuis plus de 75 ans, la superficie du verger s'est grandement accrue passant de 10 à plus de 23 hectares et près de 15,000 pommiers. Les techniques de production ont évolué et la production de pommes au Verger est en continuelle évolution pour vous offrir les deux nouvelles variétés créées par La Pomme de Demain, la Rosinette et la Passionnata. Cette dernière, charnue et savoureuse a la particularité de peu s’oxyder. Idéale pour vos salades de fruits et autres recettes avec des pommes fraîches.
Berthierville à l’est complètement de la région de Lanaudière est le seul point entre Montréal et Trois-Rivières où on peut traverser le Saint-Laurent et gagner la Montérégie en transitant par traversier du village de St-Ignace-de-Loyola vers Sorel-Tracy. Comme pour Sorel-Tracy, le nom de la ville rappelle la mémoire d’un des commandants du Régiment de Carignan-Salières venu en Nouvelle-France en 1665 pour combattre les nations iroquoises alliées des colonies anglaises. Le huguenot Isaac Berthier y prit le nom d’Alexandre Berthier en se convertissant au catholicisme de façon à pouvoir rester dans la colonie où les protestants étaient interdits d’émigration. Après la guerre contre les Iroquois, il se vit concéder deux seigneuries, l’une dans Lanaudière, l’autre du côté de Bellechasse où on trouve encore aujourd’hui le village de Berthier-sur-mer. Sous le régime anglais, James Cuthbert et ses descendants reprendront la seigneurie de Berthier.
Ce riche passé se retrouve dans les maisons opulentes des rues Frontenac et Montcalm ainsi que sur l’ancienne place du marché. Lors de votre passage, il faut visiter la Chapelle des Cuthbert, un bâtiment patrimonial de la dernière famille de seigneurs des lieux. La descente de bateau très populaire donne accès au Saint-Laurent, aux îles de Berthier et au lac Saint-Pierre. À Berthierville, les fans de course automobile quant à eux voudront visiter le musée Gilles-Villeneuve consacré au célèbre pilote québécois de formule 1 décédé tragiquement au volant de sa Ferrari en 1982.
Si Berthierville a pris le nom de son premier seigneur, la municipalité régionale d’Autray dont elle est le chef-lieu porte celui du premier seigneur de Lanaudière, Jean Bourdon D’Autray. Les vieux villages de cette municipalité régionale qui longent la Saint-Laurent se visitent facilement à vélo en empruntant l’historique Chemin du Roy.
En visite dans D’Autray, les amateurs d’agrotourisme voudront faire un tour du côté de La Courgerie à Sainte-Élisabeth. Produisant des centaines de variétés de courges et autres cucurbitacées de toutes couleurs et de tous formats, les artisans de La Courgerie ont opté pour la cuisine afin de partager leur passion pour leur agriculture. Ces jardiniers gourmands proposent des créations surprenantes, savoureuses et uniques grâce aux parfums particuliers des récoltes de la ferme. De septembre à décembre, à la boutique sur la ferme, vous trouverez de charmants produits régionaux pour compléter vos recettes de saison.
Tout au nord, aux portes de la forêt profonde, Mandeville demeure une porte d’entrée de la réserve faunique Mastigouche. C’est dans cet ancien village forestier qu’on a tourné il y a quelques années, le film Un homme et son péché. Découvrez le nouveau parc régional des chutes du Calvaire ou faites le tour à vélo du lac Maskinongé, par le chemin Lafrenière qui rejoint la route 347. Après, vous aurez bien mérité de vous faire traiter aux petits oignons au Spa Natur’Eau.
Plus vous poursuivrez votre route vers l’est, plus la montagne se rapprochera de la côte et vous découvrirez les paysages uniques de la Gaspésie entre mer et montagne. Sur 150 km, les quelques villes et villages de cette région peu peuplée sont blottis au fond des baies.
Passé Matane, la Haute-Gaspésie est le pays par excellence des éoliennes qui se dressent sur les montagnes. À Cap-Chat, Éole Cap-chat vous fait découvrir cette industrie verte en plein essor dans la région. À quelques km, Ste-Anne-des-monts est la principale ville de la région et le principal pôle de sorties. À proximité, il faut visiter la mine d’agates du mont Lyall. Sainte-Anne-des-Monts et Cap-Chat, deux villes voisines qui regroupent à elles seules les trois quarts des habitants de la Haute-Gaspésie, comptent plusieurs adresses homosympas.
En Haute-Gaspésie, ce contact mer et montagne a fait de Mont-Saint-Pierre la capitale du vol libre, et des ailes multicolores viennent habiller son ciel durant l’été. En juillet, la Fête du Vol libre se veut une rencontre internationale de pilotes de deltaplane et de parapente.
De Sainte-Anne-des-Monts ou de Mont-Saint-pierre, vous pouvez accéder au parc national de la Gaspésie. Haut lieu de la randonnée pédestre, ce parc donne accès à un environnement montagnard exceptionnel. Parmi les monts qui traversent le parc, se trouve le mont Jacques-Cartier, le deuxième plus haut sommet du Québec. L'altitude de ces montagnes influence profondément le climat qui modèle tout le paysage et crée une diversité d'espèces unique au Québec et même au monde. Plantes arctiques-alpines et paysages de toundra constituent l'habitat d'un troupeau de caribous des bois, derniers représentants de cette espèce au sud du Saint-Laurent.
Joliette compte plusieurs tables homosympas. Au cœur du boulevard Manseau, les amateurs de café voudront faire un tour à la Brûlerie du Roy qui offre non seulement du café et des gâteaux et pâtisseries, mais aussi des repas légers. Avec ses cafés du monde entier, des catés équitables, tous torréfiés sur place, sa bouffe santé, cette brûlerie est une coche au-dessus de ce qu’offrent habituellement ces commerces. Vous y trouverez plusieurs choix de déjeuner et de repas légers. La pomme au four vaut le détour. Une autre succursale de la Brûlerie a pignon sur rue à L’Assomption au cœur du quartier des Arts.
À deux pas, la brasserie artisanale Albion dans une solide maison de campagne sert des bières brassées sur place d’inspiration britanniques, le tout dans une ambiance chaleureuse et décontractée. Des repas légers sont maintenant offerts à un excellent rapport qualité/prix.
Un peu plus loin, Le Bercail est un restaurant gastronomique installé dans un ancien bâtiment monumental avec d’imposantes colonnes blanches. Les classiques de la cuisine française sont ici revisités à travers le menu qui se veut évolutif au fil des saisons. C’est donc avec des produits du terroir, des produits frais et de grande qualité que les plats sont préparés. Ces trois restos du boulevard Manseau disposent durant la belle saison de terrasses fleuries fort agréables où on peut s’affaler pour voir le tout-Joliette passer.
À un coin de rue, sur Notre-Dame, Le Lapin qui tousse est un restaurant urbain offrant un compromis entre le bistro et la cuisine française gastronomique. Les abats, le foie de veau, les poissons et les fruits de mer sont toujours parfaitement apprêtés et font d’ailleurs la renommée de l’établissement. L’atmosphère est chaleureuse pour un repas en tête à tête.
À la Trattoria Gusto sur Saint-Paul, vous aurez le bonheur de déguster de vrais plats traditionnels italiens des plus populaires, du jarret d’agneau braisé au four au poulet farci sans oublier toutes les pâtes classiques.
Pour les amateurs d’agrotourisme, Joliette se trouve au beau milieu d’un riche terroir agricole. Autrefois la capitale québécoise de la culture du tabac, depuis le déclin de cette production, les cultures se sont diversifiées. On trouve à proximité tout type de produits du terroir. À Saint-Esprit, dans Montcalm, le restaurant La Boustifaille s’inspire et privilégie les produits du terroir lanaudois en misant sur la fraîcheur des produits saisonniers afin de vous en faire goûter toutes les saveurs. Les amateurs de viande lorgneront du côté de la Boucherie Morin à Saint-Liguori qui offre des viandes de bœuf élevé sans hormones ni antibiotiques. À Ste-Mélanie, Miel de Chez-nous vous propose des miels d'une qualité supérieure et ses produits transformés comme le caramel à la fleur de sel et le miel aux framboises raviront vos papilles : difficile pour les becs sucrés d’y résister.
Les deux tiers de la population de la région de Lanaudière sont concentrés dans la conurbation qui va de Terrebonne sur la rivière des Mille-Iles à Repentigny au confluent de la rivière et du Saint-Laurent, en passant par Charlemagne et L’Assomption sur la rivière du même nom, un affluent de la rivière des Mille-Iles.
Terrebonne est la ville la plus importante de la région avec plus de 110,000 habitants. Cette banlieue de Montréal compte l’un des plus importants quartiers historiques de la périphérie métropolitaine. Que ce soit pour ses bâtiments et ses sites patrimoniaux, dont l’Île-des-Moulins, pour ses richesses culturelles telles que le Théâtre du Vieux-Terrebonne et la Maison Bélisle, pour ses événements tels que le Festival vins et histoire, son marché de Noël, ses bonnes tables et terrasses estivales ou tout simplement pour observer la fougueuse rivière des Mille Îles, vous apprécierez le Vieux-Terrebonne.
Dans la ville voisine de Repentigny, la 2e plus importante de la région avec plus de 80,000 habitants, la chanteuse et artiste-peintre Diane Dufresne, vient de donner son nom au centre d'art et de création, inauguré en novembre 2015 dans le nouveau centre-ville. Sa salle multifonctionnelle accueillera des artistes en résidence de création dans différentes disciplines et servira également de salle de répétition pour les artistes de la région. La galerie permanente dans le hall comprend une œuvre de Jean-Paul Mousseau, des vitraux de Marcelle Ferron et une œuvre de Diane Dufresne.
Si vous allez à Repentigny, faites un détour par la petite ville de Charlemagne de l’autre côté de la rivière l’Assomption où Céline Dion est née et a passé son enfance avant d’entreprendre la carrière qui l’a mené aux quatre coins du monde. La modeste maison familiale au 130, rue Notre-Dame a été remplacée l’an dernier par le siège social de la Fondation Maman Dion.
En poursuivant sur la rivière L’Assomption, le quartier des Arts de la ville de L’Assomption allie patrimoine, arts et bonnes tables. Le centre Hector-Charland est l’une des plus importantes salles de spectacles de la région. En décembre, les terrains du Collège de l’Assomption accueillent un marché de Noël dans la plus pure tradition européenne.
L’Acadie est au cœur de l’œuvre d’Antonine Maillet et à Bouctouche, son village natal au cœur du Sud-Est acadien, un parc thématique, Le Pays de la Sagouine, est consacré à l’univers de son truculent personnage.
De passage dans la région, les visiteurs sont souvent attirés par les plages du Sud-est de la province, cette Côte acadienne dont les eaux sont réputées les plus chaudes au nord de la Virginie. Tout près de Bouctouche, il ne faut pas manquer de visiter le parc national de Kouchibouguac qui compte parmi les plus belles plages naturelles du Nouveau-Brunswick.
Plus au sud, Shédiac est la destination balnéaire la plus populaire de la Côte acadienne. La ville compte plusieurs jolies auberges et bons restaurants. Le parc provincial de la plage Parlee est très couru l’été. C’est ici dans cette pointe d’Acadie aux limites de Moncton et de la Nouvelle-Écosse où le français est fortement concurrencé par l’anglais qu’a pris naissance le shiac, ce parler acadien mêlant le français acadien et l’anglais, une contraction du nom Shédiac, qu’on entend beaucoup moins dans le nord de la province.
Tout près, le Plage de l’Aboiteau à Cap-Pelé, vaste, profonde et encore largement dans son état naturel, est l’une des plus belles plages de mer en eau tiède du Nouveau-Brunswick.
Au sud du Nouveau-Brunswick, à la fin de la Côte Acadienne, le pont de la Confédération relie cette province à l’Ile du Prince-Édouard d’où vous pourrez prendre le traversier qui mène aux Iles de la Madeleine.
Gagnant en 2014 du concours national Rêves d’automne et auteur du livre The Colours of Canada, le peintre-paysagiste Gordon Harrison s’est passionné pour la peinture en séjournant dans les Laurentides et en s’inspirant de ses paysages. Né à Montréal en 1953. Il partage aujourd’hui sa vie entre Ottawa où il a une galerie dans le Marché By et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson où il a un gite et atelier. Gordon Harrison s’intéresse à l’art dès son jeune âge. L’intérêt singulier qu’il développe à l’égard de la nature brute le porte spontanément à entreprendre des études en architecture du paysage, à l’Université de Toronto.
L’été venu, c’est avec fébrilité qu’il se retire à la villa familiale des Laurentides pour s’enivrer des magnifiques paysages du Lac des Îles qui insufflent la vie sur son canevas. C’est ainsi qu’il regagne la capitale, à l’automne, muni d’une toute nouvelle collection de tableaux.
Principalement autodidacte, il s’inscrit toutefois à l’École des beaux-arts d’Ottawa, une étape au cours de laquelle il est inspiré d’emblée par Jean-René Richard (1895-1982), l’un des artistes québécois les plus avant-gardistes de son époque. Dès lors, il parcourt le Canada à la recherche des plus beaux panoramas qu’il peint in situ sur la toile de son chevalet. Au cours de ses nombreux séjours d’est en ouest, il constituera ainsi une imposante collection de paysages canadiens. Dès son premier vernissage, des amateurs d’art conquis lui réclament des huiles reconstituant leurs souvenirs les plus mémorables. Depuis les sommets enneigés des montagnes de la Colombie-Britannique jusqu’aux rives escarpées de Terre-Neuve, le réputé peintre paysagiste brosse le pays tout entier à sa façon dans son livre The Colours of Canada. Cet ouvrage cartonné regroupe plus de 300 tableaux exposés dans différentes collections privées de par le monde.
La critique, pour sa part, décrit son œuvre comme étant une « célébration de la couleur ». En effet, le trait prononcé de ses couleurs permet de créer une ambiance propre à chaque tableau, suscitant ainsi un élan d’émotion chez l’amateur qui le contemple.
Dans le luxe et le confort d’un gîte singulier dans sa maison de campagne, Gordon Harrison et son partenaire galeriste, Phil Émond vous feront découvrir ses toiles. Des séjours artistiques et ateliers de peinture sont aussi offerts à l’atelier de peinture à Sainte-Marguerite-du-lac-Masson.
On doit à Carlo Onorato Catelli, l’un des fondateurs de la Petite-Italie, l’adoption par les Québécois des pâtes alimentaires dans leur alimentation quotidienne. Arrivé à Montréal en 1866 à l’invitation de son oncle, le sculpteur Carlo Catelli, dès l’âge de 18 ans, il commence à rouler des macaronis et des vermicelles à la main au sein de sa propre entreprise. La première usine de pâtes du Canada voit ainsi le jour, rue St-Paul dans le Vieux-Montréal, en 1867. Dès 1920, l’usine qu’il a ouvert rue Bellechasse dans la Petite-Italie est mécanisée. Intégré dès le début à la vie montréalaise, il marie une fille du pays et devient un homme d’affaires prospère et impliqué dans sa communauté. On trouve encore aujourd’hui la marque Catelli dans toutes les épiceries au Québec et les pâtes dont il a apporté le secret dans sa besace, fait désormais partie du quotidien des Québécois.
C’est aussi dans la petite Italie qu’une véritable institution, la Pizzeria Napoletana, a fait découvrir depuis 1948 la riche tradition de la pizza napolitaine à croûte mince aux Montréalais. D’abord un petit bar fréquenté par les immigrants italiens qui voulaient goûter les saveurs nostalgiques de leur pays d’origine, cet établissement préserve cet héritage familial caractérisé par la simplicité et l’authenticité des recettes. La terrasse au coin de la rue Dante est très appréciée et en prime on peut apporter son propre vin.
Du côté du marché, il faut faire un tour chez Pastificcio Sacchetto, un fabriquant artisanal de pâtes et de sauces tomate. Cette fabrique de pâtes fraîches a ouvert ses portes il y a plus de 30 ans. On y trouve les spécialités italiennes des Sacchetto: les pâtes farcies, raviolis, tortellinis au fromage ou à la viande, medaglionis farcis au ricotta et au veau. Vous craquerez pour ses saveurs et sa fraîcheur. Ses amis taquinent le proprio en le déclarant grand-prêtre du pastafarisme.
Sans aucun rapport avec la cuisine italienne, la Dinette Triple Crown, rue Clark, est un secret de quartier à découvrir qui offre le comfort food du sud des États-Unis. On peut bien sûr manger sur place, mais c’est largement un restaurant où on va chercher quelque chose pour apporter. Du poulet frit, du porc effiloché ou du brisket fumé avec trois accompagnements. La Dinette vous offre tout le nécessaire pour faire un pique-nique au Parc de la Petite-Italie en face.
En marge de la Journée Arc-en-ciel en Montérégie, un événement organisé par la Table régionale des organismes communautaires (TROC) et les Corporations de développement communautaire (CDC) en collaboration avec le JAG, le seul organisme LGBT+ de cette vaste région qui compte avec les banlieues de la Rive-Sud de Montréal un million et demi d'habitants, le directeur général de l'organisme, Dominique Théberge a fait part aux médias de la réalité précaire de son organisation.
Après avoir souligné que l'initiative, une première en Montérégie, était un franc succès avec la participation de près de 200 personnes issues du milieu communauaire régional, et que le soutien des groupes communautaires à la cause LGBT+, ainsi qu’à son organisme était indéniable, il a rappelé la faiblesse de ses ressources pour faire face à la demande croissante qui résulte du sous-financement de sa mission.
Malgré cet engouement et avec la montée de la violence, de l’homophobie et de la transphobie, particulièrement depuis les attaques frontales contre la communauté LGBT+ sur le territoire, comme à Sainte-Catherine, avec la manifestation contre l’heure du conte de la drag-queen Barbada, en plus du lynchage public de l'enseignante mx Martine à Richelieu, sans parler des nombreux rapports d’incidents violents rapportés par les organismes de service aux quatre coins de la Montérégie qu'il donne en exemple, le constat est alarmant : le JAG, actuellement ne peut suffire à la demande avec un budget annuel de 360,000$ pour opérer ses trois points de services à St-Hyacinthe, son siège social, Longueuil et Valleyfield. Avec pour conséquence que les listes d’attentes de demandes d’aide subissent des retards de plusieurs mois, alors qu'on y donnait normalement suite en moins d'une semaine. Ceci a occasionné la fermeture partielle du point de service de la Montérégie Ouest par manque de financement, l'obligation de refuser plusieurs demandes de formation par manque de ressources et la liste ne fait que s’allonger.
« La montée de la violence, de l’homophobie et de la transphobie a fait céder la digue de protection qui était déjà fragile, soutient Dominique Théberge. Les victimes vivent l'éclatement de familles qui n’ont pas eu le soutien nécessaire, des professionnels qui sont désemparés ne sachant plus comment intervenir et trop souvent et de plus en plus, des Québécoises et des Québécois qui ont des idéations suicidaires ou qui passent à l’acte irréversible aussi jeune que 14 ans ! »
Ayant la plus grande croissance démographique au Québec, avec une population qui augmente considérablement et étant la deuxième région la plus populeuse, il souligne qu'il est difficile de comprendre l’immense fossé entre le financement des ressources LGBT+ d’une région comme la Montérégie, et celui dédié aux ressources de la métropole québécoise, soulignant que la Montérégie est plus populeuse que six provinces canadiennes et que 11 états américains.
Malgré la rencontre positive récente avec le Centre intégré de santé et services sociaux (CIUSSS) de la Montérégie-Centre, qui a d’ailleurs reconnu le caractère unique du JAG, un organisme bien implanté dans son milieu depuis 25 ans et l’importance de consolider l’organisme sur l’ensemble du territoire, M. Théberge a tout de même des inquiétudes très sérieuses pour la suite, comme le CIUSSS n’a pas malheureusement pas tous les pouvoirs pour agir.
Lors de la visite dans les locaux de l’organisme en novembre dernier, le député de Taillon et ministre des Services sociaux, M. Lionel Carmant, a incoqué son incapacité à intervenir dans ce dossier. « Quoi qu’il en dise, je persiste en disant que pour changer les paradigmes dans le contexte actuel, il faut de la volonté politique et que le ministre Carmant a aujourd’hui l'occasion rêvée de changer la donne. Il en va de notre cohésion sociale, la seule option viable pour découvrir nos ressemblances et surtout, pour apprendre à vivre ensemble », de dire M. Théberge.
Ce cri du coeur, Dominique Théberge le lance en toute connaissance de cause après avoir vécu dans son adolescence l'isolement et l'intimidation dans la région et n'avoir trouvé à la polyvalente comme tout réconfort qu'un professeur de morale qui s'est avéré être un agresseur sexuel qui a profité pendant des années de sa vulnérabilité, une jeunesse troublée qu'il a raconté dans son récit autobiographique Piégé publié en 2023. À l'époque, il n'avait pu rencontrer d'autres jeunes LGBT qu'en fréquentant l'organisme Jeunesse Lambda à Montréal. Son récit autobiographique témoigne des conséquences lourdes de ressources déficientes pour intervenir auprès des jeunes LGBT: auto-mutilation, pensées suicidaires, alcoolisme, problèmes scolaires, autant de problèmes qui handicapent les débuts dans la vie. Si le nouveau directeur de l'organisme depuis un an est passé à travers ses épreuves après tours et détours pour devenir le battant qu'il est aujourd'hui, ce n'est pas le cas de nombreux jeunes comme nous le rappelle le 15e anniversaire de la disparition de David Fortin ces jours-ci.
Alors que ça fera 20 ans en septembre que se sont tenus les derniers États-généraux LGBT à Québec en 2004 qui avaient revendiqué l'adoption d'une politique nationale contre l'homophobie et la transphobie de façon à soutenir l'action communautaire LGBT sur tout le territoire du Québec, le cri du coeur de Dominique Théberge nous rappelle que non seulement les ressources sont encore déficientes, mais que le clivage entre Montréal et le reste du Québec est encore très important alors que l'isolement se vit encore plus difficilement en-dehors des grands centres comme la métropole et les capitales.
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