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Archive du blog pour 2024

Un beau samedi soir de juin. Jour de la Fête nationale du Québec. Le soleil brille encore et descend lentement vers l’horizon. La journée fut parfaite pour nous faire apprécier ce début d’été. La rue Prince-Arthur est plus belle et accueillante que jamais avec sa végétation mature en milieu de rue piétonne qui crée une intimité particulière sur les terrasses.

Deux Gamins
Le Café Bistro Les Deux Gamins trône bien confortablement depuis fort longtemps sur cette rue mythique de Montréal, à quelques enjambées du non moins historique Carré Saint-Louis. Sa réputation dépasse largement les frontières. L’animation nocturne des établissements environnants au cours des années 70 et 80, entre autres, y a attiré une faune bigarrée avide de nouveauté.
On y propose une cuisine française classique délicieuse, avec une touche de modernité, dans un décor qui rappelle les authentiques bistros parisiens. La salle à manger intérieure sur deux paliers avec ses 90 places crée des espaces qui permettent l’intimité d’un couple autant que les festivités de groupes. Mais l’été, c’est au centre de la rue face au resto que la terrasse d’une quarantaine de places accueille les clients :
Déjà en 2009, un critique du journal La Presse écrivait : « Et d'un coup, la magie opère. Ah! quand la cuisine française est surprenante, qu'elle cause une émotion, un petit éclair, c'est comme un lever de rideau. Les plats sont tous bien ficelés, odorants, beaux à voir et à sentir. Quand ils arrivent, les uns après les autres, ils laissent dans leur sillage une vapeur aromatique d'herbes, de sauce au vin concentré ou de champignons, qui font sourire. Avant même d'avaler, nous sommes déjà ravis, c'est dire. »

Deux Gamins
Par exemple, les Croquettes de fromage brie en entrée (prunes grillées, oignons verts, noix caramélisées et vinaigrette à la framboise) ont vite conquis nos papilles. Pour sa part, la côtelette d’agneau servie sur purée de pomme de terre, chimichurri et légumes grillés, est venue compléter ce repas estival d’excellente manière. Il nous fut servi à l’arrivée un des kirs les plus authentiques qui soit.
Le personnel attentionné et souriant a rendu cette expérience des plus agréables. Une conversation avec les convives voisins a même permis de partager de beaux moments sur la beauté de notre Québec en ce début de vacances post-COVID.
En 2023, après des célébrations du Nouvel An délectables, l’établissement a fait relâche et est de retour depuis le 14 février, alors qu’un menu spécial a été concocté pour célébrer à la fois cette réouverture et la célébration de l’Amour. La nouvelle copropriétaire depuis février 2022, Anne Poirier-Parent, avec le chef Benoît Layrisse, aux fourneaux depuis huit ans, explique qu’après avoir été gérante de l’endroit pendant cinq ans, elle a été motivée de s’engager lorsque l’autre propriétaire précédent a décidé de quitter. Pour elle, les deux Gamins c’est un endroit unique en son genre à Montréal, où règne un fort esprit de famille.

Deux Gamins
Au cours du printemps, la direction offrira encore et toujours un menu table d’hôtes de trois choix qui varie chaque semaine, mais qui mise sur les influences du chef : le beurre, la générosité et la cuisine fraîcheur avec le plus possible des produits locaux. Une touche de modernité au menu de cuisine française classique rendra l’expérience encore plus savoureuse. Et le bar offre toujours des cocktails originaux et une carte des vins abordables, prisés de la clientèle qui elle, demeure fidèle et apprécie l’ambiance européenne qui se poursuit, l’accueil chaleureux, le rendez-vous des amis, et plus encore.
Enfin, les Deux Gamins, qui sont-ils vraiment ? He bien c’est le surnom que les fondateurs avaient donné à leurs deux chiens.

Café Bistro Les Deux Gamins
lesdeuxgaminsmontreal.com
170, rue Prince-Arthur E.
Montréal, Qc, H2X 1B7
514.288.3389

2014, la Fierté mondiale à Toronto (World Gay Pride). C’est là que l’aventure The Men’s Room, l’entreprise mère d’Armada telle qu’on la connaît aujourd’hui à Montréal, a débuté dans l’esprit de Francis Gaudreault et de son partenaire d’affaire, Steve Palmer.


The Men’s Room, c’est une entreprise à trois branches : Toronto (2014), Chicago (2016) et Montréal (2016). Trois boutiques ayant beaucoup de similitudes, mais avec chacune leur identité qui reflète la culture du milieu. Un projet qui a évolué rapidement et qui a nécessité beaucoup de travail et d’efforts de la part de ses instigateurs.


On ne peut pas parler de The Men’s Room et d’Armada sans mentionner le rôle de Francis Gaudreault dans son histoire. Né en 1984 en Alberta, dans une famille dont les deux parents sont membres des Forces armées canadiennes, ayant vécu en Allemagne, en Ontario, puis en Nouvelle-Écosse, il quitte le foyer familial dès ses 17 ans, à la fin de ses études secondaires, pour s’établir en Ontario. Après un retour aux études supérieures de quelques années, il s’en va vivre à Toronto en 2008, à 24 ans. Il travaille alors dans divers établissements du milieu gay.


Dès 2010, avec ses partenaires, il crée Pitbull Events pour l’organisation de soirées thématiques avec djs pour les membres de la communauté LGBT. Au départ plutôt modestes, ces soirées deviennent rapidement populaires, surtout avec la tenue de la Fierté Mondiale en 2014, alors que des milliers de personnes y prennent part.


C’est à la suite de leur grand succès qu’il est convenu de réinvestir les profits de ces événements dans la création de la première boutique The Men’s Room à Toronto, en 2014. En plus des vêtements et articles fétichistes, on y accueille un salon de barbier et un atelier de cuir. Peu de temps après, un investisseur de Chicago, aux États-Unis, propose une association pour y ouvrir une boutique du même genre, ce qui est fait en 2016. La même année, on apprend que le propriétaire de la boutique Fétiche Armada de Montréal, créée en 2011, souhaite vendre son commerce. En quelques heures, la proposition de Francis et de son partenaire dans The Men’s Room, Steve Palmer, est acceptée. Armada par The Men’s Room est ainsi créée, dans le même local, puis déménagera dans les locaux actuels au cœur du Village en 2018. La dimension du local de Montréal ne permet pas d’y accueillir un salon de barbier (surtout qu’il y en a alors deux importants à proximité), mais un atelier de cuir y opère depuis pour la production des items offerts à la clientèle de la boutique.

Armada
Francis avoue que comme pour une majorité d’entreprises commerciales, la pandémie de COVID a constitué une période difficile, qui a obligé ses dirigeants à faire preuve d’originalité et à sortir des sentiers battus (think outside of the box) pour éviter la catastrophe. Les consignes et les contraintes différaient d’un endroit à l’autre et il a fallu en tenir compte et gérer la crise de manière intelligente.


Aujourd’hui encore, Armada Par The Men's Room est reconnu comme un guichet unique incontournable pour tous les besoins en matière de fétichisme et de vêtements originaux appréciés par les hommes gais, mais pas seulement eux. Des experts en « kink » parfaitement informés et bilingues sont toujours à la disposition pour aider à explorer de nouveaux intérêts passionnants. Spécialisé dans les vêtements de sport, le néoprène, le cuir et l'équipement de bondage, Armada est « l'endroit idéal pour explorer son côté sauvage », explique-t-on sur la page Web. On peut également personnaliser n'importe quelle pièce en cuir en magasin, pour en faire le meilleur équipement possible souhaité par chacun.

Armada
Francis est fier de pouvoir compter sur une équipe d’une dizaine de gens sur qui il peut compter sans réserve à la boutique de Montréal. Il considère que cela représente un atout majeur pour le succès des affaires et les bonnes relations avec les clients. Au total, The Men’s Room emploie entre 35 et 40 personnes dans ses trois boutiques.

Armada offre aussi en vente les billets pour certains des plus importants événements LGBTQ de Montréal, tels que Fierté Montréal, le festival Black and Blue (dont PittBull Events est maintenant partenaire), et d’autres aussi. À Montréal, comme si ça ne suffisait pas, Francis Gaudreault est engagé personnellement auprès d’organismes communautaires du milieu, notamment la Maison Plein Cœur qui soutient les personnes vivant avec le VIH, avec des levées de fonds et des contributions spéciales. Au cours des dernières années, il s’est impliqué au conseil d’administration de la Société de développement commercial (SDC) du Village, dont il est devenu le président du conseil en avril 2023. Mentionnons qu’il avait aussi présidé la corporation du Village à Toronto pendant deux ans, à partir de 2016.

Ce qui est certain, c’est que l’attachement de Francis pour Montréal est de plus en plus grand. À preuve, lui et son conjoint (qui n’est pas du tout impliqué dans l’entreprise) ont entrepris une démarche pour acquérir une propriété pour venir s’y établir en permanence. Actuellement, Francis passe 50% de son temps à Montréal, le reste à Toronto.

Armada

Si aucun projet majeur de développement n’est sur la table pour le moment pour les boutiques, Francis Gaudreault n’exclut pas éventuellement d’exploiter à Montréal un autre type de commerce en lien avec sa clientèle, comme un bar ou un lieu de divertissement, ce qui reste à être précisé. En ce qui concerne Pitbull Events, en plus des soirées populaires à divers moments de l’année, l’organisation de croisières gaies dans les Caraïbes s’est ajoutée pendant quelques années. On remplacera bientôt ces croisières par des événements au soleil dans un site populaire de Cuba, par exemple.

Chose certaine, son accession récente à la présidence de la SDC du Village va certainement l’occuper pas mal au cours des prochaines années. Car il a promis d’y agir énergiquement pour lui redonner tout l’amour dont ce milieu a grandement besoin.

Armada
ARMADA Par The Men’s Room
shopthemensroom.com
1359, rue Ste-Catherine Est, Montréal, QC
514 419-1089

Ils ne sont pas parmi les plus flamboyants vus de l’extérieur puisqu’ils sont localisés un peu en retrait de l’activité commerciale et touristique du secteur, à l’entrée du Village. C’est lorsqu’on franchit leurs portes et qu’on accède à leurs chambres, suites et services qu’on en apprécie toutes les particularités.

Labelle Roberval
C’est à la famille Charron, des entrepreneurs et investisseurs dans le monde de l’immobilier depuis plus de 40 ans à Montréal, qu’on doit la « renaissance » de ces deux établissements. Ce sont aujourd’hui les enfants du fondateur qui les dirigent.
La principale qualité de ces hôtels, c’est la localisation : à quelques pas du Quartier Latin, du Vieux-Montréal, à l’entrée du Village et de ses restaurants et bars, à quelques centaines de mètres de la station Berri-Uqam où passent trois lignes de métro, et tout à côté du campus de l’UQÀM et du complexe hospitalier du CHUM et de son centre de recherches. Le merveilleux Quartier des spectacles peut être rejoint en moins de 10 minutes de marche.

Labelle Roberval
Le Roberval, coin René-Lévesque et Berri, est constitué de deux bâtiments connexes qui datent des années 1920. La famille l’a acquis à la fin des années 1990. Les suites Labelle, sur la courte rue du même nom, est de construction plus récente. Il est la propriété des Charron depuis le début des années 2000, explique la directrice des ventes et du marketing, Charlene Richard.
Chacun des deux hôtels propose des spécificités uniques pour plaire à diverses clientèles. Le Roberval a subi des rénovations importantes : en 2019 on y a refait les planchers, on a changé la literie, refait des comptoirs de cuisines et des salles de bains. On y compte 75 chambres et suites, dont : 26 studios 1 lit Queen, 11 studios à 2 lits Queen, 15 suites une chambre plus sofa-lit, 17 suites une chambre plus lit mural, 6 suites deux chambres (dont 2 au sous-sol). Il propose un confort exceptionnel, une ambiance familiale peu importe la durée du séjour. Les travailleurs, étudiants ou chercheurs venus à Montréal pour de courtes ou longues périodes y trouvent un lieu de résidence temporaire des plus appréciés.

Labelle Roberval
Pour sa part, l’hôtel Labelle tout à côté a subi des rénovations importantes de ses planchers, on y a changé la literie et les rideaux et de nouveaux matelas ont été installés dans les chambres de 4 des 8 étages, en 2022 et 2023. On poursuivra au cours des prochains mois pour le reste du bâtiment. Il propose 97 chambres, dont 84 studios standards à 1 ou 2 lits Queen, 10 studios supérieurs à 1 ou 2 lits Queen, 2 suites junior et 1 suite exécutive. Cet hôtel accueille régulièrement des clients de tours opérateurs.

Labelle Roberval
Dans les deux établissements, les chambres et suites sont équipées de plusieurs commodités, dont une kitchenette, un réfrigérateur, un micro-ondes, la climatisation, le wifi gratuit et une foule d’autres accessoires. Des salles à petit déjeuner (inclus dans le séjour) vastes et accueillantes sont accessibles dans les deux hôtels. Enfin, les clients peuvent profiter de stationnements intérieurs.
Bien entendu, le personnel attentionné est formé pour respecter les principes d’inclusion et diversité pour toute la clientèle qui choisit d’y séjourner. Les gens de la communauté LGBTQ sont ainsi assurés d’y trouver respect et sécurité.
Enfin, la famille Charron, sensible au besoin de s’impliquer dans la communauté, accueille depuis plusieurs années des travailleurs et travailleuses immigrants de l’Ukraine. Ces immigrants légaux sont actuellement une quarantaine à y trouver un emploi et ce, à la satisfaction de la direction qui est fière de sa contribution à l’intégration de ces nouveaux arrivants.

Hôtel et Suites Labelle
hotellabelle.com
120, rue Labelle
Montréal, QC H2L 4C1
514 840-1151

Hôtel Le Roberval
leroberval.com
505, Bd. René-Lévesque Est
Montréal, QC H2L 5B6
514 286 2992

Vieux-saint-patrice

Des jolis villages du Kamouraska, au début de l’estuaire,  en passant par les villes pittoresques de Rivière-du-Loup, Cacouna et Trois-Pistoles, on passe progressivement des paysages de la vallée du Saint-Laurent aux paysages spectaculaires de mer à perte de vue. Le bleu devient omniprésent.

Rivière-du-Loup, la principale ville de la région avec ses 20,000 habitants, est un carrefour important qui relie le Témiscouata (et de là toute la vallée du fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick) à Charlevoix et au Saguenay via le traversier qui va à Saint-Siméon. C’est à Rivière-du-loup que le réseau autoroutier de la Transcanadienne bifurque à travers le Témiscouata vers les provinces maritimes.

Des croisières permettent d’aller observer les baleines du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent au large. Profitez d’un point de départ unique sur la rive sud du Saint-Laurent pour découvrir le plus beau site d’observation des baleines et partez à la rencontre des figures emblématiques du Saint-Laurent : rorquals, bélugas, phoques, marsouins et oiseaux. Au fil de la croisière, vous serez émerveillés par la beauté du littoral parsemé d’îles et de phares ancestraux qui ont façonné l’histoire de la région.

D’un point de vue patrimonial, le  Vieux-Saint-Patrice à l’ouest de la rue Fraser, rappelle cette époque où la bourgeoisie anglo-canadienne avait fait de ce secteur en bord de mer ses quartiers d’été. En y installant ses quartiers d’été de 1871 à 1890, le premier ministre canadien John A. MacDonald y attira de nombreux membres de ses cabinets. Au XXe siècle, les hommes politiques Ernest Lapointe et Louis Saint-Laurent poursuivirent cette tradition.  Aujourd’hui, le quartier compte de dizaines de somptueuses villas entourées de superbes aménagements paysagers.  Et ce secteur est tout à proximité de la jolie plage sablonneuse du village voisin de Notre-Dame-du-Portage.

Un des bijoux du circuit patrimonial du Vieux-Rivière-du-Loup. c’est le domaine seigneurial Fraser, classé site historique qui comprend un manoir, ses dépendances et son terrain. Le manoir, a été construit en 1829. Le sixième seigneur de Rivière-du-Loup, Alexandre Fraser acquiert le manoir en 1834, et le bâtiment sera habité par ses descendants durant 155 ans. Quand le manoir est rénové en 1888, les travaux sont effectués dans le style néo-Queen-Anne selon les plans commandés à l'architecte Georges-Émile Tanguay (1858-1923). Ayant subi peu de modifications depuis 1888, le manoir constitue le plus important exemple d'architecture résidentielle néo-Queen Anne à Rivière-du-Loup.

L’été, le centre-ville s’anime et offre plusieurs activités culturelles entre autres au Parc Blais. Il faut voir aussi le Parc des Chutes, depuis longtemps un lieu de rencontre pour les hommes gais de la région.

Pour découvrir la vie insulaire de l’estuaire, découvrez le circuit patrimonial de la pittoresque Ile Verte.  À quelques km de Rivière-du-Loup, l’Ile Verte est une destination idéale pour décrocher du stress de la vie moderne. Dans cette ile dont la population ne dépasse pas 50 habitants, on nomme les maisons par leurs anciens occupants. Le circuit touristique, comprend trois attraits importants: l’École Michaud, le Musée du squelette et le site du Phare. Le Phare de l’île Verte est un des premiers phares du Canada et le tout premier à être érigé sur le St-Laurent. Construit entre 1806 et 1809, il hébergea plusieurs gardiens et ce, jusqu’en 1972. Il est aujourd’hui considéré comme monument national et comme destination de choix pour les visiteurs du Québec.

À moins de 75 km de Gaspé, Percé est certainement la destination touristique par excellence de la Gaspésie. Du pic de l’aurore ou au détour de la Côte surprise, c’est un site d’une beauté exceptionnelle reconnu internationalement.  Le site naturel est enchanteur avec son célèbre Rocher Percé qui avait déjà été décrit et cartographié par Samuel de Champlain en 1603, et l’Ile Bonaventure, ce sanctuaire d’oiseaux juste en face, de l’autre côté de la baie.

Percé donne accès au Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé , refuge d'une colonie de fous de Bassan accueillant plus de 120 000 de ces oiseaux du mois d'avril au mois d'octobre, faisant de cette colonie la plus importante au monde, en plus d'être facile d'accès.

Au coeur de Percé, le nouveau Géoparc offre aux amateurs de géologie, d'aventures et d'émotions fortes une occasion unique de remonter le temps de 500 millions d'années. Sous le signe de la nouveauté et du plaisir, facilement accessible, c’est l’endroit pour se divertir au coeur des beautés exceptionnelles qu'offre Percé et tomber sous le charme de secrets méconnus. Fin août, Percé convie les cinéphiles aux Percéïdes, un festival international de cinéma d’auteur et d’art.

Percé compte d’excellentes tables et plusieurs établissements homosympas, du gite à l’hôtel. C’est un arrêt incontournable lors d’un voyage en Gaspésie. La boutique Wazo, dont les créations ont suivi Guy Laliberté lors de son voyage dans l’espace, maintenant relocalisée rue De L’Église, offre aux visiteurs des bijoux originaux tous faits avec des pierres de la Gaspésie.

C’est au Coin-du-Banc, huit km au nord du cœur de Percé, que se trouve la plus belle plage de la région. La plage du Coin-du-Banc s’étend sur plusieurs km et les eaux peuvent y prendre une couleur turquoise qui tranche avec le bleu de la mer au loin. On y contemple le Rocher Percé, l’Anse de Canne-de-Roches et ses falaises rouges et grises. Au bout de la plage, on pratique le naturisme depuis des décennies. Cette plage incite à la promenade  à la recherche d’agates et les levers de soleil et de lune y sont exceptionnels.

C’est aussi au Coin-du-Banc que se trouve la rivière du Portage, qu’on appelle ici la rivière aux Émeraudes. Ce site magnifique constitue l’un des points de départ du sentier des Rivières qui s’étend sur 27 kilomètres à travers la forêt jusqu’à L’Anse-à-Beaufils au sud de Percé. On pourra admirer sa chute et s’y baigner. On l’appelle rivière aux émeraudes à cause de la profondeur des eaux et de la couleur des pierres au fond qui lui donne une apparence verte.

Côté culturel, il ne faut pas manquer de visiter au sud de Percé l'ancienne usine de transformation de poissons, la Vieille Usine de l'Anse-à-Beaufils, devenue depuis des années le carrefour culturel de la région avec ses salles de spectacles et son bar et bistro sur le quai. À proximité, le Magasin historique fait revivre l’époque du magasin général, tenu souvent dans cette région par des jersiais. De l’autre côté de l’anse, juste en face de la Vieille Usine, s’est installée la Microbrasserie Pit Caribou où vous pourrez découvrir les bières locales tout en profitant de la terrasse sur l’eau.

À quelques km au sud de l’Anse à Beaufils, la plage de Cap d'Espoir est facile d'accès à partir de la route 132 et très populaire auprès des visiteurs et des gens de la région.

Rimouski marina

Dans le Bas-du-fleuve,  juste avant d’arriver en Gaspésie, Rimouski est la principale ville de tout l’Est du Québec avec ses  46,000 habitants. Cette charmante ville universitaire compte plusieurs établissements homosympas et une vie culturelle et nocturne active concentrée le long du boulevard Saint-Germain. Sertie de ces deux joyaux que sont Le Bic à l’ouest et Saint-Luce-sur-mer à l’est, la région offre un large éventail de tous les plaisirs maritimes, de la plage sablonneuse au kayak sur mer.

Rimouski compte quatre musées qui vous plongeront dans l’univers marin. []Le plus important est le Site historique maritime de la Pointe-au-Père. Visitez les anciens bâtiments de la station de phare et ce phare qui a joué un rôle central dans l'histoire de la navigation sur le Saint-Laurent. Érigé en 1909, c’est l'un des plus hauts au Canada. La visite permet d'atteindre son sommet et de profiter d'une vue fantastique.

Le Musée Empress of Ireland raconte l'histoire beaucoup moins connue que celle du Titanic, mais toute aussi tragique de l'Empress of Ireland. De sa construction, en 1906, jusqu'au naufrage qui fit 1012 victimes, en 1914, vous apprendrez tout sur ce magnifique navire. Découvrez la collection d'objets prélevés sur l'épave, des photos, des bornes interactives et des témoignages de passagers. Un spectacle multimédia vous plongera dans l'atmosphère de cette nuit tragique. Vous pouvez aussi y monter à bord de l’Onondaga, le seul sous-marin accessible au public au Canada. En entrant dans le navire vous découvrirez le quotidien d’une soixantaine d’hommes, qui vivaient confinés pendant des mois dans un sous-marin de 90 mètres. La visite audioguidée vous plongera dans ce monde fascinant et inconnu. Il est aussi possible de passer une soirée et une nuit à bord pour vivre l’expérience comme si vous étiez sous-marinier!

En prenant une navette à la marina de Rimouski, on peut accéder à l’Ile Saint-Barnabé, à trois km au large, un lieu de migration de plus de 72 espèces d’oiseaux dont le cormoran et le grand héron.

À visiter aussi, la maison Lamontagne, une maison à colombages pierroté, classée monument historique. Cette demeure, qui représente un des derniers vestiges de ce type d'architecture en Nouvelle-France, fut construite vers 1744.  Au plan carré initial, une rallonge est ajoutée en 1819. C’est aujourd’hui un centre d’interprétation de la vie en Nouvelle-France.

À une dizaine de km de Rimouski, retournez mil ans en arrière aux origines de la civilisation occidentale à la Feste Médiévale de Saint-Marcellin en août. Trois jours de célébrations, tournois, foire et spectacles sont au programme ainsi que le célèbre banquet du Seigneur des lieux. Visitez le Bourg médiéval soigneusement reconstitué, avec sa tour de guet de quinze mètres, son trébuchet et ses décors qui vous transporteront en l'an mil.

Lors de la fin de semaine de la Fête du Travail, le centre-ville de Rimouski s’anime pour  la 30e édition de son festival de jazz. L’organisation propose, cette année encore, une programmation qui mettra en vedette des figures mondiales du jazz, des virtuoses en pleine ascension internationale, des visages incontournables de la scène québécoise, des jeunes musiciens de la relève et plusieurs artistes régionaux du jazz bien en vue.

Parc national du bicLe Bic

À l’ouest de Rimouski, sur le bord du Saint-Laurent, le parc national du Bic vous attend avec ses caps, ses baies, ses anses, ses îles et ses montagnes qui dessinent un paysage exceptionnel. Des milliers d'oiseaux marins viennent y nicher et des plantes rares fleurissent sur les caps rocheux. Ce petit parc national est unique avec ses caps, anses, îles et montagnes de carte postale. À l’entrée du parc national, l’Auberge du Mange-Grenouille sise dans un bâtiment datant des années 1840, est une des auberges les plus recherchées de la region.

Profitez de votre visite au Bic, pour découvrir une des fermes les plus originales de la région. La Ferme C’est la faute des Biquettes vous offre une visite animée ludoéducative, plus de quinze espèces d’animaux dans un lieu propre et accueillant. Découvrez les particularités des moutons (bergerie en exploitation) chèvres, lamas, lapins, cochons, poules, autruches et plusieurs autres. Loin d’une simple visite, vous vivrez ici, une expérience où humour et informations pertinentes sont à l’honneur. En plus de voir, nourrir et toucher plusieurs espèces, vous comprendrez aussi la vie à la ferme. Le propriétaire François Gagnon est un ami de la communauté.

Parc Labelle

Aux pieds de montagnes des Laurentides et traversée par la rivière du Nord, Saint-Jérôme est la plus importance ville des Laurentides avec quelque 75,000 habitants. Son développement n’est pas étranger au travail colossal du légendaire curé Labelle dont la statue orne le parc qui lui est consacré au centre-ville devant la cathédrale.

Au XIXe siècle, le curé Antoine Labelle, abbé de Saint-Jérôme, a travaillé d’arrache-pied à la colonisation de la région afin de freiner l'exode des Québécois vers les États-Unis. Claude-Henri Grignon l’a immortalisé dans son oeuvre culte Un homme et son péché. Comme les villages se retrouvaient isolés durant l'hiver avec des routes impraticables, il fit pression auprès du gouvernement afin de créer une ligne de chemin de fer pour desservir les Pays d'en haut. Prélat catholique de 1868 à 1891, il réussit à faire relier St-Jérôme à Montréal par train dès 1876. Puis le chemin de fer sera prolongé progressivement pour atteindre finalement Mont-Laurier en 1909.

Le P’tit train du Nord permit aux villages des Laurentides de s'approvisionner durant toute l'année, d'améliorer les postes et d'installer le télégraphe. Mais il permit aussi d'exporter le bois de chauffage vers Montréal, contribuant ainsi au développement de la région. Il attira également des dizaines de milliers de touristes à chaque hiver, venus pratiquer le ski et fut à l’origine du développement touristique des Laurentides.

Avec la construction de routes praticables à l’année, puis de l’autoroute des Laurentides, le train périclita et aujourd’hui la piste cyclable et piétonnière rappelle son tracé. Dans chaque ville sur son tracé, on garde la mémoire de la gare qui jadis jouait un rôle si important dans la vie quotidienne. Et le nom du Curé Labelle est partout.

Ville industrielle et administrative, Saint-Jérôme est aussi la seule ville universitaire de la région avec ses institutions collégiale et universitaire. On trouve ici une vibration jeune et urbaine qui tranche avec les banlieues des Basses-Laurentides et les villes à vocation récréotouristique plus au nord. Cette vibration urbaine est perceptible au centre-ville, autour de la rue Saint-Georges. C’est là qu’on trouve la plupart des meilleurs restaurants, les cafés et bars branchés. L’été, leurs belles terrasses envahissent le domaine public. Vous les trouverez aisément entre le parc Antoine-Labelle et la place de la Gare. Le secteur est en plein redéveloppement avec la nouvelle salle de spectacle de 800 places qui est en construction à côté de la Place de la Gare dont l’ouverture est prévue en 2017. À deux pas, le marché public de Saint-Jérôme est un rendez-vous des producteurs maraîchers où l’on peut trouver fruits et légumes frais ainsi que des plantes, fleurs, fines herbes, produits de l'érable, pain, et pâtisseries.

Bromont Balnéa

À mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke, à quelques km de Granby, Bromont jouit d’un cadre naturel enchanteur autour d’une montagne à plusieurs sommets qu’on appelle le mont Brome (d’où le nom Bromont), le mont Gale et un plus petit pic, presqu'une colline, le mont Soleil. La plaine autour de cette masse montagneuse est plate et vallonnée par endroits, traversée par la rivière Yamaska qui prend sa source dans le lac Brome. Entre ces pics montagneux, les lacs Bromont et Gale sont alimentés par les sources de la montagne. Un des dernières montérégiennes, le mont Brome avec plus de 500 mètres est la deuxième en altitude après le mont Mégantic.

Ce cadre enchanteur en a fait une destination plein-air de villégiature quatre-saisons, Une grande partie du mont Brome accueille Bromont, montagne d'expériences, un méga-complexe touristique qui comprend des installations majeures de ski alpin, un méga-parc aquatique, des résidences de vacances et des habitations résidentielles, mais un domaine naturel sur le mont Gale compte aussi sur une zone protégée, réunissant des terrains privés à des buts de conservation et de randonnée. La montagne est le plus grand domaine skiable éclairé en Amérique du Nord avec 143 pistes et sous-bois répartis sur sept versants.

Ville créée en 1964 par le regroupement de divers villages, le développement de Bromont a d’abord été planifié comme une ville-modèle inspirée du concept de cité-jardin. Le tourisme est devenu au fil des années la principale activité économique de la ville qui s’est étendue en fusionnant d’autres villages. De nombreux montréalais y ont une résidence secondaire quand ils n’ont pas choisi d’y vivre.

Un des joyaux de Bromont, c’est le Spa Balnéa, la plus grande station thermale au Québec. Le spa surplombe une réserve naturelle d’une beauté à couper le souffle. Son architecture d’avant-garde et la splendeur du site en font un lieu d’exception. Avec un large éventail de services incluant rituels de soins de beauté et massages inspirés des quatre coins du monde, des aires de repos éclectiques, un club de plage d’inspiration méditerranéenne, une fine cuisine saisonnière et une carte des vins élaborée, de la randonnée en montagne et du yoga aux abords de son lac privé, ce spa porte à un nouveau niveau l’expérience thermale. Outre Balnéa, la région compte plusieurs établissements plus petits qui offrent de services de spa pour ceux qui préfèrent une expérience plus intimiste. À Saint-Alphonse de Granby, à quelques km, Bain de nature offre un gite du passant et un centre de naturisme pour hommes dans un décor enchanteur avec des jardins magnifiques et un étang.

Bromont compte plusieurs établissements homosympas dont quelques auberges et gites sympathiques et romantiques idéals pour le cocooning.

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La Matawinie qui s’étend à tout le bassin de la rivière Matawin, un affluent de la Saint-Maurice, couvre les deux tiers du territoire de Lanaudière. C’est la zone récréative par excellence pour les amateurs de plein-air.

À quelques km de Sainte-Julienne, Rawdon est l’une des villes de province les plus multiethniques du Québec. Le village a été fondé par des squatters irlandais, suivis d’Écossais, d’Anglais, de Loyalistes avant que la population francophone y devienne majoritaire vers 1840. Au début du XXe siècle, c’est au tour des Russes, Polonais, et Ukrainiens de s’y installer. Aujourd’hui, Rawdon célèbre cet héritage multiethnique.

À Rawdon probablement plus qu’ailleurs dans Lanaudière on peut observer la diversité des conifères qui poussent dans la région. Les pins parasols dominent dans le paysage. Traversé par les rivières Rouge et Ouareau, Rawdon est une ville d’eau. Il faut visiter le parc des Cascades et les chutes Dorwin. Comme c’est ici le piémont, on peut y pratiquer un large éventail d’activités de plein-air. Plage, parcours aérien d’arbre en arbre, patinage, équitation, traîneau à chiens, ski, excursions en kayak et campings vous attendent.

En reprenant la route 125 vers le nord, on atteint la partie lanaudoise du Parc national du Mont-Tremblant. Aux portes du parc, le village de Saint-Donat est un important site touristique avec ses centres de ski alpin au Mont-Garceau et au Mont La Réserve, les croisières sur le Lac Archambault et le Festival des couleurs à l'automne. Le village compte de nombreux restaurants et, tout autour, de nombreux hôtels, auberges ou gîtes du passant.

Les activités de plein-air sont nombreuses à Saint-Donat. Pour les amants de l'hiver, les sentiers de ski de fond et de raquette, généralement en partance du centre du village, abondent et vont dans toutes les directions. Il en va de même pour les sentiers aménagés pour les amateurs de motoneige dont Saint-Donat est en quelque sorte un relais. En été, les lacs sont tous très occupés et ce par de nombreux sportifs pratiquant la natation, la voile, la planche à voile ou d'autres loisirs reliés à l'eau. En automne, les artistes du village ou des environs exposent leurs œuvres pendant les fins de semaine du Festival des couleurs. Une piste cyclable traverse la municipalité le long de la rue Principale, et le sentier des marécages permet les promenades et l'observation des oiseaux.

En empruntant la route 131 à partir de Joliette, on peut s’engager encore plus profondément en forêt et se rendre jusqu’à Saint-Michel des Saints. Sur la route, Saint-Zénon est l’une des localités les plus hautes du Québec. Le village a été fondé en 1866 lorsque la colonisation s’est tournée vers le Nord, ici plus intéressée par la forêt que par la terre. Avant d’arriver au village, faites une randonnée pédestre dans le parc régional des Sept-Chutes. Au village, depuis le belvédère à l’arrière de l’église, contemplez la coulée des Nymphes. Les aménagements panoramiques, les horizons exceptionnels, la forêt protégée et la réserve faunique font de Saint-Zénon une destination touristique qu’affectionnent les amants de la nature. Vous êtes ici au coeur de la Matawinie et dans la capitale de la motoneige au Québec. C’est aussi un haut lieu de pêche, été comme hiver, en raison de sa forte concentration de pourvoiries.

Ceux qui veulent faire l’expérience de vivre à la manière des Premières Nations, voudront poursuivre la route encore plus au nord que Saint-Michel-des-Saints jusqu’à la communauté atikamekw de Manawan . Tourisme Manawan vous invite à y vivre une expérience authentique dans un cadre naturel en découvrant les rites, les traditions, l’artisanat amérindien et plus encore.

 

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Né à Québec il y a soixante ans, Yvon Goulet est un artiste-peintre dont l’œuvre est intimement associée au Village où il peint et habite. C’est un artiste recycleur qui aime utiliser les matériaux de récupération comme support à l'expression de sa création. En 1988, il complète un baccalauréat en arts à l'Université du Québec en Outaouais et en 1989 il participe à un stage d'art et environnement avec Philip Fry de l'Université d'Ottawa. Certaines de ses oeuvres font partie des collections de divers musées dont le Musée national des Beaux-Arts du Québec et la banque d’œuvres du Musée des Beaux-Arts du Canada. L'une d'elle forme la couverture de la dernière édition de La cité dans l'œuf de Michel Tremblay. Yvon Goulet a exposé ses hommes du Village à plusieurs reprises au Québec et à l'étranger. En 2002 il a participé à l'exposition itinérante Le corps gai au vieux Palais de justice de Saint-Jérôme, puis à Québec. De 1992 à 2002, il a participé à diverses expositions d’Ottawa au Japon, en passant par Paris, Bruxelles et Barcelone.

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Yvon Goulet agit en tant qu'historien visuel à la recherche d'artefacts culturels dans le Village. Ses tableaux, inspirés des événements festifs et culturels de la communauté gaie, lui permettent d'exprimer le quotidien, d'enregistrer l'événement et de mettre en scène le corps masculin comme participant actif au sein de la communauté gaie. "J'exprime le milieu dans lequel je vis c'est-à-dire en gros le Village. Le corps de l'homme, à la différence de beaucoup d'autres artistes, est pour moi non pas une finalité, mais un accessoire qui me permet d'aller vers une représentation urbaine et aussi vers un constat social de mon époque". Toujours parcellés, divisés, construits, ses tableaux juxtaposent une multitude de fragments épisodiques reliés aux moeurs gaies qui, un coup assemblés, forment une vision pluridimensionnelle de la communauté gaie. Chaque année, il participe au Festival international Montréal en Arts et vous le rencontrerez assurément si vous arpentez les rues du Village.

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