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Archive du blog pour mai 2019

Peuplé depuis des milliers d'années par des peuples algonquiens, le Témiscamingue est devenu à la fin du XVIIe siècle un lieu de contact et d'échanges avec les Premières Nations vivant au sud de la Baie d'Hudson dans le cadre de la traite des fourrures. Les Français y établirent un fort à cette fin en 1689 et la région devint rapidement une zone de tensions avec les marchands anglais établis autour de la Baie d'Hudson. Quand le traité d'Utrecht reconnut la Baie d'Hudson comme une zone d'influence anglaise, le fort Témiscamingue fut déplacé sur son emplacement actuel au sud de Ville-Marie en 1720. 

Frère Moffet

Légendaire Frère Moffet

C'est autour de ce fort que les Oblats établirent en mission en 1863 et entreprirent par la suite la colonisation des terres défrichées par les entreprises forestières en y attirant des familles de cultivateurs venues des autres régions du Québec.  On attribue le développement de l'agriculture dans la région à l'obstination du frère Moffet dont on relate l'histoire à la Maison du frère Moffet au coeur de Ville-Marie. Construite en 1881, c'est l a plus ancienne résidence toujours existante de la région. Classée monument historique, c'est aujourd'hui un musée où on vous racontera les légendes entourant ce personnage historique. C'est son obstination  cà développer l'agriculture qui donna naissance au village de Ville-Marie à la fin du XIXe siècle, puis aux autres villages de la région qui se concentrent au nord du vaste lac Témiscamingue qui s'étire sur plus de 100 km. 

C'est le micro-climat créé par ce vaste lac de 400 km carrés qui a permis le développement d'un riche terroir en pleine forêt boréale. La forêt mixte de feuillus et de conifères autour du lac témoigne de ce micro-climat tout en contraste avec la forêt boréale typique de l'Abitibi où domine l'épinette noire quelques dizaines de km plus au nord.

Aujourd'hui, le site historique national du Fort Témiscamingue rappelle que ce lieu fut un carrefour d'échanges entre Européens, Québécois, Canadiens et Premières Nations pendant deux siècles. Vous y découvrirez comment on y vivait et commerçait au XVIIIe et XIXe siècles.

On pense la plupart du temps dans les milieux culturels à Samuel Larochelle, le jeune auteur originaire d'Amos qui est président d'honneur du Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue qui s'ouvre aujourd'hui, comme à un romancier. On oublie trop souvent que c'est aussi un journaliste touche à tout (ou presque). On lui doit notamment une série d'articles sur l'impact du tourisme rose à Montréal, sa ville d'adoption, dans la foulée d'une étude réalisée en 2012 par Tourisme Montréal auprès des visiteurs venus dans la métropole qui révélait que les 6% de visiteurs qui s'étaient identifiés comme gais ou lesbiennes, représentaient 10% des dépenses touristiques effectuées à Montréal, soit 67% de plus que le touriste moyen.
"Environ 6% des touristes venus à Montréal en 2012 sont gais, selon Tourisme Montréal, et ont été associés à 10% des dépenses totales, soit plus de 240 millions de dollars. En prenant conscience de l'impact indéniable du tourisme rose, plusieurs destinations internationales livrent bataille à Montréal afin de séduire la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre (LGBT).Les chiffres sont sans équivoque: les gais et lesbiennes voyagent plus et dépensent plus que les hétéros." y soulignait-il.
Sans surprise, cette plus grande habilité à dépenser est liée au fait que la vaste majorité des touristes gais et lesbiennes n'ont pas d'enfants.
"Selon une étude de Out Now Consulting, le potentiel du marché touristique LGBT mondial pour les voyages d'agrément est passé de 165 milliards de dollars en 2012 à 181 milliards en 2013. Parmi les facteurs influençant le pouvoir d'achat des gais et lesbiennes, notons que 94,3% des touristes LGBT qui ont visité Montréal l'an dernier n'avaient pas d'enfant à la maison, selon Community Marketing." poursuivait-il.

On peut lire ces reportages de Samuel qui ont grandement contribué à stimuler l'intérêt pour le tourisme LGBT au Québec sur le site de La Presse.

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/quebec/201307/26/01-4674509-tourisme-rose-montreal-mise-sur-sa-difference.php

À l'initiative de la Coalition d'aide à la diversité sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue, quelque 175 commerces et établissements de la région ont arboré fièrement le drapeau arc-en-ciel à l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, le 17 mai. L'initiative a été particulièrement remarquée à Rouyn-Noranda où plusieurs commerces des principales artères commerciales du centre-ville ont arboré le drapeau arc-en-ciel.

La Coalition d'aide à la diversité sexuelle de l'Abitibi-Témiscamingue, un regroupement d'organismes communautaires de la région oeuvre depuis 15 ans à combattre l'homophobie et la transphobie et assurer un accueil adéquat aux personnes LGBT. 

Le Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue qui se déroule du 23 au 26 mai à Amos, fait une belle place à la relève littéraire  LGBT. C'est en effet l'amossois d'origine Samuel Larochelle qui sera le président d'honneur du 43e Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue qui se déroule à Amos du 23 au 26 mai 2019. Le journaliste indépendant et auteur s'est fait connaître depuis six ans avec ses romans et nouvelles après la parition de son premier roman "À cause des garçons". L'auteur sera présent en kiosque et participera à diverses activités.

Antoine Charbonneau-Demers

Comme président d'honneur,  Samuel Larochelle  s'est fait plaisir en invitant certains de ses auteurs coups de cœur à réciter un texte sur une thématique précise, le rapport aux racines et à sa région. Parmi les auteurs invités, aux côtés des Patrice Godin, Virginia Pésémapéo-Bordeleau, Valérie Chevalier, Louise Portal, Frédérique Dufort, Simon Lafrance et Michaël Bédard, on retrouve le jeune auteur gai de 24 ans Antoine Charbonneau-Demers, originaire de Rouyn-Noranda. Diplômé en création littéraire et du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Antoine Charbonneau-Demers a publié en 2016, Coco, son premier roman, pour lequel il a reçu le prix Robert-Cliche. Il revient présenter son deuxième roman Good Boy.

Samuel Champagne

Le salon reçoit aussi l'auteur Samuel Champagne qui se spécialise en littérature jeunesse LGBT. Après avoir complété une maîtrise portant sur la thématique homosexuelle dans les romans pour adolescents publiés au Québec, il a écrit Recrue, son premier roman, publié aux Éditions de Mortagne dans la collection « Tabou ». Son deuxième et son troisième romans, Garçon manqué et Éloi, parus dans la même collection, traitent quant à eux de la transsexualité. Ils furent les premiers romans de fiction pour adolescents sur cette question à être publiés au Québec. Garçon manqué a d'ailleurs reçu le prix AQPF-ANEL, en 2015. 

Samuel a également fait paraître Quand le destin s'en mèle en 2016 et, en 2017, a écrit la nouvelle Les premières fois, dans le collectif L'amour au cœur de la vie, publié chez Québec Amérique, en plus de publier Trans, un récit autobiographique relatant sa transition de genre. En mars 2016, il s’est vu remettre le Prix relève du CMCC – La Fabrique culturelle. Ce prix venait souligner l’excellence de son travail et l’appuyer dans la poursuite de son parcours artistique professionnel. En 2018, il a été invité d'honneur au Salon du livre de Montréal. Samuel s’est toujours intéressé aux histoires qui sortent de l’ordinaire. Transsexuel et homosexuel, il est vite préoccupé par l’absence de littérature où lui et ses pairs, particulièrement à l’adolescence, peuvent se reconnaître. Ce vide a été le déclencheur de toutes ses études et le stimule constamment dans son écriture. Il termine d'ailleurs une thèse de doctorat sur la thématique du placard en littérature et espère pouvoir poursuivre ses recherches au post doctorat. 

Auteur au talent d’écriture évident, ses histoires touchent notre sensibilité et permettent à tous de comprendre et d’accepter la complexité de l’humain que nous sommes. C'est pourquoi il a décidé d'orienter son écriture vers les thématiques LGBT et de donner voix à des personnages à la sexualité ou l'identité de genre minoritaire. C'est aussi la raison d'être de la nouvelle collection des Éditions de Mortagne : 

« Kaléidoscope », dans laquelle Samuel  a fait paraître ses trois premiers romans. Il est fermement convaincu que ces personnages et leurs histoires peuvent instaurer un dialogue, donner confiance aux lecteurs et démontrer la beauté de la diversité humaine.

Samuel Champagne participera samedi 25 Mai à une table ronde sur la diversité.

Salon du livre de l'Abitibi-Témiscamingue 2019

Le 17 mai 2019, à l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie et la transphobie, Val d'Or s'est jointe à la liste des villes québécoises célébrant la Fierté LGBT.

Après avoir souligné pendant six ans le 17 mai, cette année, c'est pour la première fois un véritable festival de trois jours qui s'est amorcé avec un défilé dans les rues du centre-ville de la place du Marché Agnico-Eagle à l'hôtel de ville auquel ont participé environ 200 membres de la communauté LGBT abitibienne.

Le défilé était suivi d'un souper communautaire dans la salle de la place du marché et la soirée se terminait en soirée karaoké. 

Le festival se poursuit samedi 18 avec la journée communautaire au Parc Albert Dumais au centre-ville avec des kiosques, prestations culturelles et T-Dance en fin de journée avec les Karao Kings Dale et Stéphane. La journée communautaire accueille un enfant prodigue de l'Abitibi, le chroniqueur et romancier Samuel Larochelle. En soirée, Fierté Val d'or organise une soirée de financement avec Rita Baga qui promet d'être le plus gros spectacle de drag queens et kings hors Montréal. 

Le dimanche 19 mai, Yannick Brouillette, nouveau directeur de la Société de développement commercial du Village à Montréal, originaire de Val d'Or, sera le conférencier du Brunch à Matante Rita en clôture de festival.

Fierté Val d'Or  bannière

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