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Archive du blog pour 2026

Lorsque Carole Savoie a décidé de devenir aubergiste, il y a 25 ans, elle fut bien fière de pouvoir profiter d’une opportunité comme celle-là : une maison ancestrale historique de style victorien construite en 1880, en plein cœur de Bouctouche, jumelée à un restaurant voisin autrefois exploité par son proprio d’alors, un certain M. Arsenault, mais fermé depuis un certain temps.


Avec sa famille, elle a entrepris l’acquisition de cet ensemble immobilier et de transformer la résidence en gîte touristique. Le choix du nom La Sagouine s’est vite imposé. La Sagouine, un des grands personnages créés par Antonine Maillet, originaire de Bouctouche, est devenue la porte-parole de tout un peuple. Cette femme, d'origine modeste, à travers des mots vieillis, rares et poétiques, nous ramène à une chose primordiale : la dignité humaine.

Gîte la Sagouine

Depuis la création du personnage de La Sagouine en 1971, par la comédienne Viola Léger, ce texte est rapidement devenu un phénomène plus grand que nature, non seulement au Canada, mais ailleurs dans le monde.. Il allait donc de soi que le gîte de Carole Savoie en porte le nom.

 Gîte la Sagouine Gîte la Sagouine
Ainsi, on a créé 4 chambres et deux suites, toutes avec salle de bain privée. Les chambres offrent aussi le téléviseur avec câble, le wifi, un mini-frigo et un climatiseur. La suite de luxe comprend en plus un four micro-ondes, un grille-pain et une cafetière.

Gîte la Sagouine
Autant dans les chambres que dans les espaces communs, on trouve du mobilier ancien et de belles antiquités. Chaque espace est décoré dans un style différent. Carole Savoie précise que le gîte La Sagouine a fait l’objet de rénovations au fil des ans, dont les plus récentes sont deux salles de bain en 2023. On a procédé à des travaux de peinture également.

Gîte la Sagouine
En parallèle, le Gîte La Sagouine est aussi propriétaire du restaurant voisin qui porte le même nom et qui est reconnu par les gens du coin autant que par les visiteurs de passage pour sa cuisine acadienne et ses fruits de mer, notamment. Le menu propose également une variété de plats populaires (entrées, soupes, salades, sandwiches, poulet, bœuf, desserts, etc.) en plus du permis de boisson offrant une variété de bières, vins et cocktails.

Gîte la Sagouine
C’est aussi pour ses fameux déjeuners qu’on y vient. Ses assiettes brunch et autres spécialités sont toujours populaires et appréciées. Le fils de Carole Savoie assiste le personnel en cuisine pour le service des déjeuners entre autres. De plus, entre le gîte et le restaurant, on a aménagé une magnifique terrasse pour le grand plaisir de la clientèle.


Par ailleurs, on a créé à Bouctouche il y a 30 ans, un peu avant l’ouverture du gîte, l’attraction historique et touristique Le Pays de la Sagouine. Il s’agit d’un village théâtral sur une petite ile au milieu de la baie de Bouctouche. Le Pays de la Sagouine, c’est tout d’abord un lieu de rencontre où l’imaginaire d’Antonine Maillet donne vie à de nombreux personnages tous plus attachants les uns que les autres.
En 2023, on y a présenté jusqu’à la mi-octobre le nouveau spectacle Akadi Lumina, créé par la firme Moment Factory. Un sentier de 1,5 km dans un boisé s’anime aux couleurs de la culture acadienne à travers la lumière, la poésie, la projection vidéo et la musique, pour percevoir ce qui brille tout au fond de l'âme de l'Acadie.

Gîte la Sagouine
Les visiteurs de passage ou les gens du coin qui viennent découvrir cette attraction unique peuvent aller savourer le calme du gîte La Sagouine après une journée à explorer Bouctouche, ou encore y déguster un succulent repas. En plus de sa localisation en bord de mer, Bouctouche propose des attractions animées, des dunes caressées par le vent marin et ses habitants sympathiques vous accueillent comme si vous étiez de la famille.

Le Gîte de la Sagouine
sagouine.nb.ca
45, Boul. Irving
Bouctouche, NB E4S 3J5
506 743-5554

Après avoir travaillé pendant six ans à l'atelier-boutique À marée basse, la photographe et designer graphique Maude Jomphe a décidé en 2022 de se lancer dans l'aventure de Maison Papier, à la fois boutique, galerie et lieu d'événement. Sa motivation : favoriser la découverte d'artistes madelinots aux visiteurs tout en rendant leur art davantage accessible et abordable.

Passionnée par le design, les arts, et les Iles de la Madeleine, sa terre-territoire d'accueil depuis plus de 15 ans, elle souhaite faire rayonner le talent des artistes d'ici. « Je souhaite les faire rayonner davantage, afin de permettre à un plus large public de découvrir les artistes, de tisser des liens sensibles avec leur démarche et de pouvoir s’entourer d’œuvres qui inspirent et embellissent le quotidien », explique-t-elle alors que Maison Papier a fêté ses deux ans en juin dernier.

Maison Papier Maison Papier

M A I S O N P A P I E R présente le travail d’artistes en arts visuels des Îles de la Madeleine sous forme de reproductions imprimées sur papier. Chaque œuvre sélectionnée est photographiée, retouchée, puis imprimée avec des encres à pigments sur un papier au fini lisse et mat. Le résultat se traduit par une reproduction fidèle et vibrante des couleurs, et un rendu tout en finesse des détails et subtilités de l'œuvre originale.

Une redevance pour les droits de reproduction est versée à l’artiste pour chaque affiche vendue.

Maison Papier Maison Papier

Fait intéressant et original, parmi les étapes qui constituent la structure de Maison Papier, une s'avère particulièrement précieuse. On propose la visite de l'atelier de l'artiste, cet antre sacré, intime et rempli d'énergie créative.

Maison Papier 

La galerie-boutique Maison Papier loge au rez-de-chaussée du Petit hôtel de la Montagne, à Bassin, sur l'île du Havre-Aubert. L'endroit restera ouvert toute l'année, à titre de café. On vérifie les horaires sur sa page Facebook.

Maison PapierMaison Papier

maisonpapier.ca
2979 Chemin de la Montagne
Bassin, QC G4T 0A4
(418) 937-4279

Lorsque qu’on fait référence à Cap-aux-Pierres, on pense à un grand hôtel avec vue sur un site exceptionnel en surplomb du fleuve. Pour plusieurs, c’est avant tout une excellente table au réputé restaurant La marée haute.
L’hôtel trône dans le paysage depuis 1967. Le bâtiment actuel remplace l’original suite à un sinistre en 1976. Contre vents et marées Cap-aux-Pierres a su relever et maintenir sa réputation d’hospitalité et de qualité culinaire.

Marée Haute Hôtel Cap-aux-pierres

 Les amateurs apprécient particulièrement le pot-au-feu de la Marée haute, un plat qui vaut à lui seul le déplacement. Le menu de table d’hôte varie constamment pour offrir des spécialités locales et régionales. Le matin, c’est le buffet américain qui est proposé.
Dès qu’on arrive sur le site, on se rend compte de l’importance des installations et du soin qu’on consacre à l’accueil et à la qualité du séjour.

Hôtel Cap-aux-Pierres estuaire

L’impact du panorama séduit tout de suite. Deux piscines, intérieure et extérieure, permettent de passer du bon temps. Un parcours de mini-golf offre des heures de plaisir à ses adeptes.
On peut loger dans une des 52 unités de motel connexes, toutes aussi confortables et offrant une vue sur le large. Sinon, les 45 chambres sur deux étages du bâtiment principal séduiront par leur confort et la proximité de tous les services.
Et que dire des levers de soleil fabuleux ! Ça ajoute au caractère spécifique de l’endroit. Le meilleur moyen d’en être davantage convaincu, c’est d’aller y séjourner.

Hôtel Cap-aux-Pierres
hotelcapauxpierres.com
444, chemin de la Baleine,
L'Isle-aux-Coudres, Québec, G0A 2A0
418.438.2711

Si on n’est pas originaire de la Côte-Nord, en particulier de Baie Comeau, le nom de St-Pancrace ne nous est pas familier. Mais là-bas, 10 ans après la fondation de la microbrasserie qu’on a baptisée de ce nom, tout le monde en connaît l’origine, et la légende qui en découle.


Les propriétaires associés de la Microbrasserie St-Pancrace, André Morin, Karine Savard et Pierre-Antoine Morin, sont fiers de leur création et de son évolution. D’abord un pub au centre-ville, Place LaSalle, en 2013, où on crée la première bière, la Uapishka, dans un coin de cuisine et au sous-sol, une bière blanche de blé légèrement voilée qui présente un goût rafraîchissant de coriandre et d’écorce d’orange.

St-Pancrace
On y a ajouté depuis 2017 une usine de production et une boutique, boulevard Comeau, pour répondre aux besoins et à la demande grandissante. On y brasse aujourd’hui 26 bières régulières et saisonnières, en plus de deux sans alcool.


Les associés y ont installé un coin historique où on peut suivre toute l’évolution de l’entreprise et de ses produits au fil des ans, dans une présentation 3D et multimédias des plus fascinantes. Bref, on y apprend que l’inspiration des fondateurs provient d’une légende locale bien connue.

 
Le fleuve St-Laurent était à l’époque le théâtre de contrebande d’alcools. En 1932, dans une baie située entre Baie-Comeau et Franquelin, un navire de la douane intercepte le Aileen McDonald, une embarcation d’un bootlegger renommé. Pris de panique, les hommes de main balancent la cargaison par-dessus bord qui se disperse dans le courant.

St-Pancrace St-Pancrace
Il n’en fallait pas plus pour que cette histoire inspire le nom et le logo de la microbrasserie, un baril flottant dans la Baie St-Pancrace.
Fait intéressant : chaque bière a son histoire, sa source de légende. Cela ajoute à l’effet de la fierté régionale de l’équipe de la St-Pancrace. Par exemple, la Sinueuse. Brassée en l’honneur du 40e anniversaire de fondation de Fermont, en 2014, la Sinueuse célèbre la vivacité des gens du Nord. Évoquant la route 389, elle invite à la découverte ceux qui n’ont pas froid aux yeux.


C’est dans les cuves de Pit Caribou en Gaspésie que les premières bières ont été brassées en 2013. Dès l’année suivante, on entreprend le premier brassin à Baie Comeau et les bouteilles arrivent en épiceries et dépanneurs de la région en fin 2014. Au cours des années qui précèdent l’ouverture de l’usine, on élabore des protocoles de recherche en vue de mettre en valeur les saveurs des petits fruits du terroir nordique. On développe également des partenariats avec producteurs et cueilleurs régionaux.

St-Pancrace
Pour ses 10 ans, St-Pancrace s’est fait un cadeau : aller parcourir la Côte-Nord et rencontrer tous ses collègues brasseurs et brasseuses sur l’ensemble du territoire, jusqu’au Labrador. André Morin, directeur de production de la microbrasserie explique que c’est d’ailleurs avec Iron Rock Brewing Co, au Labrador, que la première bière thématique est sortie, la Maibock.

Le but de l’équipe est de profiter de ce 10e anniversaire pour se déplacer, avec un brasseur, dans les autres microbrasseries, et ainsi rencontrer les autres équipes et profiter de chaque arrêt sur la Côte-Nord ainsi qu’au Labrador. Quatre nouvelles bières découlant de cette opération devraient voir le jour d’ici la fin de 2023.


Mis à part les plans de développement et de croissance, l’ajout de nouveaux produits et l’élargissement de la distribution, les dirigeants de la microbrasserie ont le souci de l’équipe avec qui ils travaillent. « Une autre chose importante pour nous, c’était de pouvoir aussi grandir dans l’entreprise. Donc avoir un endroit qui permet de grandir en tant qu’entreprise, mais permettre aux gens autour de nous de grandir également. On est fiers de nos produits, mais on est encore plus fiers d’avoir su créer des carrières et de réelles opportunités d’emploi », affirme Daniel Morin. L’entreprise emploie près de 40 personnes au pub et à l’usine.

St-Pancrace
Il ne manque pas de souligner également l’importance que jouent les partenaires et les producteurs régionaux dans la réussite à ce jour de la microbrasserie.


Curieusement, si on demande quel est aujourd’hui le produit vedette de la St-Pancrace, Pierre-Antoine Morin nous répond sans hésiter : la Uapishka, la première bière créée en 2012. Étonnant quand même, alors que la variété est si importante !


Microbasserie St-Pancrace
microbrasserie.stpancrace.com
55, place LaSalle
Baie-Comeau (QC) G4Z 1J8
418 296-0099

Usine et boutique
110, boulevard Comeau
Baie-Comeau (QC) G4Z 3A8
418 296-0099

Dans plusieurs régions du Québec, on se plaît à nommer des établissements ou des entreprises selon des faits historiques, des souvenirs familiaux ou encore des caractéristiques du patrimoine local, par exemple. À Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, le patron d’un café-bar populaire n’y fait pas exception.


L’histoire du Vilbon Café-bar est reliée d’une certaine façon à une histoire familiale, puisque Vilbon est le prénom du grand-père du fondateur et propriétaire de l’établissement depuis 2018, Guy Landry. Ce dernier avait quitté Havre-Saint-Pierre et sa famille il y a près de 40 ans, pour aller s'établir à Québec puis à Calgary. Après quelques années en Alberta, il revient à Havre-Saint-Pierre avec le désir de mettre sur pied son projet. Il travaille fort dans l’aménagement de cette ancienne bâtisse qui servait autrefois de casse-croûte. Les gens de la place se souviendront du fameux « Chez Boeuffy ».

 Vilbon Bar Foyer
Après plusieurs mois de travail, il décide de mettre le projet sur pause et de retourner en Alberta. Avant l’arrivée de la pandémie de COVID, il revient et décide de finalement ouvrir son projet qui lui tient tant à cœur. Guy Landry aura donc consacré presque 10 années à la préparation de son rêve de retraite : ouvrir un café-bar rassembleur pour la population de sa ville natale.

 Vilbon Bar Foyer
Dans son vaste espace convivial et chaleureux au cœur de Havre-Saint-Pierre, l’établissement possède un grand foyer, décoré avec passion par un design distingué. Ce local, ainsi que la vaste terrasse extérieure en été, sont à la disposition de la clientèle pour proposer des services personnalisés, professionnels et minutieux, précise Guy Landry.


« Vilbon Café-Bar est bien plus qu’un resto ! C’est une équipe talentueuse et dynamique qui travaille ardemment pour prouver son engagement envers sa clientèle. Cela se traduit par la préparation de plats sains qui permettent de satisfaire pleinement les besoins et les goûts des fidèles clients et des touristes. Cela à partir d’ingrédients de haute qualité, à des prix avantageux », assure le propriétaire.

Vilbon Bar Foyer Vilbon Bar Foyer
Il s’agit donc de l’endroit idéal pour passer un bon moment entre amis. Un café dédié pour faire déguster d’excellents plats préparés avec minutie. En parcourant le menu, on s’aperçoit de la qualité et du délice des plats proposés « C’est un espace chaleureux par excellence, où les groupes d’amis peuvent se rejoindre pour passer un agréable moment », rappelle M. Landry. De plus, le menu est varié, allant des simples burgers et wraps classiques, aux plats préparés par une équipe talentueuse.

Vilbon Bar Foyer
Par exemple, le menu propose fondues parmesan au homard, nachos, saucisses italiennes, porc effiloché, bacon, ailes de poulet, pâtes aux champignons, aux olives noires, pesto aux crevettes, wraps (au poulet, au porc effiloché), et divers burgers. On y sert des salades (mexicaines, césar au poulet, salade du chef, laitue romaine, épinards) et les frites, frites allumettes calamar, patates douces, crevettes, etc.
On y trouve aussi des desserts originaux. On y sert des bières de microbrasseries et diverses boissons et alcools.

Vilbon Bar Foyer
Grand amateur de décoration, de design et de belles choses, Guy Landry a aménagé son établissement avec des œuvres d’artistes locaux, régionaux ou internationaux, des souvenirs de voyages ou encore des éléments trouvés dans des boutiques spécialisées. Le seul immense lustre-chandelier qui trône au centre de la salle vaut le coup d’œil.

On y présente à l'occasion durant l'année des spectacles de chansonniers dans le cadre de soupers spéciaux qui attirent un grand nombre d'amateurs chaque fois.

Vilbon Bar Foyer
Situé à faible distance du vieux port de Havre-Saint-Pierre, ce pittoresque restaurant vous fera découvrir les saveurs du territoire dans une ambiance feutrée et accueillante.

Vilbon Café-Bar
vilboncafebar.ca
1139, rue de la Dulcinée
Havre-Saint-Pierre, QC G0G 1P0
418 538 3100

Ce fut d’abord un motel jusqu’en 1998. Puis ce fut une auberge qui se transforma ensuite en résidence de soins pour aînés jusqu’à sa fermeture en 2019. Le gros et imposant bâtiment beige et blanc qui trône à l’entrée de l’île de Lamèque, à la sortie du pont, est demeuré inoccupé pendant près de quatre ans avant que Clément Desylva, homme d’affaires et commerçant et sa fille Sylvie Desylva ne se montrent intéressés à y développer un projet.

Malia Spa

Père et fille ont vite reconnu le potentiel de l’endroit après leur visite en 2023. Ils ont donc décidé de saisir l’opportunité et ont acquis l’immeuble avec l’idée de le reconvertir à sa mission première : l’hébergement hôtelier. Depuis le 15 juillet 2024, on y trouve 16 chambres sur deux étages, dont deux suites luxueuses, rénovées et décorées avec goût, selon la formule hôtel-boutique. Plusieurs meubles et articles anciens qui décorent les espaces et les chambres peuvent être achetés.

Malia Spa  Malia Spa

De plus, ils ont convenu d’y ajouter des éléments destinés à rendre les séjours plus intéressants, plus relaxants, en y ajoutant depuis août 2024 un espace détente offrant les divers services d’un spa comme bain flottant, sauna chaud et sauna sous la pluie, massothérapie et luminothérapie, bain de glace, etc. Des personnes expertes et professionnelles y sont affectées pour rendre l’expérience des plus agréables.

Malia Spa  Malia Spa  


Enfin, les Desylva, sous la direction générale de Sylvie, ont décidé d’embaucher un chef cuisinier, Étienne Bisson, et d’ouvrir les cuisines pour offrir à la clientèle de l’hôtel, aux gens des alentours et aux touristes de passage un menu du marché proposant des produits locaux frais et originaux. En plus de la formule du soir offerte du jeudi au samedi, avec potages, poissons, fruits de mer et mollusques, entre autres, on peut y déjeuner le matin du mercredi au dimanche. À souligner aussi, une salle de réception au 2e étage peut accueillir des groupes pour des fêtes, des événements, des mariages ou autres.

Malia Spa  Malia Spa

Les autorités politiques et socio-économiques de Lamèque et de la région se sont réjouies de l’arrivée d’un nouvel hôtel qui permettra d’attirer et de garder un peu plus longtemps la clientèle entrepreneuriale et événementielle. Quand on reçoit des gens d’affaires ou pour l’organisation d’événements, on a souvent été obligé d’envoyer des gens coucher à 30 ou 35 kilomètres par manque de disponibilité, rappelle-ton à la Chambre de commerce. On parle aussi de cibler le tourisme hivernal et ceux qui se déplacent pour des activités diverses, notamment les tournois de hockey, le monde de la motoneige.

Malia Spa  Malia Spa

Pourquoi avoir choisi le nom de Malia pour leur établissement ? Parce que « malia » signifie calme, paisible, en hawaïen. On croyait donc que cette appellation collait bien à ce qu’on souhaitait faire de l’endroit.

Cela dit, la famille Desylva opère des commerces depuis longtemps à Lamèque. Clément Desylva raconte qu’il caressait l’idée de se lancer dans un tel projet depuis plusieurs années. « Moi, c’est un rêve que j’avais. [...] Ça me tentait, mais ça fait peut-être 30 ans, je dirais, se souvient-il », a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada.

Malia Spa Malia Spa

Le dépanneur Desylva situé à une centaine de mètres du Malia, est ouvert depuis 1976. Sylvie indique qu’elle y a travaillé dans sa jeunesse, donc qu’elle a grandi dans un environnement d’affaires et de commerce. Plusieurs autres commerces (bar, casse-croute mexicain, lave-auto, garage) se sont greffés au dépanneur au fil des ans. Elle-même est diplômée depuis 2000 en hôtellerie et restauration d’un collège spécialisé à Edmonston. Elle a également complété une formation sur la gestion de PME à Dieppe en 1997.

La directrice générale et co-propriétaire du Malia spa et villégiature de Lamèque songe déjà à une phase 2 à son spa, entre autres avec une section extérieure. D’autres nouveautés pourrait être annoncées alors que l’établissement fêtera son premier anniversaire en juillet 2025.
Fait à souligner, les chambres situées au rez-de-chaussée, qui comportent une porte-patio donnant sur la cour, peuvent accueillir les animaux de compagnie des clients qui le souhaitent. Enfin, la clientèle des cyclistes sera heureuse d’apprendre que la Véloroute régionale passe tout près de l’hôtel, ce qui en fait un choix intéressant pour une halte avant de poursuivre vers le reste de l’île ou vers Miscou, par exemple.

Malia Spa

Malia Spa et villégiature
malia-spa.ca/
11 Rue Principale
Lamèque, NB, E8T 1M9
(506) 344-2488

Lorsque Jacques Cartier accoste le nouveau continent et tout particulièrement la Côte-Nord, il découvre un territoire habité depuis plus de 9000 ans. Auparavant, un immense glacier couvre tout le bouclier canadien et les Autochtones occupent peu à peu le territoire lorsque les glaces se retirent. Plusieurs sites archéologiques, tout le long de la Côte-Nord, témoignent de cette occupation.

 
Des pêcheurs basques viendront dans les années 1500 chasser la baleine : les sites de l’Anse à la Cave, de l’Île Nue et de Middle Bay en témoignent. Puis, Français Anglais, Jersiais, Acadiens et même Norvégiens viendront tour à tour occuper ce vaste territoire.

 
Au Centre Archéo Topo, qui loge sur un site exceptionnel en bordure de l’estuaire du Saint-Laurent à Bergeronnes, ce sont 1300 sites archéologiques pour 1200 kilomètres de rivages qui y sont répertoriés. La région de la Côte-Nord est une des plus riches régions en archéologie du Québec.

 
Puisque les populations ont toujours habité le bord du fleuve, entre autres pour la chasse aux mammifères marins, il y a des centaines de kilomètres de côtes qui ont un potentiel archéologique. Le Centre raconte le peuplement de la Côte-Nord dès l’arrivée des premiers autochtones jusqu’à nos jours. Son exposition « Tours de force », créée en 2009, vient nous exposer cette extraordinaire aventure.

Archéo Topo

Archéo Topo
Sa directrice générale depuis 2003, Joëlle Pierre, rappelle que c’est en 1995 qu’est né ce centre construit sur un promontoire offrant un point de vue exceptionnel sur une partie du territoire qui fait l’objet de ce qu’il expose aux visiteurs. La Corporation qui en fait la gestion a été créée en 1989, par les gens du milieu, après que de nombreuses fouilles archéologiques dans la région aient mis en lumière la richesse du potentiel, dont plusieurs sites à Bergeronnes et aux alentours.

 
Le site Lavoie, sur la Pointe-à-John aux Bergeronnes, fut découvert en 1973 lors de travaux d’excavations d’un puits. Les découvertes étaient assez importantes pour mener immédiatement à des fouilles de sauvetage. Les nombreuses recherches effectuées sur le site permirent l’identification d’une occupation humaine très ancienne En 1983, l’endroit a été classé au registre des biens archéologiques du Québec pour son importance historique.

Archéo Topo
D’importantes rénovations du bâtiment ont eu lieu en 2015 pour palier à des problèmes d’infiltration d’eau qui menaçaient l’intégrité de l’imposante collection d'artefacts témoignant des 9 000 ans d'occupation humaine de la Côte-Nord. La faune régionale y est aussi exposée avec un large éventail d'animaux naturalisés.

 Archéo Topo
Pour Joëlle Pierre, Archéo-Topo est plus qu’un simple musée et réunit un vaste éventail d’expériences culturelles dont le public de partout au monde peut venir profiter. « C’est intéressant pour les gens et le public d’aller plus loin, et de ne pas vivre le musée qu’en regardant par une vitrine d’exposition », conclut-elle.

 
Cette année marquait la 19e édition du mois de l’archéologie tenu tout le long du mois d’août, auquel Archéo-Topo a participé du 15 au 17 août. Par exemple, on a pu assister à des conférences d’experts en archéologie sur divers sujets, dont des objets de la culture matérielle d’avant l’arrivée des Européens comme les pointes de flèche et d’autres outils. On a montré au public comment recréer les armes du temps des premiers Innus. On a aussi abordé la nourriture avec la concoction en public des recettes les plus populaires des peuples innus comme la sagamité, la bannique et la viande de phoque.

Archéo Topo
Chaque année, rappelle Joëlle Pierre, des équipes d’archéologues professionnels et d’étudiants de l’UQAC participent à des projets de fouilles pour poursuivre l’acquisition de connaissances et enrichir également la collection d’artéfact accessible aux visiteurs du centre. Celui-ci est ouvert tous les jours de la mi-mai à la mi-octobre. Il procure de l’emploi à une dizaine de personnes.

La directrice générale a toujours de nouvelles idées pour améliorer sans cesse le contenu des présentations. Par exemple, elle souhaite pourvoir renouveler le document vidéo de présentation du centre qui date de nombreuses années, pour profiter des nouvelles technologies numériques et offrir un premier contact avec Archéo Topo qui soit encore plus pertinent et efficace.


À noter, le centre propose plusieurs activités d’intérêt. On y trouve également à l’étage inférieur un café jouissant d'une vue imprenable sur le majestueux fleuve Saint-Laurent, le Café Ti-Louis. Le coin resto du Centre offre café, viennoiseries fraîches du jour, produits de la mer, sandwiches, etc. 

Archéo Topo Archéo Topo 

On ne manquera pas de visiter la boutique près de l’accueil. Depuis plus de quinze ans la boutique du Centre Archéo Topo a fait le choix de présenter des articles de grande qualité qui proviennent du Québec et de la région. On pourrait parler ici de tourisme équitable. Enfin, la librairie spécialisée à la fois en histoire, anthropologie et archéologie, intéressera également les amateurs d’histoire ou parfois d’oiseaux ou même de mammifères marins.

Archéo Topo
archeotopo.com
498, rue de la Mer
Bergeronnes (Québec) G0T 1G0
(418) 232-6286

Pierre Perreault

Pour les plus âgés qui ont étudié le latin à l’école, ils s’en doutent un peu. Pour les autres, Le Corylus est tout simplement le nom latin du coudrier, fruit emblématique et patronyme de l’Isle-aux-Coudres, nommée ainsi par Jacques Cartier lui-même lors de son deuxième voyage dans la vallée du Saint-Laurent.
Stratégiquement situé en bord de fleuve face aux Laurentides et au quai de Saint-Joseph-de-la-Rive, l’architecture extérieure a de quoi surprendre dès l’arrivée, avec sa tour de style médiéval. En belle saison, la terrasse extérieure a de quoi épater les amateurs d’air marin avec sa vue spectaculaire.
Pâté croche Corylus
Au menu, des plats dont les seuls noms sont alléchants. Poissons, fruits de mer, spécialités locales et curiosités, dont le fameux pâté croche de l’Isle et ses accompagnements. Le restaurant encourage et fait la promotion des produits du terroir local et régional. Le fameux jus de pommes pétillant des vergers Pedneault a de quoi séduire les amateurs de ce genre de boisson non alcoolisée.
Une fois la sélection de plats faite, on n’a qu’à lever les yeux pour regarder le soleil se coucher derrière les montagnes, pendant que de grands bateaux naviguent vers l’aval ou vers l’amont devant nous.
Situé sur la pointe est de l’ile, dans l’ancien village de La Baleine, Le Corylus est certainement un incontournable dans la liste des lieux charmeurs de cette île aux mille curiosités.

Le Corylus Resto-Bistro
3094, Chemin des Coudriers, La Baleine, Île-aux-Coudres, QC G0A 2A0
418 600-8013
restaurantlecorylus.com

Le pavillon d’accueil est imposant. Déjà on sent qu’on s’apprête à découvrir quelque chose de différent, d’unique. Le Géoparc de Percé, un site et une organisation reconnus par l’UNESCO depuis 2018, a pour mission de protéger et de conserver l’intégrité de l’héritage géologique d’un site, pour le bénéfice des générations actuelles et futures.

Géoparc Percé
Le principal objectif d’un Géoparc est avant tout de conserver la structure de ses habitats, de sa faune et de sa flore. Il atteint ses objectifs par le biais d’une approche à trois volets : conservation, éducation et géotourisme. Un Géoparc offre un cadre d’exploration et d’observation, où il est possible de toucher, d’examiner et de reconnecter avec des spécimens d’intérêt, comme les structures rocheuses, les plantes rares et certaines espèces animales. Il fait également l’objet d’études scientifiques diverses, en plus d’offrir un éventail d’activités permettant de profiter des paysages.

Géoparc Percé
La mise en valeur et la conservation du site sont les fondements mêmes du concept de Géoparc. Il devient ainsi un outil de développement durable pour les communautés. L’information est adaptée en fonction de l’histoire, de la culture, des conditions climatiques et de la situation géographique du site. Son thème promotionnel est évocateur de ce qu’on peut y trouver, y faire, y découvrir : 500 millions d’années d’histoire de la Terre à découvrir !

Géoparc Percé
Que peut-on y voir et y faire justement ? La liste est longue et variée. En résumé, on peut s’adonner à une expérience multimédia immersive (Tektonik), visiter une plate-forme vitrée suspendue, s’élancer sur une tyrolienne, participer à des randonnées guidées dans le village et dans la forêt magique. On peut aussi faire du camping sur le site. Les familles apprécient également l’Espace jeux Desjardins. Le Géoparc accueille aussi le public en hiver pour des activités spéciales de week end.
Émilie Trudel-Vibert, responsable des communications, marketing et service clientèle de l’organisme rappelle que « l’approche « partant de la base », associant la conservation et le développement durable tout en impliquant les communautés locales, devient de plus en plus populaire. Ailleurs au pays et dans le monde, Percé est souvent cité à titre de référence, puisqu’il a lui-même été fondé par le biais d’une coopérative de solidarité sociale ».
L’endroit est impressionnant. Les limites du Géoparc mondial UNESCO de Percé correspondent aux frontières de la municipalité de Percé. En 2016, ce village comptait 3289 habitants. Le territoire est constitué de 555 km2, soit 432 km2 d’aire terrestre et 123 km2 d’aire marine. Son paysage côtier est dominé par les falaises du littoral, incluant l’île Bonaventure et le fameux Rocher Percé.
Une visite au Géoparc s’impose lors d’un prochain passage à Percé.

Géoparc de Percé
geoparcdeperce.com
180, route 132 ouest
Percé (Québec) G0C 2L0
418.782.5112


Ces dix dernières années, le Parc nature de Pointe-aux-Outardes est devenu une des attractions les plus visitées de la Côte-Nord. Alors qu’il avait accueilli 1800 visiteurs en 2012, ils étaient plus de 17,500 en 2021. Et pour cause! Ce coin de la péninsule de Manicouagan est unique par sa biodiversité. Neuf écosystèmes distincts s'y succèdent, de la forêt boréale aux battures, en passant par la plage et les dunes, en plus d’accueillir le deuxième plus grand marais salé du Québec.

Parc nature 2
Basé sur une pointe de sable qui s’avance dans la mer, au bout de la rivière aux Outardes, le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes offre des paysages grandioses, accessibles à tous grâce à différents types d’activités, une aire de camping avec 10 sites de camping pour tentes en bord de mer et 10 sites de motorisés comme de l’hébergement inusité en chalets ‘’nichoirs’’ et un réseau de sentiers offrant des boucles de marche variant de 1 à 5 km.
Parc nature
Les haltes de découverte et de ressourcement présentes dans les sentiers permettent de se reposer en toute quiétude et d’en apprendre davantage sur ce site incontournable sur la Côte-Nord. Sans parler de la plage et de sa longue batture qui vous feront découvrir le secret fascinant des eaux de mer plus chaudes et baignables sans se geler de la péninsule de Manicouagan qui à elle seule vaut le détour de la 138.

Parc nature 2
La diversité de la faune et de la flore fera plaisir aux naturalistes aguerris. Une randonnée guidée de 2,5 km vous permettra de partir à la découverte des petits fruits comestibles et des vertus médicinales des plantes nord-côtières. Le Parc Nature est aussi classé parmi les cinq meilleurs sites d’observation d’oiseaux au Québec. Avec 255 espèces d’oiseaux répertoriées en période de migration, vos jumelles seront très occupées. Vous vous sentirez libre comme l’air en profitant du cadre enchanteur du Jardin d’oiseaux où 300 espèces végétales en permaculture trônent dans un décor créatif en matériaux recyclés. Pour compléter l’expérience vous pourrez dormir comme un oiseau dans un des cinq nichoirs d’oiseaux au décor inspirant. La nuit venue, le ciel étoilé, les astres et les planètes danseront sous vos yeux et un télescope de 45 cm vous permet d’explorer la Voie lactée.

Parc nature
La passion de Denis Cardinal
Son directeur-général actuel Denis Cardinal n’est pas étranger à ce développement. Il fait en effet partie des fondateurs de la Corporation en 1986, alors qu’il était nouvellement prof au cégep, lui qui est originaire de Pointe-aux-Trembles. Et il en parle avec passion. C’était à l’époque un parc régional et une aire de récréation polyvalente qui avait été créé sur le site du premier village à la Pointe aux Outardes fondé vers 1850 avant qu’un incendie le déplace vers le village actuel. Les premiers bâtiments du Parc construits en 1974 datent de cette époque.
Après avoir été pendant six ans directeur de Tourisme Manicougan de 2004 à 2010, il revient au parc en 2012 comme directeur-général pour en assurer la relance, C’est alors que le Parc régional devient le Parc nature de Pointe-aux-Outardes. Son objectif est d’en assurer le développement et la pérennité, tout en maintenant son statut d’OBNL indépendant de la SÉPAQ et des parcs nationaux. Les résultats sont là. Dix ans plus tard, le tourisme sur la Côte-Nord ne s’arrête plus à Tadoussac et il pousse l’exploration de la région jusqu’au Parc. C’est maintenant une des destinations principales des visiteurs qui poursuivent vers l’Archipel de Mingan et jusqu’à Natashquan.
Sur cette lancée, Denis Cardinal caresse maintenant un projet de développement de plus de 3 millions $ pour refaire le bâtiment d’accueil dès 2024 et un autre projet d’hébergement offrant tous les services dans des œufs d’oiseaux géants, un projet d’1,5 million $.
Il souhaite aussi créer au large une aire marine protégée en rappelant l’importance du phytoplancton et du zooplancton qui sont responsables de plus de 50% de la production d’oxygène en ces temps de grands défis climatiques. Ce ne sont pas les projets qui manquent.

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