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Archive du blog pour 2026

Par Pierre Perreault
Décembre 2025

Ce fut un monastère des Pères Rédemptoristes pendant près de 60 ans. Quand ceux-ci l’ont quitté, l’endroit a été vidé de tous ses biens et laissé à l’abandon pendant plusieurs années. Le Monastère de Desbiens, au Lac-Saint-Jean, considéré comme un joyau du patrimoine religieux québécois, avait été construit pour agir comme lieu de retraite, un endroit calme et serein pour le ressourcement et le repos. Voisin de l’église, il est devenu depuis 2014 la Maison Zacharie, une auberge authentique qui fait revivre ces lieux en exploitant son cachet historique et patrimonial.

Véronique Jolin-Noël et son conjoint Michael Forbes, tous deux oeuvrant dans le milieu des finances et de l’administration, de passage au Lac Saint-Jean en 2014, voient l’enseigne « Monastère à vendre » en passant devant le site, de retour de Normandin et en route vers Montréal. Ils étaient à la recherche d’un presbytère à vendre depuis un certain temps. Un bâtiment solide et sécuritaire. Leurs recherches partout dans les régions avaient été infructueuses. Partout on trouvait des constructions en bois.

Zacharie Zacharie 

C’est à ce moment là que leur vie a chaviré : ils venaient de trouver le lieu parfait… ou presque. Deux semaines plus, tard, à la fin de l’été 2014, devenus propriétaires, ils déménageaient à Desbiens et s’installaient au monastère. Comme les lieux étaient vides de tout ameublement et qu’ils étaient à l’abandon depuis trois ans, ils ont dû entreprendre de redécorer les espaces et d’acquérir du mobilier respectant le caractère particulier et la mission que ses nouveaux propriétaires souhaitaient lui donner.

C’est ainsi qu’on peut désormais découvrir ce lieu unique dans son décor enchanteur. Des œuvres d’artistes locaux ornent ses murs. La Maison Zacharie compte 16 chambres confortables pouvant accueillir de 2 à 4 personnes. Six ont une salle de bain privée, alors que d’autres partagent des installations sanitaires communes. Dans les chambres, on y retrouve le strict minimum. Pas de cadran, pas de télévision, pas de téléphone… au monastère, on se rassemble, on discute, on se repose. Les espaces communs, situés au rez-de-chaussée, permettent de profiter pleinement de la richesse du lieu et de l'ambiance calme et régénérante de la maison.

Zacharie  Zacharie Zacharie

Le monastère, bien que transformé, a su garder son charme, avec ses antiquités et ses souvenirs des vieilles maison d'antan québécoises. De plus, la boutique offre des produits dérivés aux couleurs de l’Auberge, de même que certains produits d’artisanat local, des savons, des thés et tisanes d’une herboriste jeannoise.

À l’extérieur, on trouve un lieu unique et enchanteur. Dans les immenses jardins arrière, l'ambiance est calme, reposante et le décor est sublime. De plus, la Véloroute des bleuets serpente les abords du site, au grand bonheur des amateurs de randonnées à vélo.
La Maison Zacharie est le cadre idéal pour vos séjours en groupe, dans les vestiges d'un passé chargé d'histoire, pour y vivre une expérience authentique au cœur d'un environnement paisible. L’auberge est l'endroit idéal pour se retrouver en famille ou entre amis. En réservant le monastère en entier, on peut bénéficier de l'exclusivité des lieux, comprenant : les chambres, une grande cuisine, une salle de réception, un salon, ainsi que notre son grand jardin.

Zacharie Zacharie 

Si le petit-déjeuner n'est pas inclus dans le prix de la location, il peut être servi sur demande pour un coût minime. Pour les repas du soir, il est possible d’utiliser la cuisine pour préparer ses propres repas ou faire appel à un service de traiteur.

Véronique ajoute qu’en plus de l’offre d'hébergement existante, il est possible de réserver les importantes aires communes du rez-de-chaussée, avec accès aux jardins arrière, pour des événements. On peut accueillir jusqu'à 40 personnes à l’intérieur, mais il est possible d'organiser des événements de plus grande envergure en installant un chapiteau extérieur temporaire près de la pergola du jardin.
Des couples ont choisi l’endroit pour y célébrer leur mariage dans un contexte de rêve. À la fin de l’été 2026, on y accueillera un mariage gai pour la première fois.

Certains demanderont d’où vient l’appellation « Maison Zacharie ». C’est que pendant leur recherche en 2014, ils ont visité le vieux presbytère de Saint-Zacharie, en Beauce, dont l’architecture se démarque. C’est selon eux l’un des plus beaux au Québec. Même si d’autres aspects des lieux n’ont pas permis son acquisition, c’est certainement là que le rêve de Véro et Michael s’est confirmé et que leur projet commun s’est concrétisé.

Quelques heures passées dans ses murs à la fin de l’automne nous ont permis de constater que l’endroit est véritablement un lieu privilégié pour se retrouver dans le calme et la sérénité, dans une atmosphère qui rappelle l’histoire et la vie des villes et villages d’autrefois et ce, à quelques enjambées des rives du Lac Saint-Jean.

Zacharie

Maison Zacharie
maisonzacharie.com
980, rue Hébert
Desbiens (Québec) G0W 1N0
(581) 817-1299

On dit que l’avenir d’un peuple ou d’une collectivité passe nécessairement par la connaissance de son histoire. Si cela s’avère, une visite au Village historique acadien, à Blanchard, dans la région de Caraquet, s’impose pour quiconque a un intérêt pour l’histoire de l’Acadie et de sa population.

Village historique Acadien
Le Village présente la vie quotidienne des acadiens de 1770 à 1949, de juin à septembre, grâce à une quarantaine de bâtiments historiques animés par des interprètes costumés et bilingues. Vaste musée à ciel ouvert, on y propose aussi un hôtel et un restaurant, en plus d’activités et d'animations.

Village historique Acadien Village historique Acadien

Situé au cœur du Village, l’hôtel Château Albert propose de l’hébergement avec 14 chambres et il est une réplique du Château Albert, construit en 1907 à Caraquet. Les chambres respectent le cachet historique à quelques détails près. Profitez du calme d’autrefois dans un décor d’aujourd’hui. Le petit déjeuner buffet est offert aux clients.

Village historique Acadien 

Par ailleurs, lors d’une visite au Village historique, il est possible de s’offrir un goûter ou encore un succulent repas. Le Café-bistro du Village est un restaurant familial de 40 places avec terrasse, près de l’accueil du Village. On y propose un menu de mets acadiens et des incontournables de la cuisine contemporaine, ainsi qu’une sélection de cafés spécialisés. Ouvert du 6 juin au 16 septembre, de 9h30 à 17h30.
Village historique Acadien
Pour sa part, la Table des ancêtres loge dans la maison historique Dugas. Le restaurant de 30 places propose des mets traditionnels acadiens, en plus de la meilleure tarte au sucre de la région. Découvrez les délices d’autrefois servis avec amour, comme chez grand-maman, du 6 juin au 16 septembre, de 11h30 à 16h.

La saison 2024 est débutée depuis le 6 juin. On peut se procurer une passe de saison pour des visites tout l’été et ce, pour toute la famille. Le Village historique Acadien s’identifie comme homosympa.


Village historique Acadien


Village historique Acadien
villagehistoriqueacadien.com

506.726.2600
5, rue du Pont
Bertrand, NB E1W 0E1

À Percé, la plupart des gens connaissent l’histoire de Thérèse, la grand-mère de Billy Bastien et de Shaddy Beaudin, deux des quatre co-propriétaires du resto-bar La Buvette depuis 2020, en plein cœur du village. Situé en retrait de la rue, son grand parterre fleuri où pointe une chaleureuse terrasse invite à y aller consulter le menu et découvrir le décor.
Thérèse Beaudin, native de Newport, décédée en 2017, était une bâtisseuse reconnue entre autres pour son hospitalité et sa générosité. Il allait de soi pour les quatre entrepreneurs en herbe de nommer leur établissement en son honneur.
Au menu, des plats originaux, « une cuisine locale qui bouge au gré des saisons, où les cocktails sont soigneusement conçus et où les vins sont choisis avec amour », peut-on lire sur la page Facebook. Billy parle d’un endroit où on peut déguster des produits locaux qui viennent de la mer et de la montagne. Il précise aussi que la Buvette Thérèse ne s’offre pas comme un restaurant ou un bar, mais un entre-deux où le client pourra bruncher, prendre l’apéro et souper.

Buvette Thérèse
À l’endroit où se trouve La Buvette, il y avait déjà un restaurant depuis 2000, le Café Champêtre. Billy y a travaillé pendant 10 ans, tout en poursuivant des études de gestion en hôtellerie et restauration, jusqu’à ce que les propriétaires d’alors laissent entendre leur projet de vendre, au début de la pandémie de COVID. Billy a réuni trois de ses amis, dont sa cousine, ayant tous une certaine expérience de la restauration. Ensemble ils ont élaboré le projet de Buvette.

Buvette Thérèse associés
Il fallait du cran et une détermination sans borne pour se lancer dans une telle entreprise en pleine pandémie. Quatre jeunes sans revenus permanents, sans historique d’affaires, affronter le financement d’un restaurant saisonnier ouvert trois mois par année à Percé a été un beau défi, explique Billy. « Il fallait oublier les banques et institutions financières. On a donc trouvé des gens qui ont cru en nous et on leur doit une fière chandelle ».
Depuis deux ans, on a reconfiguré et redécoré le local. On a créé un coin bar et on a équipé la cuisine en y ajoutant quelques éléments. Ce sont près d’une trentaine de personnes qui y trouvent un emploi de mai à septembre.
Ah oui, le site web mentionne qu’il vaut mieux réserver pour s’assurer d’y avoir une table certains soirs et lors des brunchs.

La Buvette Thérèse
buvettetherese.com
162, QC-132
Percé, QC G0C 2L0
418.689.9609

Dès qu’on franchit la porte d’entrée après avoir gravi le grand escalier extérieur, et s’être retourné pour admirer ce paysage marin si fantastique, et qu’on se retrouve dans le hall de la réception, on sait tout de suite qu’on vient d’accéder à un lieu bien spécial.

Les plafonds pas très hauts avec coffrage traduisent les lointaines origines de ce bâtiment inauguré en 1892. Situé au cœur du village de Grande-Vallée, à quelques pas du quai et de la plage, l’Hôtel-motel Grande-Vallée et son restaurant l’Aubergine accueillent les visiteurs dans un cadre unique digne d’un havre de paix.
Ses 12 chambres situées dans le bâtiment principal (7) et dans la section motel (5) qui y est rattachée, proposent toutes un décor de style champêtre ou rustique à l’hôtel et plus standard au motel. Mais le confort est au rendez-vous partout.
Aubergine restaurant Grande ValléeLa salle à manger l’Aubergine propose des menus pour le petit déjeuner et pour le repas du soir, concoctés par la chef-propriétaire Stéphanie Nadeau. On y offre un éventail de plats et de boissons pour satisfaire tous les appétits, en plus de la magnifique vue depuis la salle à manger.
Elle et son conjoint, Mathieu Le Guerrier, sont tombés en amour avec l’endroit en 2020, en pleine pandémie, alors qu’ils y séjournaient en vacances. Après avoir appris que les propriétaires d’alors cherchaient à vendre depuis cinq ans, pour prendre leur retraite après 18 ans, ils ont fait une offre d’achat qui fut acceptée. Passionnés de restauration et d’hôtellerie depuis toujours et ayant œuvré dans le domaine depuis plus de 25 ans, ils caressaient le rêve d’avoir un jour leur propre établissement.
En avril 2021 ils en devenaient les propriétaires, après avoir quitté leurs emplois respectifs de longue date à Montréal dans la restauration et les bars, alors que la pandémie venait de causer leur fermeture. Avec leurs deux enfants, ils se sont installés à Grande-Vallée, dans une maison voisine de l’hôtel, et ont entrepris leur nouveau rôle d’hôtelier-restaurateurs.
Ils ont profité de l’accompagnement des vendeurs pendant un an. L’établissement emploie 17 personnes dont 4 emplois étudiants. Mis à part de courtes périodes au printemps et à l’automne, l’hôtel est ouvert toute l’année. L'été, vous voudrez profiter de la plage sablonneuse au cœur du village qui se termine juste devant l'hôtel. 

Plage Grande-Vallée
L’hiver, la proximité de sentiers de motoneige apporte son lot de clientèles saisonnières.

Hôtel-Motel Grande-Vallée
hotelgrandevallee.com
37, rue du Quai
Grande-Vallée (Québec) G0E 1K0
418.393.2648

Quand Pascale Deschamps, une Montréalaise, et Jean-François Tapp, un Gaspésien, ont décidé de s’investir dans la grande aventure de l’Auberge et du Camp de base Coin-du-Banc en 2018, nul ne pouvait prédire ce qui arriverait en 2020-2021 sur la planète. Cet endroit mythique fermé en 2016 ne demandait qu’à trouver ses nouveaux « parrains » pour poursuivre la mission entreprise dans les années 1970 par un couple d’Irlandais expropriés de l’Île Bonaventure, les Maloney.
Aujourd’hui, ils peuvent s’exclamer haut et fort « Mission accomplie ». Leur motivation ? S’engager dans un projet de plein air après avoir visité l’endroit en 2017.

Camp base Coin-du-banc
Le site du Coin-du-Banc, près de Percé en Gaspésie, offre un terrain de jeux unique aux amants de la nature ! Situé directement sur l'une des plus belles plages du Québec près de tous les principaux joyaux touristiques de la Gaspésie, il est possible d'y pratiquer nombre d'activités de plein air, autant à la mer qu'en montagne.

Kayak mer coin-du-banc
L'Auberge du Camp de Base est sans aucun doute l'un des derniers témoins authentiques du tourisme d'antan. On peut y séjourner dans un décor unique d'auberge-musée dont le contact de l'âme charme même les plus exigeants.
Au menu pour les vacanciers et aventuriers : un hébergement douillet et rustique, une table qui n’a rien à envier à quiconque, et des activités de plein air dans un environnement exceptionnel.


Coin-du-banc auberge
Les 11 chambres sont toujours meublées de commodes et de lits anciens amassés par les anciens propriétaires, Sidney Maloney et Lise De Guire, amoureux d’antiquités. « On a gardé 95 % des choses. On travaille à améliorer le confort, peaufiner la décoration, sans dénaturer ce que c’était », explique Pascale Deschamps, qui en plus de s’occuper de l’accueil et de la gestion, voit à la vie familiale avec trois enfants.
L’hébergement est aussi possible dans des chalets quatre saisons voisins et le camping accueille les vacanciers sur un vaste terrain de l’autre côté de la route, avec accès aux douches et au resto de l’auberge.
En plus d'offrir différentes activités guidées encadrées par des guides professionnels et respectant les standards d'Aventure Écotourisme Québec, autant sur mer qu’en montagne, le Camp de Base Coin-du-Banc propose différentes activités sociales et culturelles au gré des saisons. On peut aussi y suivre des formations en kayak de mer et planche à pagaie.


Tapp Jean-Francois Deschamps Pascale

Jean-François Tapp, Pascale Deschamps et leurs 3 enfants

Le couple a investi près de 2M$ depuis 4 ans, avec la contribution des parents de Pascale qui sont associés dans l’entreprise. Puits artésien, champ d’épuration, fondations du bâtiment, électricité et plomberie, tout a été mis à jour.


Une histoire qui résonne encore

La partie principale de l’auberge, côté mer, est âgée de 200 ans. C’était la demeure des Mabe, gens d’affaires actifs dans la transformation du homard et la construction navale. Au début des années 1970, Sidney Maloney, aubergiste fraîchement exproprié de l’île Bonaventure, rachète le bâtiment pour y loger les touristes. Il y annexe alors sa maison, côté route.
Ce coloré descendant d’Irlandais donnera la moitié de son âme à l’Auberge Le Coin du Banc, visible de loin avec son toit vert. Lise De Guire, sa compagne, lui offrira l’autre demie. Cette infirmière devenue hôtelière collectionne les œuvres d’art contemporain, dont celles de Kittie Bruneau et Françoise Bujold, et en couvrira les murs de l’auberge.
M. Maloney est décédé en 2000. Mme de Guire a exploité l’auberge pour une dernière saison en 2016, alors qu’elle en avait 91.

 
CAMP DE BASE GASPÉSIE

Camp de base et Auberge Coin-du-Banc
campdebasegaspesie.com
315 route 132 Est,
Percé (Qc) G0C 2L0
418.645.2907

Si André Desrochers et sa conjointe et partenaire Marie-Josée sont aux commandes du gîte et du camping La Maison Verte à Pointe-à-la-Croix depuis 26 ans en 2023, c’est qu’ils ont la passion des vacances. Pas les leurs bien entendu, mais celles des milliers de voyageurs et vacanciers qui sont passés par leurs installations depuis ce temps.

 
Rencontres accueillantes et authentiques, les temps de partage sont importants pour les hôtes. Ils sont natifs de la région, représentent fièrement et valorisent le mode de vie de la communauté. André est diplômé du Cégep de Matane en Tourisme. Il a eu l’occasion durant sa formation de 18 mois d’être mis en situation dans un grand nombre de champs d’activités. IL connaît bien la région et ses attraits. Il peut donc agir en excellent guide pour les visiteurs.

La Maison Verte André Desrochers, propriétaire

Le gîte de La Maison Verte à Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie, là où débute la Baie-des-Chaleurs, propose trois somptueuses chambres ainsi que deux petits et plus grand appartement en location. Les chambres lumineuses donnent sur la nature.

 La Maison Verte La Maison Verte La Maison Verte
Il loge dans une maison centenaire, construite en 1920 par un riche américain comme résidence secondaire saisonnière, et qui a été déménagée des rives de la Restigouche, par la famille d’André Desrochers en 1978. Installée sur de nouvelles fondations, elle a été en location pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’André et Marie-Josée entreprennent de la transformer en gîte en 1997.


Tout autour de la maison, on a aménagé plusieurs ilôts de détente sous les arbres, autour de bacs fleuris ou près de foyers qui permettent aux vacanciers de se détendre en profitant de la nature.


À noter que d’importants travaux de rénovation ont été réalisés en 2020 et 2021, pendant la pandémie de COVID, alors que les maisons touristiques n’étaient pas accessibles.

La Maison Verte La Maison Verte La Maison Verte
De plus, le gîte propose deux chalets situés un peu en retrait en bordure de la petite rivière-du-Loup. Ils sont loués tout équipés avec la literie.

Place au camping nature
Pour sa part, le camping voisin qui appartenait à la famille Desrochers a vu le jour il y a longtemps, mais a été fermé en 1965.

La Maison Verte 
C’est lors de l’ouverture du gîte qu’on a remis les choses en branle. Le site propose plus de 125 espaces découpés naturellement. Le terrain est aménagé de sorte à respecter les arbres et le découpage naturel de la forêt. Aussi, le déboisement est minimal et chaque terrain est unique et respecte la faune et la flore mature présente sur place. Situé dans un environnement d'une grande beauté en bordure de la Petite rivière-du-Loup, petite rivière à truite apaisante, le camping offre des sites de 1 à 3 services.

La Maison Verte La Maison Verte
Et comme le précise André Desrochers, il s’agit d’un camping géré comme un parc plutôt que comme un camp de vacances. Pas de haut-parleurs criards ni d’animateur qui organise des tournois de pétanque. Sur l’ensemble des campeurs, seulement deux y sont saisonniers. Le site est ouvert de la fin avril à la mi-novembre. Un micro-climat maritime permet d’y jouir d’une température douce et agréable la plupart du temps. À l'abri des vents parfois très forts de la Baie-des-Chaleurs, on y campe en toute tranquillité. Vue sur la montagne et la rivière en prime.

 
Un carrefour stratégique pour les voyageurs
Située à quelques minutes de Campbelton au Nouveau-Brunswick, la Maison Verte en Gaspésie est à l’intersection des routes provenant du Québec par la Matapédia, de la route 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne et du pont qui mène au Nouveau-Brunswick, vers les Maritimes.

 
Les possibilités d'activités aux alentours sont infinies, puisque la Maison verte en Gaspésie est située à la rencontre de plusieurs territoires culturellement différents les uns des autres. Le détour en vaut le coup.

 
Les hôtes prennent un temps important pour diriger les visiteurs vers les activités et les commerces locaux. Il est certain que la présence de nombreux visiteurs à La Maison Verte a un impact important et positif sur l'économie locale.

 
Gîte et chalets La Maison Verte
lamaisonverte-gaspesie.com
216, chemin de la Petite-Rivière-du-Loup
Pointe-à-la-Croix (QC) G0C 1L0
418-788-2342

Camping Gaspésien La Maison Verte
lamaisonverte-gaspesie.com/camping-2
79, rue des Méandres
Pointe-à-la-Croix (Qc) G0C 1L0
418-788-2342

Ne vous détrompez-pas : les aubergistes ne vous feront pas circuler par un sombre couloir derrière un bâtiment pour vous accueillir à La Ruelle, à Saint-Siméon-de-Bonaventure. Au contraire, dès qu’on s’engage sur le site de ce complexe touristique créé en 2013 par Marie-Josée Dugas et Serge Boulanger, on a l’impression d’entrer sur un domaine où trône en premier plan la magnifique maison ancestrale et patrimoniale Arsenault-Gallagher.


La Ruelle AG
Au départ, le couple décide d’y fonder l’atelier-boutique La Ruelle fourrure, puisque Serge est un artisan de la fourrure depuis 1977. Il y propose des vêtements et accessoires exclusifs fait de fourrure et d’autres matières récupérées. Et il a choisi comme décor de recréer une ruelle du Vieux-Québec, pour bien situer son produit. Voilà pour l’origine de La Ruelle.
Puis en 2017, quand l’accueillant duo d’entrepreneurs transforme une écurie de sa magnifique propriété en deux appartements touristiques et que l’année suivante, on crée aussi un loft dans sa maison centenaire, l’appellation La Ruelle est déjà bien installée.
Comme l’explique Marie-Josée, « j’accueille personnellement chaque personne ou groupe qui vient loger ici et je leur présente toute l’information utile pour qu’ils se sentent bienvenus et à l’aise avec notre concept. Je veux qu’ils se sentent chez eux ».
La Ruelle hébergement offre donc trois magnifiques appartements touristiques pour des séjours prolongés d’au moins 7 jours durant la haute saison. Ciblant particulièrement touristes et gens d’affaires, les trois unités proposant une ou deux chambres se distinguent par leur décor chic et rustique mettant en valeur des matières réutilisées et des oeuvres d’artistes et d’artisans gaspésiens.
La Ruelle PP
Dehors, le splendide aménagement paysager proposant des sentiers et une végétation où trônent de grands arbres matures, créé à la fin des années 1970 et rehaussé par les propriétaires actuels vers 2010, exacerbe la beauté naturelle du lieu, à proximité de la mer. On peut aussi profiter d’une terrasse avec barbecue ainsi que d’un foyer extérieur en saison estivale. La plage, bordant la baie des Chaleurs, se situe à quelques minutes de marche.

La Ruelle AG
Avec l’atelier-boutique La Ruelle qui loge dans la maison ancestrale, on est en présence d’un complexe tout confort dans un lieu imprégné d’art, de nature et de patrimoine ! » Fait à signaler, Serge Boulanger vient de transférer la propriété de sa boutique ainsi que de son savoir-faire à Édith Dubuc et Caroline Hardy dans le cadre d’un projet de relève. Depuis octobre 2022, elles opèrent Les Loutres d’hiver – Récupération de fourrure, qu’on peut visiter sur rendez-vous.
Il ne faut surtout pas rater l’occasion de visiter la maison ancestrale (1820) et son parcours patrimonial joliment aménagé à l’été 2021. Ponctué de huit panneaux d’interprétation en français et en anglais au sujet de la maison ancestrale Arsenault-Gallagher, on y accède tous les jours en visite libre du 15 mai au 15 octobre.
Les panneaux témoignent des caractéristiques architecturales de la maison, mais aussi des familles qui l’ont habitée, et de leurs réalités sociologiques et historiques. Plus largement, ils vous lancent à la découverte de plus de 200 ans d’histoire du Petit-Bonaventure (aujourd’hui Saint-Siméon-de-Bonaventure). Leur contenu est tiré de l’information véhiculée dans une revue historique et une exposition réalisées en 2020 et 2021.

La Ruelle
laruelle.ca
253, Boul. Perron Est
Saint-Siméon-de-Bonaventure, QC G0C 3A0
418.534.4143

La devanture du bâtiment où la Distillerie O’Dwyer produit et distribue ses produits en dit déjà long sur ce qui motive et stimule ses dirigeants : perpétuer l’histoire et les traditions de ce coin de pays. On l’a d’ailleurs fait remarquer à Michael Briand, le directeur des ventes et marketing de l’entreprise créée en 2016 par deux diplômés universitaire, en génie civil et en chimie organique, ce qui a eu l’air de lui plaire.

Associés O'Dwyer
Tout a débuté un beau soir autour d’un verre dans un bar, comme débutent souvent de nombreuses histoires. « Pourquoi on ne produirait pas nous-mêmes quelque chose qui nous rappelle l’histoire des colons irlandais, arrivés ici à la suite de la grande famine de la pomme de terre des années 1845 à 1849 en Irlande, causée par un champignon et qui a décimé un grand nombre d’entre eux ? »
Il n’en fallait pas plus pour que la « grande noirceur » inspire les deux entrepreneurs et certains de leurs amis. Pourquoi O’Dwyer ? « O » c’est descendant, et « dwyer » c’est noirceur, en gaélique. Par ailleurs, la présence de chanterelles en grand quantité autour de Gaspé a fait en sorte que le champignon devienne l’élément de base de la plupart des produits de O’Dwyer.

O'Dwyer produits

C’est ainsi que Radoune (Gin fabriqué à partir de quatre champignons sauvages de la région), Radoune Vieilli (dans des barils de chêne américain vieux de plus de 15 ans, spécialement choisis, ayant servi pour la fabrication de rye whisky, rye canadien et bourbon), le St-Pierre No20 (rappel du whisky de prohibition provenant de St-Pierre-et-Miquelon et connu des Gaspésiens), le Gaspésienne No20 (un acérum, ou eau-de-vie d’érable, issu de la fermentation de la sève d’érable concentrée québécoise, selon des normes strictes), ont été créés et font désormais la fierté des deux associés.
On peut aussi mentionne le Puddingstone, du nom d’une haute montagne près de Gaspé (liqueur de crème gaspésienne ultime aux arômes complexes de chocolat, de café et d’érable) et l’amaretto Dartmouth (un produit unique, entre le sucré et le terreux, incluant lichen, mousse de framboisier, séchés et trempés longuement dans l’alcool 96%).
O’Dwyer produit 80 000 bouteilles annuellement de ces divers produits et on peut se les procurer à la SAQ. Un des gros vendeurs est Le Dartmouth, pour sa spécificité et son goût incomparable.

O'Dwyer produits
Enfin, on a décidé de recycler même les mélanges de champignons et d’épices utilisés pour la distillation, en les déshydratant et en les ensachant pour les amateurs de cuisine raffinée. On peut pour le moment se procurer ce produit uniquement à la distillerie de Gaspé. Une idée qui va certainement faire son chemin.

Distillerie O’Dwyer
odwyerdistillery.com
6, rue des Cerisiers
Gaspé (Québec) G4X 2M2
418.360.0160


De passage à Tadoussac ou en faisant volontairement le détour, l’épicurien qui s’assume ne pourra manquer de visiter le bistro gastronomique Chez Mathilde qui s’est affirmé au fil des ans comme une des meilleures tables du Québec. À l’embouchure du Saguenay et au tout début de la Côte-Nord, c’est un excellent endroit pour découvrir les saveurs boréales inédites de la région et des terroirs québécois. Depuis quinze ans, cette table qui s’est installé à l’origine dans un ancien restaurant familial au cœur de Tadoussac à deux pas du célèbre Hôtel Tadoussac, a évolué pour devenir une adresse gastronomique qui contribue à hisser ce modeste village de 800 habitants dans la courte liste des destinations épicuriennes courues. 

Chez Mathilde

À l’origine de cette belle réussite, il y a deux histoires d’amour, celle de Jean-Sébastien Sicard tombé en amour avec Tadoussac, un village qu’il a découvert en tournée avec son groupe Saud et les Fous du Roy, puis celle de Jean-Sébastien avec Mireille Perron, une fille de Tadoussac quand il est venu s’y installer. Partenaires depuis en amour comme en affaires, Jean-Sébastien et Mireille ont fait grandir Mathilde tout en fondant leur famille dans ce village.


La cuisine créative du chef Jean-Sébastien Sicard

Jean-Sébastien Sicard


C’est à partir de l’expérience acquise initialement en restauration quand il travaillait comme serveur puis en cuisine aux Iles de la Madeleine que le chef autodidacte originaire de Montréal a développé son expertise, appuyé par Mireille pour l’administration et la gestion du service. Il fait partie de cette génération de nouveaux chefs qui développent une cuisine créative en s’appuyant sur la tradition. 

Et c’est en mettant en valeur les produits frais et de saison de nombreux producteurs locaux que le chef a créé un menu unique qui nous fait à tout coup découvrir de nouvelles saveurs. Que ce soient les algues marines de De baies et de sève à Natashquan, les produits forestiers des Trésors des Bois, les Petits fruits du nord, les fromages, pains et bières de micro de Charlevoix, de Tadoussac et de la Côte-Nord, les poissons, les bourgots et la mactre de Stimpson pêchés dans l’estuaire. Tous ces délices sont offerts maintenant en soirée de juin à novembre en trois menus dégustation : la Grande Côte, cinq plats à l’aveugle permettant de découvrir le terroir nord-côtier, le St-Laurent, cinq plats mettant en valeur les produits de l’estuaire et du golfe du St-Laurent et l’Appel du Jardin cinq plats végétariens d’inspiration boréale. Le tout offert avec des accords mets vins et servis dans une salle à manger chaleureuse qui s’ouvre sur la cuisine, accompagné parfois de groupes musicaux. Et comme pour toute bonne table gastronomique, il est fortement recommandé de réserver et souvent quelques jours à l’avance en haute saison.

Chez MathildeChez MathildeChez MathildeChez Mathilde
Un comptoir Chez Mathilde express et une gelateria très populaires ont pris le relais depuis quelques années pour les déjeuners et dîners qui ne sont plus offerts depuis deux ans en salle à manger, mais demeurent tout aussi populaires.

Chez Mathilde
227, rue des Pionniers
Tadoussac, Qc
G0T 2A0
418.235.4443


Chezmathildebistro.com

https://fb.watch/nRvQrfpvLh/?mibextid=HSR2mg

Il y a de ces musées qui, au premier contact, nous transportent instantanément dans l’histoire pour laquelle ils ont été créés afin de nous la raconter. Quand on entre au pavillon d’accueil du Musée maritime de Charlevoix, créé en 1981, on ressent immédiatement ce sentiment unique, avant même d’être immergé dans les trésors qu’il renferme.


Situé à Saint-Joseph-de-la-Rive, maintenant partie du village des Éboulements, à quelques pas du quai de la traverse vers l’Isle aux Coudres, ce musée témoigne de façon vivante de la riche histoire des chantiers de construction des goélettes de bois dans Charlevoix.

 Malgré un violent incendie qui détruit les trois bateaux préservés jusque-là, en 1998, les acteurs du milieu n’ont pas baissé les bras.
Par des dons et des achats, les goélettes Jean-Yvan et Saint-André ainsi que la goélette pêcheuse Marie Clarisse sont acquises et deviennent les nouveaux témoins de l’exposition permanente consacrée aux fameuses « voitures d’eau », ayant fait l’objet d’un film culte de l’Office national du film (ONF), réalisé par le regretté cinéaste Pierre Perrault.

Musée maritime de Charlevoix

De fermeture de chantier à musée
En 1973, les Chantiers maritimes de Charlevoix de Saint-Joseph-de-la-Rive, une entreprise vouée à l'hivernage et à l'entretien des goélettes depuis 1946, ferme ses portes. Les dernières goélettes en état de naviguer sont vendues et appareillent pour la mer des Caraïbes en 1978. Celles qui restent sont volontairement échouées sur les plages de la région afin d’y mourir doucement. On parle de 28 goélettes construites sur place, avec un groupe de 25 employés. Une page de l’histoire venait donc de se tourner …

Musée maritime de Charlevoix 
Quelques années plus tard, des résidents de Saint-Joseph-de-la-Rive proposent au grand public la belle épopée des goélettes de bois et de ses artisans qui ont construit tant de bateaux sur les grèves de la baie du village. Ainsi, en 1981, une exposition maritime est aménagée dans l’ancienne école de la municipalité. Puis, en 1985, Joseph-Arthur Zélada (JAZ) Desgagnés, de la fameuse famille d’armateurs, désormais propriétaire du chantier maritime, consent à l’aménagement du site pour en faire un lieu d'interprétation dédié aux goélettes de bois et au patrimoine maritime de Charlevoix. Les trois goélettes qui y vieillissent retrouvent leurs lettres de noblesse et deviennent les vestiges d’une vie qui ne reviendra plus.


Rapidement, le site du Musée maritime de Charlevoix est consacré « lieu historique » par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada en 1998. Il se serait construit plus de 600 bateaux entre 1791 et 1959 dans le secteur.
Musée maritime de Charlevoix Musée maritime de Charlevoix

Curieusement, c’est un descendant direct de la famille Desgagnés, passionné de l’histoire, Martin Desgagnés, qui nous a servi de guide pour la visite du musée un beau dimanche de juillet 2023.

Musée maritime de Charlevoix Martin Desgagnés, guide-animateur, MMC

La Forêt marine et le Parc des navigateurs
En 2008, le Musée reçoit une forêt de 40 hectares, précieux cadeau d’un résident de Saint-Joseph-de-la-Rive. Appelée aujourd’hui Forêt marine, elle est dédiée à la restauration de la forêt dite « de bateaux » et aménagée en partenariat avec l'Université Laval. Depuis 2016, un spectaculaire sentier de 4 km la traverse.


Après avoir reçu un don de terrain de 8,2 hectares (20 acres), adjacent à l’ancien chantier maritime, le Musée entreprend en 2015 son redéploiement avec le projet de Parc des navigateurs. Le Parc des navigateurs permet au Musée de proposer une visite à 360°, de la forêt au fleuve, de nature et de culture. Il ajoute à son offre des expositions, un vaste parc avec un espace ludique, un arboretum, une piste d’hébertisme, des sculptures, un sentier, des espaces à pique-nique, etc.

Musée maritime de Charlevoix
Le Musée mise beaucoup sur la clientèle familiale et sur les groupes d’écoliers. Plusieurs aménagements sont en place pour les accueillir et favoriser leur appréciation de la visite. Plusieurs expositions et attractions sont présentées sous diverses formes et à différents endroits du site. La curiosité des visiteurs est constamment attirée et de nombreux artéfacts, maquettes et images anciennes les transportent à travers les époques.


Un exercice de rappel de la riche histoire et du fier passé de ces lieux qu’il vaut la peine de vivre, et même de revivre, à chaque visite dans la région de Charlevoix.

Musée Maritime de Charlevoix
museemaritime.com
305, rue de l’Église
Saint-Joseph-de-la-Rive
(Les Éboulements)
Québec G0A 3Y0
418 635-1131

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