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Il y a maintenant plus de 20 ans, en 2025, que David Janelle a entrepris de réaliser son projet de devenir chef cuisinier. Originaire de Chicoutimi, son plan l’a amené à quitter la région un certain temps, et même à traverser l’océan, pour finalement revenir y établir les bases de son rêve devenu réalité : posséder son propre restaurant.

Le chemin pour y parvenir a été rempli de belles expériences. De 2003 à 2005, il s’engage dans une formation en cuisine d’établissement au Centre de formation professionnelle Fierbourg, à Québec. Il travaille pendant la même période dans des restaurants du Vieux-Québec et va même passer quelques mois en stage en France, dans un restaurant réputé de Vendée, pour développer de nouvelles compétences en cuisine française et en fonctionnement de production avec des produits régionaux.

 Double Tree

Puis, un collègue connu à Québec l’invite à venir le rejoindre à son restaurant de La Baie où il devient sous-chef. En 2007, il fait son entrée à La Cuisine comme sous-chef à l’invitation du propriétaire d’alors, M. Bergeron. Depuis 1994, le restaurant La Cuisine, propose à Chicoutimi une cuisine du marché authentique et créative. Tout est cuisiné sur place afin d’offrir une qualité maison inspirée des saisons, en priorisant l’utilisation de produits frais et régionaux.

Puis en 2012, il devient chef principal de l’établissement après le départ du précédent. Il s’approche alors de plus en plus de son rêve et s’engage rapidement dans le développement d’une cuisine misant toujours davantage sur les produits régionaux. Cela vaudra d’ailleurs la reconnaissance de La Cuisine comme Ambassadeur de saveurs de la Zone Boréale. Cette accréditation, émise par la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, engage à mettre en valeur les produits typiques de la région. Arrive en 2016 le concours télévisé du Combat des villes où des chefs de diverses régions sont jumelés pour la compétition. David Janelle y remporte la 3e place, ce qui procure une belle visibilité à La Cuisine.

C’est en 2017 que le propriétaire fondateur de La Cuisine choisit de passer le flambeau à son chef principal, qui n’attendait que cette occasion. Guillaume Bergeron s’est dit fier d'avoir transformé cette ancienne brûlerie et épicerie fine en restaurant. Celui-ci s’est bâti une solide renommée depuis deux décennies. David Janelle en fait l’acquisition, d’abord avec un associé, puis propriétaire unique depuis 2019 après le rachat des parts.

La Cuisine

David Janelle est la preuve vivante que les rêves peuvent se réaliser si on sait miser sur ses forces, ses compétences et la confiance de partenaires pour développer sa passion et mettre en place les outils pour y parvenir. Sa motivation ultime, c’est de « faire découvrir la région par les assiettes ». Le chef Janelle ne cesse de pousser toujours plus loin ses connaissances. Il va chercher ses inspirations dans les voyages, auprès d’autres chefs et aussi dans les livres de recettes. La signature #borealivore adoptée par le chef Janelle et toute son équipe de La Cuisine est significative de cette passion et de l’engagement de l’établissement à agir comme un pilier de la cuisine locale pour plusieurs années encore.

Consulter le menu de La Cuisine, c’est faire un voyage dans des saveurs originales, des mets aux appellations suggestives, des descriptions d’ingrédients étonnantes et un contact avec une appropriation du territoire évidente. Le cellier du restaurant est disposé à satisfaire les accords de vins les plus improbables, mais des plus réussis.

La Cuisine 

La Cuisine
En plus de sa vaste salle à manger, le restaurant La Cuisine propose ses deux salles privées pour des réceptions ou des repas de groupes. Elles sont appréciées dans le cadre de rencontres d’affaires ainsi que lors d’évènements familiaux. Elles sont disponibles avec repas et service personnalisé. À l’étage, la salle Denis-Fortin est une salle chaleureuse pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes. Elle offre une magnifique vue sur la rivière Saguenay et offre plusieurs possibilités. Au sous-sol, la somptueuse salle du Cellier est idéale pour des réunions entre collègues. Elle peut recevoir jusqu’à 16 personnes.

Restaurant La Cuisine
restolacuisine.com
387, rue Racine Est
Chicoutimi, QC, G7H 1S8
(418) 698-2822

Les Guides GQ proposent depuis de nombreuses années de faire découvrir les meilleurs attraits touristiques et leurs environnements historique, culturel et aussi gastronomique de plusieurs régions du Québec. C’est pourquoi l’éditeur s’acharne à découvrir et faire connaître les entreprises et organisations homosympas à ses clientèles LGBTQ+ et leurs alliés.es qui souhaitent voyager dans les meilleures conditions possibles.

Dans son guide annuel gratuit « À l’orée du Québec boréal », qui inclue les régions touristiques de Charlevoix, du Saguenay-Lac St-Jean et de la Côte-Nord, l’éditeur a pensé élargir son offre pour le secteur de la Minganie et même de la Basse Côte-Nord. Une entente de partenariat est intervenue en 2025 avec la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (Voyages CoSte), de Rivière-au-Tonnerre, et on a choisi d’entreprendre la découverte de certains de ses forfaits dès la fin de l’été.

Voyages Coste
Ainsi, de concert avec la directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux, nous avons établi et préparé un parcours de quelques jours en Minganie, du 29 août au 5 septembre dernier. Alberte a vraiment vu à tout, avec force détails, avec ses partenaires, pour s’assurer que nous vivions une expérience exceptionnelle et mémorable. Lors d’une rencontre avec elle la veille du début du périple en Minganie, elle a su nous mettre l’eau à la bouche de diverses façons. D’abord par la visite des lieux au siège social de Voyages CoSte installé depuis 2013 au cœur du village de Rivière-au-Tonnerre, avantageusement situé sur un promontoire en bordure de mer. La partie arrière du bâtiment abrite l’Escale Lam-Air, un lieu d’hébergement offrant 13 chambres, une réception voisinant une grande salle commune, et une vaste salle à manger aux larges vitrines offrant une vue imprenable sur la mer… et les levers de soleil.

Anticosti Anticosti Anticosti

Anticosti Anticosti Anticosti

Au fur et à mesure que nous prenions connaissance du contenu de notre périple présenté dans le document préparé à notre intention, nous sentions la ferveur et l’intérêt augmenter, mais aussi l’impatience nous envahir. Nous savions déjà que ça allait être à la hauteur de nos attentes. Moi comme rédacteur et reporter des Guides GQ depuis quatre ans, habitué des voyages en régions, et mon collègue photographe et ornithologue amateur, toujours prêts pour de nouvelles découvertes, nous étions heureux d’avoir la chance de vivre une telle aventure.

Anticosti la mystérieuse
Le lendemain, après un périple routier qui nous a mené jusqu’à Kegaska, au bout de la route 138, avec des haltes à Natashquan, Baie Johan-Betz, Longue-Pointe-de-Mingan et Havre-Saint-Pierre, nous nous sommes rendus ensuite à Port-Menier sur l’île d’Anticosti avec un vol de Air Liaison d’une durée de 10 minutes. Et là, le charme a vite opéré dès notre prise en charge par le co-propriétaire du Gite COPACO Anticosti, Fernand Marcoux, où nous allions passer les quatre prochaines nuits.

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Cueillis à l’aéroport, nous sommes accueillis au gîte par un groupe de chevreuils affamés, vivant en liberté dans les rues de Port-Menier, qui viennent se nourrir plusieurs fois par jour de maïs et des restes de table de la cuisine de Doris, la gérante et cuisinière. Ses petits déjeuners sont fabuleux. Sa bonne humeur aussi. Après l’installation dans notre chambre, l’une des cinq du gîte, avec accès à une salle de bain, on se rend à l’unique restaurant de Port-Menier, le Ellis Resto-bar (mis à part celui de l’auberge de la SÉPAQ), rempli de gens venus profiter d’un bon repas en ce vendredi soir de la fin du mois d’août. Avec Sylvie, la conjointe de Fernand, on échange sur la vie à Anticosti et on prend connaissance du programme que nous a préparé notre hôte pour les deux prochains jours.

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Fernand Marcoux raconte comment lui et son partenaire depuis 2018, Sylvain Jennis, un Innu de La Romaine expert en fumage, ont acquis cette auberge en 2021, en pleine pandémie de la COVID, et y ont annexé un fumoir dans un garage à l’arrière. On y offre des produits fumés à froid et à chaud selon une méthode traditionnelle autochtone. Les produits sont fumés au bois d'érable. On y fume du saumon, de la truite, des pétoncles, des crevettes et du fromage.

Après une bonne nuit de sommeil, et un bon déjeuner, nous partons explorer l’île dès 8 heures, un parcours qui nous mènera à 175 km vers l’est, avec des haltes à l’aller et au retour pour visiter des campements de la SÉPAQ, l’organisme gestionnaire des territoires et des infrastructures du Parc national d’Anticosti, et quelques attraits naturels exceptionnels. La route en gravier est aussi parcourue par des véhicules de la SÉPAQ, et de gros camions oeuvrant dans divers chantiers forestiers. Autrement, il n’y a pas âme qui vive, sauf celles des quelques chasseurs et pêcheurs et celles des dizaines de milliers de chevreuils qui se cachent dans les vastes forêts.

Anticosti Anticosti 
Anticosti Anticosti 

Ce périple auquel nous accompagne Fernand Marcoux est l’occasion de découvrir des lieux et des attraits peu communs, rendus un peu moins attrayants à cette période en raison de la sécheresse des dernières semaines qui a réduit sensiblement le débit des cours d’eau, habituellement très élevé. Cela ne nous a pas moins fait apprécier cette chance incroyable de pouvoir apprendre plein de faits intéressants sur les particularités de ces lieux mystérieux pour la plupart d’entre nous. Car même si on y a développé les infrastructures d’accueil et augmenté les facilités d’accès pour les villégiateurs et les amateurs de plein air, il demeure qu’Anticosti est encore un lieu empreint de mystère et son histoire est pour le moins fascinante.

De retour au gîte en début de soirée après plus de 350 km de route, nos caméras et nos cerveaux remplis d’images inoubliables de lieux et de diverses espèces d’oiseaux, des phoques et des centaines de chevreuils traversant la route au coucher du soleil, nous avons pu participer à une dégustation de quelques produits du fumoir, un régal pour nos papilles gustatives, que nos hôtes nous ont offert en guise d’appréciation de notre visite.

Le lendemain, c’est à une tournée historique de Port-Menier, née en 1900, et comptant actuellement entre 175 et 250 habitants selon les périodes, à laquelle nous avons eu droit. Les vestiges du Château Menier, les restes d’une épave de bateau, un cimetière ancien, un vieux four à chaux géant, et divers autres lieux emblématiques. Un safari photo à la recherche d’oiseaux marins a aussi occupé une partie de l’après-midi du dimanche. On y a d’ailleurs observé des rassemblements de grands hérons absolument fantastiques, les plus importants jamais vus pour ma part.

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Anticosti Anticosti

Le lundi, jour de la Fête du travail, nos hôtes ont quitté l’île en bateau pour retourner à leurs affaires professionnelles et familiales à Sept-Îles, après une halte à Rivière-au-Tonnerre pour quelques jours de repos. Pour notre part, nous avons profité d’un véhicule fourni gracieusement par le service de location de véhicules, pour compléter notre exploration de quelques lieux, comme le Musée et site archéologique situé dans l'ancienne église de Port-Menier. Ce centre d'interprétation offre un aperçu de l'histoire humaine et naturelle de l'île. Le musée présente l'histoire de l'île, ses écosystèmes uniques et de nombreux fossiles. L'île d'Anticosti a d’ailleurs été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO le 19 septembre 2023, devenant ainsi le troisième site québécois sur cette prestigieuse liste. Elle est reconnue mondialement pour son enregistrement paléontologique exceptionnellement complet et bien préservé, témoignant de la première extinction massive de la vie animale sur Terre, il y a environ 447 à 437 millions d'années.

Finalement, remplis de beaux souvenirs, d’histoires fabuleuses, de découvertes mémorables et de rencontres inspirantes, nous avons quitté Anticosti le mardi après-midi, pour aller poursuivre notre découverte d’autres lieux d’intérêt en Minganie avec la contribution de Voyages CoSte. C’est à Rivière-au-Tonnerre, à L’Espace Lam-Air, que nous avons terminé cette journée du 2 septembre, non sans avoir profité d’un succulent repas offert par la propriétaire du resto la Marinière du Nord, Monica Paquet, dont elle a le secret et qu’elle prépare toujours avec amour et passion.

Anticosti Anticosti Anticosti

(La suite de ce séjour en Minganie dans « L’Archipel de Mingan en deux excursions formidables »)

Déménager son entreprise installée depuis 2011 à l’Isle Verte, au Bas-Saint-Laurent, vers Saint-Octave-de-Métis, dans la région gaspésienne, 250 km plus à l’est et en plus, en pleine période du temps des Fêtes pour ne pas rater la saison touristique estivale, avec deux fillettes qui doivent changer d’école juste après le congé : voilà le tour de force qu’a accompli Marie-Claude Labrecque avec sa Savonnerie artisanale la Mousse de Mer en décembre 2021.

Mousse de Mer

Sa motivation première : une maison qu’elle a acquise et qui répond à tous les besoins de son entreprise et de sa famille, le tout dans un environnement exceptionnel au cœur du village. De plus, elle accueille des artisans locaux et régionaux qui présentent leurs produits dans la boutique, créant une diversité et une complémentarité avec la variété de savons au lait de chèvre, du savon du pays, des sels, de l’huile et des bombes effervescentes pour le bain, de l’huile à massage, des crèmes pour le corps et des baumes à lèvres, ainsi que plusieurs autres produits originaux à découvrir, tels les chandelles et désodorisants. On y trouve également des produits végans.

Mousse de Mer
Nous débarquons à son atelier au lendemain d’une première chute de neige, en novembre 2022. Les enfants viennent de terminer leur repas du midi et ils remettent leurs manteaux et bottes pour attraper l’autobus scolaire qui va arriver sous peu. À la fois mère de famille et entrepreneure, ces deux rôles s’accomplissent en parallèle. Il règne dans ce grand bâtiment aux vitrines colorées, situé à quelques enjambées de l’église paroissiale, une heureuse ambiance, sans parler d’un mélange d’odeurs fines et exotiques qui émane des divers produits qu’on y fabrique.


Marie-Claude crée et confectionne elle-même la totalité des produits qu’elle propose dans sa boutique. Son atelier lui permet de réaliser divers types de savons et d’autres produits dérivés, qui sont ensuite étiquetés et placés en étalage, ou encore expédiés un peu partout grâce aux vente de sa boutique en ligne sur la plateforme Etsy. Quelques points de vente au Bas-St-Laurent, en Gaspésie et ailleurs au Québec distribuent certains de ses produits.

Mousse de Mer Mousse de Mer
Au premier coup d’œil, le nouveau local aux hauts plafonds est éblouissant et coloré. On y trouve également des échantillons qui permettent de tester pour mieux choisir avant d’acheter. Les emballages sont également attrayants et originaux, tout comme le sont les noms et appellations donnés aux produits.


Marie-Claude Larocque n’a pas ménagé les efforts pour que les clients qui viendront découvrir sa boutique deviennent des habitués et en parlent à leur entourage. En cette période avant les Fêtes de fin d’année, lors de notre passage, les quantités de divers produits remplissent les tablettes. On veut satisfaire la clientèle qui recherche des cadeaux originaux pour parents et amis.

On y trouve également des articles tissés sur place par une artisane sur un métier, comme à la belle époque. Avec de la chance, on peut la voir travailler à ses oeuvres lors de notre passage à la boutique.

Mousse de Mer


Depuis 2023, l’affichage touristique sur la route 132 et sur la route menant à Saint-Octave et aussi dans le village permettent maintenant de facilement trouver comment s’y rendre.

 Mousse de Mer Mousse de Mer
Même s’il s’agit d’un petit détour du circuit touristique habituel, il en vaut la peine. Parce que ce que Marie-Claude y a concocté déborde d’originalité, d’amour et de belles histoires, qu’elle aime bien raconter, comme un beau chou ajouté sur l’emballage-cadeau. On a juste envie d’y revenir pour en entendre une nouvelle, à la prochaine visite.

Savonnerie artisanale la Mousse de Mer
lamoussedemer.com
328, rue Principale
St-Octave de Métis, Qc G0J 3B0
418-775-3313

Par Pierre Perreault
27 décembre 2025


Il a eu 26 ans en 2025, mais c’est à 21 ans que Vincent Lavoie a mis en branle ce projet de jeune entrepreneur de transformer une église en un lieu exceptionnel : le Saint-Crème est né d’un concept unique alliant hôtel-relais, restaurant et crèmerie. Si à l’époque tout le monde y voyait une idée audacieuse, aujourd’hui on doit se rendre à l’évidence que le rêveur a finalement fait tomber tous les doutes et les scepticismes.

Le Saint-Crème offre aux touristes ainsi qu’aux locaux une expérience originale et rassembleuse à l'intérieur d'une ancienne église transformée, à Alma, au Lac-Saint-Jean. Au niveau du jubé, on retrouve 10 chambres d'hôtel modernes. Au niveau de la nef et du cœur prennent place un restaurant et une crèmerie. L’ambiance vivante et marquante de ce concept innovant met en valeur les éléments patrimoniaux de ce magnifique bâtiment et en assure sa signature.

 Saint-Crème Saint-Crème Saint-Crème

Le restaurant offre les collations, déjeuners traditionnels, diners et soupers. Le menu est composé de soupes, sandwichs, mets régionaux du Lac-Saint-Jean, avec boulangerie sur place, pizza le vendredi soir et café de spécialités au restaurant avec permis d’alcool. En saison, la crèmerie du Saint-Crème offre une recette spéciale à chaque semaine, en plus des crèmes molles classiques, d'une sélection de mochi, sundae, yogourt glacé, options vegan et en sus, ses cornets gaufrés maison.

Saint-Crème Saint-Crème Saint-Crème

L’ancienne église catholique de 1938 du secteur de l’Isle-Maligne ressuscitée en un superbe hôtel est remplie d'histoire. Pas étonnant que son nouveau propriétaire ait choisi d’en conserver de larges pans sous diverses formes. Vincent Lavoie n’est pas issu d’un milieu entrepreneurial. Il a bien tenu une affaire de lavage de voitures dans le garage familial dans sa jeunesse, jusqu’à ce que ça devienne trop gros pour se poursuivre à cet endroit.

Toutefois, c’est la musique et les arts qui l’attirent davantage à l’époque. Ses études en comptabilité ont peut-être éveillé chez lui son instinct entrepreneurial. « J'ai toujours eu ce feu en moi. Depuis tout jeune, j'avais ce besoin de créer, de bâtir quelque chose de mes mains. À l'adolescence, je donnais des cours de musique, puis j'ai monté ma première entreprise en esthétique automobile. Après ça, l'immobilier m'a attiré : j'achetais, je gérais, je revendais. Mais au final, je cherchais un projet qui allait vraiment me passionner, quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il en entrevue à une publication d’affaires en février dernier.

C’est alors qu’il occupe un emploi à la Corporation de développement économique d’Alma Lac Saint-Jean (CIDAL) qu’il se met à réfléchir à ce tournant professionnel. Il commence alors à frayer avec l’immobilier : achat, gestion, revente. Mais au final, il visait un projet qui allait vraiment le passionner, « quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il. Son intérêt pour les églises était déjà présent. Apprenant que la petite église d'Isle-Maligne pourrait être à vendre, il se lance. Sans plan bien défini quant à ce qu’il allait en faire, à 22 ans, il en devient propriétaire. Cinq jours après l'achat, la crèmerie ouvrait ses portes, sans rien changer à l'intérieur.

Puis le Saint-Crème prend forme et profite de sa localisation stratégique : proche de la Véloroute et des sentiers de motoneige l'hiver, voisin d’un lieu touristique important avec l’Odyssée des bâtisseurs et son circuit de l’ancienne ville de l’Isle-Maligne, entre autres. Le secteur n’offrant aucun service de restauration, il y voit un potentiel important. Ainsi, après la crèmerie, arrive l'hôtel-relais, et enfin le restaurant.

 Saint-Crème Saint-Crème Saint-Crème

Déterminé comme pas un, il réussit à s’allier des partenaires importants pour boucler le financement du projet. Son banquier y voyait plusieurs risques avec son budget de 2,3 millions $ au départ. C’est donc avec l’aide d’un entrepreneur local « visionnaire » que d’autres institutions ont décidé d’emboîter le pas pour soutenir financièrement le projet du Saint-Crème.

En alliant sa passion avec son sens des affaires, Vincent Lavoie, qui est maintenant associé à sa conjointe Ariane Tremblay, a su mener à terme ce qui est aujourd’hui un élément important du secteur touristique de la région. Pas étonnant que déjà en 2024, Le Saint-Crème, a remporté deux honneurs au Gala des Lauréats de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est : Personnalité masculine de l'année pour Vincent, et le prix Jeune entreprise pour le Saint-Crème. En 2023, au 25e gala des Grands Prix Desjardins d’OSEntreprendre Vincent Lavoie s’était démarqué du lot avec le Grand Prix de l’entrepreneuriat jeunesse incluant des bourses totalisant 20 000$.

Aujourd’hui, le Saint-Crème emploie près de 40 personnes. Qu’est-ce qui mijote dans la tête de son fondateur pour le futur ? L'idée d'une franchise flotte dans l’air. Rien n’est encore déterminé à cet effet. Il croit que son modèle d'affaires pourrait fonctionner ailleurs. Il dit recevoir régulièrement des appels de villes souhaitant lui proposer de redynamiser leur église.

Saint-Crème Ariane Tremblay et Vincent Lavoie

Rappelant son attachement à la région qui l’a vue naître, il considère important de développer des projets qui ont un impact positif sur la communauté. Qu’est-ce qui le rend fier après ces années de travail acharné et de réussite ? Sa gestion à 100 % locale misant sur des produits régionaux et le souci accordé aux détails des aménagements et de la conservation du patrimoine font sa fierté et le convainquent des bons choix qu’il a faits. « J'ai réussi à créer un modèle d'affaires qui me ressemble, un lieu où on peut s'amuser tout en travaillant » expliquait-il dans une entrevue en 2025. Vincent Lavoie se donne aussi le droit de vivre d’autres passions, comme la moto et les voyages. Il entretient aussi son goût pour le « vintage », la restauration de vieux objets. Il a aussi une collection de guitares qui comptent beaucoup pour lui.

Chose certaine, Le Saint-Crème n’est pas une finalité pour lui. Il le voit plutôt comme l’assise d’une entreprise en devenir dont les orientations demeurent à être fixées. Vincent le répète : il aime apprendre, il adore repousser ses limites. Sans contredit, ce sera quelque chose de différent, probablement d’étonnant, d’aussi extravagant que passionnant.

Saint-Crème

lesaintcreme.com
1657, ave. Du Pont N.
Alma (Qc) G8B 5G2
418 583-3432

Du Saint-Chrème au Saint-Crème
Aux fins de l’information de certaines personnes qui n’ont peut-être pas connu ces rites de l’église catholique, le saint-chrème est une huile parfumée consacrée (olive, baume, etc.), employée pour les onctions dans certains sacrements (la confirmation, l'ordre, le baptême). De là à donner ce nom à une crèmerie installée dans une église, il n’y avait qu’un pas.

Par Pierre Perreault
MÀJ - 20-12-2025

L’Anse Saint-Jean cherchait une nouvelle vocation pour le vieux presbytère voisin de l’église. Il y a bien eu un projet de centre culturel, et une boulangerie y a tenu commerce un certain temps. Aujourd’hui, il semble bien que ce soit l’entreprise de David Landman, Français d’origine et cuisinier de formation depuis 18 ans, qui occupe désormais l’endroit.
Kao Chocolat

Ce passionné de la saveur, de la justesse et de l’extravagance gustative opère et dirige une chocolaterie dans ce village du Bas-Saguenay en bordure du fjord. KAO Chocolat charme déjà les amateurs de chocolat depuis 2014. D’abord acquise avec un ami de longue date, l’entreprise a déménagé en 2022 dans le vieux presbytère. On parle même d’un projet d’acquisition du bâtiment en cours.

David, a débuté sa carrière comme apprenti à Paris, ensuite à Bruxelles, puis l’a poursuivie à Montréal. Son implantation à L’Anse-Saint-Jean remonte à 2018. Charmé par l’âme du village, David était en alors à la recherche de nouveaux défis : l’opportunité d’acquérir KAO Chocolat fût pour lui l’occasion de quitter Montréal et de s’associer alors avec son ami Peter.

Kao Chocolat
Fort de ses bases sur le travail du chocolat, David voit en KAO Chocolat l’opportunité de faire vivre le terroir québécois en l’exprimant par la création de fines bouchées gourmandes et irrésistibles. On parle ici d’une palette de saveurs issue de la forêt boréale et du terroir québécois, à travers l’univers du chocolat.

Kao Chocolat

« KAO Chocolat a débuté modestement, mais ses produits, en raison de leur originalité et de leur qualité, ont tout de suite connu le succès. D’où la nécessité de s’agrandir », explique le chocolatier. Kao Chocolat compte quatre employés en temps normal. Ce nombre augmente à cinq ou six pendant la période de pointe de l’été.

Kao Chocolat

KAO Chocolat produit donc sa gamme de produits fins dans le vieux presbytère de L’Anse-Saint-Jean depuis 2023. David insiste sur l’importance pour KAO Chocolat de s’identifier à son milieu. « Je veux créer des saveurs originales à partir de produits locaux ; il va sans dire que le bleuet figure dans ma liste ! D’autre part, mon approvisionnement est assuré, tant que c’est possible, par des fournisseurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les matières premières proviennent de producteurs de fermes biologiques et/ou équitables afin de respecter le savoir-faire traditionnel et l’environnement de nos communautés locales ».

Kao Chocolat

Pour ce qui est du cacao, sa démarche respecte le travail des producteurs et la valorisation de leurs terres. Sa priorité à cet égard est l’équité. La protection de l’environnement fait également partie de ses priorités. « Je fais en sorte de réduire à la source la production de déchets. Par exemple, tous nos emballages sont fabriqués à partir de matières recyclés et réutilisables. »

Dans ses projets à court terme, il aimerait pouvoir transiger avec les producteurs de cacao et transformer lui-même les fèves pour avoir un plein contrôle sur la qualité des chocolats qu’il confectionne. Il y travaille sérieusement.

Kao Chocolat

Puis, KAO a ajouté à ses produits les gelatos au chocolat noir, blanc et au lait qu’il sert directement par un comptoir installé pour l’occasion donnant sur la galerie. Des tables et des chaises sont installées au balcon et sur le parterre adjacent. On peut les déguster dès la mi-juin jusqu'en automne. David parle aussi d’aménager une autre section du presbytère pour en faire un lieu on pourra déguster les produits de KAO.

KAO Chocolat
kaochocolat.com
261 rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, QC, G0V 1J0
(418) 608-8005

Par Pierre Perreault
MÀJ : 20-12-2025

C’était en 2018. Un vieux motel des années 1960, situé à l’entrée de l’artère principale menant au cœur du village de l’Anse Saint-Jean, au milieu de la magnifique vallée du Bas Saguenay, attire l’attention d’un groupe d’amis qui partagent la même passion pour la nature, la rencontre avec les gens et l’amour de la bonne cuisine.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean
C’est alors qu'est né ce projet un peu fou de restaurer le bâtiment et d’en faire ce qui est aujourd’hui connu comme Le Camp de Base, un lieu d’hébergement distinctif, simple et écoresponsable, explique Marie Lerdu, adjointe à la directrice générale. Ce groupe composé de gens d’expériences en restauration, tourisme et d’origines diverses, dont certains de la région même, a formé une entreprise pour assurer la réalisation de leur rêve dans les meilleures conditions possibles. Certains d’entre eux en sont également des employés assurant la gestion et la coordination des activités d’hébergement et de restauration.

Avec un plan d’action précis et plusieurs rénovations importantes plus tard, dans les 9 chambres et un dortoir, en plus des équipements de la cuisine, le Camp de base a pris son envol et a pu accueillir ses clients. Aujourd’hui, on peut y dormir en chambre ou dortoir (7 places), y camper avec tentes ou VR, et y manger et boire. Le tout avec des tarifs abordables, un terrain de pétanque, une cuisine et des aires communes conviviales, propices aux rencontres ainsi que des expériences gustatives uniques au resto.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Les chambres sont tout ce qu’il y a de plus confortable. Pour chacune on y trouve, entre autres : une salle de bain privée avec douche et baignoire, un mini réfrigérateur, la literie et les serviettes, une entrée individuelle avec accès extérieur, un stationnement privé, une table extérieure, un accès à la cuisine commune par l’intérieur. À noter que les chambres ne sont pas équipées de téléviseur. On y offre cependant un accès gratuit au wifi.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Si l’hébergement en chambres est offert toute l’année, les services de resto et de bar le sont aussi, sauf pendant quelques semaines au printemps après la fin de la saison de ski. Le resto bar est devenu un endroit populaire où se donne rendez-vous pour toutes sortes de raisons. L’été, la terrasse extérieure ajoute au plaisir de l’expérience. Des événements spéciaux musicaux ou autres (des spectacles de chanson, de l’improvisation et même des soirées jeux de société) sont présentés à divers moments de la saison. « Bien que l’endroit attire un grand nombre de touristes tout au long de l’année, nous avons la réputation d’être un lieu de rassemblement social pour les habitants du village », nous confie Marie Lerdu. Le mélange des touristes et des résidents crée des soirées fort chaleureuses. 

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Au resto, on propose une cuisine toute en saveur, des plats fumés maison et des mets végétariens créés avec des produits locaux. On fume sur place les viandes et les poissons de façon artisanale avec l’expertise de Füm Füm afin d’offrir une expérience gustative unique. Une cuisine gourmande préparée sur place, des tapas savoureux, à manger seul ou à partager, des pizzas originales, les meilleurs sandwichs et burgers en ville et de réconfortants menus du jour. Le resto bar est certifié « Ambassadeur de saveurs » par Zone Boréale, ce qui signifie qu’on attache une grande importance à l'origine des produits. Que ce soit dans les assiettes ou dans le bar, on y propose des produits locaux ou régionaux.

CAmp de base Anse

En ce qui concerne le bar, pour prendre une bière bien fraîche été comme hiver, en après-ski ou en revenant de randonnée, il n'y a pas mieux. De façon régulière, on invite à découvrir une microbrasserie. On peut aussi déguster un cocktail créé à même une sélection de boissons québécoises dans une ambiance relaxe. Les amateurs de vins apprécieront les produits d'importation privée exclusifs. On peut aussi y trouver les bières de la Chasse-Pinte, l'authentique microbrasserie Anjeannoise, ainsi que des bières collaboratives saisonnières.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Bref, l’Auberge Camp de base de l’Anse Saint-Jean joue un rôle important dans l’accompagnement des villégiateurs et dans l’accueil des gens du coin qui veulent se retrouver pour passer de bons moments et s’offrir de quoi boire et manger dans un environnement sympathique.

Pour leur part, depuis 2022, les campeurs trouvent derrière l’auberge, au bord de la rivière Saint-Jean, réputée rivière à saumon, plusieurs espaces pour les tentes et pour les VR, sans service d’électricité ou d’eau potable. Pour un contact direct avec la nature dans un milieu boisé. Les campeurs ont toutefois accès à la cuisine commune et aux salles de bains de l’auberge en tout temps. Des partenariats avec Saguenay Aventures et d'autres organisations du milieu permettent d'offrir des forfaits en diverses saisons pour profiter du plein air et des activités nautiques, par exemple.

Bref, l’Auberge Camp de base l’Anse Saint-Jean agit comme une porte d’entrée vers les beautés de cette municipalité aux mille attraits qui donne le ton à ce qui attend les visiteurs.

Auberge Camp de base l’Anse Saint-Jean
aubergecampdebase.com
5, rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, QC G0V 1J0
418 272 3359


Fondé avec le concept simple d'amener un restaurant de style bistro Italien à Campbellton, Pronto offre des plats tels que de délicieuses entrées, salades et pâtes, sans oublier une carte de boissons plutôt bien garnie. On y sert également les pâtes fraîches réputées de l’Atelier Gourmand.

 Pronto Facade Pronto Facade
Le proprio, Keegan Rose, a ouvert son restaurant en juillet 2022 et celui-ci est déjà reconnu parmi les mieux cotés de la ville par les critiques et les clients. Il a travaillé en restauration depuis qu’il a atteint l’âge adulte. Ayant eu l’opportunité d’ouvrir son propre restaurant, il a sauté sur l’occasion.

Pronto  Le proprio, Keegan Rose


En fait, il occupe le local que le restaurant où il travaillait auparavant a laissé libre en déménageant ailleurs. Un endroit bien situé et très fréquenté au cœur de la ville, entouré de nombreux commerces de proximité et tout près du pont Interprovincial qui mène au Québec.


Son projet de départ : offrir uniquement de la nourriture italienne à prix abordable et raisonnable. Il croit bien sûr qu’il est possible d’en avoir ailleurs en ville. Mais il précise que chez lui, elle est authentique et différente des autres. « Ça manquait à Campbellton ce genre d’endroit », assure-t-il. Il forme lui-même les cuisiniers qui préparent les mets qui sont à la base de son inspiration. Mis à part le menu Italien, on y trouve une intéressante carte des vins avec produits locaux et réputés, ainsi que des bières.

Le Pronto
Pronto peut accueillir près de 40 personnes à l’intérieur. Une terrasse extérieure en belle saison permet d’y ajouter une quinzaine d’autres. Près de 10 personnes y trouvent de l’emploi.


Alors qu’il est encore dans la trentaine, il n’aurait jamais pensé pouvoir posséder son propre restaurant avant la cinquantaine. De retour à Campbellton il y a quelques années, après avoir travaillé un certain temps à Calgary, pour une chaîne de restaurants à Rothesay, et avoir obtenu son certificat de chef « red seal » à Moncton, Keegan se sentait maintenant prêt à faire le grand saut.

Pronto Facade 
Pronto est ouvert du mardi au samedi, pour le midi et le soir. Fait à signaler, le patron et le personnel peuvent faire le service en français et en anglais. Traiter la clientèle aux petits soins, fait partie de son concept. Et il semble que ça fonctionne. Il est conseillé de réserver pour y avoir une table la fin de semaine.

Pronto – Bistro Italien
prontocampbellton.com
99, rue Roseberry 
Campbellton (NB) E3N 2G6
506.753.5000

La famille Cormier de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, a un riche passé en matière de développement entrepreneurial dans la région et ce, depuis longtemps. Pas étonnant que l’un des descendants de cette famille, Anthony Cormier, soit au cœur du projet de mini-chalets écologiques et autonomes sur roues Didoche.


C’est d’ailleurs le surnom qu’on donnait à l’un de ces ancêtres Cormier, bâtisseur du Havre St-Pierre, qu’Anthony et sa conjointe et partenaire, Vicky Petipas, ont choisi pour promouvoir ce nouveau concept d’hébergement offert depuis peu en Minganie.

 Didoche
« Profiter autrement de la nature sur la Côte-Nord », voilà ce qui a motivé le couple pendant les quatre années de démarches qui ont conduit à la construction, en 2021, de ces 5 mini-chalets actuellement offerts en location.  Anthony Cormier, un expert en gestion des finances pour Parcs Canada, n’a pas ménagé les efforts pour mener à terme ce projet qui sort en quelque sorte des sentiers battus en terme de pleine autonomie énergétique, d’expérience d’hébergement tout confort accessible quatre saisons.

 
« J’ai toujours voulu être en affaires. J’avais remarqué il y a quelques années qu’il y avait un besoin en hébergement en Minganie. On a donc fait le tour du Québec pour regarder ce qui se fait ailleurs au niveau de l’hébergement et on a développé un concept qui, on l’espère, permettra à la clientèle de vivre une expérience unique », explique-t-il.

Didoche
Les mini-chalets munis de plaques solaires comprennent tout ce qui est utile et pratique pour assurer un séjour non loin de la mer, en toute sécurité et tranquillité. Il y a aussi un aménagement extérieur pour chacun des chalets avec patio, barbecue, pot à feu et table de pique-nique. Ils ont été réalisés avec la contribution de la firme MiniMaliste de Québec, spécialisée dans la conception et la fabrication de mini-maisons.

Didoche Didoche
Ces minimaisons construites pour atteindre une pleine autonomie énergétique sont installées à Havre-Saint-Pierre et ailleurs en Minganie. D’ici peu, on pourra offrir un lieu permanent pour leur installation. Elles sont conçues pour un maximum de 2 adultes et 2 enfants. Cet hébergement insolite plonge ses visiteurs dans un milieu riche de rencontres : un lieu idéal pour décrocher, faire le plein d’énergie et vivre une expérience d’hébergement à la fois confortable et originale.

 
On suggère à la clientèle de prendre au minimum trois nuits en Minganie pour bien comprendre le territoire et visiter ses attraits. Passionné de tourisme et de sa région, Anthony connaît mieux que personne les bons endroits à découvrir dans sa municipalité natale. L’archipel de Mingan est un incontournable à visiter. Les îles de Mingan demeurent pour Anthony le plus bel endroit au monde.

 
Une unité mobile est disponible. Celle-ci peut être installé partout sur le territoire de la Minganie.

Didoche
Enfin, Anthony et Vicky partagent des valeurs humaines et sociales qui s’expriment par l’ouverture aux autres, le respect des différences et la cohabitation de tous et toutes, sans jugement et dans l’harmonie. Tout ça se reflète dans leur entreprise qui conjugue valeurs modernes et développement durable.

Mini-chalets Didoche
chaletsdidoche.com
1697, rue Boréale
Havre-Saint-Pierre (QC) G0G 1P0
877 347-0383

Par Pierre Perreault
MAJ : 20-12-2025

Pour Sébastien Pirot, l’amour est dans les Alpes françaises. Pourquoi ? Parce que c’est là qu’il a rencontré sa conjointe et mère de ses trois enfants. Son associée du coup !

C’est donc de là que tout est parti. En 2003, il fait une première visite au Québec. En 2006, lors d’une visite chez une amie, il découvre l’Anse St-Jean. D’origine bretonne, Sébastien Birot a fait plusieurs tours du monde avant de venir y établir sa famille dans ce magnifique village du Bas-Saguenay. Il a séjourné ou travaillé dans plus d’une de dizaine pays.

 Mais l’amour, plus fort que tout, l’a porté ici. Il y a fait l’acquisition d’une maison en pleine nature. Ses trois enfants y sont nés et y grandissent. Chaque année, il devait retourner en France pour travailler l’été. Et à son retour en automne, il repartait parfois vendre des arbres de Noël à New-York. Mais c’est enfin à l’Anse qu’il a fini par réaliser un de ses vieux rêves : avoir son propre établissement et partager les saveurs de son pays d’origine.

En 2012, il apprend entre les branches que les propriétaires de la boutique les Rebelles des bois face au quai souhaitent ouvrir un café dans leur établissement. Rebelles des Bois représente le travail de plus de 80 artisans et designers québécois. L'entreprise crée également une ligne de bijoux et d'objets design.

Qu’à cela ne tienne, Sébastien se met au travail et planifie ce qui deviendra le premier et encore seul restaurant à offrir une des fiertés de son coin de pays d’origine : les crêpes bretonnes.

Café du quai
Ouvert à l’été 2013, le Café du quai a comblé un vide dans le paysage saguenéen selon plusieurs. De nombreux produits des artisans et producteurs locaux ont par ailleurs fait leur apparition sur le menu, permettant d’heureuses combinaisons entre les terroirs. « Parce que dans la cuisine aussi, les cultures se rencontrent, se marient », rappelle Sébastien avec un sourire coquin.

L’endroit est idéal : face à un quai où chaque jour en saison des centaines de visiteurs embarquent ou débarquent de bateaux de croisières ou d’autobus, où des dizaines de kayakistes viennent s’adonner à leur sport, où de nombreux plaisanciers y ont leur bateau à la marina. Sans parler de tous les autres qui viennent découvrir le magnifique paysage du fjord, pour quelques heures ou quelques jours. Sur deux étages, on peut accueillir jusqu’à une cinquantaine de clients à la fois. L’endroit procure de l’emploi à 22 personnes.

Café du quai
Sébastien s’est assuré des services de chefs qualifiés qui ont su s’approprier les meilleures recettes de crêpes bretonnes. On n’y fait pas que des crêpes repas, desserts ou flambées au Café du quai. On y sert aussi des sandwiches et paninis, et on offre des tables d’hôte. On a même vu passer au menu un Club Sandwich du quai au poulet mariné, bacon, jambon, fromage suisse, tomate, mayo assaisonnée maison & épinard. Les cafés y sont aussi à l’honneur.

Café du quai

Sébastien invite ses compatriotes à venir retrouver un morceau de saveur de France. Et pour les Québécois et voyageurs de partout ailleurs, à y découvrir ou redécouvrir ce volet de la gastronomie qui puise ses sources dans une philosophie de vie simple et authentique, nourrie au grand air de Bretagne. Ouvert 7 jours durant l’été, et sur un horaire qui varie en hiver et au printemps.

Note : nous y somme passés le 20 décembre 2025 et on y a retrouvé les mêmes bons mets et le sourire éclatant de la serveuse, à notre grand plaisir.


Café du quai – Restaurant et crêperie bretonne
cafeduquai.ca
358 A, rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, Quebec G0V 1J0
(418) 272-1190

À Québec, capitale gastronomique par excellence, le nom de Stéphane Modat est bien inscrit dans le firmament des chefs incontournables et des propriétaires de restaurants haut-de-gamme. Lorsqu’on est invité à passer un peu de son précieux temps avec lui pour discuter de la formule de son Clan et profiter ensuite de son menu-dégustation, on ne peut que se sentir privilégié.

Ce Français arrivé au Québec il y a 25 ans avec déjà pas mal d’expérience, d’idées et de projets, s’est signalé dans quelques établissements réputés de Québec, avant de passer à la direction des cuisines du Champlain au prestigieux Château Frontenac, poste qu’il a occupé pendant huit ans. Puis arrive la pandémie de Covid en 2020 : il y voit l’occasion d’opérer des changements et de lancer sa propre affaire.
Février 2021, il quitte le Château et entreprend ses démarches l’amènent vers l’ancien Café de la paix, rue Des Jardins, autrefois un haut-lieu de cuisine française à Québec, un établissement mythique fondé en 1952 et ayant fermé ses portes en 2013. Pourquoi cet endroit plutôt qu’un autre? « Il faut écrire l’histoire dans quelque chose qui est historique », disait Stéphane Modat alors qu’il se préparait à y établir son Clan.

Le Clan

Par définition, le clan est un petit groupe de personnes qui ont des idées, des goûts communs et qui les partagent dans leur entourage ou encore un groupe de personnes se soutenant mutuellement par passion ou intérêt. Pour le chef Modat, ce concept est appliqué à sa formule d’affaire : réunir autour de lui des producteurs, des maraîchers, des transformateurs, des artisans et des commerçants qui proposent des produits locaux et régionaux de qualité, pour les faire découvrir à sa clientèle d’ici ou d’ailleurs et ainsi établir une communauté du terroir tout en participant au développement d’une gastronomie québécoise qui rayonne à l’international.

Viandes, gibier, poissons, fruits de mer, légumes, épices, et autres produits sont constamment dans la mire de Stéphane Modat qui parcoure les régions pour découvrir sans cesse les meilleurs produits et les producteurs les plus originaux et performants. « Pas de compromis possible dans ce domaine », assure-t-il. Le logo du restaurant au cœur du Vieux-Québec exprime bien cet esprit : l’union des produits de la chasse et de la pêche dans un environnement de terroir, ce qui traduit l'amour du chef pour ces activités.

Qu’est-ce qui le motive au quotidien depuis qu’il a créé le Clan? « Je nourris le monde! Je suis chanceux de recevoir les gens chez moi et leur offrir le meilleur à tous les niveaux! »

Le Clan

L’un des éléments clés de la formule du Clan : tout le monde y entre par les cuisines. Autant les clients que les fournisseurs et le personnel, on y a accès par le lieu où tout se passe vraiment. Une fois rendu à l’étage, on est aussitôt plongé dans une ambiance qui prépare à ce qu’on va nous faire vivre ensuite. « Accueillir les gens, c’est ma passion », assure le chef Modat.

À lui seul, le menu dégustation qu’on nous a servi lors de notre visite est totalement une aventure gustative et émotive. On passe par de multiples saveurs et on se délecte de la présentation de chaque mets avant même qu’il soit porté en bouche. Les pétoncles de Baie-Comeau (Aguachile de légumes d’été / Encre de seiche /OEufs de truite /Oignons Marinés), l’esturgeon jaune de Châteauguay (Topinambours / Airelles / Amandes / Caribou / Gingembre), la pintade de Cap Saint-Ignace (Morilles aux miso / Foie gras / Tempeh / Crème de volaille), l’Hommage à Marie-Victorin (Lactaire / Bleuet / Thé des bois / Épinette), et leurs accords de vin, voilà quelques exemples de ce qui attend les amateurs de découvertes gastronomiques vraiment uniques.

Le Clan Le Clan Le Clan Le Clan

Le chef Modat innove également avec ses menus-midi en formule tapas « Café de la paix » depuis l’été 2024, populaires auprès des travailleurs du secteur et des visiteurs à la recherche de curiosités culinaires basées sur les produits du terroir québécois. De plus, il accepte les invitations à partager ses talents auprès d’autres établissements comme chef invité, et même sur des paquebots amarrés au port de Québec à l’occasion. Sans compter sa participation à des événements internationaux en tant que conférencier expert, ici et à l’étranger.

Stéphane Modat, père de quatre enfants devenus adultes et adolescents, tous nés à Québec, s’engage aussi dans la communauté depuis quelques années, entre autres au Patro Roc Amadour de Limoilou qu’ont fréquenté ses enfants, avec un repas de bouilli aux légumes de 180 portions servi dans le cadre d’un événement de financement. Son ami Peter Simons de l’entreprise plus que centenaire portant son nom, s’est joint à lui pour l’occasion.

Fait à signaler, en mai dernier, le Guide Michelin accordait une recommandation du Clan auprès du prestigieux annuaire gastronomique de renommée mondiale. Par ailleurs, le Clan a été désigné « Restaurant de l’année 2025 » au Québec aux prestigieux Lauriers de la gastronomie.

Le Clan

Cet entrepreneur venu de France s’est totalement intégré dans sa ville d’adoption, à Québec. Il en est devenu le symbole vivant que la détermination, l’innovation, la qualité et la diversité constituent des ingrédients essentiels au succès. Le Clan représente bien ce qu’il considère comme le secret de son engagement : « Agir pour les bonnes raisons, sans compromis. Ls meilleures idées arrivent demain! », est-il convaincu.

Le Clan
Le Clan
restaurantleclan.com
44, Rue des Jardins
Québec, QC G1R 3Z1
(418) 692-0333

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