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Archive du blog pour 2026

Le 1er août 2016, l’écrivaine et poétesse Anne Hébert aurait eu 100 ans. Ce centenaire sera souligné en 2017 à Kamouraska, le village où se situe l’action de son roman Kamouraska qui l’a rendu célèbre et mis du même coup le village sur la carte. Porté au grand écran par Claude Jutra sur une musique d’André Gagnon, le film fit connaître son œuvre au grand public.

Né à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Anne Hébert a vécu son enfance à Québec, mais descendante de la famille seigneuriale de Kamouraska, elle y a passé plusieurs étés où la célèbre histoire de meurtre passionnel de son aïeul lui est devenue familière. Après avoir publié de 1942 à 1953 divers recueils de poèmes, elle publie en 1958 son premier roman, Les Chambres de bois, aux Éditions du Seuil et elle est élue en juin 1960 membre de la Société royale du Canada.

En 1965, après la mort de sa mère, elle déménage à Paris. Avec la publication du roman Kamouraska, en 1970, pour lequel elle reçoit le prix des libraires de France, elle connaît enfin le succès. Elle publie en 1975 Les enfants du sabbat, un troisième roman, puis en 1980, elle donne un quatrième roman, Héloïse.  Mais c'est grâce au roman suivant, les Fous de Bassan, en 1982, qu'elle devient la quatrième franco-canadienne et la deuxième Québécoise à obtenir un grand prix littéraire français. Elle décroche pour ce cinquième roman le prix Femina. Seules Gabrielle Roy, elle aussi avec le Femina, Marie-Claire Blais, avec le Médicis et Antonine Maillet avec le Goncourt l'ont précédée comme lauréates d'un des grands prix littéraires français. Elle reçoit de 1969 à 1983 des doctorats honoris causa des universités de Toronto en (1969) et de Guelph (1970), puis de l’UQÀM (1979) , de McGill (1980) et enfin de l’Université Laval en 1983.

En 1988, son sixième roman, Le Premier Jardin, rend hommage aux femmes qui ont fondé la Nouvelle-France. Un septième roman, L’Enfant chargé de songes, paraît en 1992. En 1995, âgée de 79 ans, elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, une histoire à mi-chemin entre la poésie et la prose. Son cinquième et dernier recueil Poèmes pour la main gauche est publié deux ans plus tard.

Au début de 1998, celle qui demeurait à Paris depuis 32 ans, revient à Montréal. En 1999 paraît son dernier roman, Un habit de lumière, quelques mois avant son décès à Montréal en janvier 2000.

Anne Hébert est toujours restée discrète sur sa vie privée, elle qui ne s’est jamais mariée et n’a jamais eu d’enfant. L’éloignement à Paris, comme pour son amie Mavis Gallant, une écrivaine anglo-montréalaise elle aussi déménagée dans la Ville-Lumière et avec laquelle elle a entretenu une longue amitié, lui a permis de maintenir cette séparation entre sa vie artistique et sa vie intime.

Dans la bergerie, les brebis sont calmes. À l’entrée, un gros chien fait le guet. Très calme lui aussi. Il est responsable de la sécurité : sa présence au champ lorsque le troupeau est dans la pâturage a empêché plusieurs fois que les coyotes ne fassent un festin, explique Rachel White, co-propriétaire avec son conjoint Pascal-André Bisson de la Ferme du Mouton-Blanc de La Pocatière.
Mouton Blanc
En plus du cheptel de brebis, il y a la production de fromages débutée en 2004. Cinq produits de lait cru, dont un de vache, déjà reconnus et réputés. Le fromage vedette, la Tomme du Kamouraska, a reçu plusieurs prix au fil des ans.
En ce dimanche matin frisquet et humide du début de juin, Rachel se fait un honneur de présenter et raconter l’histoire de cette entreprise qui a été créée il y a 23 ans. Pendant ce temps, son conjoint prépare le terrain pour la plantation de noisetiers et de poiriers. On souhaite éventuellement produire de nouveaux fromages avec ces fruits, dès qu’on pourra les récolter.
Il faut comprendre ce que représente un élevage ovin qui compte près de 400 têtes, dont une centaine de brebis en lactation, dans un mode d’agriculture durable, sans pesticides. C’est un travail quotidien qui demande des soins constants et méticuleux. Les normes de production fromagère sont telles qu’on ne peut se permettre de diminuer la garde.
Mouton Blanc

Chaque jour est différent pour Rachel White. La bergère est toujours émerveillée de travailler entourer de ses moutons. De janvier à mai, plus de 300 agneaux viennent au monde au Mouton Blanc. Pendant qu’elle prend soin des animaux, Pascal-André supervise la production des fromages et la gestion de la boutique. Parce qu’on y propose aussi des produits d’artisans fromagers et d’autres produits du terroir non-industriels, de la région et d’ailleurs au Québec.
Chaque été, des travailleurs guatémaltèques viennent prêter main-forte aux champs, à la bergerie et aux divers travaux de la ferme. Parce que la relève familiale n’y est pas, Rachel et Pascal-André ont une préoccupation première, celle de consolider l’entreprise qu’ils ont créée et faite grandir, pour pouvoir trouver d’éventuels acquéreurs qui assureront la pérennité du Mouton Blanc.

Fromagerie Le Mouton Blanc
lemoutonblanc.ca
176, route 230 Ouest,
La Pocatière, Qc G0R 1Z0
418.856.6627

Il a 25 ans. Dans la fleur de l’âge. Il est grand, calme, il sait ce qu’il veut et il voit très bien où il s’en va. En arrivant dans l’ancien magasin général de Kamouraska où la Fée Gourmande vient d’emménager, on s’attend à voir un vieux monsieur qui nous accueille. C’est plutôt ce jeune entrepreneur audacieux et visionnaire qui discute avec ses employées, sourire aux lèvres.

Samuel Dionne a grandi dans une auberge de Kamouraska que possédait sa mère. Il a donc été en contact avec le milieu entrepreneurial depuis toujours. Ayant découvert la Fée Gourmande qui a pignon sur rue à Kamouraska depuis 2002, il s’y engagea à la fin des années 2010. Puis, en 2018, lui et sa collègue Andréanne Pelletier ont décidé d’acquérir le commerce du propriétaire d’alors. Ils n’avaient que 20 et 21 ans. Un peu à l’étroit dans le local qu’ils occupaient, ils ont décidé d’agrandir pour augmenter la production, puisque la demande augmentait sans cesse.Fée gourmande
L’ancien magasin général a été ciblé comme le meilleur endroit pour ce faire. Les démarches d’acquisition de l’immeuble ont porté fruit au début de 2021. « Ç’a été beaucoup de travail d’aménager le tout, car il y a trois étages, mais on est assez contents du résultat », indique Samuel Dionne.
Si la grande maison construite en 1898 accueille La Fée Gourmande au rez-de-chaussée, deux logements convertis en unité de location touristique sont situés à l’étage, avec vue sur l'estuaire, en formule Airbnb. « Nous en avons loué l’été dernier et ç’a super bien fonctionné. L’hébergement était un autre domaine qui nous intéressait », note Samuel Dionne.
Samuel et Andréanne ont plein de projets pour la chocolaterie. Dont une terrasse à l’arrière très bientôt. Ils ont même ouvert une succursale dans un restaurant de Saint-Jean-Port-Joli en avril dernier. Samuel parle aussi de développer l’offre d’hébergement très bientôt. Comble de bonheur, le personnel qui oeuvrait sous l’ancien propriétaire les a suivis dans l’aventure. On a même embauché du personnel pour développer de nouveaux produits, de nouvelles recettes.
Fée gourmande
L’offre actuelle est déjà impressionnante. Chocolats fins, truffes, ganaches, caramels, tartinades, sans oublier les desserts chocolatés et la fameuse crème glacée molle trempée dans le chocolat. La boutique en ligne permet de s’approvisionner à distance de divers produits.
Passer à Kamouraska sans s’y arrêter, c’est presque péché.

La Fée Gourmande
lafeegourmande.ca
98, avenue Morel
Kamouraska (Qc) G0L 1M0
418.492.3030

La boutique de Cidrerie et Vergers Pedneault est une formidable vitrine, non seulement sur les divers produits que fabrique et distribue cet artisan familial, mais aussi sur cet art méconnu pour plusieurs de la fabrication du cidre. On y trouve de l’information précise sur le processus de création et de production, de la culture de la pomme à l’embouteillage.
On est rapidement attiré par les nombreux étalages et les colorées étiquettes des quelque 30 différents produits classés selon diverses catégories : mistelles, crèmes, mousseux, tranquilles fruités, de glace, apéritifs, etc. Deux produits ont excité nos papilles : le pomme d’érable au goût délicat et subtil, mais surtout la vedette inégalée encore aujourd’hui, le Glacier, gagnant de plusieurs prix dans des foires vinicoles.

Cidrerie Pedneault cidres

Même le nouveau-né, la Marée Rose, premier cidre rosé d’un beau rouge vif en raison de la pomme Geneva qui constitue 100 % de sa matière première, trahit les plus de 100 ans de culture de la pomme de la famille Pedneault sur l’île.
Sur place, on prend le temps de faire déguster et de bien expliquer la diversité des variétés offertes. L’éducation des amateurs de produits vinicoles contribue à rendre au cidre ses lettres de noblesse auprès de nombreux visiteurs de la boutique.
La demande grandissante des dernières années a eu pour effet d’ouvrir des boutiques à La Malbaie, à Baie-Saint-Paul et à Québec.
Fait à signaler, on peut pratiquer l’auto-cueillette des pommes, poires et prunes dans les vergers pendant l’automne.

Cidrerie et Vergers Pedneault
vergerpedneault.com
3384, chemin des Coudriers
L’Île-aux-Coudres, Qc G0A 3J0
418.438.2365

La bannière Le Manoir du spaghetti a été présente à Québec et à Trois-Rivières pendant de nombreuses années, depuis 1978, alors que des associés opéraient trois succursales (Charlesbourg, Ste-Foy), toutes logées dans des maisons de style canadien au cachet historique.

 
Or, depuis 2016, seul le restaurant logeant dans la Maison Hart de Trois-Rivières porte désormais l’appellation de Manoir du spaghetti. Le propriétaire unique, Pierre Plante, y mène fièrement les affaires, lui qui y a été chef cuisinier ainsi qu’aux deux autres succursales pendant quelques années. L’aventure l’a amené à devenir actionnaire, avec des membres de sa famille, avant de finalement acheter à Trois-Rivières en 2001.

Le Manoir du spaghetti
On peut donc dire que Pierre Plante porte l’ADN du Manoir du spaghetti dans ses veines.

 
Sur la rue Hart à Trois-Rivières, au cœur du quartier historique de la deuxième plus ancienne ville d’expression française en terre d’Amérique, on remarque la demeure ancestrale qui abrite, depuis 35 ans, le restaurant Le Manoir du Spaghetti, résidence acquise de Jean-Louis Caron, architecte reconnu pour son travail sur le chantier de la cathédrale de Trois-Rivières.

Le Manoir du spaghetti
Cette authentique maison canadienne a abrité les joies et les peines de plusieurs familles notables de la cité fondée par Laviolette il y a près de 400 ans, le 4 juillet 1634, entre autres celle de Ézéchiel Hart. Ce dernier fut le premier député d’origine juive élu au Canada.


« C’est donc dans un environnement historique et patrimonial évident que la clientèle peut déguster la cuisine italienne du Manoir, qui a évolué au fil du temps, mais qui a retrouvé plusieurs de ses classiques d’origine qui ont fait sa renommée à l’époque, comme les trios de pâtes, les combos pâtes et pizza, et d’autres encore », explique Pierre Plante.

Le Manoir du spaghetti
Son ambiance chaleureuse et festive, son service attentionné, son menu distinctif contribuent à en faire un incontournable à Trois-Rivières, à quelques jets de pierre du secteur historique, du vieux port et du quartier des boutiques et des bars très fréquentés de la rue des Forges. On succombe à son grand choix de pâtes et de pizzas tandis que sa variété de vins et de bières est aussi étonnante ! Particularité des lieux pour le dessert : le bar à crème glacée, un concept adapté d’un restaurant de la Floride, sait toujours ravir petits et grands.

 Le Manoir du spaghetti
On peut aussi acheter en ligne les diverses sauces, vinaigrettes, soupes et autres produits pour prolonger l’expérience chez soi.

 
Comme un bon père de famille

Pierre Plante est heureux et fier de diriger une équipe d’employés.es, une vingtaine de personnes, qui forment une petite famille. D’autant plus qu’à part un cas particulier, personne n’a quitté son poste pendant les périodes de la pandémie où la salle à manger était fermée. « Je prends soin de mes gens. Si quelqu’un travaille ici, c’est parce je l’aime bien au départ. Pendant la pandémie, j’ai continué d’être attentif et de prendre soin de tout mon monde. On a partagé de la nourriture lorsque certains avaient quelques difficultés », explique-t-il.

Le Manoir du spaghetti Le propriétaire, Pierre Plante. (Photo : Pierre Perreault)


Le Manoir a poursuivi ses opérations en commandes pour emporter presque tout le temps lorsque c’était permis par la Santé publique. Cela a permis à certains employés des cuisines, entre autres, de poursuivre leurs activités.

Pas étonnant donc que le taux de roulement du personnel soit si bas. La longévité va de 1 mois… à 38 ans.

 
C’est un peu la même chose pour la clientèle. Les gens reviennent. La grosse majorité provient de Trois-Rivières et des environs, même de la rive-sud. Les autres sont des voyageurs de passage, entre Montréal et Québec, des touristes descendant des bateaux de croisières en été, ou encore des congressistes et gens d’affaires réunis dans les hôtels de la ville. « Il arrive qu’on serve les enfants et petits-enfants de clients qui venaient ici depuis le début ».


Pierre Plante, en bon cuisinier qu’il a toujours été, insiste sur la qualité des produits qui entrent dans la production des plats qu’on sert aux clients. « Ne jamais baisser la barre. Toujours garder les meilleurs produits de chaque catégorie, voilà ce qui nous distingue et ce qui plaît à la clientèle », assure-t-il.

Le Manoir du spaghetti
En plus de la vaste salle à manger répartie sur divers espaces du rez-de-chaussée. Le Manoir dispose d’une superbe terrasse bien aménagée et intime à l’arrière durant la belle saison.


Le Manoir du spaghetti
manoirduspaghettiv3r.com
1147, rue Hart
Trois-Rivières (QC)
819 373-0204

Le plus ancien établissement gastronomique de la ville de Québec loge depuis 1956 dans une maison construite en 1845 par l'honorable Jean-Thomas Taschereau, juge de la Cour suprême du Canada. Au temps du gouverneur Frontenac, la rue Saint-Louis était déjà devenue la rue résidentielle la plus prestigieuse de la partie haute de la ville. Cette artère, qui partait du château du gouverneur, avait été nommée en l’honneur du roi des croisades, le bon saint Louis.


Aujourd’hui, abritant 140 places réparties sur deux étages, Le Continental poursuit la tradition de ses fondateurs Italiens, les frères Angelo et Luigi Sgobba, mais avec une signature de cuisine française classique haut de gamme. Fièrement aménagé, le décor de l’historique maison Taschereau donne presque l’illusion de se trouver sur un navire de croisière d’époque. Riches et chaudes boiseries, argenterie et nappes immaculées, lampes sur les tables plongent les convives au cœur d’une atmosphère intimiste et feutrée.

 
Depuis des décennies, Le Continental a reçu la visite de célébrités — d’ici et d’ailleurs — du cinéma, de la musique, du sport et de la politique. Presque tous les premiers ministres québécois y ont eu leur table, ainsi que plusieurs premiers ministres canadiens.
Le Continental se présente aussi comme « le restaurant des événements de la vie », qu’il s’agisse d’une célébration de remise de diplôme, de fiançailles, d’une noce, d’un anniversaire de mariage, d’une promotion ou de n’importe quelle occasion de rassembler des convives afin de célébrer. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’on y serve la troisième génération de clients.

Le Continental
C’est en 2010 que Mathieu Pettigrew et ses associés ont fait l’acquisition du Continental. Mathieu y travaillait déjà depuis 1993. Leur intention d’alors : exploiter au maximum la réalisation de plats au guéridon, un des éléments clés de son succès.


Son menu varié et gastronomique comprend des spécialités telles que filet mignon continental, ris de veau flambés au Madère ou langoustines flambées au whisky. Une table d’hôte comprenant quatre services est également proposée à un rapport qualité-prix tout à fait honorable. Deux jolis salons privés sont à la disposition des clients.

Le Continental
Le clou du spectacle demeure l’unique service au guéridon, avec flambés en prime, qui offrent le luxe de plats préparés et cuits à la table. On forme ces artistes des plats flambés sur place dans la tradition de l’endroit. Le souci de la qualité du produit et l’authenticité sont au cœur des préoccupations de la direction. Par ailleurs, la cave à vin impressionne avec ses quelque 12 000 bouteilles et 300 appellations françaises, italiennes et californiennes, de la plus abordable au plus grand cru classé.

 Le Continental
Même s’il n’a pratiquement pas changé depuis 50 ans, puisque la clientèle l’apprécie ainsi, le menu est modifié deux fois l’an et adapté à la disponibilité des produits. On ne ménage rien pour assurer la constance de la qualité et satisfaire ainsi la clientèle, la nouvelle comme les habitués de longue date.

 Le Continental
Fait à signaler, à l’époque la cuisine du Continental se trouvait au sous-sol. Aujourd’hui, elle est réunie avec celle de son petit frère voisin, le Conti, avec une seule équipe de cuisine.


Le Continental est ouvert toute l’année, 7 jours sur 7, pour le repas du soir. Ensemble, les deux restaurants emploient de 75 à 80 personnes.


Une histoire qui inspire encore de nos jours
À compter du début des années 1800, avec l’installation du palais de justice à l’angle de la place d’Armes, de nombreux avocats s’établirent dans la rue Saint-Louis. C’est ainsi que la maison qu’occupe de nos jours le restaurant Le Continental fut construite en 1844 pour l’avocat Jean-Thomas Taschereau. Ce dernier, qui avait alors 30 ans, emménagea dans la nouvelle maison avec sa jeune épouse, et leur premier enfant. Heureusement que le jeune avocat Taschereau s’était fait construire une grande maison. Cinq enfants naquirent de son premier mariage. Puis sept enfants s’ajoutèrent avec son deuxième mariage.


Ses talents et sa bonne réputation lui valurent de devenir juge en 1855, ainsi que professeur à temps partiel à compter de la même année à l’Université Laval. En 1878, le juge Taschereau fut élevé à l’éminente position de juge de la Cour suprême du Canada. Mais sa santé se fit de plus en plus frêle et il prit sa retraite en 1888. Il termina sa vie dans sa maison de la rue Saint-Louis où il mourut en 1893, l’année même où l’on inaugurait, pas très loin, le Château Frontenac.


C’est imprégné de cette histoire que le Continental reçoit ses clients depuis les débuts. Ce sont les frères italiens Angelo et Luigi Sgobba — ainsi que leurs amis Luigi Giacomello et Stephano Degan – qui l’ont ouvert à la suite d’un périple de six mois au Québec. En venant à Québec, ce fut le coup de foudre.

Restaurant Le Continental
restaurantlecontinental.com
26, rue Saint-Louis
Vieux-Québec (Qc)
418 694-9

Quand on y accède par l’autoroute 170 qui traverse toute la grande ville de Saguenay, le bâtiment de l’hôtel Delta Saguenay impose par sa hauteur et sa dimension au sol et agit un peu comme un phare bienveillant. Voilà qui annonce bien ce que ses gestionnaires proposent aux gens qui viennent y séjourner, que ce soit pour de simples vacances familiales en région, pour un travail passager dans le coin ou pour un événement ou une réunion d’affaires dans son centre des congrès.


Situé dans le secteur Jonquière de la Ville de Saguenay, cet hôtel familial et d'affaires 4 étoiles de la chaîne Marriot se trouve un peu en retrait du centre-ville et de la rivière Saguenay, et à 26 km de l'aéroport de Bagotville qui dessert la région. Avec son restaurant de la bannière Boston Pizza, sa piscine intérieure et son centre de conditionnement physique récemment ajoutés, le Delta Saguenay figure parmi les principaux établissements hôteliers de la région.

Delta Chambre 1 Delta Chambre 1
Pour le directeur général de l’établissement, Olivier Fortin-Tremblay, les investissements réalisés par les propriétaires depuis 2012 en font dorénavant un lieu unique dans la région. Les chambres raffinées incluent les équipements suivants : bureau, chaises ergonomiques, Wi-Fi gratuit, télévision à écran plat, cafetière et mini-frigo. Certaines chambres possèdent une baignoire, d'autres une douche à l'italienne. Les suites disposent en plus d'un frigo, d'un micro-ondes, d'un espace repas, d'une cheminée et d'un canapé-lit.

Delta Chambre 1 Delta Chambre 1
L’ensemble des chambres a d’abord subi un rajeunissement en 2012, inspirée par le paysage canadien, avec une palette de couleurs rafraîchissantes et modernes, et une utilisation maximale de la lumière naturelle. Autrefois propriété d’un groupe financier ontarien, l’hôtel Delta Saguenay est passé à des intérêts locaux en 2017, dirigés par l’homme d’affaires Laval Boulianne avec le soutien du Fonds de solidarité FTQ régional.


Les gestionnaires de la franchise de l’hôtel Delta Jonquière ont alors investi dans la construction du restaurant près de l’entrée du hall principal en 2018, puis quelque 1,2 M$ pour la construction d’une nouvelle annexe de deux paliers qui comprend une piscine intérieure avec spa et sauna ainsi qu’une salle de jeu interactive. Ces transformations en opération depuis 2020 étaient rendues nécessaires afin de rejoindre une clientèle plus familiale, confirme le directeur général. En plus de sa vocation d’affaires avec son centre des congrès, le bâtiment a donc ajouté une nouvelle vocation récréative.

Delta Saguenay
Le centre des congrès du Delta possède des salles très vastes avec tout ce qu’il faut pour offrir aux différentes organisations la logistique nécessaire pour la réalisation d’événements majeurs : 17 salles de conférences et une salle de bal de 11 660 pieds carrés. L’endroit est favorablement reconnu pour la qualité de ses installations et des services professionnels que les organisateurs d’événements et de réunions diverses y trouvent.

 Delta Chambre 1 Delta Chambre 1
Fait à signaler, le Delta Saguenay accueille également les amateurs de randonnées hivernales en motoneige, puisque situé à proximité de grands sentiers régionaux et provinciaux. Sans oublier que la direction pratique une politique d’accueil inclusive pour toutes les clientèles.


À l’automne 2023, les propriétaires de l’hôtel ont laissé entendre qu’ils souhaitaient contribuer à l’amélioration de l’offre de chambres dans la région qui est déficiente selon les acteurs du développement touristique régional. Il est démontré que les personnes qui assistent à des congrès ou à des événements préfèrent demeurer sur place. L’Hôtel Delta Saguenay dispose de 160 chambres. L’établissement passerait à 200 chambres avec l’ajout d’une nouvelle tour construite sur les terrains appartenant à l’homme d’affaires Laval Boulianne. Ce projet pourrait se concrétiser au début de 2024.

Hôtel Delta Saguenay

Site Web

2675, Boul. du Royaume
Jonquière, QC G7S 5B8
(418) 548-3124

Rimouski, rue Saint-Germain ouest, une façade qui n’indique que très peu ce qui attend le visiteur à l’intérieur. Un vaste espace « cozy », de petits fauteuils autour d’une table basse, une section bistro, et au fond une grande salle aux éclairages tamisés où de petits groupes viennent y discuter où s’y réunir tout en profitant des produits uniques et spécialisés du torréfacteur.

Et puis ce grand comptoir derrière lequel on trouve deux douzaines de silos remplis de grains de cafés divers prêts à être emportés, moulus au goût du client ou dégustés sur place en une variété de choix et de formats, grâce à un personnel de baristas formés et connaisseurs.
On n’y sert pas de repas, précise Nathalie Gagnon, la directrice générale. On y sert en plus des cafés, des thés, des bières de micro-brasserie, des vins, des pâtisseries d’un commerce local. On peut y apporter un lunch et le faire réchauffer. À l’occasion, on y tient des vernissages, des conférences ou des spectacles.

Moussonneur

La torréfaction, au cœur de l’entreprise
Le Moussonneur, ce n’est pas que l’endroit qu’on vient de décrire plus haut. C’est encore et surtout une entreprise qui importe et sélectionne des cafés d’un peu partout dans le monde, et qui opère dans le parc industriel de Rimouski un atelier de torréfaction parmi les mieux équipés, grâce à l’expertise de plus de 32 années de Richard O’Neil, l’associé de Nathalie Gagnon.

Moussonneur 

Et le nom de cette entreprise rimouskoise provient du terme « moussonné », qui constitue en fait une gamme de cafés dont le Moussonneur en a fait sa spécialité. En fait, on dit d'un café vert obtenu à partir de café non lavé qui a été exposé en atmosphère humide afin d'absorber de l'eau, gonfler et changer de couleur jusqu'à devenir brun clair doré, qu’il est moussonné.

La vedette de cette gamme, c’est le Moussonné des Îles-de-la-Madeleine, un café vert trempé dans l'eau de mer des Îles, ensuite séché au soleil et aux vents salins, avant d'être torréfié au fur et à mesure de la demande. Pourquoi cette idée folle ? « Parce que le sodium de mer, cristallisé à l'intérieur de ce grain, se mélange aux huiles du café lors de sa torréfaction, ce qui crée une réaction réduisant grandement l'acidité des autres cafés avec lequel il est mélangé, en plus de faire ressortir leurs arômes spécifiques qu'on ne découvrirait pas sans lui », explique Richard O’Neil. Il s’agit d’un procédé découvert au 17e siècle. Ces produits sont reconnus pour leur finesse, leur saveur supérieure et leur texture onctueuse. Afin de concevoir ces cafés exceptionnels, Richard O’Neil s’est plus qu’inspiré de la nature : il l’a intégrée à son procédé.

Moussonneur Moussonneur
Par sa façon unique de choisir et de torréfier nos cafés d’origine, l’artisan torréfacteur Richard O’Neill sait atteindre des saveurs exceptionnelles et remarquables. D’ailleurs, il se rend lui-même sur les plantations afin de mieux comprendre le quotidien et les particularités des producteurs, leurs procédés spécifiques ainsi que l’environnement distinct qui entoure chacune des cultures.

Il développe également plusieurs mélanges aux saveurs précieuses, parfaites et sans pareil qui savent plaire aux fins connaisseurs, qu’on appelle les Incontournables. L’atelier produit aussi des cafés pour des chaînes d’épicerie et des restaurants.

Par ailleurs, les cafés Privés sont des cafés ayant obtenu un grade au-dessus de 87 sur une échelle de 100 définie par la SCA (Speciality Coffee Association), une note attibuée selon différents critères : les arômes, le corps, l’acidité, la balance, l’arrière-goût, la netteté de la tasse. De l’éclairage de la salle, au Ph de l’eau en passant par les niveaux d’humidité du grain, tout est pris en compte pour assurer une uniformité des résultats lors de la dégustation.

C’est en découvrant ces détails et les méthodes de travail du torréfacteur qu’on peut dire qu’il est au café l’équivalent du sommelier pour le vin.

Moussonneur

L'avenir est prometteur
On ne peut terminer ce profil sans parler d’un nouveau produit qui occupe un créneau particulier : on l’appelle le Cold Drip Brew. Ce café est infusé à froid selon une méthode artisanale japonaise de goutte à goutte, le style Kyoto. Ce procédé permet d'obtenir un café infusé à froid d'une extrême richesse permettant le développement des saveurs et arômes spécifiques au terroir de chaque café d'origine. Il est offert en cannette prêt à servir ou à être intégré à un alcool ou à un breuvage fruité, par exemple, sur glace.

Ces dernières années, les boissons froides à base de café sont devenues de plus en plus populaires pendant les mois d'été aux États-Unis et au Canada. L'infusion à froid a connu une croissance exponentielle au cours des dix dernières années. Cependant, parallèlement à l'infusion à froid, on a également assisté à l'essor du café « cold drip », une boisson qui présente des similitudes et des différences essentielles. C’est ce procédé que le Moussonneur utilise pour fabriquer ses cinq variétés, dont le Costa Rica Terrazu et le Jamaica Blue Mountain.

Moussonneur

Par ailleurs, à l'automne 2024, Nathalie Gagnon installera à l'entrée de son commerce une boutique spécialisée en accessoires pour le café, incluant des cafetières, des tasses et autres articles pertinents et exclusifs. Elle y présentera aussi des formations pour les amateurs de café sur l'utilisation des machines, les techniques de préparation, et autres sujets reliés au café et à ses particularités.

Le Moussonneur va également développer une division commerciale pour desservir les restaurants, les hôtels et les divers établissements servant du café à leurs clients. Un expert du domaine s'associe à l'entreprise pour coordonner ce service. On pourra également s'y procurer des sacs de café sans mouture en gros.

Le Moussonneur emploie une équipe de quatre personnes à l’atelier en plus de quelques baristas au café du centre-ville.

Le Café du Moussonneur
lemoussonneur.ca

173, rue St-Germain Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4B8
418 721-7776
.

En février 2002, YinYan voyait le jour au centre-ville gourmand de Rimouski. Ses propriétaires et associés, Yan Hallé et Dany Roy ont voulu créer le premier bar à sushi dans l'est du Québec, avec comme mandat de faire connaître le sushi et la cuisine orientale dans le Bas-St-Laurent. Aujourd’hui, le restaurant emploie 14 personnes.

Yin Yan SushiYin Yan Sushis 2


Comme la cuisine et le sushi sont un art, il est très important pour eux de respecter les techniques et la tradition orientale dans toute leur beauté et leur magie. On parle en fait d’une cuisine équilibrée.
Judicieusement situé dans le secteur des restaurants et des boutiques, rue Saint-Germain, Yin Yan a mis en vedette son savoir-faire asiatique pour le plus grand plaisir : la gourmandise, explique Yan Hallé.
Dès 14 heures, une équipe travaille déjà à préparer les éléments qui seront nécessaires pour servir la clientèle, en salle à manger ou en commandes pour emporter, en début de soirée. Il faut les voir s’activer comme une petite ruche pour que tout soit en place avant l’arrivée des clients ou des commandes.

Yin Yan Sushi Soir

Les amateurs de sushis peuvent y découvrir des variétés exclusives, de même qu’une carte des vins et alcools. Le menu propose des soupes, des tartares, des plats de cuisine asiatique divers, des bols Poké, etc. Yin Yan offre aussi un service de traiteur. De plus, l’établissement encourage les artistes locaux en exposant plusieurs de leurs œuvres.

Yin Yan cuisine équilibrée
yinyansushi.com
61, rue Saint-Germain Est
Rimouski (Qc) G5L 8W2
418.725.2233



Pour plusieurs, le mot hydromel réfère à une boisson des dieux, souvent présentée ainsi dans les contes et légendes fantastiques, entre autres. Mais sachons qu’au Québec on en produit de l’excellent, dont celui de Hydromellerie du Vieux-Moulin, à Sainte-Flavie.
Connu et apprécié des Grecs et des Romains pour se répandre plus tard chez les Gaulois, l’hydromel, boisson des dieux issue de la fermentation d’eau et de miel dans des proportions très variables, est plébiscité tant par les familles que par les religieux du Moyen Âge. Il reste couramment consommé en Europe jusqu'au XIXème siècle. Dans la mythologie nordique, les Valkyries remplissent les cornes d'hydromel, durant le festin des dieux.
Normand Tremblay, le fondateur de cette entreprise familiale il y a 26 ans en 2022, produit du miel depuis plus de 40 ans. Au départ, il vendait dans les épiceries et commerces de la région. Mais lorsque l’idée de produire l’hydromel est arrivée, il a fallu penser à un local permettant d’installer une boutique en plus des équipements de production. En 1995, la famille acquiert un ancien moulin à farine construit en 1830, qu’elle occupe depuis.
C’est le fils du fondateur, Nicolas, qui gère maintenant l’entreprise.
Les fabuleux vins de miel qu’on y élabore et produit sont plusieurs fois médaillés d’or à diverses compétitions (vins et alcools du terroir).  À la boutique, on trouve les nombreux produits du miel et une ruche d’observation. 

Hydromellerie du Vieux Moulin

À l’étage se cache le Musée de la Neufve-France, avec ses trésors patrimoniaux de la Nouvelle-France et artefacts exceptionnels des Premières Nations, le résultat de la passion de collectionneur de Normand Tremblay depuis les années 70. À voir absolument si on visite la boutique.


Hydromellerie du Vieux-Moulin
vieuxmoulin.qc.ca

141, route de la Mer
Sainte-Flavie, Qc G0J 2L0
418.775.8383

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