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C’est dans le Roberval du début du siècle dernier que Michel-Marc Bouchard a situé l’action de son drame romantique, Les Feluettes, que le cinéaste canadien John Greyson avait porté sur grand écran en 1996 et dont la version opéra vient d’être présentée par l’Opéra de Montréal en première mondiale. C’était  à la belle époque du boum de l’industrie forestière où de grands hôtels étaient construits sur les rives du lac Saint-Jean dont le mythique Hôtel Roberval réduit en cendres il y a plus d’un siècle.

La prospérité de naguère est disparue et la petite ville est aujourd’hui une ville de services. La rue Saint-Joseph a conservé tout le charme des rues commerciales de province. Et vous voudrez volontiers vous y attabler sur la terrasse d’Emporte-moi, ce resto de fine cuisine qui est aussi un salon de thé. À quelques pas, le Club Nautique de Roberval offre un accès direct au lac St-Jean avec une capacité d’accueil de quelque 200 plaisanciers et des services et aménagements qui en font une escale fort agréable.

À quelques km, vous reculerez d’un siècle, à cette époque glorieuse des premiers moulins à pâte du Québec au site historique de Val-Jalbert. Entre les années 1901 et 1927, Val-Jalbert vibrait joyeusement au rythme de son usine de pâte à papier.

Mais l’histoire de Val-Jalbert s’est terminée en 1927 avec la fermeture du moulin à pulpe. C’est aujourd’hui un musée à ciel ouvert où vous vous pourrez toucher du doigt les maisons en bois d’époque, le couvent-école, le bureau de poste et le magasin général qui tenait lieu de « supermarché » et qui abrite aujourd’hui une boutique de souvenirs, un sympathique Café-terrasse et des chambres de grand confort.

Juste à côté de Roberval,  Mashteuiatsh (autrefois appelé Pointe-Bleue) vous ouvre les portes de la seule communauté autochtone de la région. Lieu de rencontre des Pekuakamiulnuatsh, premiers occupants de ce vaste territoire, Mashteuiatsh est un endroit de prédilection pour une vue unique sur le Pekuakami, véritable mer intérieure. Vous irez  à la rencontre d’un peuple unique par son histoire et sa culture millénaire toujours vivante. Le village recèle une des plus belles plages de la région, la Plage Robertson.

À Lac-Bouchette, à l’intérieur des terres, l’Auberge Éva est un site de villégiature qui propose un séjour en milieu naturel avec une qualité d’accueil supérieure. L’Auberge Éva propose hébergement, randonnée pédestre, location d’embarcation, location de vélo, animation, ainsi qu’un service de restauration. Situé au bord du Lac-Bouchette, le site offre des paysages naturels et plonge les visiteurs dans une ambiance rurale du Nord québécois. En saison hivernale, l’auberge revêt son manteau blanc et devient un relais motoneige, elle offre aussi la location de raquettes, de tubes à glisser et un locateur motoneige est à proximité.

 

Léa Pool

Léa Pool fait partie de ces femmes et de ces hommes qui ont choisi Montréal, dans son cas il y a plus de quarante ans. Née à Genève d’un père d’origine juive polonaise et d’une mère suisse alémano-italienne et protestante, elle immigre en 1975 pour étudier en Communications à l’Université du Québec à Montréal.

Réalisatrice et scénariste, Léa Pool est toujours demeurée discrète sur sa vie privée. Son identité sexuelle, vacillant entre gaie et bisexuelle, se fait sentir dans son observation continue des frontières entre les relations homoérotiques et homosociales chez les femmes comme dans son premier succès primé, La femme de l'hôtel en 1984, et dans son affection pour les triangles amoureux. C’est un sujet familier pour la réalisatrice comme femme juive et immigrante, mère monoparentale de surcroit.

Dans Rispondetemi, réalisé dans le cadre de l’anthologie Montréal vu par... à l’occasion du 350e anniversaire de la ville, son histoire d’une femme accidentée en route vers l'hôpital dans les bras de son amante à travers un parcours fou dans les rues de Montréal, considérée comme l’un de ses chefs-d’œuvre, est certainement son film le plus ouvertement lesbien. Les films les plus puissants de Pool sont ceux qui s’inspirent de ses expériences personnelles comme Anne Trister, sorti en 1986, le récit d’une artiste bisexuelle immigrante en conflit avec ses parents, tout comme Emporte-moi sorti en 1999. Avec À corps perdu, elle adapte le roman Kurwenal de l’écrivain Yves Navarre et explore l’homosexualité masculine.

Grand succès auprès du public, son film La Passion d’Augustine, sorti en 2015, a remporté six prix au Gala du cinéma québécois dont ceux de meilleur film et meilleure réalisatrice. En remportant le prix de meilleure réalisatrice, Léa Pool devenait la première femme à remporter ce prix dans le cadre de ce Gala.

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