Manger et boire

Dès qu’on pénètre dans ce long bâtiment en surplomb d’un promontoire donnant sur les derniers prolongements de l’île dans le grand fleuve, on se transporte ailleurs. Pas que le décor en soit un d’autrefois. Il y flotte tout de même une histoire qui date, alors que le boulanger Laurin Dufour y fabrique le pain depuis 50 ans.
La Boulangerie Bouchard, c’est une institution sur l’île, et même « outre-mer », parlant des contrées de la terre ferme de Charlevoix et d’ailleurs. Les cyclistes qui font des randonnées tout le long du chemin des Coudriers ont adopté l’endroit comme halte-vélo, et en profitent pour se rassasier avant de repartir.

Boulangerie Bouchard fougasse

Le légendaire pâté croche de l'Isle

On y propose des assiettes repas des plus alléchantes, incluant celle du pâté croche, dont l’histoire « probable » est brillamment racontée par la propriétaire Noëlle-Ange Harvey. Il semble exister plus d’une version de cette légende. En voici une dont la boulangère assure de la véracité. Avant l’arrivée des goélettes et plus tard des traversiers, les insulaires n’avaient que le canot pour rejoindre la rive nord. Jusqu’en 1954, plusieurs valeureux « « traverseux » bravaient le fleuve avec ses contraintes saisonnières et des conditions souvent extrêmes.
Ces canotiers assuraient le transport des victuailles, de la poste, des écoliers, des malades et cela au quotidien. Chaque jour, chacun s’assurait d’apporter son repas pour la traversée. Le petit pâté rond à la viande était alors le mets par excellence. Ce petit pâté ne restait pas rond longtemps au fond du canot à l’avant en pleine action. Tangage et roulis aidant, le petit pâté se retrouvait souvent tout « croche ».

Discutant de ça avec son épouse, l’un des canotiers suggéra qu’elle fabrique ses pâtés en forme de demi-lune. Ainsi il serait plus facile à manipuler et à manger, d’une seule main. Il n’en fallu pas plus pour que la suggestion du mari canotier devienne l’habitude, et ce petit délice fut baptisé le « pâté croche ».

Boulangerie Bouchard pâté croche

Chaque jour on peut y savourer des mets issus du riche terroir charlevoisien. On peut aussi s’y procurer des pains artisanaux et des pains fabriqués à partir de farine provenant des moulins de l’île. On y trouve aussi tout ce qu’il faut pour préparer de bons pique-niques champêtres.

En arrière-boutique, on travaille encore avec certains équipements d’origine, dont le pétrin et les fours, toujours en condition de fonctionnement. En été, lors de certaines belles journées ou lors de la haute saison touristique, il n’est pas rare d’y voir de longues files d’attente pour venir s’y procurer son pain… ou plein d’autres produits de boulangerie.

Boulangerie Bouchard
boulangeriebouchard.com
1648, chemin des Coudriers
Île-aux-Coudres (Qc) G0A 3J0
418.438.2454

En visite dans l’Isle, il ne faut pas manquer de découvrir les cidres fins et les mistelles des Vergers et Cidrerie Pedneault, une entreprise familiale centenaire. C’est en effet en 1918, grâce à un octroi gouvernemental, que la famille Pedneault plantait les 300 premiers pommiers et arbres fruitiers sur sa terre ancestrale de l’Isle-aux-Coudres. Depuis cette année-là, bien des étapes et réussites ont ponctué l’histoire de l’entreprise familiale qui n’a cessé de prendre de l’expansion. L’année 1999 a notamment marqué l'histoire de l'entreprise de façon plus significative avec l’apparition d’un cellier, d’une vinaigrerie et d’une cidrerie permettant alors à l’entreprise de mettre en marché de nouveaux produits élaborés sur place tels que le cidre et ses dérivés, les mistelles , ainsi que le vinaigre. En 2007, l’entreprise remportait fièrement plusieurs prix au Festival de la gastronomie de Québec. On trouve ses produits dans plusieurs points de vente de Charlevoix ainsi que dans les succursales de la SAQ.

Aux Fruits du Biscuitier

En sortant de la boutique de la Cidrerie Pedneault, allez découvrir, humer et savourer Les fruits du biscuitier. Eh oui, un arbre à biscuits! Dans cette ambiance magique, faites rêver vos sens en vous délectant de biscuits, desserts et pâtisseries accompagnés d’un succulent café. Sur la terrasse l’été, rafraichissez vos papilles de crèmes glacées et breuvages glacés.

Boulangerie Bouchard

Pour goûter les spécialités locales, il faut faire un détour à la Boulangerie Bouchard. Reconnue depuis plus de 70 ans pour ses pains, ses pâtés croches, ses délicieuses brioches et ses incontournables tartes Grand-mère et au sucre, la boulangerie propose également divers pains artisanaux et une sélection de produits maison (pâtés, tourtières, confits, ketchups, rillettes, cretons, sandwichs, pains-pizzas, tartes et pâtisseries) de même que des produits végétariens, des fromages et différents produits de la région.

Boulangerie Bouchard

Pour profiter du paysage spectaculaire de l’Isle, allez vous attabler au Corylus , presque à la pointe de l’île. C’est l’endroit idéal pour prendre l’apéro presque les deux pieds dans l’eau et pour goûter à la soupe aux gourganes de Charlevoix ou au pâté croche de Isle-aux-Coudres.

Perpétuant une tradition millénaire, à l’Isle-aux-Coudres comme dans Charlevoix, c’est dans les auberges qu’on trouve les meilleures tables. Pour une atmosphère décontractée, à l’Auberge La Fascine on vous offre un bar invitant serti d’une équipe de charmants serveurs et une terrasse où l’on vous sert des repas de façon conviviale sur des plateaux à partager. Sa salle de spectacles permet de découvrir des artistes émergents comme établis.
L’Hôtel du Capitaine vous offre une cuisine gastronomique de fruits de mer, grillades, crêpes spéciales, recettes maritimes traditionnelles et menu santé. Peut-être serez-vous des privilégiés à pouvoir profiter des soirées spéciales «Caroline reçoit...!» où la fille du capitaine elle-même ou des invités aussi diversifiés que talentueux viennent fleurir de merveilles musicales l’ambiance unique de la salle à manger et de la terrasse. Si c’est la fille du capitaine Caroline Desbiens elle-même qui vous reçoit, cette fière marsouine vous fera découvrir l’histoire et la culture particulières de l’Isle.
À l’Hôtel Cap-aux-Pierres, le restaurant La Marée Haute fait partie de la réputée Route des Saveurs de Charlevoix. La brigade de l'Hôtel Cap-aux-Pierres y crée une cuisine inspirée du riche terroir charlevoisien.

Quiconque a déjà déambulé sur la rue Saint-Louis, dans le Vieux-Québec, entre la porte Saint-Louis et la Terrasse Dufferin, a certainement remarqué du côté gauche cette grosse maison un peu en retrait du trottoir, avec sa facade blanche et son toit mansardé rouge, portant l’inscription Restaurant aux Anciens Canadiens.

Anciens Canadiens
Ce restaurant offre de la cuisine traditionnelle québécoise depuis 1966, dans un décor rustique et plein d’objets anciens, une invitation à découvrir le meilleur de notre patrimoine gastronomique. Outre des plats bien de chez nous, comme le bourguignon de bison ou le caribou du Grand Nord, son menu fait aussi la part belle aux classiques de la cuisine européenne, qu’on pense au saumon koulibiac ou au bœuf Wellington.

 
On y attire des clientèles diverses depuis trois générations de la famille Légaré. Aujourd’hui, c’est la petite-fille du fondateur, Laurence Légaré, qui en dirige les destinées depuis 18 ans.


Le restaurant est situé dans la Maison Jacquet, réputée comme la plus vieille maison de la ville de Québec et comme l’une des plus vieilles de la province. Elle fut érigée en 1675. On y racontait même que le Marquis de Montcalm (1712-1759), après avoir dirigé les troupes françaises contre les soldats anglais du général James Wolfe lors de la bataille des plaines d’Abraham survenue le 13 septembre 1759, y aurait succombé le lendemain.

Anciens Canadiens
Ce carré de maison original est l’un des rares à avoir conservé les caractéristiques propres à l’architecture résidentielle urbaine de la Nouvelle-France, malgré les rénovations et les agrandissements successifs qu’on y a apportés. La Maison Jacquet connaîtra différents propriétaires au fil du temps, dont John le premier barbier noir de Québec. L’établissement sera classé comme immeuble patrimonial en 1957.


Curieusement, quand le grand-père de Laurence, Renault Légaré, y a ouvert le restaurant, l’immeuble était la propriété du gouvernement du Canada, puisqu’on y tenait un bureau de poste jusque dans les années 1960. C’est d’abord comme locataire que le restaurant fut inauguré. C’est la grand-mère, après le départ de son mari, qui a négocié et a acquis la maison un peu plus tard.


« Aux Anciens Canadiens » est nommé ainsi en l’honneur du roman écrit par Aubert de Gaspé, qui fut également l’un des propriétaires de cette maison, roman inspiré des mœurs et des coutumes de la vie seigneuriale à la fin du Régime français.


Aujourd’hui, l’établissement reçoit encore et toujours des hordes de visiteurs qui sont curieux de découvrir ou de redéguster les plats qu’on y sert depuis toutes ces années et qui font sa renommée. On lui a d’ailleurs décerné plusieurs prix prestigieux au fil des années. Laurence Légaré dirige une équipe d’une quarantaine de personnes, à l’accueil, aux cuisines et au service. Près de 75 % de la clientèle est constituée de touristes d’un peu partout et ce, en toutes saisons.


Le défi des Anciens Canadiens pour l’avenir ? La directrice générale insiste sur l’importance d’assurer la continuité de la qualité des produits et du service, en tenant compte des contraintes que subit le monde de la restauration depuis quelques années, surtout après la pandémie mondiale de COVID. Le tout sans défigurer le menu et la tradition culinaire. « Nous devons tourner la page sur La COVID et regarder vers demain avec optimisme », assure-t-elle.

Aux Anciens Canadiens
auxancienscanadiens.qc.ca
34, rue Saint-Louis
Québec (Québec)
G1R 4P3
418 692-1627

auberge_des_falaises_exterieur

Charlevoix perpétue la tradition millénaire des auberges alliant hébergement et restauration. Nulle part ailleurs qu’à La Malbaie, cette tradition est plus vivante. Certaines ont une longue tradition gastronomique. Surplombant les falaises de Pointe-au-Pic, l’Auberge des Falaises offre un cadre champêtre unique, situé en plein cœur des attraits touristiques de la région. Réputée comme un haut lieu de la gastronomie québécoise, l’auberge vous propose tout le raffinement d’une cuisine savoureuse et innovatrice, à base de produits exclusifs de Charlevoix. Un lieu de délices pour les yeux et le palais.

Longeant les rives du Saint-Laurent, l’Hôtel Auberge des Trois Canards offre 49 chambres luxueuses avec vue sur le fleuve. À moins de 5 minutes du Casino de Charlevoix et à proximité des principaux attraits touristiques de la région, découvrez sa réputée table gastronomique et sa fine cuisine gourmande préparées avec de nombreux produits du terroir charlevoisien ainsi que le cachet unique de La Malbaie en profitant de sa terrasse offrant une vue grandiose sur le Saint-Laurent.

Le bâtiment abritant les équipements de production et la boutique depuis 2012 est en lui-même une splendeur. Tout de bois et de verre, laissant pénétrer la lumière par de grandes vitrines et mettant en vedette la diversité de produits par des étalages rigoureusement installés, le tout autour d’un grand comptoir circulaire, on y ressent déjà la qualité et la passion des concepteurs dès l’entrée.


Le président de l’entreprise, fils du fondateur, Pierre-Philippe Tremblay, est fier de ce que sa famille a créé et développé. Un peu comme Obélix dans la potion magique, il est tombé dedans quand il était petit. Son père, Donald, un professeur de carrière, voulait au départ, en 1977, cultiver un jardin sur le vaste terrain de 400 acres qu’il avait acquis. Après défrichage, drainage et labour, on s’est dit que ce grand espace invitait à faire le choix d’une culture. À la suite de discussions familiales, le choix s’est arrêté sur la culture d’un petit fruit de luxe, la framboise. Trois ans plus tard, la framboisière Le Cageot était née.

Cageot

Ainsi, le Domaine Le Cageot cultive des petits fruits depuis plus de 20 ans, mettant en vedette aujourd’hui les savoureux bleuets sauvages, les framboises et le cassis. Comme si cela ne suffisait pas, au début des années 2000, on a ajouté des vignes pour l’implantation d’un vignoble artisanal. « Un vignoble dont le raisin est unique, non répertorié, un cépage indigène autochtone qu’on appelle le Saint-André », explique fièrement Pierre-Philippe.


En 2002, l’entreprise familiale en plein essor procède à l’implantation du 1er centre régional de production artisanale de boissons alcoolisées à base de petits fruits avec un vin, deux apéritifs et une liqueur. On ajoute également 13 produits de transformations agroalimentaires : 3 vinaigrettes de vin, 3 confitures, 3 gelées, 1 miel et 3 lies. Il faudra attendre en 2013, pour que la première cuvée de vins soit embouteillée et distribuée : le Père & Fils rouge et le Père & Fils blanc. Le Domaine le Cageot est devenu depuis le plus grand vignoble régional au Lac Saint-Jean.


En 2018, un transfert d’entreprise entre le père et le fils se met en branle et de nouveaux actionnaires s’ajoutent à l’équipe, pour faire place, à un projet de croissance d’envergure. En 2019-2020 seulement, ce sont près de 3,5 M$ qui y ont été investis, notamment dans des équipements de pointe pour la microdistillerie.

 Cageot
Le Cageot a lancé un premier vin mousseux de bleuets sauvages, au Québec et même au monde. De plus, après une décennie à créer son propre cépage, on a mis en terre 8 000 plants de vigne devenant ainsi le 1er vignoble reconnu par la RACJ (Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec) au Saguenay–Lac-St-Jean.


En boutique, et sur le site Web pour des commandes en ligne, on retrouve une diversité de produits : alcools et vins, vinaigrettes, gelées et confitures, sirops, tartinades, prêt-à-boire, ainsi que quelques autres produits de collaboration (chocolats, pâtes, foie gras, etc.). Certains produits sont également offerts sur le site du Panier bleu québécois.

Cageot
« Nous sommes reconnus pour notre innovation, notre création, dans la manière d’élaborer nos produits, d’où la spécificité, l’unicité de ces derniers », expliquer le président. « Nous sommes à ce jour, toujours en constante évolution. Notre développons des produits uniques et de qualité supérieure. Pas étonnant donc que le Domaine accumule médailles, prix et hommages qui lui procurent un rayonnement international », conclut-il. Fait à signaler, Pierre-Philippe Tremblay a inscrit Le Cageot et participe à l’organisme Fierté agricole régional, en tant que membre de la communauté LGBTQ. Fierté agricole a pour mission de favoriser une meilleure connaissance des réalités LGBTQ+ en milieu rural et agricole, et de faciliter l’intégration sociale des personnes de diversité sexuelle et de genre partageant un intérêt pour l’agriculture.


Domaine le Cageot emploie une dizaine de personnes à temps plein, plus une dizaine d’autres en saison pour la cueillette et autres tâches. On offre également une salle de réception pour la tenue d’événements spéciaux. Elle peut accueillir plus de 150 personnes assises et 200 personnes en formule cocktail dinatoire. Différentes possibilités, comme mariage, réception, baptême, réunion, congrès, avec bar et repas.
Des visites du domaine et de ses installations sont offertes pour des personnes ou des groupes. On y voit régulièrement des autobus de touristes durant la saison des croisières au Saguenay.

Cageot
Enfin, la question que plusieurs se posent : c’est quoi un cageot ? Le cageot, ou cagette, est une caisse ajourée, très légère et superposable dont l'utilisation la plus fréquente est le transport et l'emballage de fruits et légumes.

Domaine Le Cageot
domainelecageot.com
5455, chemin Saint-André
Jonquière (Québec) G7X 7V4
418-547-2857

L’endroit était fermé et inoccupé depuis un certain temps. On y avait déjà tenu une résidence pour ainée. Depuis sa construction en 1902, l’endroit situé dans le quartier des notables de l’Arrondissement Jonquière de la Ville de Saguenay, a connu plusieurs vocations.


En 2021, Daniel Bolduc, un entrepreneur et propriétaire immobilier de la région, et sa conjointe Lise Laberge, se portent acquéreurs de cet immeuble ancestral de style victorien. En pleine pandémie, ils se mettent à la tâche pour remettre l’endroit en état pour accueillir les clients pour y loger ou pour y manger.

Les Deux Tours
Pas besoin de chercher longtemps pour comprendre d’où vient le nom de l’établissement. Il est coiffé de deux tours jumelles qui le distinguent des autres aux alentours. L’auberge offre 7 chambres climatisées et une salle à manger pouvant accueillir 50 personnes au rez-de-chaussée, en plus d’une terrasse en saison.

 
« Nous avons effectué de nombreux travaux pour transformer cette maison en une auberge de charme et offrir un hébergement paisible et confortable », explique Daniel Bolduc. Chaque chambre dispose d'une salle de bain avec douche et un climatiseur pour assurer le confort durant les nuits chaudes de la haute saison. Toutes les chambres disposent d’un petit réfrigérateur et certaines offrent une vue sur l'Église Saint-Dominique juste en face.


Ce qu’il manquait, c’était un chef cuisinier pour créer un menu qui soit attrayant, mais aussi pour assurer la relève éventuellement. C’est ainsi qu’après de fructueuses démarches auprès d’organismes spécialisés et une participation aux Journées Québec-France en 2022, un prestigieux chef cuisinier français s’est présenté à eux. C’est donc avec toute sa petite famille que le médaillé d’argent du concours Best of Gastronomie International 2022, Frédéric Poirier, a posé le pied au Québec en janvier dernier dans le but de s’établir à Saguenay, de repartir à zéro et peut-être de devenir, un jour, propriétaire de l’auberge.

Les Deux Tours
En ce qui concerne le menu, les propriétaires de l’auberge souhaitent poursuivre un peu comme celui qu’ils ont actuellement, mais en ajoutant des plats classiques ou plus élaborés, avec ce petit quelque chose de la cuisine française qui les fera se démarquer de la concurrence. On parle donc d’un restaurant semi-gastronomique français, où le chef élabore des plats locaux et saisonniers. Daniel Bolduc envisage aussi d’offrir un service de traiteur. Il projette donc d’agrandir le bâtiment à l’arrière pour prolonger la cuisine au cours de 2023-2024, incluant l’aménagement d’une terrasse sur le toit.

Les Deux Tours

La salle à manger est ouverte du mercredi au dimanche pour les petits déjeuner et les soupers. À partir de la mi-mai, on y sert aussi les repas du midi. L’endroit propose aussi des soupers-chansonniers à quelques occasions durant l’année.


Daniel et Lise n’avaient peut-être pas de réelle expérience en hôtellerie et restauration avant de devenir aubergistes, mais ils ont une longue expérience en commerce de détail et en immobilier. Ils sont heureux et fiers de ce qu’ils ont accompli depuis leur acquisition, malgré les aléas de la pandémie qui les a forcés à fermer leur établissement pendant plusieurs semaines. La réponse de la clientèle est excellente.


Auberge les Deux Tours
aubergedeuxtours.qc.ca
2522, Saint-Dominique
Saguenay (Jonquière), QC
(418) 695-2022

L’Anse Saint-Jean cherchait une nouvelle vocation pour le vieux presbytère voisin de l’église. Il y a bien eu un projet de centre culturel, et une boulangerie y a tenu commerce un certain temps. Aujourd’hui, il semble bien que ce soit l’entreprise de David Landman, Français d’origine et cuisinier de formation depuis 18 ans, qui va occuper l’endroit.
Kao Chocolat
Ce passionné de la saveur, de la justesse et de l’extravagance gustative opère et dirige une chocolaterie dans ce village du Bas-Saguenay en bordure du fjord. KAO Chocolat charme déjà les amateurs de chocolat depuis 2014. D’abord acquise avec un ami de longue date, l’entreprise a déménagé en 2022 dans le vieux presbytère. On parle même d’un projet d’acquisition du bâtiment en cours.


David, a débuté sa carrière comme apprenti à Paris, ensuite à Bruxelles, puis l’a poursuivie à Montréal. Son implantation à L’Anse-Saint-Jean remonte à 2018. Charmé par l’âme du village, David était en alors à la recherche de nouveaux défis : l’opportunité d’acquérir KAO Chocolat fût pour lui l’occasion de quitter Montréal et de s’associer alors avec son ami Peter.

Kao Chocolat
Fort de ses bases sur le travail du chocolat, David voit en KAO Chocolat l’opportunité de faire vivre le terroir québécois en l’exprimant par la création de fines bouchées gourmandes et irrésistibles. On parle ici d’une palette de saveurs issue de la forêt boréale et du terroir québécois, à travers l’univers du chocolat.

Kao Chocolat
« KAO Chocolat a débuté modestement, mais ses produits, en raison de leur originalité et de leur qualité, ont tout de suite connu le succès. D’où la nécessité de s’agrandir », explique le chocolatier. Kao Chocolat compte quatre employés en temps normal. Ce nombre augmente à cinq ou six pendant la période de pointe de l’été.
Kao Chocolat
KAO Chocolat produira donc sa gamme de produits fins dans le vieux presbytère de L’Anse-Saint-Jean encore en 2023. David insiste sur l’importance pour KAO Chocolat de s’identifier à son milieu. « Je veux créer des saveurs originales à partir de produits locaux ; il va sans dire que le bleuet figure dans ma liste ! D’autre part, mon approvisionnement est assuré, tant que c’est possible, par des fournisseurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les matières premières proviennent de producteurs de fermes biologiques et/ou équitables afin de respecter le savoir-faire traditionnel et l’environnement de nos communautés locales ».

Kao Chocolat
Pour ce qui est du cacao, sa démarche respecte le travail des producteurs et la valorisation de leurs terres. Sa priorité à cet égard est l’équité. La protection de l’environnement fait également partie de ses priorités. « Je fais en sorte de réduire à la source la production de déchets. Par exemple, tous nos emballages sont fabriqués à partir de matières recyclés et réutilisables. »


Dans ses projets à court terme, il aimerait pouvoir transiger avec les producteurs de cacao et transformer lui-même les fèves pour avoir un plein contrôle sur la qualité des chocolats qu’il confectionne. Il y travaille sérieusement.

Kao Chocolat
Puis, pour l’été 2023, KAO ajoutera à ses produits les gelatos au chocolat noir, blanc et au lait qu’il servira directement par un comptoir installé pour l’occasion donnant sur la galerie. Des tables et des chaises seront installées au balcon et sur le parterre adjacent. On pourra les déguster dès la mi-juin selon les plans prévus. David parle aussi d’aménager une autre section du presbytère pour en faire un lieu on pourra déguster les produits de KAO.

KAO Chocolat
kaochocolat.com
261 rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, QC, G0V 1J0
(418) 608-8005

Dès notre entrée dans ce resto de plus en plus familier pour les gens du secteur, résidents ou travailleurs, on sent que quelque chose va se passer. Et tout de suite on a droit à deux ou trois bonjours bien nourris et là, on se retrouve devant le chef et proprio qui fait aller sa spanel (spatule en breton) sur deux billigs à la fois.

Spanel Yann Bris
Des billigs ? Mais qu’est-ce donc ? Un ou une billig, appelé aussi galettoire, est une plaque épaisse circulaire en fonte d'une quarantaine de centimètres de diamètre, utilisée en cuisine bretonne pour faire cuire les crêpes de froment ou de sarrasin, et les galettes.
Et voilà ! Maintenant qu’on en connaît les deux principaux outils de production, aussi bien consulter le menu. Et là encore, tout un défi : quoi choisir ? On veut quand même vous dire un peu du parcours professionnel du proprio, avant de lui laisser mettre les mains à la pâte.

Spanel Yann Bris
Un peu comme ses ancêtres l’ont fait quelques centaines d’années plus tôt, Yann Bris a le goût du large. Il quitte alors sa Bretagne française d’origine, plus précisément Paimpol, un petit port de pêche situé dans les Côtes-d’Armor, pour atterrir en Floride vers 1998 avec en bagage un diplôme en gestion hôtelière et restauration. Il avait aussi l’expérience de quelques séjours en hôtellerie dans le sud-ouest de la France, région renommée pour sa gastronomie. Il y ouvre alors sa première crêperie à Fort Lauderdale, qu’il finira par revendre en 2005.
C’est là qu’il atterrit au Québec, à Montréal plus exactement. Il y découvre une ville cosmopolite, à l’accent français, avec des quartiers qui bougent. Il y trouve aussi l’amour… il n’en faut pas plus pour qu’il reste. Yann ouvre d’abord une boutique de décoration dans le Village, sur la rue Amherst, qu’il nomme Karactère. Malgré le succès, la restauration lui manque. Il décide donc de fermer boutique et de s’engager à nouveau dans un projet plus proche de son amour de la gastronomie : une crêperie dans le nouveau quartier tendance de Griffintown, en voie de devenir un secteur en pleine effervescence. C’est ainsi que naît Spanel – Crêpes et gourmets, rue Notre-Dame ouest, en 2011.
Spanel
L’endroit est chaleureux et accueillant. Comble de bonheur, on peut profiter d’une terrasse à l’arrière utilisée aussi longtemps que les trois saisons le permettent, du printemps jusqu’à l’automne. Devant, une autre terrasse est dressée pour la période estivale. « Chez Spanel, explique Yann Bris, tous les ingrédients sont réunis pour que l’expérience soit toujours optimale. Parce qu’on utilise des farines spécialement apprêtées et qu’on les raffine en cuisine avant de les mélanger à la préparation qui sera versée sur la plaque, les recettes qu’on sert chez Spanel sont toutes vouées au plaisir des clients ».

Spanel
Cuisine française, petit déjeuner, crêpes sucrées ou crêpes salées (une trentaine de choix pour chaque), desserts, omelettes sur billig, sandwichs et tartines : tout ça et plus encore attend les estomacs affamés comme les plus petits appétits. Les crêpes au sarrasin sont sans gluten. On propose quelques versions véganes également. L’endroit possède un permis d’alcool et offre cocktails, vins et autres alcools. Sans oublier les cafés, thés et autres types de boissons rafraîchissantes.

Spanel

Après 12 ans de présence dans le quartier et de satisfaction de la clientèle, Yann est devenu un personnage connu et apprécié. Difficile de garder son attention très longtemps lorsque tout le monde qui entre ou sort s’arrête pour lui parler ou lui raconter quelque chose. Spanel, c’est aussi ça : un lieu où la clientèle peut retrouver chaque fois le patron et l’équipe de service toujours attentive et disponible. Une douzaine de personnes y trouvent un emploi et on est ouvert 7 jours par semaine toute l’année.
Fait à signaler : le patron est d’accord qu’on serve à déjeuner toute la journée. Le site web Time Out, spécialisé dans l’offre de restauration à Montréal, a d’ailleurs désigné Spanel parmi la vingtaine d’établissements où on trouve les meilleurs déjeuners en ville, en mars 2023. On peut se procurer des croissants frais et autres gourmandises chaque matin dès 8 heures chez Spanel, précise le chef.
Des projets d’avenir pour ce Breton entrepreneur ? Pour l’instant, on garde le gouvernail bien droit devant, mais il n’exclut pas que Spanel puisse éventuellement faire des petits dans d’autres secteurs de la ville.

Spanel

Spanel – Crêpes et Gourmets
creperiespanel.ca
1960, rue Notre-Dame Ouest
Montréal, QC
514 507-5017

Ils se sont connus à Québec, par le biais de l’Internet. Avant les réseaux sociaux actuels. Un babillard électronique. Années 1990. Ils y étaient chacun pour des raisons différentes, mais pas tant que ça finalement.


Patrick Fournier est originaire de Dolbeau, celui d’avant la fusion. Sébastien Simard a vécu sa jeunesse à La Baie. Ils avaient déjà quelques atomes crochus régionaux avant même de se connaître. Malgré qu’on dit toujours que le Saguenay et le Lac Saint-Jean, ce n’est pas pareil. Au fond, c’est en définitive leur goût pour la cuisine qui les a vraiment réunis.

Baumier
Patrick est allé suivre un cours de cuisine en formation professionnelle à Fierbourg à Québec, en 1996. Sébastien faisait déjà ses débuts dans les cuisines de restos. Puis ils ont eu envie de vivre autre chose, d’aller vers des défis à d’autres niveaux. Ils avaient déjà commencé à travailler ensemble en cuisine à quelques occasions. C’est à Montréal qu’ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient.


Patrick est catégorique : il savait ce qu’il voulait faire depuis longtemps. Il voulait pouvoir acquérir l’expérience et l’autonomie qui lui permettraient de diriger une cuisine et tout ce qui vient avec. Pour sa part, Sébastien a eu la chance de vivre des expériences professionnelles plutôt satisfaisantes pour un chef : d’abord deux ans avec Jean-François Plante, considéré comme un artiste et un maître de la gastronomie, de qui il a beaucoup appris, puis pendant cinq ans au célèbre et cossu club de golf Mirage à Terrebonne, propriété de René Angélil et de Céline Dion à l’époque, où tout le gratin québécois et même international s'y retrouvait en tout temps.


Puis, à un certain moment, en 2020, une offre assez alléchante est arrivée. La direction de l’Hôtel du Jardin à Saint-Félicien, au Lac Saint-Jean, souhaite donner un nouveau souffle au restaurant Le Baumier, nommé en référence au conifère qu’on trouve en abondance dans la région. Patrick Fournier reçoit l’offre d’en devenir le chef. Il n’est cependant pas question qu’il y vienne seul. Il exige que son conjoint Sébastien Simard fasse partie de l’offre. Aussitôt demandé, aussitôt accepté.

Baumier
C’est ainsi que tous deux se sont retrouvés aux cuisines du Baumier en septembre 2020, en pleine pandémie de COVID. Ce fut là une occasion en or pour faire valoir leurs talent pour la préparation de commandes à emporter alors que la santé publique avait ordonné la fermeture des salles à manger.
Depuis, le couple de chefs a pu démontrer à de multiples reprises que les propriétaires de l’hôtel du Jardin ont misé juste en les embauchant.
Le Baumier fait vivre à des convives l’expérience du plaisir à la table, dans un décor charmant et convivial. On y propose des mets avant-gardistes, inspirés des saveurs nordiques. On y découvre chaque fois des plats savoureux, déclinés au gré des saisons. Tout est concocté sur place, avec passion, afin d’offrir une qualité et une fraîcheur qui honorent les produits régionaux.

Baumier
Parce que les plats gastronomiques concoctés par les chefs sont inspirés des saveurs boréales et pensés autour des traditions ancestrales québécoises, le tout avec leurs touches personnelles distinctes de façon avant-gardiste et en respectant les produits sans les dénaturer.
Le Baumier est fier dépositaire des Ambassadeurs de La Zone Boréale de la table agroalimentaire du Saguenay-Lac-St-Jean et fait partie également de la mention Aliments du Québec.


D’ailleurs, lors du Gala de la Table agroalimentaire 2023, Patrick et Sébastien se sont mérités les honneurs dans la catégorie « Efforts d’achats en produits locaux ». Ils ont alors tenu à remercier les producteurs locaux et régionaux « pour les produits exceptionnels de qualité avec lesquels nous avons la chance de travailler ». Ils ont aussi souligné le soutien de leurs patrons, la famille Beaubien, sans qui rien ne serait possible, se disant choyés et heureux de travailler pour eux.

Baumier
Les deux chefs du Baumier ont encore plein de projets en tête, pour toujours favoriser et mettre en valeur le terroir québécois. Ils souhaitent aussi imaginer de nouvelles tables d’hôte au fil des saisons. Ils ont aussi insisté pour que le menu en salle à manger soit imprimé sur un support de qualité dans le but de bien démontrer leur détermination à offrir une image de marque prestigieuse, à la hauteur des mets qui sont servis.

Baumier
Enfin, mentionnons que le Baumier reçoit chaque année de nombreuses célébrations de mariages, dont des unions de couples de même sexe. On s’efforce d’en faire toujours des événements remarquables et inoubliables à tous les niveaux. Les deux chefs y sont mis à contribution bien entendu.
Baumier
Restaurant Le Baumier de L’hôtel du Jardin

hoteldujardin.com/restaurantlebaumier

1400, boul. du Jardin

Saint-Félicien (Qc)

418 679-8422

Pour Sébastien Pirot, l’amour est dans les Alpes françaises. Pourquoi ? Parce que c’est là qu’il a rencontré sa conjointe et mère de ses trois enfants. Son associée du coup !


C’est donc de là que tout est parti. En 2003, il fait une première visite au Québec. En 2006, lors d’une visite chez une amie, il découvre l’Anse St-Jean. D’origine bretonne, Sébastien Birot a fait plusieurs tours du monde avant de venir y établir sa famille dans ce magnifique village du Bas-Saguenay. Il a séjourné ou travaillé dans plus d’une de dizaine pays.

 
Mais l’amour, plus fort que tout, l’a porté ici. Il y a fait l’acquisition d’une maison en pleine nature. Ses trois enfants y sont nés et y grandissent. Chaque année, il devait retourner en France pour travailler l’été. Et à son retour en automne, il repartait parfois vendre des arbres de Noël à New-York. Mais c’est enfin à l’Anse qu’il a fini par réaliser un de ses vieux rêves : avoir son propre établissement et partager les saveurs de son pays d’origine.


En 2012, il apprend entre les branches que les propriétaires de la boutique les Rebelles des bois face au quai souhaitent ouvrir un café dans leur établissement. Rebelles des Bois représente le travail de plus de 80 artisans et designers québécois. L'entreprise crée également une ligne de bijoux et d'objets design.


Qu’à cela ne tienne, Sébastien se met au travail et planifie ce qui deviendra le premier et encore seul restaurant à offrir une des fiertés de son coin de pays d’origine : les crêpes bretonnes.

Café du quai
Ouvert à l’été 2013, le Café du quai a comblé un vide dans le paysage saguenéen selon plusieurs. De nombreux produits des artisans et producteurs locaux ont par ailleurs fait leur apparition sur le menu, permettant d’heureuses combinaisons entre les terroirs. « Parce que dans la cuisine aussi, les cultures se rencontrent, se marient », rappelle Sébastien avec un sourire coquin.


L’endroit est idéal : face à un quai où chaque jour en saison des centaines de visiteurs embarquent ou débarquent de bateaux de croisières ou d’autobus, où des dizaines de kayakistes viennent s’adonner à leur sport, où de nombreux plaisanciers y ont leur bateau à la marina. Sans parler de tous les autres qui viennent découvrir le magnifique paysage du fjord, pour quelques heures ou quelques jours. Sur deux étages, on peut accueillir jusqu’à une cinquantaine de clients à la fois. L’endroit procure de l’emploi à 22 personnes.

Café du quai
Sébastien s’est assuré des services de chefs qualifiés qui ont su s’approprier les meilleures recettes de crêpes bretonnes. On n’y fait pas que des crêpes repas, desserts ou flambées au Café du quai. On y sert aussi des sandwiches et paninis, et on offre des tables d’hôte. On a même vu passer au menu un Club Sandwich du quai au poulet mariné, bacon, jambon, fromage suisse, tomate, mayo assaisonnée maison & épinard. Les cafés y sont aussi à l’honneur.

Café du quai
Sébastien invite ses compatriotes à venir retrouver un morceau de saveur de France. Et pour les Québécois et voyageurs de partout ailleurs, à y découvrir ou redécouvrir ce volet de la gastronomie qui puise ses sources dans une philosophie de vie simple et authentique, nourrie au grand air de Bretagne. Ouvert 7 jours durant l’été, et sur un horaire qui varie en hiver et au printemps.

Café du quai – Restaurant et crêperie bretonne
cafeduquai.ca
358 A, rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, Quebec G0V 1J0
(418) 272-1190