Manger et boire

Lorsque qu’on fait référence à Cap-aux-Pierres, on pense à un grand hôtel avec vue sur un site exceptionnel en surplomb du fleuve. Pour plusieurs, c’est avant tout une excellente table au réputé restaurant La marée haute.
L’hôtel trône dans le paysage depuis 1967. Le bâtiment actuel remplace l’original suite à un sinistre en 1976. Contre vents et marées Cap-aux-Pierres a su relever et maintenir sa réputation d’hospitalité et de qualité culinaire.

Marée Haute Hôtel Cap-aux-pierres

 Les amateurs apprécient particulièrement le pot-au-feu de la Marée haute, un plat qui vaut à lui seul le déplacement. Le menu de table d’hôte varie constamment pour offrir des spécialités locales et régionales. Le matin, c’est le buffet américain qui est proposé.
Dès qu’on arrive sur le site, on se rend compte de l’importance des installations et du soin qu’on consacre à l’accueil et à la qualité du séjour.

Hôtel Cap-aux-Pierres estuaire

L’impact du panorama séduit tout de suite. Deux piscines, intérieure et extérieure, permettent de passer du bon temps. Un parcours de mini-golf offre des heures de plaisir à ses adeptes.
On peut loger dans une des 52 unités de motel connexes, toutes aussi confortables et offrant une vue sur le large. Sinon, les 45 chambres sur deux étages du bâtiment principal séduiront par leur confort et la proximité de tous les services.
Et que dire des levers de soleil fabuleux ! Ça ajoute au caractère spécifique de l’endroit. Le meilleur moyen d’en être davantage convaincu, c’est d’aller y séjourner.

Hôtel Cap-aux-Pierres
hotelcapauxpierres.com
444, chemin de la Baleine,
L'Isle-aux-Coudres, Québec, G0A 2A0
418.438.2711

Son logo est un arbre à biscuits dans lequel un enfant y pige joyeusement… Mais ne nous méprenons pas : ce ne sont pas spécifiquement les enfants qui sont visés par cette image qui fait rêver autant les grands que les petits.
Dès qu’on y entre, il y flotte une douce odeur qui augmente au fur et à mesure que les yeux admirent le contenu des étalages vitrés. Biscuits, sablés et autres, carrés aux dattes, café, pâtisseries, desserts se bousculent pour qu’on les admire. Puis, tout au fond, derrière les comptoirs, de beaux appareils au métal étincelant n’attendent que les commandes de crème glacée et de yogourt glacé.

Fruits Biscuitier 3

Si la gourmandise a un nom, c’est certainement Aux fruits du biscuitier. Par beau temps, la terrasse avant permet de prolonger la visite en partageant les gâteries fraîchement acquises.
Et que dire du personnel passionné et souriant qui présente les divers produits confectionnés sur place. Ça complète le tableau de ce commerce original, issu de l’imagination de la famille Pedneault, juste en face de la cidrerie familiale.


Aux Fruits du Biscuitier

auxfruitsdubiscuitier.com
3387, chemin des Coudriers
Île-aux-Coudres (Qc) G0A 3J0
418.600.8123

La boutique de Cidrerie et Vergers Pedneault est une formidable vitrine, non seulement sur les divers produits que fabrique et distribue cet artisan familial, mais aussi sur cet art méconnu pour plusieurs de la fabrication du cidre. On y trouve de l’information précise sur le processus de création et de production, de la culture de la pomme à l’embouteillage.
On est rapidement attiré par les nombreux étalages et les colorées étiquettes des quelque 30 différents produits classés selon diverses catégories : mistelles, crèmes, mousseux, tranquilles fruités, de glace, apéritifs, etc. Deux produits ont excité nos papilles : le pomme d’érable au goût délicat et subtil, mais surtout la vedette inégalée encore aujourd’hui, le Glacier, gagnant de plusieurs prix dans des foires vinicoles.

Cidrerie Pedneault cidres

Même le nouveau-né, la Marée Rose, premier cidre rosé d’un beau rouge vif en raison de la pomme Geneva qui constitue 100 % de sa matière première, trahit les plus de 100 ans de culture de la pomme de la famille Pedneault sur l’île.
Sur place, on prend le temps de faire déguster et de bien expliquer la diversité des variétés offertes. L’éducation des amateurs de produits vinicoles contribue à rendre au cidre ses lettres de noblesse auprès de nombreux visiteurs de la boutique.
La demande grandissante des dernières années a eu pour effet d’ouvrir des boutiques à La Malbaie, à Baie-Saint-Paul et à Québec.
Fait à signaler, on peut pratiquer l’auto-cueillette des pommes, poires et prunes dans les vergers pendant l’automne.

Cidrerie et Vergers Pedneault
vergerpedneault.com
3384, chemin des Coudriers
L’Île-aux-Coudres, Qc G0A 3J0
418.438.2365

Si on n’est pas originaire de la Côte-Nord, en particulier de Baie Comeau, le nom de St-Pancrace ne nous est pas familier. Mais là-bas, 10 ans après la fondation de la microbrasserie qu’on a baptisée de ce nom, tout le monde en connaît l’origine, et la légende qui en découle.


Les propriétaires associés de la Microbrasserie St-Pancrace, André Morin, Karine Savard et Pierre-Antoine Morin, sont fiers de leur création et de son évolution. D’abord un pub au centre-ville, Place LaSalle, en 2013, où on crée la première bière, la Uapishka, dans un coin de cuisine et au sous-sol, une bière blanche de blé légèrement voilée qui présente un goût rafraîchissant de coriandre et d’écorce d’orange.

St-Pancrace
On y a ajouté depuis 2017 une usine de production et une boutique, boulevard Comeau, pour répondre aux besoins et à la demande grandissante. On y brasse aujourd’hui 26 bières régulières et saisonnières, en plus de deux sans alcool.


Les associés y ont installé un coin historique où on peut suivre toute l’évolution de l’entreprise et de ses produits au fil des ans, dans une présentation 3D et multimédias des plus fascinantes. Bref, on y apprend que l’inspiration des fondateurs provient d’une légende locale bien connue.

 
Le fleuve St-Laurent était à l’époque le théâtre de contrebande d’alcools. En 1932, dans une baie située entre Baie-Comeau et Franquelin, un navire de la douane intercepte le Aileen McDonald, une embarcation d’un bootlegger renommé. Pris de panique, les hommes de main balancent la cargaison par-dessus bord qui se disperse dans le courant.

St-Pancrace St-Pancrace
Il n’en fallait pas plus pour que cette histoire inspire le nom et le logo de la microbrasserie, un baril flottant dans la Baie St-Pancrace.
Fait intéressant : chaque bière a son histoire, sa source de légende. Cela ajoute à l’effet de la fierté régionale de l’équipe de la St-Pancrace. Par exemple, la Sinueuse. Brassée en l’honneur du 40e anniversaire de fondation de Fermont, en 2014, la Sinueuse célèbre la vivacité des gens du Nord. Évoquant la route 389, elle invite à la découverte ceux qui n’ont pas froid aux yeux.


C’est dans les cuves de Pit Caribou en Gaspésie que les premières bières ont été brassées en 2013. Dès l’année suivante, on entreprend le premier brassin à Baie Comeau et les bouteilles arrivent en épiceries et dépanneurs de la région en fin 2014. Au cours des années qui précèdent l’ouverture de l’usine, on élabore des protocoles de recherche en vue de mettre en valeur les saveurs des petits fruits du terroir nordique. On développe également des partenariats avec producteurs et cueilleurs régionaux.

St-Pancrace
Pour ses 10 ans, St-Pancrace s’est fait un cadeau : aller parcourir la Côte-Nord et rencontrer tous ses collègues brasseurs et brasseuses sur l’ensemble du territoire, jusqu’au Labrador. André Morin, directeur de production de la microbrasserie explique que c’est d’ailleurs avec Iron Rock Brewing Co, au Labrador, que la première bière thématique est sortie, la Maibock.

Le but de l’équipe est de profiter de ce 10e anniversaire pour se déplacer, avec un brasseur, dans les autres microbrasseries, et ainsi rencontrer les autres équipes et profiter de chaque arrêt sur la Côte-Nord ainsi qu’au Labrador. Quatre nouvelles bières découlant de cette opération devraient voir le jour d’ici la fin de 2023.


Mis à part les plans de développement et de croissance, l’ajout de nouveaux produits et l’élargissement de la distribution, les dirigeants de la microbrasserie ont le souci de l’équipe avec qui ils travaillent. « Une autre chose importante pour nous, c’était de pouvoir aussi grandir dans l’entreprise. Donc avoir un endroit qui permet de grandir en tant qu’entreprise, mais permettre aux gens autour de nous de grandir également. On est fiers de nos produits, mais on est encore plus fiers d’avoir su créer des carrières et de réelles opportunités d’emploi », affirme Daniel Morin. L’entreprise emploie près de 40 personnes au pub et à l’usine.

St-Pancrace
Il ne manque pas de souligner également l’importance que jouent les partenaires et les producteurs régionaux dans la réussite à ce jour de la microbrasserie.


Curieusement, si on demande quel est aujourd’hui le produit vedette de la St-Pancrace, Pierre-Antoine Morin nous répond sans hésiter : la Uapishka, la première bière créée en 2012. Étonnant quand même, alors que la variété est si importante !


Microbasserie St-Pancrace
microbrasserie.stpancrace.com
55, place LaSalle
Baie-Comeau (QC) G4Z 1J8
418 296-0099

Usine et boutique
110, boulevard Comeau
Baie-Comeau (QC) G4Z 3A8
418 296-0099

Dans plusieurs régions du Québec, on se plaît à nommer des établissements ou des entreprises selon des faits historiques, des souvenirs familiaux ou encore des caractéristiques du patrimoine local, par exemple. À Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, le patron d’un café-bar populaire n’y fait pas exception.


L’histoire du Vilbon Café-bar est reliée d’une certaine façon à une histoire familiale, puisque Vilbon est le prénom du grand-père du fondateur et propriétaire de l’établissement depuis 2018, Guy Landry. Ce dernier avait quitté Havre-Saint-Pierre et sa famille il y a près de 40 ans, pour aller s'établir à Québec puis à Calgary. Après quelques années en Alberta, il revient à Havre-Saint-Pierre avec le désir de mettre sur pied son projet. Il travaille fort dans l’aménagement de cette ancienne bâtisse qui servait autrefois de casse-croûte. Les gens de la place se souviendront du fameux « Chez Boeuffy ».

 Vilbon Bar Foyer
Après plusieurs mois de travail, il décide de mettre le projet sur pause et de retourner en Alberta. Avant l’arrivée de la pandémie de COVID, il revient et décide de finalement ouvrir son projet qui lui tient tant à cœur. Guy Landry aura donc consacré presque 10 années à la préparation de son rêve de retraite : ouvrir un café-bar rassembleur pour la population de sa ville natale.

 Vilbon Bar Foyer
Dans son vaste espace convivial et chaleureux au cœur de Havre-Saint-Pierre, l’établissement possède un grand foyer, décoré avec passion par un design distingué. Ce local, ainsi que la vaste terrasse extérieure en été, sont à la disposition de la clientèle pour proposer des services personnalisés, professionnels et minutieux, précise Guy Landry.


« Vilbon Café-Bar est bien plus qu’un resto ! C’est une équipe talentueuse et dynamique qui travaille ardemment pour prouver son engagement envers sa clientèle. Cela se traduit par la préparation de plats sains qui permettent de satisfaire pleinement les besoins et les goûts des fidèles clients et des touristes. Cela à partir d’ingrédients de haute qualité, à des prix avantageux », assure le propriétaire.

Vilbon Bar Foyer Vilbon Bar Foyer
Il s’agit donc de l’endroit idéal pour passer un bon moment entre amis. Un café dédié pour faire déguster d’excellents plats préparés avec minutie. En parcourant le menu, on s’aperçoit de la qualité et du délice des plats proposés « C’est un espace chaleureux par excellence, où les groupes d’amis peuvent se rejoindre pour passer un agréable moment », rappelle M. Landry. De plus, le menu est varié, allant des simples burgers et wraps classiques, aux plats préparés par une équipe talentueuse.

Vilbon Bar Foyer
Par exemple, le menu propose fondues parmesan au homard, nachos, saucisses italiennes, porc effiloché, bacon, ailes de poulet, pâtes aux champignons, aux olives noires, pesto aux crevettes, wraps (au poulet, au porc effiloché), et divers burgers. On y sert des salades (mexicaines, césar au poulet, salade du chef, laitue romaine, épinards) et les frites, frites allumettes calamar, patates douces, crevettes, etc.
On y trouve aussi des desserts originaux. On y sert des bières de microbrasseries et diverses boissons et alcools.

Vilbon Bar Foyer
Grand amateur de décoration, de design et de belles choses, Guy Landry a aménagé son établissement avec des œuvres d’artistes locaux, régionaux ou internationaux, des souvenirs de voyages ou encore des éléments trouvés dans des boutiques spécialisées. Le seul immense lustre-chandelier qui trône au centre de la salle vaut le coup d’œil.

On y présente à l'occasion durant l'année des spectacles de chansonniers dans le cadre de soupers spéciaux qui attirent un grand nombre d'amateurs chaque fois.

Vilbon Bar Foyer
Situé à faible distance du vieux port de Havre-Saint-Pierre, ce pittoresque restaurant vous fera découvrir les saveurs du territoire dans une ambiance feutrée et accueillante.

Vilbon Café-Bar
vilboncafebar.ca
1139, rue de la Dulcinée
Havre-Saint-Pierre, QC G0G 1P0
418 538 3100

Pierre Perreault

Pour les plus âgés qui ont étudié le latin à l’école, ils s’en doutent un peu. Pour les autres, Le Corylus est tout simplement le nom latin du coudrier, fruit emblématique et patronyme de l’Isle-aux-Coudres, nommée ainsi par Jacques Cartier lui-même lors de son deuxième voyage dans la vallée du Saint-Laurent.
Stratégiquement situé en bord de fleuve face aux Laurentides et au quai de Saint-Joseph-de-la-Rive, l’architecture extérieure a de quoi surprendre dès l’arrivée, avec sa tour de style médiéval. En belle saison, la terrasse extérieure a de quoi épater les amateurs d’air marin avec sa vue spectaculaire.
Pâté croche Corylus
Au menu, des plats dont les seuls noms sont alléchants. Poissons, fruits de mer, spécialités locales et curiosités, dont le fameux pâté croche de l’Isle et ses accompagnements. Le restaurant encourage et fait la promotion des produits du terroir local et régional. Le fameux jus de pommes pétillant des vergers Pedneault a de quoi séduire les amateurs de ce genre de boisson non alcoolisée.
Une fois la sélection de plats faite, on n’a qu’à lever les yeux pour regarder le soleil se coucher derrière les montagnes, pendant que de grands bateaux naviguent vers l’aval ou vers l’amont devant nous.
Situé sur la pointe est de l’ile, dans l’ancien village de La Baleine, Le Corylus est certainement un incontournable dans la liste des lieux charmeurs de cette île aux mille curiosités.

Le Corylus Resto-Bistro
3094, Chemin des Coudriers, La Baleine, Île-aux-Coudres, QC G0A 2A0
418 600-8013
restaurantlecorylus.com

Par Gaëtan Vaudry

À l’annonce de ma visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les plus érudits m’ont rapidement dressé une liste des meilleures tables à ne pas manquer dans la région. Parmi celles-ci figurait la table du restaurant O'Batillage, qui propose une fine cuisine du terroir à même l'Auberge des Battures de ville de La Baie. Le chef Étienne Trottier s’assure d’un approvisionnement local qui nous fait découvrir le meilleur de la forêt boréale et des producteurs régionaux. Même si nous étions dans la basse saison du mois de novembre, l’équipe du O'Batillage nous a drôlement bien accueillis. Pour ma part, j’ai eu droit à un repas trois services, comprenant le saumon fumé de la Boucanerie d’Henri en entrée. Outre ce saumon de la meilleure boucanerie au Québec, à mon humble avis, le plat comprenait un coulis de Frambleu (du Domaine Le Cageot), concombres, huile de lin (de la Ferme Tournevent), câpres, framboises et riz sauvage soufflé. Une entrée incontournable !

Pour le plat principal, j’ai opté pour les pâtes aux fruits de mer qui proposaient des tagliolinis frais (La Prod LP) sauce Mornay, crevettes de Matane, moules de l'Île-du-Prince-Édouard, pétoncles des Iles-de-la-Madeleine, poisson blanc et laitue de mer. Une généreuse portion pouvant rassasier les bonnes fourchettes. On garde bien évidemment une place pour le dessert, me laissant tenter par une excellente crème brûlée. Je ne pouvais mieux choisir !

Faire l'expérience du restaurant de l'Auberge des Battures en est certes une fort positive pour les papilles, mais elle l'est tout autant pour les yeux. Tout au long de mon copieux repas, l'établissement dirigé par Monsieur Éric Civel m'offre une vue imprenable sur le Fjord du Saguenay. De quoi réjouir tous vos sens.

Restaurant O'Batillage / Auberge des Battures
6295, boulevard de la grande Baie Sud Saguenay, arrondissement La Baie
418 544-8234
https://obatillage.com

En 2019, Francis Joncas, a vendu ses parts d’une brasserie réputée de Percé pour se concentrer entièrement à Brett & Sauvage qu’il venait de créer. Pour bien maîtriser l’art de créer ce type de bière, il a fait un stage à la brasserie belge Cantillon, la référence mondiale dans la production des bières de fermentation spontanée. L’entreprise est installée sur un site en pleine campagne, entouré de végétation et de forêt, à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, dans la MRC du Rocher-Percé.

Ce qui distingue la nano-brasserie, c’est qu’aucune levure commerciale n’est utilisée dans le processus de fermentation. C’est d’ailleurs une des rares entreprises du genre au Canada à avoir une production entièrement autosuffisante en matière de levures.
Sa mission est de mettre en marché des bières spontanées et d’explorer d’autres méthodes de fermentation à travers les ressources fermentescibles du terroir Gaspésien, ce qui donne à ses bières une signature organoleptique unique.

Brett Sauvage Barils

Ce qu’il faut savoir, c’est que chez Brett & Sauvage, il n’y a qu’une seule recette de base. Les bières sont toujours conçues avec la même recette de grains et contiennent du houblon suranné. Les bières sont toujours brassées avec la même recette de grains, à partir de blé cru (35%) et de malt d’orge (65%) ; on utilise uniquement du houblon suranné, lors de l’ébullition. Les aromates et les petits fruits sont soit indigènes, sauvages ou cultivés. Les levures et les bactéries lactiques naturellement présentes dans l’air ensemencent le moût pendant qu’il refroidit, conférant sa complexité au produit final.

La saison, la pluie, le beau temps et même le sens du vent influencent la flore du moût au moment de son passage en bac refroidissoir, communément appelé coolship. C’est ce qu’on appelle la fermentation spontanée.

Brett Sauvage Barils

Par la suite, les bières séjournent entre une à trois années en barriques de chêne. Certaines bières sont également dites ensemencées. L’ensemencement de la production est fait avec des ferments que nous avons recueillis dans l’environnement gaspésien. Les cidres sont quant à eux réalisés avec des pommes qui proviennent de pommiers sauvages. Les levures sauvages permettront également la fermentation de ceux-ci. On procède pour terminer à l’assemblage des bières et des cidres, parfois de différentes barriques ainsi que des bières de fermentation spontanée et des bières ensemencées.

Brett & Sauvage propose donc sept catégories de bières : Série spontanée, Série spontanée tranquille, Série spontanée nature culture, Série ensemencée, Série ensemencée authentique, Série hybride et Série hommage aux pommes. Sept catégories, mais une seule formule de base et toujours avec un accent sur les produits régionaux.

Brett Sauvage Barils

Philippe Wouters, conférencier et éditeur du journal Bières et Plaisirs, explique que « un autre défi, c’est que c’est un goût qu’il faut adapter, dans le sens que ce sont des bières qui sont acidulées, surettes, avec des notes très terreuses, donc ce n’est pas donné à tout le monde ». Il ajoute également que non seulement y a une demande, mais en plus de ça, y a un marché pour les produits artisanaux et en petites quantités. C'est un marché qui est destiné principalement à des amateurs avertis dans le monde de la bière. Des gens qui vont suivre l'actualité de la bière, aussi bien internationale, canadienne que québécoise.

Les produits de la Nano-brassserie Brett & Sauvage sont disponibles à divers endroits en Gaspésie, à Montréal, à Québec et à plusieurs autres lieux. On peut faire une visite guidée de la brasserie sur demande et y déguster certains produits. Francis Joncas, la cobrasseuse, Rosemary Ahelo-White et l’équipe de Brett & Sauvage sont fiers de ce qu’ils ont créé et réalisé depuis 2019.

Brett Sauvage Barils

Nano-brasserie Brett & Sauvage
brettetsauvage.com
37, Chemin de St-Isidore
Sainte-Thérèse-de-Gaspé, QC G0C 3B0
(581) 359-0359

Le bâtiment qui a abrité pendant plus de 50 ans l’Hôtel Saint-Siméon a une nouvelle vocation : café-bistro et hébergement. L’immeuble avec vue panoramique sur le fleuve accueille depuis le début de mai le Mont Café Bistro.
Richard Lemieux, un Charlevoisien ancien propriétaire du casse-croûte Saint-Fidèle, et sa conjointe, ont développé un concept qu’ils présentent comme « Entre fleuve et montagnes ». Stratégiquement situé juste en haut de la côte menant au terminal du traversier Saint-Siméon / Rivière-du-Loup, le grand bâtiment blanc fait partie du paysage local depuis fort longtemps. Il offre un vaste espace de stationnement derrière.

Mont Café
On y propose un menu évolutif frais et convivial, qui plaira en famille ou entre amis. Sandwiches, salades, nachos, ailes, et plus encore. Les meilleurs cafés spécialisés, des bières artisanales locales et d’ailleurs, avec comme décor le Saint-Laurent. Et pour ajouter à tout ça, la crème glacée sous diverses formes.

Mont Café

Sa grande terrasse promet un moment parfait dans un décor actuel, moderne, avec une touche de nature.

Par ailleurs, les propriétaires font aussi la location de condos (au 2e étage) et d’un chalet selon la formule ArBnB.

Mont Café-Bistro
montcafebistro.com

320, rue Saint-Laurent,
Saint-Siméon, Qc, G0T 1X0
418.564.6005


Élever des canards dans Charlevoix? Isabelle Mihura et de son mari, Jean-Jacques Etcheberrigaray, étaient bien loin de se douter qu’ils s’adonneraient à cette activité et seraient propriétaires d’une ferme d’élevage quelques années après leur arrivée au Québec.
Ils sont tous deux originaires du Pays basque français, mais c’est à Québec qu’ils se sont connus. Après que Jean-Jacques fut muté au Manoir Richelieu, ils ont décidé de s’installer dans Charlevoix. C’est finalement en 2002 qu’ils ont acheté la ferme située à Saint-Urbain, qui deviendra l’année suivante un élevage de canards. Pour se former, le couple professionnel du milieu de l’hôtellerie s’est rendu dans le Béarn, région française proche du Pays basque, chez des amis qui possèdent un élevage de canards pour la production de foie gras. Ils leur ont appris tout ce qu’il fallait savoir, puis sont revenus appliquer ce savoir dans leur production.
Ils ont tenu à garder leur production à l’échelle humaine. « Notre philosophie d’entreprise repose sur des valeurs fondamentales : une agriculture durable, respectueuse du bien-être animal et de l’environnement et des produits de qualité. Nous avons fait le choix de privilégier la qualité au rendement, dit Isabelle. C’est pourquoi nous n’élevons pas plus de 5000 canards par an ». Près de 1000 sont destinés à la viande. Le reste sert à la production de foie gras. Cette variété est le Mulard, une espèce reconnue dans cette industrie.


Ferme Basque

Durant la belle saison, du mois de mai au mois de novembre, les canards sont élevés à l’extérieur, sur parcours herbeux, et bénéficient de grands espaces pour se développer au rythme normal de la nature. Il faut les voir déambuler, boire aux abreuvoirs et jacasser joyeusement. Durant la période de gavage, les canards sont placés en petits groupes dans des parcs collectifs plutôt que dans des cages individuelles. Ils peuvent ainsi marcher, se lisser les plumes, s’ébattre et se taquiner à leur guise.
À la Ferme Basque, les méthodes de production sont basées sur le maintien des traditions ancestrales. Forts d’une nourriture saine tout au long de leur croissance, les canards sont ensuite gavés au maïs en grains entiers, gage de qualité, conférant ainsi au foie gras, souplesse et couleur dorée.
La ferme reçoit son lot de visiteurs intéressés par ce type d’élevage et curieux de constater les résultats et aussi, se procurer des produits à la boutique.

La Ferme Basque de Charlevoix
lafermebasque.ca

813, rue Saint Édouard
Saint-Urbain, Qc G0A 4K0
418.639.2246