Manger et boire

Véritable institution dans le paysage de la Côte-de-Beaupré depuis maintenant 50 ans, l’Auberge Restaurant Baker de l’avenue Royale à Château-Richer est un lieu riche en histoire et en patrimoine culturel. Aujourd’hui, sous la gouverne de Gaston Cloutier, l’établissement prépare lentement, mais sûrement, le dossier de la relève.

D’abord une maison bourgeoise de campagne plutôt cossue construite en 1840 dans un des plus vieux villages du Québec, par Ferdinand Lefrançois et son épouse Mary Ann (Anney) Brady, l’endroit a profité d’une période de croissance économique faste. La finition et l’ornementation des lieux démontrent clairement qu’il s’agissait d’une habitation confortable et du dernier cri.

Auberge Baker 

À cette époque, le deuxième étage servait de grenier et on y habitait qu’en été. Presque cent ans plus tard, soit en 1935, l’homme d’affaires Alvin A. Baker, qui avait connu le crash économique récent, ouvrit « The Baker’s Inn » dans la maison qu’il loua d’abord du propriétaire et qu’il acheta finalement en 1958. On y faisait une cuisine très québécoise de l’époque, mais simple aussi parce qu’en fait, les mets populaires, c’étaient le bar – le poisson – et aussi le steak. Comme c’était écrit « fish and steak » sur l’enseigne, c’était très important pour tous les Américains qui venaient dans la région.

Après son décès, au début des années 1960, sa seconde épouse Lucienne Hamel, continua d’opérer le restaurant. Plus tard, celle-ci ayant décidé de se retirer de l’opération des lieux en raison de problèmes de santé, c’est Henri Simard, le fils d’Idola Simard, propriétaire de la terre où est bâtie l’auberge, qui décida de racheter le « Baker » en 1972. Très vite, il le revendit à un de ses neveux, Gaston Cloutier au printemps 1975, qui en est le propriétaire encore aujourd’hui.

Celui-ci habita l’étage avec sa famille jusqu’en 1989, tout en assurant la gestion et l’entretien des lieux. Cette année-là l’auberge reprit son nom chez Baker puisqu’on y aménagea cinq chambres pour accueillir des touristes.

Auberge Baker

Gaston Cloutier (photo) a démontré au fil de ans une véritable passion pour l’Auberge Restaurant Baker. Il a mené en parallèle à sa vie d’aubergiste une carrière d’éducateur physique dans une école secondaire de la région, de 1973 jusqu’à sa retraite en 2005. Depuis, il se consacre corps et âme à son établissement qui a pris une place importante dans le monde de la gastronomie et de la cuisine du terroir de la région de la Capitale-Nationale, entre autres. Peu d’endroits peuvent se targuer de servir des repas depuis 90 ans. Chaque année il y apporte des changements et des améliorations pour toujours mieux répondre aux attentes de la clientèle et ce, pendant toute l’année.

Du côté de l’hébergement, on propose six chambres joliment décorées sous les combles, mais on a ajouté un petit chalet voisin ainsi que la « Maison du Village », située au cœur du village de Château-Richer, la maison du grand-père Cloutier. Celle-ci consiste en une demeure ancestrale et patrimoniale de 1776 face au fleuve et à l’Île d’Orléans, aménagée pour accueillir six personnes pour un voyage dans le temps dans le confort du 21e siècle.

Auberge Baker

Quant au restaurant, il est d’une capacité de deux cents places et est composé d’une salle à manger et d’une salle de réception entièrement vitrée, spacieuse et polyvalente avec toutes les installations multimédias nécessaire pour un événement réussi. On y propose la table d’hôte en soirée et de fabuleux brunchs le dimanche.

Auberge Baker 

Auberge Baker

Plus récemment, Gaston Cloutier a choisi d’ajouter un produit à son offre : une bière de type belge, la Baker, brassée à Québec à partir d’un houblon cultivé sur une ferme locale, et de mûres aussi produites localement. Une touche spéciale: cette bière est fermentée avec de la levure de champagne, offrant une effervescence délicate et des arômes raffinés.

Auberge Baker
Certes, le succès de l’Auberge Restaurant Baker depuis 50 ans, sous la gouverne de Gaston Cloutier, est lié à son engagement de tous les instants et à sa motivation toujours animée par la qualité de l’accueil et du produit « Baker ». Plus de 22 personnes y trouvent un emploi et le patron peut compter sur du personnel fiable et compétent à qui il peut déléguer une bonne partie des responsabilités.

Une visite sur place est certainement la meilleure façon de découvrir et d’apprécier la qualité des lieux et de ses services.

Auberge Baker

Auberge Restaurant Baker
aubergebaker.com
8790, avenue Royale
Château-Richer (Québec) G0A 1N0
418 824-4478

Fièrement affiché en facade du RIÔTEL-MATANE, on ne peut franchement pas ignorer la présence du restaurant CARGO dans cet établissement depuis 10 ans en 2025. Toutefois, les habitués du secteur et les anciens se rappelleront que la restauration existe à cet endroit, dans cette même enceinte, depuis une soixantaine d’années, autrefois sous la bannière de l’Hôtel des Gouverneurs.

Aujourd’hui, le CARGO a quitté ses vieux habits pour devenir restaurant original, proposant toute l’année un clin d'oeil au patrimoine industriel et maritime de la ville de Matane. Son décor charme avec ses installations, ses matériaux bruts et simples et son design intérieur qui lui confèrent une atmosphère des plus conviviale et permet d’apprécier pleinement la nourriture au menu et l’environnement naturel des lieux.

Riotel-Matane+Cargo

Ce qui étonne et charme surtout à l’arrivée, c’est cette large vitrine ouverte sur le Saint-Laurent et l’immensité de son estuaire maritime. On ne se lasse jamais de se laisser envelopper par ce paysage plus grand que nature, peu importe les saisons, sans parler des grandioses couchers de soleil qui s’y manifestent, jour après jour. Avec la présence de la marina voisine, les mouvements de bateaux qui sortent et rentrent ajoutent à cette impression de vie maritime et de vacances.

Avant de s’y attabler pour un repas en soirée, on peut choisir de passer un peu de temps pour un apéritif au CARGO LOUNGE, où on sert une variété de cocktails maisons, de bières régionales ou importées, de vins provenant d’un imposant cellier. Plusieurs mocktails et boissons non-alcoolisées sont aussi disponibles. Leur limonade est d’ailleurs digne de mention. On peut y venir en groupe d’amis ou en famille, ou simplement pour un 5 à 7 décontracté. En saison et selon la météo, la terrasse extérieure prolonge ce plaisir, autant pour les repas que pour le cocktail, toujours avec cette vue imprenable unique à Matane.

Riotel-Matane+Cargo Riotel-Matane+Cargo

Pour un anniversaire ou un déjeuner d’affaires, par exemple, on peut également profiter d’un salon privé aménagé dans un container à l’intérieur du CARGO et pouvant accueillir 10 personnes.

Le CARGO sert des repas au petit-déjeuner et pour le souper, autant pour la clientèle locale que pour les clients de l’hôtel (Riôtel-Matane et Pavillon-sur-Mer). Les menus concoctés par une équipe de chefs chevronnés sous la direction du chef Jean-Alexandre Dubé, proposent des plats simples, de qualité et accessibles, selon la formule que favorise RIÔTEL pour les décrire. Une cuisine bistro urbaine inspirée des saveurs de la Gaspésie, incluant des plats végétariens et un menu pour enfants. On peut également commander des plats à emporter. Plusieurs plats sont offerts en version sans gluten.

Parlant d’expérience culinaire, certains mets méritent qu’on s’y attarde. Il faut mentionner en entrée les pilons de canard, crème sure au poivre crispé, ou le foie gras au torchon, pain brioché, gelée d’argousier et caramel de betteraves : des saveurs indéniables. Le tartare de bœuf ou de saumon est également à souligner. En plat principal, on a l’embarras du choix avec les poissons et fruits de mer, les pâtes, les tartares, ou même les viandes, le burger ou les choix végétaliens. On a pu apprécier le fish’n chips maison de morue qui inspirait la Gaspésie, et la bavette de bœuf Angus AAA et ses légumes, digne des grandes grilladeries.

Riotel-Matane+Cargo Riotel-Matane+Cargo

Les desserts ne sont pas en reste, avec une courte variété, mais des choix de qualité, tels le cheesecake onctueux et la tarte aux bananes avec de gros morceaux de fruit sous la garniture.

Pour les amateurs de petits-déjeuners, CARGO propose toute une gamme d’assiettes, certains intégrant des fruits de mer, voire même une poutine déjeuner. Les œufs et les crêpes y sont également proposées selon diverses formules. On y sert de délicieux cafés pour ceux et celles qui en ont besoin pour débuter leur journée.

Fait à signaler, l’accueil et le service par le personnel du CARGO sont réputés de qualité supérieure. La maître d’hôtel Malela y œuvre depuis 10 ans, d’abord comme serveuse, puis est récemment passée à cette importante fonction de chef d’orchestre des opérations de la salle à manger et du lounge du CARGO.

Enfin, mentionnons que comme le Riôtel-Matane loge un centre de congrès, les participants aux événements qu’on y tient peuvent eux aussi profiter des avantages des cuisines du CARGO pour les repas qui y sont servis. De plus, avec l’acquisition de trois autres hôtels en Gaspésie, le groupe Riôtel Hospitalité a étendu aux restaurants de ces établissements la même formule de menus, avec des variantes pour favoriser les spécificités locales, à Percé, Bonaventure et depuis peu à Carleton-sur-Mer.

Riotel-Matane+Cargo

Resto-bar-lounge CARGO
restocargo.com
250, avenue du Phare est
Matane (Qc) G4W 3N4
418.566.2651


Par Gaëtan Vaudry

Je savais bien qu’en m’arrêtant à Baie-Comeau, ville industrialo-portuaire de la Côte-Nord, j’allais avoir la chance de rencontrer des gens sympathiques. Ce fut le cas avec Frédéric St-Laurent Garon, l’un des trois actionnaires de la Boucherie les trois p’tits cochons. Faire connaissance de celui que tout le monde surnomme Fred, c’est faire la rencontre d’un artisan passionné. Pour lui, les viandes n’ont plus de secret, sans compter les sushis dont il est passé maître durant une bonne décennie. Les plus fidèles de l’endroit font l’éloge du service impeccable de l’équipe de la boucherie, mais aussi de la grande variété de nombreux produits, de la qualité de ces derniers et du retour très attendu du comptoir à sushis.

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Si Fred et son associé se font un devoir d’offrir une bonne douzaine de produits de producteurs locaux (dont ceux la ferme Les jardins de Carmanor), plusieurs produits de la Boucherie les trois p’tits cochons apparaissent également au menu de restaurants de la Manicouagan : « C’est important pour nous de valoriser le travail d’artisans d’ici », souligne le principal intéressé. « Nous songeons même proposer à une autre boucherie de la région de créer une nouvelle sauce avec nous. Simplement pour démontrer la belle fraternité qui existe entre les entreprises de Baie-Comeau. »

Ça vaut le détour !

Parmi les gros vendeurs de la Boucherie les trois p’tits cochons, on retrouve bien évidemment le bœuf classique, mais aussi les viandes marinées, une grande variété de saucisses, les charcuteries (dont celles de la Charcuterie Le porc-épique), les tartares de bœuf et de saumon, sans oublier le tartare de veau et camerise, qui s’avère un véritable délice légèrement fruité et le tartare cheeseburger de la maison. Lors de ma visite, Fred venait tout juste de terminer la préparation de piments jalapenos farcis au fromage et enroulés de bacon… qui dit mieux ?

Toujours à la recherche de nouveautés, Fred se dit très heureux de sa nouvelle collaboration avec l’entreprise Pinto's MC Wagyu, qui offre un bœuf Wagyu d’une qualité exceptionnelle, en provenance du Japon. « La qualité de ce bœuf est incroyable », précise le jeune homme d’affaires. « Et que dire de sa saveur, hautement relevée. Il n’est pas donné, mais il vaut le détour ! »

Les projets sont nombreux pour Fred et son équipe. Le retour du populaire comptoir à sushis démontre à quel point ce produit fait fureur à la boucherie de Baie-Comeau : « Les boîtes disparaissent presque au même moment où nous les déposons dans le comptoir », nous explique l’expert en la matière. « Nous sommes donc en constante production, afin de répondre à la forte demande. » J’ai personnellement eu la chance de faire l’expérience d’un plat de 10 sushis, préparés spécialement par ce cher Fred. Et je peux désormais comprendre l’engouement des amateurs pour cet excellent produit de la Boucherie les trois p’tits cochons !

Boucherie les trois p’tits cochons
873, rue Bossé, Baie-Comeau
418 294-0804
Visiter la page Facebook de la boucherie

À Percé, la plupart des gens connaissent l’histoire de Thérèse, la grand-mère de Billy Bastien et de Shaddy Beaudin, deux des quatre co-propriétaires du resto-bar La Buvette depuis 2020, en plein cœur du village. Situé en retrait de la rue, son grand parterre fleuri où pointe une chaleureuse terrasse invite à y aller consulter le menu et découvrir le décor.
Thérèse Beaudin, native de Newport, décédée en 2017, était une bâtisseuse reconnue entre autres pour son hospitalité et sa générosité. Il allait de soi pour les quatre entrepreneurs en herbe de nommer leur établissement en son honneur.
Au menu, des plats originaux, « une cuisine locale qui bouge au gré des saisons, où les cocktails sont soigneusement conçus et où les vins sont choisis avec amour », peut-on lire sur la page Facebook. Billy parle d’un endroit où on peut déguster des produits locaux qui viennent de la mer et de la montagne. Il précise aussi que la Buvette Thérèse ne s’offre pas comme un restaurant ou un bar, mais un entre-deux où le client pourra bruncher, prendre l’apéro et souper.

Buvette Thérèse
À l’endroit où se trouve La Buvette, il y avait déjà un restaurant depuis 2000, le Café Champêtre. Billy y a travaillé pendant 10 ans, tout en poursuivant des études de gestion en hôtellerie et restauration, jusqu’à ce que les propriétaires d’alors laissent entendre leur projet de vendre, au début de la pandémie de COVID. Billy a réuni trois de ses amis, dont sa cousine, ayant tous une certaine expérience de la restauration. Ensemble ils ont élaboré le projet de Buvette.

Buvette Thérèse associés
Il fallait du cran et une détermination sans borne pour se lancer dans une telle entreprise en pleine pandémie. Quatre jeunes sans revenus permanents, sans historique d’affaires, affronter le financement d’un restaurant saisonnier ouvert trois mois par année à Percé a été un beau défi, explique Billy. « Il fallait oublier les banques et institutions financières. On a donc trouvé des gens qui ont cru en nous et on leur doit une fière chandelle ».
Depuis deux ans, on a reconfiguré et redécoré le local. On a créé un coin bar et on a équipé la cuisine en y ajoutant quelques éléments. Ce sont près d’une trentaine de personnes qui y trouvent un emploi de mai à septembre.
Ah oui, le site web mentionne qu’il vaut mieux réserver pour s’assurer d’y avoir une table certains soirs et lors des brunchs.

La Buvette Thérèse
buvettetherese.com
162, QC-132
Percé, QC G0C 2L0
418.689.9609

À Carleton-sur-Mer, on a développé une culture du bien manger et du bien se loger depuis de nombreuses années. On y vient de partout pour profiter de ce magnifique décor dans la Baie-des-Chaleurs gaspésienne, mais aussi et surtout, pour profiter de l’offre de restauration devenue des plus intéressantes.

Parmi, cette offre, il y a celle du Marin d’eau douce, rue du Quai, de la famille Benhamidou, qui célèbre en 2024 ses 25 ans d’établissement. Pour son anniversaire, le restaurant a proposé une série de soupers-spectacles offerts aux clients tout l'été.

Marin Carleton

Depuis 1999, on y sert des menus inspirés par le terroir gaspésien, la cuisine française et marocaine. Le chef propriétaire Mohamed Benhamidou, longtemps séparé de son père Mustapha, mais qui l'a finalement retrouvé à Carleton-sur-Mer, a pris la relève en 2023 et partage son amour de la cuisine du terroir Gaspésien et Québécoise, mais toujours avec une pincée d’inspiration Marocaine.

Dans les années 1990, après avoir travaillé dans de grands établissements québécois, le chef Mustapha Ben Hamidou décide d’installer sa petite famille à Carleton, dans la baie des Chaleurs. C’est en 1999 que Mustapha, un immigrant Marocain, a racheté le café l’Indépendant pour en faire Le Marin d’eau douce, maintenant un incontournable de la gastronomie Gaspésienne. Aujourd'hui, son fils Mohamed, sa femme Iman, ses filles Fatima, Assia et Aicha et une belle équipe de passionnée sont là pour le meilleur de la cuisine du terroir.

Marin Carleton

Le Marin d’eau douce loge dans une maison construite en 1820 par Narciss Leblanc dit « Buck Wheat ». Il était forgeron et avait sa boutique face à la mer. Après lui quelques autres propriétaires se sont succédés. En 1980, Pierre Landry l’acheta et en fit un café restaurant « Le Café l’Indépendant ». Dix ans plus tard, soit en 1990, trois amies de la région rachetèrent et gardèrent la vocation du café restaurant.

Puis, en 1999, Mustapha Benhamidou se porte acquéreur du bâtiment situé à deux pas d’une plage de la Baie des Chaleurs, offrant une vue renversante qui s’accorde avec justesse à la cuisine raffinée et ensoleillée du chef Mohamed, maintenant aux cuisines depuis 2023, après y avoir été maître d'hôtel et directeur général pendant quelques années.. On s’efforce toujours aujourd’hui d'en faire un incontournable pour les amateurs de poissons et de fruits de mer, ainsi que viande et gibier. Voilà un endroit chaleureux et sympathique. Sans oublier une carte des vins digne des meilleurs celliers.

Marin Carleton Marin Carleton

Parmi les spécialités au menu, Mohamed propose les délicieux produits de sa terre d’accueil, le tout avec une touche propre à ses racines marocaines : pieuvre grillée au fenouil et au citron vert; pétoncles des Îles et lentilles safranées; jarret d’agneau aux épices d’Orient.

Marin Carleton Marin Carleton

Le Marin d’eau douce a reçu un certificat d’excellence en 2005 par le Guide Debeur, revue gourmande annuelle. L’établissement fait partie des 500 meilleurs restaurants du Québec sélectionnés parmi environ 15 000 établissements existants. Cette distinction lui a été décernée en regard de la qualité de ses produits et de son service.

Marin Carleton

Soulignons qu’avant d’acheter son propre restaurant, Mustapha Benhamidou n’était pas un inconnu du domaine de la restauration, avec ses 29 ans d’expérience dans la cuisine que ce soit au Maroc, en Europe, au Québec et au Canada. Son fils Mohammed a pris le relais avec honneur et confiance, sachant que l'institution a toujours sa place dans l'univers gaspésien.

Le chef-propriétaire rappelle que le restaurant est ouvert toute l'année, même durant la période des fêtes de fin d'année. C'est en janvier que l'équipe prend une pause bien méritée. Il mentionne aussi qu'il est toujours préférable de réserver pour s'assurer d'être bien accueilli.

Marin Carleton

Le Marin d’eau douce
marindeaudouce.com
215, rue du Quai
Carleton-sur-Mer, QC G0C 1J0
418-364-7602

Les entrepreneurs et gens d’affaires sont souvent des initiateurs de belles histoires. De celles qu’on a envie de raconter et de partager. Si on est souvent confrontés à des récits malheureux lorsque les affaires tournent mal, les succès des autres méritent qu’on prenne la peine de les exposer au grand jour.

L’histoire de Carl Bourget et de sa famille en est une de celles-là. Longtemps propriétaire d’un vignoble, d’une cidrerie et d’une distillerie, dans le secteur Pintendre de la Ville de Lévis, dans la région de Chaudière-Appalaches, il avait un projet d’expansion de ses activités, mais était limité dans l’espace sur le site qu’il possédait. Aujourd’hui, après plus de trois ans d’efforts et environ 3 millions $ d’investissements, Distillerie Cap-Chat occupe une place de choix dans l’environnement Gaspésien.

Une démarche  qui porte fruits

Après plus de 25 ans d’activités et des résultats intéressants, Carl Bourget s’est donc mis à la recherche d’un nouveau site dans la vaste région de Québec et de la rive-sud. Après un certain nombre de démarches infructueuses, une remarque de son fils lui a permis d’orienter ses recherches vers d’autres lieux : pourquoi ne pas se transporter dans une destination touristique ? Ayant grandi aux Îles de la Madeleine et à Gaspé, les regards se sont d’abord tournés naturellement vers la Gaspésie.

Partis tous les deux à la découverte au printemps de 2021, Carl et son fils Pierre-Étienne font un premier arrêt en Haute-Gaspésie, à Cap-Chat, où le hasard fait en sorte qu’ils ne poursuivront jamais plus loin leurs recherches du site par excellence. Une visite au bureau municipal pour explorer le potentiel des lieux les oriente vers un vaste entrepôt, ancienne usine de traitement des crevettes, devenu site d’entreposage d’automobiles.

Dès l’entrée dans ce bâtiment, ils comprennent rapidement qu’il correspond totalement à ce qu’ils ont à l’esprit : directement sur la route 132, face à la mer, à quelques pas d’une halte municipale, haut-lieu de l’industrie éolienne, porte d’entrée d’une vaste région touristique populaire et recherchée en toutes saisons. Le dernier élément favorable à leur projet, et non le moindre : l’eau du sous-sol de Cap-Chat, provenant de sources montagneuses des Chic-Chocs à proximité, est d’une qualité remarquable et presque inépuisable. La matière première de la production de la distillerie est donc assurée.

Distillerie Cap-chat

Les pourparlers avec le propriétaire des lieux n’ont pas traîné. C’est ainsi qu’en mai 2021 ils ont pris possession des lieux et entrepris la rénovation et l’installation des équipements de distillation. En parallèle, Carl Bourget complétait la vente de ses installations de Lévis, pour enfin se consacrer totalement à son nouveau bébé. Comble de bonheur et de bonne étoile, un jour que son fils et lui prenaient des mesures du bâtiment, le propriétaire de la maison voisine leur a fait part de son intérêt à la vendre… ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Peu de temps après, c’est également d’une solide et fière résidence dont la famille Bourget est devenue propriétaire, directement voisine de leur distillerie. Quand on dit que la chance attire souvent les opportunités, en voilà une autre démonstration éloquente.

Le vent dans les voiles
Après plus d’un an de travaux et d’installation, de tests et de planification, c’est en décembre 2022 que les premiers clients ont pu acquérir les produits de Distillerie Cap-Chat. On y produit une gamme diversifiée de spiritueux et de liqueurs, à partir d’herbes et de plantes aromatiques dont plusieurs sont cueillies en Gaspésie, comme le poivre des dunes en fleurs, l’églantier, le thuya et le sapin beaumier.

Distillerie Cap-chat

Depuis, l’entreprise n’a cessé de se développer et d’ajouter de nouveaux produits, tous dans des formats de 375 ml et de 175 ml. Un choix de marketing heureux, assure Carl Bourget, qui permet à la clientèle d’acheter deux ou trois produits différents au lieu d’un seul au format habituel de 750 ml ou 1 l. « C’est aussi un produit qui s’insère bien dans la ligne des produits-cadeaux », ajoute-t-il.

Actuellement, au moment de célébrer les deux années d’existence en décembre 2024, ce sont 13 produits qui sont offerts, alors qu’un 14e verra le jour pour le temps des Fêtes : une liqueur de fraises. Par ailleurs, la Distillerie Cap-Chat est en attente d’une décision de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour la commercialisation de trois de ses produits : le Gin Pin Gris, le Limoncello et la Liqueur de framboise.

Distillerie Cap-Chat Distillerie Cap-chat

Depuis un an, Pierre-Étienne Bourget, vice-président à la production, s’est engagé dans la production de vidéos éducatifs en anglais et en français diffusés sur la page Facebook, à propos de la distillerie, de ses procédés et d’autres aspects de la production et du développement de produits. Il a également développé des sessions de formation sur place en préparation de cocktails avec un expert en mixologie. Une formule qui sera reprise éventuellement.

Distillerie Cap-chat

On peut s’arrêter à la Distillerie Cap-Chat pour une dégustation de produits ou une visite d’interprétation. Une salle est aussi disponible pour accueillir des groupes, ou encore pour tenir des événements locaux, comme des cocktails ou des lancements de livre ou d’autres types d’activités.

L’entreprise emploie sept personnes à temps plein et la production et les ventes se tiennent toute l’année, sept jours par semaine, selon un horaire varié.

Distillerie Cap-Chat

Distillerie Cap-Chat
distilleriecapchat.com
16, rue Notre-Dame Est
Cap-Chat (Qc) G0J 1G0
418 575-7899

L’île de Miscou, dans la péninsule acadienne est d’une beauté exceptionnelle. Pas étonnant que Michèle Garceau et sa famille aient choisi d’y élire domicile il y a plus de 10 ans, alors qu’elle y avait trouvé son conjoint une quinzaine d’années plus tôt. Aujourd’hui, elle exploite ce qui est devenu son projet dès 2012, mais qui a mis du temps à aboutir pour diverses raisons, dont le décès tragique de son conjoint et bien entendu, la pandémie de COVID. 

Vieille école Miscou

Fait à signaler, cette diplômée en anthropologie, qui a roulé sa bosse au Québec pendant plus de 25 ans dans le domaine de la production télévisuelle et cinématographique entre autres, touchant plusieurs champs d’intérêt sociaux, culturels, anthropologiques, humains et bien d’autres, a depuis attaché une autre corde professionnelle à son arc : celle de capitaine de bateau de pêche au homard depuis 2016. Elle demeure encore une des rares femmes dans les Maritimes à exercer ce métier, ce qui a d’ailleurs fait l’objet d’un film documentaire (*) ces dernières années.

Une fois la saison de pêche terminée, en juin, c’est son dossier de La vieille école de Miscou qui prend la relève pendant la belle saison, et ce jusqu’en octobre.

La vieille école de Miscou, dont elle est propriétaire, fait dorénavant partie du paysage socio-économique, touristique et culturel de l’île et même de toute la région. « J’ai acheté l’école en me disant que je voulais faire quelque chose de créatif », explique-t-elle. Les aléas de la vie ont quelque peu retardé sa réalisation, mais depuis trois ans, le projet a fini par prendre forme et se concrétiser.
Vieille école Miscou Vieille école Miscou

L’édifice construit dans les années 1950 comprend deux étages et se veut un lieu polyvalent, selon le concept de maison des voyageurs, des artistes et des gens d’ici imaginé par Michèle Garceau. De nombreux travaux de rénovation, d’amélioration et de réaménagement y ont été réalisés depuis 10 ans. À l’étage supérieur, on y trouve huit chambres avec salles de bain, bien aménagées, pouvant accueillir chacune de 2 à 5 personnes, pour un total de 32 personnes. On y trouve aussi un coin café et un espace cuisine équipé pour les repas offerts dans la salle à manger. En bas, une vaste salle communautaire servira dès l’été 2024 pour la tenue de rassemblements, de spectacles, de conférences ou de réceptions.
Vieille école Miscou Vieille école Miscou

À l’arrière, sur le vaste terrain entouré d’arbres et de végétation, on a aménagé des structures couvertes pour accueillir des activités familiales, des cours de yoga, ou d’autres types de rassemblements. D’autres plus petites peuvent servir pour des pique-niques à l’abri, alors que deux autres abritent un spa, accessibles par les gens qui logent dans les chambres. La cour peut accueillir des activités en plein air de toutes sortes et adaptées selon les saisons.

On y tient d’ailleurs au mois d’août autour de la fête nationale des Acadiens, le populaire Festival du thon avec jeux, musique, bouffe et animation, concours et dégustation, fête de la famille, etc.

Vieille école Miscou

Michèle Garceau précise que depuis trois ans, l’endroit est le théâtre tout le printemps et aussi l’automne, avant et après la saison touristique, d’activités privées qui occupent les lieux en totalité ou en partie, pendant quelques jours ou même des semaines entières. L’endroit est prisé par les organisateurs d’activités qui recherchent un lieu calme, bien organisé, accueillant et polyvalent. Les administrateurs et membres de l’organisme LGBT Acadie Love de Caraquet y ont d’ailleurs tenu une rencontre d’orientation l’automne dernier. Avant la fermeture pour l’hiver, une grande fête d’Halloween pour la population locale et régionale y a été tenue en 2023. Parions qu’elle sera de retour pour les prochaines années.
Vieille école Miscou

L’accès au public des chambres et du restaurant est surtout concentré du 19 juin au 15 octobre environ, " en fait, après que la tourbière ait perdu son rouge flamboyant. Vers la fin septembre et début octobre, c’est carrément la messe pour venir virer à Miscou et voir ce spectacle annuel " rappelle Michèle Garceau. 

Pendant cette période, on peut profiter du café/restaurant licencié saisonnier. En plus du coin-café qui offre cafés, smoothies, croissants, chocolatines et muffins, les déjeuners traditionnels sont également offerts ainsi que le lunch. On y prépare aussi des lattés et lattés glacés, des fish cakes maison, paninis garnis, ou même une salade césar maison et une guédille aux homard. Qu’on vienne y loger quelques jours ou simplement faire une halte lors d’une visite au phare historique de 23 mètres tout au bout de l’île, on y sera bienvenu, assure Michèle Garceau.

Vieille école Miscou  Vieille école Miscou

Fière de participer à l’essor économique et touristique de l’île de Miscou, La vieille école emploie de 8 à 10 personnes de juin à septembre.

Vieille école Miscou

La vieille école de Miscou
facebook.com/LavieilleecoledeMiscou
506.344.0190

10577, New Brunswick 113
Miscou, NB E8T 1Z6

Vieille école Miscou

(*) Femmes capitaines, 2022, tou.tv. Disponible en ligne gratuitement. ici.tou.tv/femmes-capitaines

À chaque fois qu’on trouve les termes « épicerie fine » associé à un établissement, on a souvent l’impression qu’on va se retrouver face à des produits importés, peu connus, rares, à prix élevés, ou encore des produits du terroir « douteux ». Au Marché des saveurs gaspésiennes, au cœur du secteur des restaurants, bars, boutiques, hôtels et autres commerces de la rue de la Reine à Gaspé, on s’efforce depuis 20 ans à démontrer qu’on a tout intérêt à s’intéresser à cette variété de produits fins, pour sortir de l’ordinaire dans ses repas et ses recettes culinaires, notamment.

Or, depuis 2022, l’établissement a changé de propriétaire. C’est le couple Claudia Romero et Ricardo Granja, arrivés au Québec et à Gaspé il y a 11 ans, à l’âge de 26 ans, en provenance de l’Amérique du Sud, qui est maintenant aux commandes de cette épicerie fine des plus populaires. Les deux proviennent d’une famille d’entrepreneurs, et depuis leur arrivée à Gaspé, Claudia a complété une formation en relève entrepreneuriale, en plus de travailler dans des emplois liés au service à la clientèle et au tourisme. Elle a même enseigné le français à des travailleurs étrangers basés à Gaspé.

 Marché Saveurs
Claudia explique qu’elle vit un rêve éveillé. Après avoir côtoyé durant de nombreuses années le propriétaire du mythique Marché des Saveurs Gaspésiennes, elle l’a acheté pour s’enraciner ici. Elle le considérait comme son mentor. Elle avait un œil sur ce commerce qu’elle fréquentait déjà depuis longtemps. Quand il lui a fait part de son intention de vendre, elle a sauté sur l’occasion et ils se sont rapidement entendus sur les termes du transfert de propriété.


« On voulait bâtir une entreprise. On voulait avoir un projet en aquaculture, notre spécialité, mais on trouvait cela difficile. Ça s’élevait à plus de quatre millions de dollars », explique Claudia. « On a contacté notre créancier, et on a pris la relève de l’entreprise que j’adorais depuis que l’on habitait le coin », ajoute la femme comblée qui habite la péninsule avec ses enfants, Marycielo et Ricardo.

 
Ricardo a choisi d’accompagner sa conjointe dans cette nouvelle aventure. Il s’occupe entre autres de la cuisine, des achats, alors que Claudia est responsable de l’administration et des ressources humaines. Ils emploient 14 personnes, dont plusieurs étaient là depuis quelques années.

Marché Saveurs
Bien que le rachat eut lieu en pleine pandémie, Claudia est heureuse de leur choix. « On a beaucoup appris et moi, j’adore cela apprendre ! Ça a été difficile, car on devait gérer les pénuries de produits et de main-d’œuvre et les changements fréquents de prix et de règles sanitaires étaient quelque peu étourdissants. Mais, il ne faut pas paniquer et on doit prendre les choses une à la fois. Je suis contente de ce que nous avons réalisé. Nous avons même réussi à inclure nos valeurs et notre couleur à cet établissement déjà bien établi. »

« La pénurie de main-d’œuvre est un défi important et on a décidé d’y remédier en accueillant du personnel provenant de l’étranger. On va accompagner ces personnes et s’assurer qu’elles sont bien dans leur nouveau chez-soi.

Marché Saveurs Marché Saveurs

Le Marché des Saveurs Gaspésienes est l’un des rares endroits à Gaspé où on retrouve du pain de boulangerie et des desserts de pâtisserie. On y retrouve aussi une grande variété de fromages fins, ainsi que des bières de microbrasserie gaspésiennes. Des produits locaux y sont disponibles : saumon fumé, savons, viande, café, etc. Finalement, il y a aussi des produits importés européens. Plusieurs plats sont cuisinés sur place pour emporter.


Comme si la gestion de ce commerce n’était pas suffisante, Claudia a obtenu une concession de cantine, les Délices Forillon, au Centre récréatif – secteur sud du Parc national de Forillon. Les gestionnaires du parc cherchaient un concessionnaire pour un contrat de deux ans. Elle a présenté un dossier et a obtenu le mandat. Les visiteurs du parc peuvent y déguster certains des plats cuisinés à Gaspé, des fromages et charcuteries, des pâtisseries et bien plus. On y a affecté une employée pour s’occuper de cette cantine.


Quand on lui demande si elle a un conseil à donner aux personnes qui veulent lancer ou reprendre une entreprise, elle répond qu’il ne faut pas lâcher. « C’est merveilleux de pouvoir l’accomplir. Il faut s’encourager en famille », souffle-t-elle.

Le Marché des saveurs gaspésiennes
marche-de-saveurs-gaspesiennes.business.site
119, rue de la Reine
Gaspé, QC G4X 1T5
418 368-7705

Qu’on aime les fraises un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout, on ne reste certainement pas indifférent quand on entre à la boutique de la Ferme Bourdages à Saint-Siméon-de-Bonaventure.

Ferme Bourdages
Dès l’arrivée, on sent que quelque chose de marquant nous attend. Et on en a vite la confirmation lorsqu’on aperçoit cette variété de produits étalés dans ce vaste lieu dont la grande majorité ont un point en commun : les fraises. Il s’agit du plus grand producteur en Gaspésie.
On peut donc y trouver, en plus des fraises elles-mêmes dans leur plus simple état, divers produits cultivés dans les jardins ou provenant de producteurs locaux, dont divers légumes de saison, des confitures, des tartes et pâtés de toutes sortes ainsi que des pains et pâtisseries. Et que dire des vins de fraises, tous nommés en l’honneur des ancêtres Bourdages. Un comptoir de dégustation permet de les découvrir. On peut aussi y manger : plusieurs produits sont proposés.

Ferme Bourdages
Le directeur général de l’entreprise et copropriétaire avec son frère Jean-François, Pierre Bourdages, explique que cet étalage de produits et de saveurs est le résultat de 200 ans de culture sur la ferme familiale. Ils sont de la 6e génération de Bourdages sur cette terre qui poursuit sa tradition d’abondance et de qualité, explique Pierre.
La boutique de la Ferme Bourdages, c’est plus qu’un lieu de vente : c’est une expérience sensorielle et culturelle. Et si les produits ne peuvent pas afficher l’appellation BIO, Pierre Bourdages assure que les méthodes de culture et de transformation s’en approchent avec l’utilisation d’insectes prédateurs et d’autres procédéd qui en assurent la qualité ultimale.
Si au début la ferme était destinée à assurer la subsistance familiale, elle est passée à une ferme de production maraichère dans les années 1990 après que Pierre ait diplômé en technologie agricole et ait racheté la ferme avec ses parents. C’est là que la production de la fraise a pris son essor. Et inutile de dire qu’il s’agit du résultat d’un intense démarche alors que la fraise profite désormais d’un savoir-faire qui en fait une des meilleures pour son goût sur le marché, affirme son copropriétaire qui en parle avec passion.
La production vinicole quant à elle a débuté en 2000 alors que Jean-François s’est joint à l’équipe et a suivi une formation pour le secteur vinicole. Aujourd’hui, la Ferme Bourdages produit annuellement 45 000 bouteilles de vins de fraises et de rhubarbe. En plus de la boutique de Saint-Siméon (60 % des ventes), ils sont distribués dans 100 place d’affaires au Québec, dont des succursales de la SAQ.
La Ferme Bourdages emploie une centaine de personnes, dont près de 30 travailleurs Mexicains qui reviennent chaque année prêter main-forte aux travaux aux champs et ailleurs.

David Soucy est ingénieur forestier. Yan Lévesque, ingénieur en électromécanique. Un certain « soir de scotch », pour faire une image, en 2016, à partir d'une passion commune pour les spiritueux, un rêve de créativité et la volonté de participer au développement de leur région s’est imaginé.
Pendant plus de deux ans, ils ont développé le concept de leur entreprise de distillerie en prenant la peine de faire des choix éclairés et logiques. Ainsi. Comme l’eau est la base principale de la production, ils ont décidé que celle de la rivière Mitis allait être la meilleure pour répondre aux critères pour la fermentation et obtenir un produit à la hauteur des standards de l'industrie des spiritueux fins. Le choix de l’emplacement de la distillerie a suivi cette décision, soit à proximité de la rivière, à Mont-Joli.

Distillerie Mitis
Le processus de création de produits selon leurs valeurs et leurs normes de qualité nécessite des partenariats avec des entreprises et des organismes locaux spécialisés dans leur domaine. Par exemple, le Jardin de Mitis pour le pin montagnard, Ma cabane en Gaspésie pour la sève d’érable concentrée, et d’autres aussi.
Distillerie Mitis
Les équipements spécialisés qui constituent l’alambic ont été conçus et fabriqués selon le concept de Yan, le mécano de l’équipe. Ils représentent une part majeure du résultat obtenu une fois les assemblages des divers ingrédients effectués. Le vieillissement en tonneau de chêne est également un élément important pour la qualité du rhum. La macération avec du bois québécois sélectionné et torréfié tel l’érable à sucre, le bouleau jaune et le pommier, avec lequel on jumele le chêne blanc français et américain, permet de produire un spiritueux équilibré, vif et boisé, le Mitis.
En juin 2022, on a lancé la vodka Frimas, aromatisée avec des fruits de l’argousier du Québec ! Légèrement fruitée et acidulée, souple et douce : elle se déguste pure, sur glace ou en cocktail.
La boutique à la distillerie de Mont-Joli propose aussi quelques produits dérivés pour les amateurs. Une belle visite à faire si vous passez dans le coin.

Distillerie MitisDistillerie Mitis
distilleriemitis.com
1034, avenue de la Gaspésie
Mont-Joli, QC G5H 0B2
418.775.4011