Manger et boire

Maison Mathilde
Depuis 26 ans, Jessica Cain accueille les amateurs de gastronomie, s’appuyant sur des produits locaux et régionaux et mettant en vedette les meilleures saveurs qui soient ! Un peu en retrait du cœur de Percé, mais avec un terrain en bordure de mer offrant une vue imprenable sur le Rocher, on y prend le petit déjeuner ou encore le repas du soir, 7 jours par semaine.
Maison Mathilde
La propriétaire parle d’une cuisine inspiration, avec des produits toujours frais. Ceux de la mer autant que ceux de la terre. « Cet endroit est né de ma passion pour la cuisine, de mon plaisir à recevoir et de mon désir de le partager », explique-t-elle. Les quelque 22 employés s’affairent quotidiennement à préparer les plats du matin au soir ou à les servir aux clients qui viennent de partout pour en profiter.
Les noms des plats du menu principal suffisent à mettre l’eau à la bouche. Par exemple, comment résister à une entrée qui s’appelle « Croustillant de brie fondant, pomme caramélisées, figues et pacanes à l’érable », suivi de « Joues de veau braisées à la rousse «la bonne aventure » ? Ou encore, à une Roulade de pétoncles et saumon fumé sur crémeuse aux poireaux, à un Flétan grillé sauce triple crème et crevettes ou encore du côté des pâtes, aux Tagliatelles aux champignons, noix et fromage halloumi grillé.

Maison Mathilde
Les plats du petit déjeuner sont tout aussi invitants et offrent une variété de mets pour plaire à tous et toutes. Inutile de préciser qu’il faut réserver pour s’assurer d’une table la plupart du temps, surtout les fins de semaine.
Jessica Cain a grandi dans un mode d’affaires. En 1996, elle a fait le saut en devenant restauratrice. Sa mère possèdait l’Auberge Les Trois Sœurs voisine, et Maison Mathilde fait office de restaurant de déjeuner pour les clients de l’hôtel. Jessica Cain en est devenu la directrice depuis un certain temps, mais en deviendra la propriétaire avant la fin de 2022. De quoi l’occuper encore davantage.

La Maison Mathilde
lamaisonmathilde.com
85, Route 132 Ouest
Percé, Québec G0C 2L0
418.782.2349

Elsa Houde est née à Gaspé et y a passé la première partie de sa vie. Elle a ensuite élu domicile sur la rive-sud de Montréal où elle a bâti une famille et entrepris une carrière professionnelle en communication.

À la fin des années 90, elle choisit d’amorcer un virage à 180 degrés en décidant de revenir dans sa Gaspésie natale pour amorcer un changement profond, sans toutefois savoir de quoi il s’agissait vraiment avant d’y arriver. Sa fibre entrepreneuriale prend son éveil et elle constate que Gaspé aurait grand besoin d’une boulangerie digne de ce nom, rue de la Reine.

Après quelques visites chez des amis qui tiennent boulangerie à Saint-Hilaire et chez la propriétaire de La Pétrie à Bonaventure, elle se met à la préparation d’un plan d’affaires et réalise un sondage auprès de la communauté Facebook, pour connaître les besoins et trouver des appuis à son projet. Surprise : plus de 1000 réponses confirment sa décision et lui donnent l’énergie et la confiance pour aller de l’avant.

Oh les pains  Oh les pains

Les années 2018 et 2019 ont été celles de la planification : compléter le financement, trouver un local, acquérir des équipements, établir une liste de produits et les prix de vente, imaginer l’aménagement, développer ses compétences en gestion, etc. Dès qu’elle entre en 2020 dans le local que Oh les pains occupe, rue de la Reine, elle a déjà la vision de ce que ça sera.

Puis arrive la pandémie de COVID, en mars 2020. Les commandes de fours et autres équipements de boulangerie qui viennent de France pour certains sont mises sur pause. Lentement, mais sûrement, les équipements se mettent en place et les premières cuissons sont effectuées. Elsa Houde est seule maître à bord au début. Puis une boulangère arrive en septembre 2020. L’équipe accueille aussi des pâtissiers. Les produits se multiplient et les clients aussi. Petit à petit, Oh les pains devient un lieu de rencontre et l’arrivée des déjeuners et des soupes et sandwiches le midi gagne en popularité. L’équipe grandit au rythme de la demande et de la croissance de la clientèle.

« Cette ouverture, en plein cœur de la pandémie, est loin d’être un simple détail historique. Cela souligne la détermination d’Elsa et sa vision claire : offrir un lieu accueillant et chaleureux, où le pain et les produits de qualité sont à l’honneur », lisait-on dans un reportage peu de temps après l’ouverture. Chez oh les pains, l’expérience va bien au-delà de l’achat d’une baguette : c’est un espace de vie où les clients peuvent partager des moments authentiques tout en dégustant divers produits de boulangerie toujours réinventés.

Oh les pains Oh les pains

En parallèle, rapidement, la boulangerie intègre des pratiques d’économie circulaire autour de l’élaboration de ses produits. Par exemple, dans les premières années, pour concocter un de ses pains spéciaux, l’équipe récupère le petit lait de la production de ricotta du café voisin, Le Paquebot. Aujourd’hui, le petit lait a été remplacé par le kéfir, le pain existe toujours et reste le point de départ des explorations de l’équipe.

Cette démarche n’est pas seulement un choix écoresponsable, c’est aussi une manière de travailler en collaboration et en synergie avec les autres entreprises locales. Chez oh les pains, il n’y a pas de sous-produit, chaque substance secondaire issue d’un processus de production donne l’occasion de créer de nouveaux produits tout en donnant une seconde vie à ce qui est parfois considéré à tort comme des résidus. De plus, les non-vendus sont expédiés aux comptoirs d’aide alimentaire de Gaspé.

Pour Elsa Houde, la notion de développement durable est aussi au cœur de la gestion de son équipe, qui compte aujourd’hui près de 30 personnes. Elle veille à adapter les horaires de travail à la diversité de ses employés, pour répondre aux besoins individuels, qu’il s’agisse d’étudiants avec des contraintes scolaires changeantes ou de parents ayant besoin de plus de flexibilité. Cela fait de Oh les pains une entreprise où le développement durable passe aussi par l’humanité.

Oh les pains

Quatre ans plus tard, la boulangerie est devenue un pilier de la communauté, un espace où le sentiment d’appartenance se renforce autour de produits authentiques et de pratiques durables. Avec fierté, Elsa et son équipe ont implanté la notion de village sur la rue de la Reine. Voilà qu’on projette maintenant de développer la distribution des produits de boulangerie ailleurs en ville et dans la région. La fibre entrepreneuriale de Elsa Houde continue de s’étendre et de s’installer. Oh les pains n’a pas fini d’étonner et de grandir.

Oh les pains

Oh les pains
ohlespains.com
114b, rue de la Reine
Gaspé, QC G4X 1T4
581 822-0555

Il y a maintenant plus de 20 ans, en 2025, que David Janelle a entrepris de réaliser son projet de devenir chef cuisinier. Originaire de Chicoutimi, son plan l’a amené à quitter la région un certain temps, et même à traverser l’océan, pour finalement revenir y établir les bases de son rêve devenu réalité : posséder son propre restaurant.

Le chemin pour y parvenir a été rempli de belles expériences. De 2003 à 2005, il s’engage dans une formation en cuisine d’établissement au Centre de formation professionnelle Fierbourg, à Québec. Il travaille pendant la même période dans des restaurants du Vieux-Québec et va même passer quelques mois en stage en France, dans un restaurant réputé de Vendée, pour développer de nouvelles compétences en cuisine française et en fonctionnement de production avec des produits régionaux.

 Double Tree

Puis, un collègue connu à Québec l’invite à venir le rejoindre à son restaurant de La Baie où il devient sous-chef. En 2007, il fait son entrée à La Cuisine comme sous-chef à l’invitation du propriétaire d’alors, M. Bergeron. Depuis 1994, le restaurant La Cuisine, propose à Chicoutimi une cuisine du marché authentique et créative. Tout est cuisiné sur place afin d’offrir une qualité maison inspirée des saisons, en priorisant l’utilisation de produits frais et régionaux.

Puis en 2012, il devient chef principal de l’établissement après le départ du précédent. Il s’approche alors de plus en plus de son rêve et s’engage rapidement dans le développement d’une cuisine misant toujours davantage sur les produits régionaux. Cela vaudra d’ailleurs la reconnaissance de La Cuisine comme Ambassadeur de saveurs de la Zone Boréale. Cette accréditation, émise par la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, engage à mettre en valeur les produits typiques de la région. Arrive en 2016 le concours télévisé du Combat des villes où des chefs de diverses régions sont jumelés pour la compétition. David Janelle y remporte la 3e place, ce qui procure une belle visibilité à La Cuisine.

C’est en 2017 que le propriétaire fondateur de La Cuisine choisit de passer le flambeau à son chef principal, qui n’attendait que cette occasion. Guillaume Bergeron s’est dit fier d'avoir transformé cette ancienne brûlerie et épicerie fine en restaurant. Celui-ci s’est bâti une solide renommée depuis deux décennies. David Janelle en fait l’acquisition, d’abord avec un associé, puis propriétaire unique depuis 2019 après le rachat des parts.

La Cuisine

David Janelle est la preuve vivante que les rêves peuvent se réaliser si on sait miser sur ses forces, ses compétences et la confiance de partenaires pour développer sa passion et mettre en place les outils pour y parvenir. Sa motivation ultime, c’est de « faire découvrir la région par les assiettes ». Le chef Janelle ne cesse de pousser toujours plus loin ses connaissances. Il va chercher ses inspirations dans les voyages, auprès d’autres chefs et aussi dans les livres de recettes. La signature #borealivore adoptée par le chef Janelle et toute son équipe de La Cuisine est significative de cette passion et de l’engagement de l’établissement à agir comme un pilier de la cuisine locale pour plusieurs années encore.

Consulter le menu de La Cuisine, c’est faire un voyage dans des saveurs originales, des mets aux appellations suggestives, des descriptions d’ingrédients étonnantes et un contact avec une appropriation du territoire évidente. Le cellier du restaurant est disposé à satisfaire les accords de vins les plus improbables, mais des plus réussis.

La Cuisine 

La Cuisine
En plus de sa vaste salle à manger, le restaurant La Cuisine propose ses deux salles privées pour des réceptions ou des repas de groupes. Elles sont appréciées dans le cadre de rencontres d’affaires ainsi que lors d’évènements familiaux. Elles sont disponibles avec repas et service personnalisé. À l’étage, la salle Denis-Fortin est une salle chaleureuse pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes. Elle offre une magnifique vue sur la rivière Saguenay et offre plusieurs possibilités. Au sous-sol, la somptueuse salle du Cellier est idéale pour des réunions entre collègues. Elle peut recevoir jusqu’à 16 personnes.

Restaurant La Cuisine
restolacuisine.com
387, rue Racine Est
Chicoutimi, QC, G7H 1S8
(418) 698-2822

Par Pierre Perreault
27 décembre 2025


Il a eu 26 ans en 2025, mais c’est à 21 ans que Vincent Lavoie a mis en branle ce projet de jeune entrepreneur de transformer une église en un lieu exceptionnel : le Saint-Crème est né d’un concept unique alliant hôtel-relais, restaurant et crèmerie. Si à l’époque tout le monde y voyait une idée audacieuse, aujourd’hui on doit se rendre à l’évidence que le rêveur a finalement fait tomber tous les doutes et les scepticismes.

Le Saint-Crème offre aux touristes ainsi qu’aux locaux une expérience originale et rassembleuse à l'intérieur d'une ancienne église transformée, à Alma, au Lac-Saint-Jean. Au niveau du jubé, on retrouve 10 chambres d'hôtel modernes. Au niveau de la nef et du cœur prennent place un restaurant et une crèmerie. L’ambiance vivante et marquante de ce concept innovant met en valeur les éléments patrimoniaux de ce magnifique bâtiment et en assure sa signature.

 Saint-Crème Saint-Crème Saint-Crème

Le restaurant offre les collations, déjeuners traditionnels, diners et soupers. Le menu est composé de soupes, sandwichs, mets régionaux du Lac-Saint-Jean, avec boulangerie sur place, pizza le vendredi soir et café de spécialités au restaurant avec permis d’alcool. En saison, la crèmerie du Saint-Crème offre une recette spéciale à chaque semaine, en plus des crèmes molles classiques, d'une sélection de mochi, sundae, yogourt glacé, options vegan et en sus, ses cornets gaufrés maison.

Saint-Crème Saint-Crème Saint-Crème

L’ancienne église catholique de 1938 du secteur de l’Isle-Maligne ressuscitée en un superbe hôtel est remplie d'histoire. Pas étonnant que son nouveau propriétaire ait choisi d’en conserver de larges pans sous diverses formes. Vincent Lavoie n’est pas issu d’un milieu entrepreneurial. Il a bien tenu une affaire de lavage de voitures dans le garage familial dans sa jeunesse, jusqu’à ce que ça devienne trop gros pour se poursuivre à cet endroit.

Toutefois, c’est la musique et les arts qui l’attirent davantage à l’époque. Ses études en comptabilité ont peut-être éveillé chez lui son instinct entrepreneurial. « J'ai toujours eu ce feu en moi. Depuis tout jeune, j'avais ce besoin de créer, de bâtir quelque chose de mes mains. À l'adolescence, je donnais des cours de musique, puis j'ai monté ma première entreprise en esthétique automobile. Après ça, l'immobilier m'a attiré : j'achetais, je gérais, je revendais. Mais au final, je cherchais un projet qui allait vraiment me passionner, quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il en entrevue à une publication d’affaires en février dernier.

C’est alors qu’il occupe un emploi à la Corporation de développement économique d’Alma Lac Saint-Jean (CIDAL) qu’il se met à réfléchir à ce tournant professionnel. Il commence alors à frayer avec l’immobilier : achat, gestion, revente. Mais au final, il visait un projet qui allait vraiment le passionner, « quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il. Son intérêt pour les églises était déjà présent. Apprenant que la petite église d'Isle-Maligne pourrait être à vendre, il se lance. Sans plan bien défini quant à ce qu’il allait en faire, à 22 ans, il en devient propriétaire. Cinq jours après l'achat, la crèmerie ouvrait ses portes, sans rien changer à l'intérieur.

Puis le Saint-Crème prend forme et profite de sa localisation stratégique : proche de la Véloroute et des sentiers de motoneige l'hiver, voisin d’un lieu touristique important avec l’Odyssée des bâtisseurs et son circuit de l’ancienne ville de l’Isle-Maligne, entre autres. Le secteur n’offrant aucun service de restauration, il y voit un potentiel important. Ainsi, après la crèmerie, arrive l'hôtel-relais, et enfin le restaurant.

 Saint-Crème Saint-Crème Saint-Crème

Déterminé comme pas un, il réussit à s’allier des partenaires importants pour boucler le financement du projet. Son banquier y voyait plusieurs risques avec son budget de 2,3 millions $ au départ. C’est donc avec l’aide d’un entrepreneur local « visionnaire » que d’autres institutions ont décidé d’emboîter le pas pour soutenir financièrement le projet du Saint-Crème.

En alliant sa passion avec son sens des affaires, Vincent Lavoie, qui est maintenant associé à sa conjointe Ariane Tremblay, a su mener à terme ce qui est aujourd’hui un élément important du secteur touristique de la région. Pas étonnant que déjà en 2024, Le Saint-Crème, a remporté deux honneurs au Gala des Lauréats de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est : Personnalité masculine de l'année pour Vincent, et le prix Jeune entreprise pour le Saint-Crème. En 2023, au 25e gala des Grands Prix Desjardins d’OSEntreprendre Vincent Lavoie s’était démarqué du lot avec le Grand Prix de l’entrepreneuriat jeunesse incluant des bourses totalisant 20 000$.

Aujourd’hui, le Saint-Crème emploie près de 40 personnes. Qu’est-ce qui mijote dans la tête de son fondateur pour le futur ? L'idée d'une franchise flotte dans l’air. Rien n’est encore déterminé à cet effet. Il croit que son modèle d'affaires pourrait fonctionner ailleurs. Il dit recevoir régulièrement des appels de villes souhaitant lui proposer de redynamiser leur église.

Saint-Crème Ariane Tremblay et Vincent Lavoie

Rappelant son attachement à la région qui l’a vue naître, il considère important de développer des projets qui ont un impact positif sur la communauté. Qu’est-ce qui le rend fier après ces années de travail acharné et de réussite ? Sa gestion à 100 % locale misant sur des produits régionaux et le souci accordé aux détails des aménagements et de la conservation du patrimoine font sa fierté et le convainquent des bons choix qu’il a faits. « J'ai réussi à créer un modèle d'affaires qui me ressemble, un lieu où on peut s'amuser tout en travaillant » expliquait-il dans une entrevue en 2025. Vincent Lavoie se donne aussi le droit de vivre d’autres passions, comme la moto et les voyages. Il entretient aussi son goût pour le « vintage », la restauration de vieux objets. Il a aussi une collection de guitares qui comptent beaucoup pour lui.

Chose certaine, Le Saint-Crème n’est pas une finalité pour lui. Il le voit plutôt comme l’assise d’une entreprise en devenir dont les orientations demeurent à être fixées. Vincent le répète : il aime apprendre, il adore repousser ses limites. Sans contredit, ce sera quelque chose de différent, probablement d’étonnant, d’aussi extravagant que passionnant.

Saint-Crème

lesaintcreme.com
1657, ave. Du Pont N.
Alma (Qc) G8B 5G2
418 583-3432

Du Saint-Chrème au Saint-Crème
Aux fins de l’information de certaines personnes qui n’ont peut-être pas connu ces rites de l’église catholique, le saint-chrème est une huile parfumée consacrée (olive, baume, etc.), employée pour les onctions dans certains sacrements (la confirmation, l'ordre, le baptême). De là à donner ce nom à une crèmerie installée dans une église, il n’y avait qu’un pas.

Par Pierre Perreault
MÀJ - 20-12-2025

L’Anse Saint-Jean cherchait une nouvelle vocation pour le vieux presbytère voisin de l’église. Il y a bien eu un projet de centre culturel, et une boulangerie y a tenu commerce un certain temps. Aujourd’hui, il semble bien que ce soit l’entreprise de David Landman, Français d’origine et cuisinier de formation depuis 18 ans, qui occupe désormais l’endroit.
Kao Chocolat

Ce passionné de la saveur, de la justesse et de l’extravagance gustative opère et dirige une chocolaterie dans ce village du Bas-Saguenay en bordure du fjord. KAO Chocolat charme déjà les amateurs de chocolat depuis 2014. D’abord acquise avec un ami de longue date, l’entreprise a déménagé en 2022 dans le vieux presbytère. On parle même d’un projet d’acquisition du bâtiment en cours.

David, a débuté sa carrière comme apprenti à Paris, ensuite à Bruxelles, puis l’a poursuivie à Montréal. Son implantation à L’Anse-Saint-Jean remonte à 2018. Charmé par l’âme du village, David était en alors à la recherche de nouveaux défis : l’opportunité d’acquérir KAO Chocolat fût pour lui l’occasion de quitter Montréal et de s’associer alors avec son ami Peter.

Kao Chocolat
Fort de ses bases sur le travail du chocolat, David voit en KAO Chocolat l’opportunité de faire vivre le terroir québécois en l’exprimant par la création de fines bouchées gourmandes et irrésistibles. On parle ici d’une palette de saveurs issue de la forêt boréale et du terroir québécois, à travers l’univers du chocolat.

Kao Chocolat

« KAO Chocolat a débuté modestement, mais ses produits, en raison de leur originalité et de leur qualité, ont tout de suite connu le succès. D’où la nécessité de s’agrandir », explique le chocolatier. Kao Chocolat compte quatre employés en temps normal. Ce nombre augmente à cinq ou six pendant la période de pointe de l’été.

Kao Chocolat

KAO Chocolat produit donc sa gamme de produits fins dans le vieux presbytère de L’Anse-Saint-Jean depuis 2023. David insiste sur l’importance pour KAO Chocolat de s’identifier à son milieu. « Je veux créer des saveurs originales à partir de produits locaux ; il va sans dire que le bleuet figure dans ma liste ! D’autre part, mon approvisionnement est assuré, tant que c’est possible, par des fournisseurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les matières premières proviennent de producteurs de fermes biologiques et/ou équitables afin de respecter le savoir-faire traditionnel et l’environnement de nos communautés locales ».

Kao Chocolat

Pour ce qui est du cacao, sa démarche respecte le travail des producteurs et la valorisation de leurs terres. Sa priorité à cet égard est l’équité. La protection de l’environnement fait également partie de ses priorités. « Je fais en sorte de réduire à la source la production de déchets. Par exemple, tous nos emballages sont fabriqués à partir de matières recyclés et réutilisables. »

Dans ses projets à court terme, il aimerait pouvoir transiger avec les producteurs de cacao et transformer lui-même les fèves pour avoir un plein contrôle sur la qualité des chocolats qu’il confectionne. Il y travaille sérieusement.

Kao Chocolat

Puis, KAO a ajouté à ses produits les gelatos au chocolat noir, blanc et au lait qu’il sert directement par un comptoir installé pour l’occasion donnant sur la galerie. Des tables et des chaises sont installées au balcon et sur le parterre adjacent. On peut les déguster dès la mi-juin jusqu'en automne. David parle aussi d’aménager une autre section du presbytère pour en faire un lieu on pourra déguster les produits de KAO.

KAO Chocolat
kaochocolat.com
261 rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, QC, G0V 1J0
(418) 608-8005

Par Pierre Perreault
MÀJ : 20-12-2025

C’était en 2018. Un vieux motel des années 1960, situé à l’entrée de l’artère principale menant au cœur du village de l’Anse Saint-Jean, au milieu de la magnifique vallée du Bas Saguenay, attire l’attention d’un groupe d’amis qui partagent la même passion pour la nature, la rencontre avec les gens et l’amour de la bonne cuisine.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean
C’est alors qu'est né ce projet un peu fou de restaurer le bâtiment et d’en faire ce qui est aujourd’hui connu comme Le Camp de Base, un lieu d’hébergement distinctif, simple et écoresponsable, explique Marie Lerdu, adjointe à la directrice générale. Ce groupe composé de gens d’expériences en restauration, tourisme et d’origines diverses, dont certains de la région même, a formé une entreprise pour assurer la réalisation de leur rêve dans les meilleures conditions possibles. Certains d’entre eux en sont également des employés assurant la gestion et la coordination des activités d’hébergement et de restauration.

Avec un plan d’action précis et plusieurs rénovations importantes plus tard, dans les 9 chambres et un dortoir, en plus des équipements de la cuisine, le Camp de base a pris son envol et a pu accueillir ses clients. Aujourd’hui, on peut y dormir en chambre ou dortoir (7 places), y camper avec tentes ou VR, et y manger et boire. Le tout avec des tarifs abordables, un terrain de pétanque, une cuisine et des aires communes conviviales, propices aux rencontres ainsi que des expériences gustatives uniques au resto.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Les chambres sont tout ce qu’il y a de plus confortable. Pour chacune on y trouve, entre autres : une salle de bain privée avec douche et baignoire, un mini réfrigérateur, la literie et les serviettes, une entrée individuelle avec accès extérieur, un stationnement privé, une table extérieure, un accès à la cuisine commune par l’intérieur. À noter que les chambres ne sont pas équipées de téléviseur. On y offre cependant un accès gratuit au wifi.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Si l’hébergement en chambres est offert toute l’année, les services de resto et de bar le sont aussi, sauf pendant quelques semaines au printemps après la fin de la saison de ski. Le resto bar est devenu un endroit populaire où se donne rendez-vous pour toutes sortes de raisons. L’été, la terrasse extérieure ajoute au plaisir de l’expérience. Des événements spéciaux musicaux ou autres (des spectacles de chanson, de l’improvisation et même des soirées jeux de société) sont présentés à divers moments de la saison. « Bien que l’endroit attire un grand nombre de touristes tout au long de l’année, nous avons la réputation d’être un lieu de rassemblement social pour les habitants du village », nous confie Marie Lerdu. Le mélange des touristes et des résidents crée des soirées fort chaleureuses. 

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Au resto, on propose une cuisine toute en saveur, des plats fumés maison et des mets végétariens créés avec des produits locaux. On fume sur place les viandes et les poissons de façon artisanale avec l’expertise de Füm Füm afin d’offrir une expérience gustative unique. Une cuisine gourmande préparée sur place, des tapas savoureux, à manger seul ou à partager, des pizzas originales, les meilleurs sandwichs et burgers en ville et de réconfortants menus du jour. Le resto bar est certifié « Ambassadeur de saveurs » par Zone Boréale, ce qui signifie qu’on attache une grande importance à l'origine des produits. Que ce soit dans les assiettes ou dans le bar, on y propose des produits locaux ou régionaux.

CAmp de base Anse

En ce qui concerne le bar, pour prendre une bière bien fraîche été comme hiver, en après-ski ou en revenant de randonnée, il n'y a pas mieux. De façon régulière, on invite à découvrir une microbrasserie. On peut aussi déguster un cocktail créé à même une sélection de boissons québécoises dans une ambiance relaxe. Les amateurs de vins apprécieront les produits d'importation privée exclusifs. On peut aussi y trouver les bières de la Chasse-Pinte, l'authentique microbrasserie Anjeannoise, ainsi que des bières collaboratives saisonnières.

Auberge Camp de base Anse-St-Jean

Bref, l’Auberge Camp de base de l’Anse Saint-Jean joue un rôle important dans l’accompagnement des villégiateurs et dans l’accueil des gens du coin qui veulent se retrouver pour passer de bons moments et s’offrir de quoi boire et manger dans un environnement sympathique.

Pour leur part, depuis 2022, les campeurs trouvent derrière l’auberge, au bord de la rivière Saint-Jean, réputée rivière à saumon, plusieurs espaces pour les tentes et pour les VR, sans service d’électricité ou d’eau potable. Pour un contact direct avec la nature dans un milieu boisé. Les campeurs ont toutefois accès à la cuisine commune et aux salles de bains de l’auberge en tout temps. Des partenariats avec Saguenay Aventures et d'autres organisations du milieu permettent d'offrir des forfaits en diverses saisons pour profiter du plein air et des activités nautiques, par exemple.

Bref, l’Auberge Camp de base l’Anse Saint-Jean agit comme une porte d’entrée vers les beautés de cette municipalité aux mille attraits qui donne le ton à ce qui attend les visiteurs.

Auberge Camp de base l’Anse Saint-Jean
aubergecampdebase.com
5, rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, QC G0V 1J0
418 272 3359


Fondé avec le concept simple d'amener un restaurant de style bistro Italien à Campbellton, Pronto offre des plats tels que de délicieuses entrées, salades et pâtes, sans oublier une carte de boissons plutôt bien garnie. On y sert également les pâtes fraîches réputées de l’Atelier Gourmand.

 Pronto Facade Pronto Facade
Le proprio, Keegan Rose, a ouvert son restaurant en juillet 2022 et celui-ci est déjà reconnu parmi les mieux cotés de la ville par les critiques et les clients. Il a travaillé en restauration depuis qu’il a atteint l’âge adulte. Ayant eu l’opportunité d’ouvrir son propre restaurant, il a sauté sur l’occasion.

Pronto  Le proprio, Keegan Rose


En fait, il occupe le local que le restaurant où il travaillait auparavant a laissé libre en déménageant ailleurs. Un endroit bien situé et très fréquenté au cœur de la ville, entouré de nombreux commerces de proximité et tout près du pont Interprovincial qui mène au Québec.


Son projet de départ : offrir uniquement de la nourriture italienne à prix abordable et raisonnable. Il croit bien sûr qu’il est possible d’en avoir ailleurs en ville. Mais il précise que chez lui, elle est authentique et différente des autres. « Ça manquait à Campbellton ce genre d’endroit », assure-t-il. Il forme lui-même les cuisiniers qui préparent les mets qui sont à la base de son inspiration. Mis à part le menu Italien, on y trouve une intéressante carte des vins avec produits locaux et réputés, ainsi que des bières.

Le Pronto
Pronto peut accueillir près de 40 personnes à l’intérieur. Une terrasse extérieure en belle saison permet d’y ajouter une quinzaine d’autres. Près de 10 personnes y trouvent de l’emploi.


Alors qu’il est encore dans la trentaine, il n’aurait jamais pensé pouvoir posséder son propre restaurant avant la cinquantaine. De retour à Campbellton il y a quelques années, après avoir travaillé un certain temps à Calgary, pour une chaîne de restaurants à Rothesay, et avoir obtenu son certificat de chef « red seal » à Moncton, Keegan se sentait maintenant prêt à faire le grand saut.

Pronto Facade 
Pronto est ouvert du mardi au samedi, pour le midi et le soir. Fait à signaler, le patron et le personnel peuvent faire le service en français et en anglais. Traiter la clientèle aux petits soins, fait partie de son concept. Et il semble que ça fonctionne. Il est conseillé de réserver pour y avoir une table la fin de semaine.

Pronto – Bistro Italien
prontocampbellton.com
99, rue Roseberry 
Campbellton (NB) E3N 2G6
506.753.5000

Par Pierre Perreault
MAJ : 20-12-2025

Pour Sébastien Pirot, l’amour est dans les Alpes françaises. Pourquoi ? Parce que c’est là qu’il a rencontré sa conjointe et mère de ses trois enfants. Son associée du coup !

C’est donc de là que tout est parti. En 2003, il fait une première visite au Québec. En 2006, lors d’une visite chez une amie, il découvre l’Anse St-Jean. D’origine bretonne, Sébastien Birot a fait plusieurs tours du monde avant de venir y établir sa famille dans ce magnifique village du Bas-Saguenay. Il a séjourné ou travaillé dans plus d’une de dizaine pays.

 Mais l’amour, plus fort que tout, l’a porté ici. Il y a fait l’acquisition d’une maison en pleine nature. Ses trois enfants y sont nés et y grandissent. Chaque année, il devait retourner en France pour travailler l’été. Et à son retour en automne, il repartait parfois vendre des arbres de Noël à New-York. Mais c’est enfin à l’Anse qu’il a fini par réaliser un de ses vieux rêves : avoir son propre établissement et partager les saveurs de son pays d’origine.

En 2012, il apprend entre les branches que les propriétaires de la boutique les Rebelles des bois face au quai souhaitent ouvrir un café dans leur établissement. Rebelles des Bois représente le travail de plus de 80 artisans et designers québécois. L'entreprise crée également une ligne de bijoux et d'objets design.

Qu’à cela ne tienne, Sébastien se met au travail et planifie ce qui deviendra le premier et encore seul restaurant à offrir une des fiertés de son coin de pays d’origine : les crêpes bretonnes.

Café du quai
Ouvert à l’été 2013, le Café du quai a comblé un vide dans le paysage saguenéen selon plusieurs. De nombreux produits des artisans et producteurs locaux ont par ailleurs fait leur apparition sur le menu, permettant d’heureuses combinaisons entre les terroirs. « Parce que dans la cuisine aussi, les cultures se rencontrent, se marient », rappelle Sébastien avec un sourire coquin.

L’endroit est idéal : face à un quai où chaque jour en saison des centaines de visiteurs embarquent ou débarquent de bateaux de croisières ou d’autobus, où des dizaines de kayakistes viennent s’adonner à leur sport, où de nombreux plaisanciers y ont leur bateau à la marina. Sans parler de tous les autres qui viennent découvrir le magnifique paysage du fjord, pour quelques heures ou quelques jours. Sur deux étages, on peut accueillir jusqu’à une cinquantaine de clients à la fois. L’endroit procure de l’emploi à 22 personnes.

Café du quai
Sébastien s’est assuré des services de chefs qualifiés qui ont su s’approprier les meilleures recettes de crêpes bretonnes. On n’y fait pas que des crêpes repas, desserts ou flambées au Café du quai. On y sert aussi des sandwiches et paninis, et on offre des tables d’hôte. On a même vu passer au menu un Club Sandwich du quai au poulet mariné, bacon, jambon, fromage suisse, tomate, mayo assaisonnée maison & épinard. Les cafés y sont aussi à l’honneur.

Café du quai

Sébastien invite ses compatriotes à venir retrouver un morceau de saveur de France. Et pour les Québécois et voyageurs de partout ailleurs, à y découvrir ou redécouvrir ce volet de la gastronomie qui puise ses sources dans une philosophie de vie simple et authentique, nourrie au grand air de Bretagne. Ouvert 7 jours durant l’été, et sur un horaire qui varie en hiver et au printemps.

Note : nous y somme passés le 20 décembre 2025 et on y a retrouvé les mêmes bons mets et le sourire éclatant de la serveuse, à notre grand plaisir.


Café du quai – Restaurant et crêperie bretonne
cafeduquai.ca
358 A, rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean, Quebec G0V 1J0
(418) 272-1190

À Québec, capitale gastronomique par excellence, le nom de Stéphane Modat est bien inscrit dans le firmament des chefs incontournables et des propriétaires de restaurants haut-de-gamme. Lorsqu’on est invité à passer un peu de son précieux temps avec lui pour discuter de la formule de son Clan et profiter ensuite de son menu-dégustation, on ne peut que se sentir privilégié.

Ce Français arrivé au Québec il y a 25 ans avec déjà pas mal d’expérience, d’idées et de projets, s’est signalé dans quelques établissements réputés de Québec, avant de passer à la direction des cuisines du Champlain au prestigieux Château Frontenac, poste qu’il a occupé pendant huit ans. Puis arrive la pandémie de Covid en 2020 : il y voit l’occasion d’opérer des changements et de lancer sa propre affaire.
Février 2021, il quitte le Château et entreprend ses démarches l’amènent vers l’ancien Café de la paix, rue Des Jardins, autrefois un haut-lieu de cuisine française à Québec, un établissement mythique fondé en 1952 et ayant fermé ses portes en 2013. Pourquoi cet endroit plutôt qu’un autre? « Il faut écrire l’histoire dans quelque chose qui est historique », disait Stéphane Modat alors qu’il se préparait à y établir son Clan.

Le Clan

Par définition, le clan est un petit groupe de personnes qui ont des idées, des goûts communs et qui les partagent dans leur entourage ou encore un groupe de personnes se soutenant mutuellement par passion ou intérêt. Pour le chef Modat, ce concept est appliqué à sa formule d’affaire : réunir autour de lui des producteurs, des maraîchers, des transformateurs, des artisans et des commerçants qui proposent des produits locaux et régionaux de qualité, pour les faire découvrir à sa clientèle d’ici ou d’ailleurs et ainsi établir une communauté du terroir tout en participant au développement d’une gastronomie québécoise qui rayonne à l’international.

Viandes, gibier, poissons, fruits de mer, légumes, épices, et autres produits sont constamment dans la mire de Stéphane Modat qui parcoure les régions pour découvrir sans cesse les meilleurs produits et les producteurs les plus originaux et performants. « Pas de compromis possible dans ce domaine », assure-t-il. Le logo du restaurant au cœur du Vieux-Québec exprime bien cet esprit : l’union des produits de la chasse et de la pêche dans un environnement de terroir, ce qui traduit l'amour du chef pour ces activités.

Qu’est-ce qui le motive au quotidien depuis qu’il a créé le Clan? « Je nourris le monde! Je suis chanceux de recevoir les gens chez moi et leur offrir le meilleur à tous les niveaux! »

Le Clan

L’un des éléments clés de la formule du Clan : tout le monde y entre par les cuisines. Autant les clients que les fournisseurs et le personnel, on y a accès par le lieu où tout se passe vraiment. Une fois rendu à l’étage, on est aussitôt plongé dans une ambiance qui prépare à ce qu’on va nous faire vivre ensuite. « Accueillir les gens, c’est ma passion », assure le chef Modat.

À lui seul, le menu dégustation qu’on nous a servi lors de notre visite est totalement une aventure gustative et émotive. On passe par de multiples saveurs et on se délecte de la présentation de chaque mets avant même qu’il soit porté en bouche. Les pétoncles de Baie-Comeau (Aguachile de légumes d’été / Encre de seiche /OEufs de truite /Oignons Marinés), l’esturgeon jaune de Châteauguay (Topinambours / Airelles / Amandes / Caribou / Gingembre), la pintade de Cap Saint-Ignace (Morilles aux miso / Foie gras / Tempeh / Crème de volaille), l’Hommage à Marie-Victorin (Lactaire / Bleuet / Thé des bois / Épinette), et leurs accords de vin, voilà quelques exemples de ce qui attend les amateurs de découvertes gastronomiques vraiment uniques.

Le Clan Le Clan Le Clan Le Clan

Le chef Modat innove également avec ses menus-midi en formule tapas « Café de la paix » depuis l’été 2024, populaires auprès des travailleurs du secteur et des visiteurs à la recherche de curiosités culinaires basées sur les produits du terroir québécois. De plus, il accepte les invitations à partager ses talents auprès d’autres établissements comme chef invité, et même sur des paquebots amarrés au port de Québec à l’occasion. Sans compter sa participation à des événements internationaux en tant que conférencier expert, ici et à l’étranger.

Stéphane Modat, père de quatre enfants devenus adultes et adolescents, tous nés à Québec, s’engage aussi dans la communauté depuis quelques années, entre autres au Patro Roc Amadour de Limoilou qu’ont fréquenté ses enfants, avec un repas de bouilli aux légumes de 180 portions servi dans le cadre d’un événement de financement. Son ami Peter Simons de l’entreprise plus que centenaire portant son nom, s’est joint à lui pour l’occasion.

Fait à signaler, en mai dernier, le Guide Michelin accordait une recommandation du Clan auprès du prestigieux annuaire gastronomique de renommée mondiale. Par ailleurs, le Clan a été désigné « Restaurant de l’année 2025 » au Québec aux prestigieux Lauriers de la gastronomie.

Le Clan

Cet entrepreneur venu de France s’est totalement intégré dans sa ville d’adoption, à Québec. Il en est devenu le symbole vivant que la détermination, l’innovation, la qualité et la diversité constituent des ingrédients essentiels au succès. Le Clan représente bien ce qu’il considère comme le secret de son engagement : « Agir pour les bonnes raisons, sans compromis. Ls meilleures idées arrivent demain! », est-il convaincu.

Le Clan
Le Clan
restaurantleclan.com
44, Rue des Jardins
Québec, QC G1R 3Z1
(418) 692-0333

Alors que le commerce qui s’y tenait auparavant avait quitté les affaires, c’est huit ans plus tard, en 2018, que Jean-François Fortin et quelques membres de sa famille ont décidé de le faire revivre en lançant une microbrasserie artisanale.
On a rebaptisé le magnifique bâtiment en bordure du littoral, en plein cœur du village de Sainte-Flavie, du nom d’un type de voilier à deux mâts en acajou et en chêne, dont un exemplaire sur lequel naviguaient jusqu'à récemment deux des propriétaires, orne fièrement la devanture de l’établissement : le Ketch. Sa terrasse en bordure du Saint-Laurent a été reconnue comme l’une des cinq plus belles au Québec en 2021.
L’idée de base de ce lieu, tel que souhaitée par les promoteurs du Ketch : créer un lieu unique, proposant un accueil chaleureux et permettant le rassemblement de gens qui partagent les mêmes passions, les mêmes valeurs. Un lieu où s’exprime la solidarité aussi !
Le directeur général de l’entreprise familiale, Jean-François Fortin, a grandi à Sainte-Flavie et s’y implique socialement depuis l’adolescence. À preuve : président, coordonnateur et cofondateur du Carrefour International bas-laurentien pour l’engagement social, ex-député fédéral (2011-2015), actuel maire de Sainte-Flavie et professeur en sciences politiques au Cégep de Rimouski à temps plein, il voit le Ketch comme un synonyme de fraternité, engagement et passion !
Le Ketch produit déjà quelques bières dans ses installations de Sainte-Flavie depuis le début. En 2021, on a procédé à la réalisation d’une nouvelle usine de production biotechnologique dans un vaste entrepôt à Mont-Joli, pour répondre à la demande croissante de ses produits et en offrir de nouveaux. On veut aussi distribuer ailleurs au Québec. « On vise à quintupler notre production », explique M. Fortin. On a aussi développé un partenariat avec la brasserie L’Octant de Rimouski pour lancer une bière commune, un hybride de deux de leurs produits qu’on a nommé L’Équipage.
Jean-François et son équipe sont confiants pour l’avenir de leur bébé qui fête ses 4 ans en 2022. Ce ne sont pas les projets qui manquent. Et la période estivale s’annonce encore pour être vibrante et animée au Ketch.