Manger et boire

Le bâtiment abritant les équipements de production et la boutique depuis 2012 est en lui-même une splendeur. Tout de bois et de verre, laissant pénétrer la lumière par de grandes vitrines et mettant en vedette la diversité de produits par des étalages rigoureusement installés, le tout autour d’un grand comptoir circulaire, on y ressent déjà la qualité et la passion des concepteurs dès l’entrée.


Le président de l’entreprise, fils du fondateur, Pierre-Philippe Tremblay, est fier de ce que sa famille a créé et développé. Un peu comme Obélix dans la potion magique, il est tombé dedans quand il était petit. Son père, Donald, un professeur de carrière, voulait au départ, en 1977, cultiver un jardin sur le vaste terrain de 400 acres qu’il avait acquis. Après défrichage, drainage et labour, on s’est dit que ce grand espace invitait à faire le choix d’une culture. À la suite de discussions familiales, le choix s’est arrêté sur la culture d’un petit fruit de luxe, la framboise. Trois ans plus tard, la framboisière Le Cageot était née.

Cageot

Ainsi, le Domaine Le Cageot cultive des petits fruits depuis plus de 20 ans, mettant en vedette aujourd’hui les savoureux bleuets sauvages, les framboises et le cassis. Comme si cela ne suffisait pas, au début des années 2000, on a ajouté des vignes pour l’implantation d’un vignoble artisanal. « Un vignoble dont le raisin est unique, non répertorié, un cépage indigène autochtone qu’on appelle le Saint-André », explique fièrement Pierre-Philippe.


En 2002, l’entreprise familiale en plein essor procède à l’implantation du 1er centre régional de production artisanale de boissons alcoolisées à base de petits fruits avec un vin, deux apéritifs et une liqueur. On ajoute également 13 produits de transformations agroalimentaires : 3 vinaigrettes de vin, 3 confitures, 3 gelées, 1 miel et 3 lies. Il faudra attendre en 2013, pour que la première cuvée de vins soit embouteillée et distribuée : le Père & Fils rouge et le Père & Fils blanc. Le Domaine le Cageot est devenu depuis le plus grand vignoble régional au Lac Saint-Jean.


En 2018, un transfert d’entreprise entre le père et le fils se met en branle et de nouveaux actionnaires s’ajoutent à l’équipe, pour faire place, à un projet de croissance d’envergure. En 2019-2020 seulement, ce sont près de 3,5 M$ qui y ont été investis, notamment dans des équipements de pointe pour la microdistillerie.

 Cageot
Le Cageot a lancé un premier vin mousseux de bleuets sauvages, au Québec et même au monde. De plus, après une décennie à créer son propre cépage, on a mis en terre 8 000 plants de vigne devenant ainsi le 1er vignoble reconnu par la RACJ (Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec) au Saguenay–Lac-St-Jean.


En boutique, et sur le site Web pour des commandes en ligne, on retrouve une diversité de produits : alcools et vins, vinaigrettes, gelées et confitures, sirops, tartinades, prêt-à-boire, ainsi que quelques autres produits de collaboration (chocolats, pâtes, foie gras, etc.). Certains produits sont également offerts sur le site du Panier bleu québécois.

Cageot
« Nous sommes reconnus pour notre innovation, notre création, dans la manière d’élaborer nos produits, d’où la spécificité, l’unicité de ces derniers », expliquer le président. « Nous sommes à ce jour, toujours en constante évolution. Notre développons des produits uniques et de qualité supérieure. Pas étonnant donc que le Domaine accumule médailles, prix et hommages qui lui procurent un rayonnement international », conclut-il. Fait à signaler, Pierre-Philippe Tremblay a inscrit Le Cageot et participe à l’organisme Fierté agricole régional, en tant que membre de la communauté LGBTQ. Fierté agricole a pour mission de favoriser une meilleure connaissance des réalités LGBTQ+ en milieu rural et agricole, et de faciliter l’intégration sociale des personnes de diversité sexuelle et de genre partageant un intérêt pour l’agriculture.


Domaine le Cageot emploie une dizaine de personnes à temps plein, plus une dizaine d’autres en saison pour la cueillette et autres tâches. On offre également une salle de réception pour la tenue d’événements spéciaux. Elle peut accueillir plus de 150 personnes assises et 200 personnes en formule cocktail dinatoire. Différentes possibilités, comme mariage, réception, baptême, réunion, congrès, avec bar et repas.
Des visites du domaine et de ses installations sont offertes pour des personnes ou des groupes. On y voit régulièrement des autobus de touristes durant la saison des croisières au Saguenay.

Cageot
Enfin, la question que plusieurs se posent : c’est quoi un cageot ? Le cageot, ou cagette, est une caisse ajourée, très légère et superposable dont l'utilisation la plus fréquente est le transport et l'emballage de fruits et légumes.

Domaine Le Cageot
domainelecageot.com
5455, chemin Saint-André
Jonquière (Québec) G7X 7V4
418-547-2857

Dans le cadre de l’événement national Mangeons local, organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA), la Ferme Manicouagan, de Pointe-Lebel, ouvrira ses portes au grand public le 10 septembre. Ce sera la seule ferme de la Côte-Nord à y participer.

Ferme Manicouagan
Ce rendez-vous  incontournable, qui en est à sa 19e édition, propose une foule d’activités qui se dérouleront entre 10 h et 16 h : visites animées, dégustations, découverte d’animaux, ateliers éducatifs, autocueillette et plus encore. C'est une excellente occasion de découvrir ce délicieux petit fruit qu'est la camerise, une spécialité de la Ferme Manicouagan. Si vous avez l'occasion, goûter à la mousse de camerise que propose la ferme, un pur délice!

Ferme Manicouagan
Sur les 160 hectares en culture de la ferme depuis 2012,  on retrouve des productions fruitière (camerises, fraises et framboises), fourragère, céréalière et maraîchère. On y récolte annuellement 10 000 kg de camerises et 800 balles rondes de foin de 5 pieds de diamètre. On y offre aussi de l’autocueillette de fraises et framboises.

Ferme ManicouaganCes portes ouvertes seront l'occasion de découvrir le Nouveau Centre d'interprétation de la camerise de la ferme.

« Les gens pourront en apprendre plus sur ses origines, ses saveurs et ses valeurs nutritives », explique Julie Bérubé, copropriétaire de la ferme, en insistant sur l’importance de ses propriétés antioxydantes qui surpasse aisément celles des autres fruits.

Les visiteurs pourront élargir leurs connaissances par l’entremise de panneaux d’interprétation. Des écrans roulants sont également dans la mire, mais leur ajout dépendra du potentiel de fourniture d’électricité provenant de panneaux solaires.

Les visiteurs auront aussi la possibilité de découvrir le petit fruit grâce à leurs papilles gustatives puisqu’une offre de dégustations leur sera proposée sous la forme de mousses, de tartes ou de jus, entre autres choses. « Ils vont pouvoir manger assis ou demeurer debout. Il y aura une sorte de comptoir-lunch », poursuit Mme Bérubé.

Plus encore

Ferme Manicouagan
Au-delà de la camerise, le concept permettra à la Ferme Manicouagan de faire goûter d’autres concoctions provenant de la transformation des fruits et légumes issus de ses champs. La copropriétaire pense notamment au confit d’oignon et à la relish de maïs.

Fondée par Laurent et Donald Bérubé, la Ferme Manicouagan a, au fil des ans, vu la deuxième génération s’impliquer dans l’entreprise avec Julie et son frère Luc, les deux enfants de Donald. Depuis peu, un partenaire d’affaires, Claude Théberge, est associé à la famille Bérubé.

Bien connue et populaire sur la rue de la Reine à Gaspé depuis plus de 20 ans, et propriété depuis 2022 d’un couple de sud-américains bien installés au Québec depuis une quinzaine d’années, la boutique Mille saveurs gaspésiennes a un nouveau mandat depuis l’été 2022 : faire manger les visiteurs du Parc Forillon du secteur sud (Petit Gaspé).

Parcs Canada a accordé à l’entreprise la concession de ce resto-épicerie qui opère de juin à septembre sous l’appellation aux Délices de Forillon. On y propose entre 9h et 17h chaque jour le monde culinaire du Marché des Saveurs gaspésiennes, incluant le petit déjeuner et le diner. On y trouve des saveurs d’ici et d’ailleurs explique Claudia Romero, la propriétaire avec son conjoint Ricardo Granja, : plats diversifiés, fromages et charcuteries, pain frais, crème glacée et bien plus. On peut également y acheter des produits d’alcool. On peut y manger à l'intérieur ou sur la terrasse, ou encore apporter la nourriture pour consommer en pique-nique.

Délices De Forillon

Les Délices de Forillon sont situées au Centre récréatif, près des campings de Petit-Gaspé et à deux pas de la piscine. Un site avantageux il va sans dire et les trois derniers étés ont permis de bien servir la clientèle du Parc avec la découverte de mets et de repas de qualité et appréciés. Une équipe de trois personnes assure les opérations de l’endroit.

Les gaufres arriveront sous peu aux Mille saveurs gaspésiennes
Parlant des nouveautés à venir à la boutique de Gaspé, Claudia Romero annonce l’arrivée sous peu d’un nouveau produit qui devrait plaire à plusieurs : les gaufres. Il s’agira d’une formule originale et on travaille actuellement à développer le concept de façon à le proposer à la clientèle de la rue de la Reine. On souhaite également les commercialiser pour les rendre disponibles dans divers établissements (épiceries, hôtels, restos, etc.)

On espère pouvoir annoncer l’arrivée des gaufres d’ici 2025-2026.

Les Délices de Forillon parcs.canada.ca/pn-np/qc/forillon/activ/services-alimentaires-food-services
2342 boul. de Grande-Grève
Gaspé, QC, G4X 6L6
418 368-7705

Par un samedi matin ensoleillé, un lendemain de première neige d’automne, il fait bon entrer dans cette boulangerie-café et d’apercevoir derrière le comptoir, en train de défourner du pain fraîchement cuit, le boulanger-propriétaire César Lopez, en plein cœur du quartier des restos et des bars, rue Lafontaine à Rivière-du-Loup.
Mais n’attendez pas votre pain Gamin, car il ne viendra pas. Puisqu’il n’existe pas réellement. César explique qu’on a quand même conçu un gâteau qui porte ce nom. On l’a choisi parce qu’il faisait sympathique, ajoute-t-il.

Pain Gamin
Arrivé de République Dominicaine, où il est né et a grandi, en 1994 à l’âge de 28 ans, il avait déjà le goût de la boulangerie puisque des membres de la famille la pratiquait. C’est aussi l’amour qui a amené ce souriant néo-Québécois à s’installer ici.
Depuis l’ouverture de ce commerce des plus populaires en 2005, Christiane Carrier, la gestionnaire, et César Lopez le boulanger, ont conquis leur clientèle par tous les sens, vue, odeur, toucher, saveur et sensation de plaisir.

Pain Gamin 
" On manquait de bon pain, et c’est ce qui nous a décidés à faire le saut ", racontait à un journaliste la boulangère qui a quitté l’enseignement pour cette aventure. César avoue qu’il a un faible pour le pain aux canneberges et amandes grillées, elle pour la miche au sarrasin et celle aux dattes et écorce d’orange avec "pointe d’anis pour réveiller les papilles gustatives." Leur pain levain aux olives vaut aussi le détour.
Qu’est-ce qui motive César pour produire ses pains et autres pâtisseries chaque jour ? « On fait de la magie. C’est excitant. De la farine, du levain, de l’eau, un peu de garnitures ou d’assaisonnements, de l’imagination et beaucoup de chaleur : ça donne des résultats toujours impressionnants », répond César Lopez, avec un grand sourire.

Pain Gamin
Le Pain Gamin, c’est aussi un petit café sympathique où l’on vous sert des produits boulangers (pains, croissants, pâtisseries, viennoiseries, pâtes briochées, muffins, biscuits, petits gâteaux, petits fours, madeleines, biscottis), ainsi que des repas légers cuisinés sur place, des petites gâteries, accompagnés de succulents cafés à l’italienne, d’un thé bio ou d’une tisane équitable.
Boulangerie artisanale Au pain gamin
paingamin.ca
288-290, rue Lafontaine
Rivière-du-Loup, Qc G5R 3A8
418-862-0650

L’endroit était fermé et inoccupé depuis un certain temps. On y avait déjà tenu une résidence pour ainée. Depuis sa construction en 1902, l’endroit situé dans le quartier des notables de l’Arrondissement Jonquière de la Ville de Saguenay, a connu plusieurs vocations.


En 2021, Daniel Bolduc, un entrepreneur et propriétaire immobilier de la région, et sa conjointe Lise Laberge, se portent acquéreurs de cet immeuble ancestral de style victorien. En pleine pandémie, ils se mettent à la tâche pour remettre l’endroit en état pour accueillir les clients pour y loger ou pour y manger.

Les Deux Tours
Pas besoin de chercher longtemps pour comprendre d’où vient le nom de l’établissement. Il est coiffé de deux tours jumelles qui le distinguent des autres aux alentours. L’auberge offre 7 chambres climatisées et une salle à manger pouvant accueillir 50 personnes au rez-de-chaussée, en plus d’une terrasse en saison.

 
« Nous avons effectué de nombreux travaux pour transformer cette maison en une auberge de charme et offrir un hébergement paisible et confortable », explique Daniel Bolduc. Chaque chambre dispose d'une salle de bain avec douche et un climatiseur pour assurer le confort durant les nuits chaudes de la haute saison. Toutes les chambres disposent d’un petit réfrigérateur et certaines offrent une vue sur l'Église Saint-Dominique juste en face.


Ce qu’il manquait, c’était un chef cuisinier pour créer un menu qui soit attrayant, mais aussi pour assurer la relève éventuellement. C’est ainsi qu’après de fructueuses démarches auprès d’organismes spécialisés et une participation aux Journées Québec-France en 2022, un prestigieux chef cuisinier français s’est présenté à eux. C’est donc avec toute sa petite famille que le médaillé d’argent du concours Best of Gastronomie International 2022, Frédéric Poirier, a posé le pied au Québec en janvier dernier dans le but de s’établir à Saguenay, de repartir à zéro et peut-être de devenir, un jour, propriétaire de l’auberge.

Les Deux Tours
En ce qui concerne le menu, les propriétaires de l’auberge souhaitent poursuivre un peu comme celui qu’ils ont actuellement, mais en ajoutant des plats classiques ou plus élaborés, avec ce petit quelque chose de la cuisine française qui les fera se démarquer de la concurrence. On parle donc d’un restaurant semi-gastronomique français, où le chef élabore des plats locaux et saisonniers. Daniel Bolduc envisage aussi d’offrir un service de traiteur. Il projette donc d’agrandir le bâtiment à l’arrière pour prolonger la cuisine au cours de 2023-2024, incluant l’aménagement d’une terrasse sur le toit.

Les Deux Tours

La salle à manger est ouverte du mercredi au dimanche pour les petits déjeuner et les soupers. À partir de la mi-mai, on y sert aussi les repas du midi. L’endroit propose aussi des soupers-chansonniers à quelques occasions durant l’année.


Daniel et Lise n’avaient peut-être pas de réelle expérience en hôtellerie et restauration avant de devenir aubergistes, mais ils ont une longue expérience en commerce de détail et en immobilier. Ils sont heureux et fiers de ce qu’ils ont accompli depuis leur acquisition, malgré les aléas de la pandémie qui les a forcés à fermer leur établissement pendant plusieurs semaines. La réponse de la clientèle est excellente.


Auberge les Deux Tours
aubergedeuxtours.qc.ca
2522, Saint-Dominique
Saguenay (Jonquière), QC
(418) 695-2022

À Québec, on dirait que les grands restaurants ont tous débuté sur de belles histoires. C’est aussi le cas pour la Trattoria La Scala, au cœur du quartier Montcalm. Au début des années 90, l’entrepreneur italien Ezio Bera, établi depuis quelque temps à Québec, choisit de créer une entreprise à son image, basée sur son désir d’offrir une fine cuisine italienne maison et de l’opéra : La Scala.

Parallèlement à tout ça, un jeune homme qui travaille dans la restauration depuis l’âge de 15 ans, rêve d’avoir un jour son propre restaurant. Le destin fait en sorte qu’à l’âge de 21 ans, il fait la rencontre de celui qui l’aidera à le réaliser. Contraint de vendre son restaurant pour des raisons de santé, Ezio Bera doit donc trouver un successeur qui saura conserver la vocation de l’endroit. On lui présente alors Marc-Antoine Munoz : la vision commune des deux hommes amène ce dernier à faire le grand saut.

 Trattoria La Scala  

Marc-Antoine Munoz
Photo : Brouillard Communication


Il procède à l’acquisition de La Scala à la fin des années 90, même s’il n’a pas encore de réseau d’affaires personnel bien développé ni de racines familiales entrepreneuriales. Il s’appuie sur la crédibilité et la renommée déjà établies de La Scala pour poursuivre l’attrait auprès de la clientèle. Il établit aussi un bon lien de confiance avec le propriétaire de l’immeuble dont il est locataire. Son désir d’offrir notamment à sa clientèle plusieurs soirées musicales par semaine le conduit, en 2001, à ajouter un second étage à son restaurant (salle La Piccola), puis à agrandir son premier étage en faisant l’ajout, en 2009, de la salle La Piccolo, avec le local voisin devenu vacant. Aujourd’hui, Marc-Antoine Muroz est propriétaire de l’immeuble du boulevard René-Lévesque ouest.


Depuis le début, Marc-Antoine s’inspire du savoir-faire et des orientations d’Ezio Bera afin de développer ses idées originales, toujours dans le respect des traditions italiennes. Il ne ménage pas les efforts pour respecter la volonté de son prédécesseur, tout en apportant sa touche personnelle. Le succès ne tardera pas à arriver. Même après toutes ces années, l’esprit d’Ezio Bera demeure bien ancré dans La Scala, où il est d’ailleurs possible d’y admirer une peinture créée par la mère du fondateur et d’y goûter la fameuse recette originale de gnocchis de ce dernier.

Trattoria La Scala  Trattoria La Scala
Marc-Antoine est aussi l’artisan de la préparation des gnocchis. Il les prépare exactement selon la technique transmise par l’ancien propriétaire. Et toutes les pâtes servies à la Scala sont faites maison.

Trattoria La Scala  


En mars 2024, La Scala fêtera ses 30 ans. Et Marc-Antoine célébrera ses 25 ans comme propriétaire de la trattoria la plus authentique de Québec, alors qu’il n’a pas encore atteint la cinquantaine. Quand on lui demande quel est le secret pour maintenir sa façon très accueillante et généreuse de traiter la clientèle après toutes ces années, soir après soir, Marc-Antoine répond que c’est la motivation du rêve réalisé et de la volonté de le prolonger encore longtemps qui le poussent à toujours se montrer généreux et fier. Il sait que son produit est unique et il tient à en assurer la poursuite.


Parce que c’est bien le cas : dans son décor typiquement italien, où se côtoient boiseries, mosaïques, tissus veloutés, fresques murales et statues, les habitués de La Scala comme les passants ont l’occasion de vivre chaque soir une expérience digne des véritables trattorias de Milan ou de Rome. En plus de son menu typiquement Italien, le restaurant est aussi l’unique lieu à Québec où opéra et bonne chair se marient.

 Trattoria La Scala  Photo : Les Festifs


On y tient, un dimanche par mois, des Soirées Opéra mettant en vedette des chanteurs d'opéra aux voix impressionnantes, auxquelles s’ajoutent les sons du piano et du violon, alors qu’un souper sept services est servi aux invités. Lors de ces soirées musicales, Marc-Antoine Munoz se laisse fort habituellement prendre au jeu en poussant lui aussi quelques notes de sa voix puissante. Fait à signaler, le reste du temps, une pianiste agrémente les soirées de La Scala tous les soirs et joue même ce que les clients lui suggèrent à partir d’un cahier impressionnant de titres variés.

D’ici à ce que Marc-Antoine annonce ce qu’il entend proposer pour le 30e anniversaire, il est possible de profiter de son hospitalité et de la richesse des plats de son menu 7 soirs et 5 midis par semaine et ce, toute l’année. Il peut compter sur environ 22 personnes à la cuisine et au service pour l’assister. On peut recevoir jusqu’à 200 clients lors de grandes soirées.

Restaurant Trattoria La Scala
restolascala.ca
31, boul. René-Lévesque Ouest
Québec (Qc) G1R 2A3
418.525.4545

Lucille Leblanc est la propriétaire et torréfactrice de la Brûlerie de café des Îles. L’entrepreneuriat, elle est tombée dedans quand elle était toute jeune. Originaire de Gros Cap à l’Étang-du-Nord, ses parents Emmanuel Leblanc et Adéline Lapierre lui ont inculqué ces notions, alors que son père était un garde-pêche et que sa mère était entrepreneure.

Faire le tour du monde avec le café des Îles
Plus jeune, Lucille a déjà pensé se diriger dans les domaines de l’architecture ou de l’arpentage. Elle avait du talent en mathématique, elle a toujours aimé dresser des plans et se concentrer sur des projets. Elle a également toujours eu la fibre entrepreneuriale : « Quand j’avais 7 ans, mes parents ont acheté le Leslie à Cap aux Meules, devenu l’Hôtel Leblanc. Mon père me faisait vendre des coquillages sur le bord du chemin : 5 cents, 10 cents, et 25 cents le coquillage. J’avais un petit four, c’était un jouet et je faisais des vrais gâteaux avec pour ensuite les vendre aux touristes. Je me souviens aussi avoir loué mon vélo aux touristes », raconte-t-elle.


Avant de se « lancer » dans le café, Lucille a dirigé une agence de locations de voitures. En 2007, elle gérait de chez elle un réseau de vente et de distribution de café d’un grossiste montréalais. Elle a développé une clientèle partout au Québec.


Puis de 2007 à 2014, elle exploite un restaurant et un commerce de café à Cap-aux-Meules. Elle ferme le restaurant en 2014 pour continuer à développer le réseau des ventes de café dans le secteur commercial. Elle obtient vite la confiance des clients.

Faire le tour du monde avec le café des Îles
Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de passer à l’action en achetant l’immeuble du chemin de la Vernière, autrefois un magasin d’articles de sports, pour y installer la Brûlerie de café des Îles en 2018, et devenir torréfactrice. Elle y ajoute des équipements pour satisfaire la demande grandissante. Elle adopte le slogan « On brûle pour vous ! »


En plus d’offrir le service de distribution de café dans marchés d’alimentation et dépanneurs, les institutions (hôpitaux, écoles, cafés, restos, cafétérias d’entreprises, etc.), elle fournit également les machines à café. Pour plusieurs clients, elle fait même la formation des barristas. Une nouvelle installation permet aussi d’améliorer l’ensachage du café, passant de 50 à 800 sacs à l’heure.

Faire le tour du monde avec le café des Îles
Au magasin de l’Étang-du-Nord, son équipe et elle font leur travail avec passion. « La Brûlerie, c’est l’amour du café et de la clientèle, mais avant tout, une équipe fabuleuse », assure-t-elle. « Que vous soyez tentés par la Tempête du Nordet, le Vent d’boutte, le Dieu des vents, la Brise des Îles ou le Palabreux, soyez assurés que vous repartirez avec le goût des Îles en bouche », ajoute Lucille.


On y compte une dizaine d’employés, ayant diverses responsabilités, permettant ainsi de rencontrer les exigences des commandes, les besoins quotidiens du service de plancher, etc. On y trouve également tout ce qu’il faut pour la préparation et le service du café : machines espresso, accessoires et articles variés ou encore des conseils.

Faire le tour du monde avec le café des Îles
La Brûlerie offre une vaste sélection de grains de café provenant de plusieurs pays. Ceux-ci sont torréfiés sur place et offerts en 60 différents mélanges et recettes, offrant ainsi un produit haut de gamme durant toute l’année. Les achats sont faits en consultant la Bourse du café pour obtenir les meilleurs coûts et faire les meilleurs choix.


Et comme si tout ça ne suffisait pas, Lucille a développé une passion pour l’aide aux jeunes à se partir en affaires. Invitée au Cégep des Îles à présenter une conférence aux étudiants en administration sur l’art de devenir entrepreneur, elle a connu un grand succès et entend récidiver.
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Brûlerie de café des Îles

bruleriedecafedesiles.com
1252, chemin de la Vernière,
Étang-du-Nord (Qc) G4T 3E6
(418) 986-2660

Depuis 2008, l’Île d’Orléans accueille une entreprise créée par un couple qui, depuis, n’a cessé d’y mettre leur cœur et leur passion pour en faire ce qu’elle est devenue aujourd’hui. D’abord connue comme « Aux petites douceurs », on y retrouve alors des produits du terroir, des créations québécoises et, comme son nom le dit si bien, « des petites douceurs ».

 
Tous les deux Européens, mais ayant beaucoup voyagé, c’est à partir de la Martinique qu’ils ont choisi de venir s’installer au Québec en 2006, après l’avoir visité à quelques reprises et en être tombé en amour. Ils sont habités par la culture de la confiserie, et sont en affaires depuis plus de 45 ans dans les domaines de la cuisine et de la pâtisserie.

 La Nougaterie
C’est quelques années plus tard que Caroline Marelli et Patrick Augier ont eu l’idée de produire eux-mêmes toutes ces petites gâteries qu’ils offraient à leur boutique, désormais appelée La Nougaterie. C’est avec le nougat qu’ils ont choisi de travailler, en y associant le miel et l’érable, deux sucres naturels.

 
Le nougat est confectionné à partir du blanc d’œuf. « Pas de colorant, pas d’additif, pas de chimique », assure Caroline. Les amandes, les pistaches et la fleur d’oranger sont des produits qu’on ajoute à ces confiseries qui viennent sous diverses formes. On le fabrique selon une formule artisanale à l’ancienne.

 La Nougaterie
La Nougaterie propose aussi ses sucreries et ses à-côtés avec des recettes dignes des plus grands, spécialement la meringue, la guimauve, des lunes de miel, les tartinades et confitures, des bouchons de l’île, les beurres (pommes, bleuets, etc.) et des nougats sous toutes ses formes et dans un bon nombre de saveurs fruitées. Caroline s’empresse d’ajouter que le nougat est un produits très énergétique et faible en calories.


À l’île d’Orléans, on produit 14 saveurs de bonbons au nougat, dont ceux au caramel sont les plus populaires. Les lunes de miel ont aussi la cote. Il faut voir tout cet échantillonnage à la boutique de Saint-Pierre, pas très loin du lieu où le grand Félix Leclerc a vécu une grande partie de sa vie.

La Nougaterie
On peut aussi visiter la boutique en ligne et commander les produits préférés.
La Nougaterie tient également boutique dans le secteur touristique de Québec, au 51 rue du Petit Champlain.

La Nougaterie

Le nougat connu à l’Antiquité
Confiserie tendre et onctueuse qui remonte à l’Antiquité, il était fabriqué en Orient avec des amandes, du miel et des épices. Sa fabrication était aussi connue des Grecs qui le confectionnaient avec des noix. Au XIVe siècle, les confiseurs de Damas, en Syrie, décident de faire un nougat plus tendre et d’incorporer de la pistache d’Alep, ce qui lui ajoute un parfum agréable.


Diverses variétés tendres et dures sont apparues au fil des siècles. Le véritable nougat, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est apparu au milieu du XVIIIe siècle. Des blancs d’œufs, fondus avec le miel et le sucre ont été ajoutés ce qui permet de bien aérer la pâte.


La Nougaterie de Québec
nougateriequebec.com
1367, Chemin Royal
Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans
(QC) G0A 4E0
418.991.0889

Maison Mathilde
Depuis 26 ans, Jessica Cain accueille les amateurs de gastronomie, s’appuyant sur des produits locaux et régionaux et mettant en vedette les meilleures saveurs qui soient ! Un peu en retrait du cœur de Percé, mais avec un terrain en bordure de mer offrant une vue imprenable sur le Rocher, on y prend le petit déjeuner ou encore le repas du soir, 7 jours par semaine.
Maison Mathilde
La propriétaire parle d’une cuisine inspiration, avec des produits toujours frais. Ceux de la mer autant que ceux de la terre. « Cet endroit est né de ma passion pour la cuisine, de mon plaisir à recevoir et de mon désir de le partager », explique-t-elle. Les quelque 22 employés s’affairent quotidiennement à préparer les plats du matin au soir ou à les servir aux clients qui viennent de partout pour en profiter.
Les noms des plats du menu principal suffisent à mettre l’eau à la bouche. Par exemple, comment résister à une entrée qui s’appelle « Croustillant de brie fondant, pomme caramélisées, figues et pacanes à l’érable », suivi de « Joues de veau braisées à la rousse «la bonne aventure » ? Ou encore, à une Roulade de pétoncles et saumon fumé sur crémeuse aux poireaux, à un Flétan grillé sauce triple crème et crevettes ou encore du côté des pâtes, aux Tagliatelles aux champignons, noix et fromage halloumi grillé.

Maison Mathilde
Les plats du petit déjeuner sont tout aussi invitants et offrent une variété de mets pour plaire à tous et toutes. Inutile de préciser qu’il faut réserver pour s’assurer d’une table la plupart du temps, surtout les fins de semaine.
Jessica Cain a grandi dans un mode d’affaires. En 1996, elle a fait le saut en devenant restauratrice. Sa mère possèdait l’Auberge Les Trois Sœurs voisine, et Maison Mathilde fait office de restaurant de déjeuner pour les clients de l’hôtel. Jessica Cain en est devenu la directrice depuis un certain temps, mais en deviendra la propriétaire avant la fin de 2022. De quoi l’occuper encore davantage.

La Maison Mathilde
lamaisonmathilde.com
85, Route 132 Ouest
Percé, Québec G0C 2L0
418.782.2349

Elsa Houde est née à Gaspé et y a passé la première partie de sa vie. Elle a ensuite élu domicile sur la rive-sud de Montréal où elle a bâti une famille et entrepris une carrière professionnelle en communication.

À la fin des années 90, elle choisit d’amorcer un virage à 180 degrés en décidant de revenir dans sa Gaspésie natale pour amorcer un changement profond, sans toutefois savoir de quoi il s’agissait vraiment avant d’y arriver. Sa fibre entrepreneuriale prend son éveil et elle constate que Gaspé aurait grand besoin d’une boulangerie digne de ce nom, rue de la Reine.

Après quelques visites chez des amis qui tiennent boulangerie à Saint-Hilaire et chez la propriétaire de La Pétrie à Bonaventure, elle se met à la préparation d’un plan d’affaires et réalise un sondage auprès de la communauté Facebook, pour connaître les besoins et trouver des appuis à son projet. Surprise : plus de 1000 réponses confirment sa décision et lui donnent l’énergie et la confiance pour aller de l’avant.

Oh les pains  Oh les pains

Les années 2018 et 2019 ont été celles de la planification : compléter le financement, trouver un local, acquérir des équipements, établir une liste de produits et les prix de vente, imaginer l’aménagement, développer ses compétences en gestion, etc. Dès qu’elle entre en 2020 dans le local que Oh les pains occupe, rue de la Reine, elle a déjà la vision de ce que ça sera.

Puis arrive la pandémie de COVID, en mars 2020. Les commandes de fours et autres équipements de boulangerie qui viennent de France pour certains sont mises sur pause. Lentement, mais sûrement, les équipements se mettent en place et les premières cuissons sont effectuées. Elsa Houde est seule maître à bord au début. Puis une boulangère arrive en septembre 2020. L’équipe accueille aussi des pâtissiers. Les produits se multiplient et les clients aussi. Petit à petit, Oh les pains devient un lieu de rencontre et l’arrivée des déjeuners et des soupes et sandwiches le midi gagne en popularité. L’équipe grandit au rythme de la demande et de la croissance de la clientèle.

« Cette ouverture, en plein cœur de la pandémie, est loin d’être un simple détail historique. Cela souligne la détermination d’Elsa et sa vision claire : offrir un lieu accueillant et chaleureux, où le pain et les produits de qualité sont à l’honneur », lisait-on dans un reportage peu de temps après l’ouverture. Chez oh les pains, l’expérience va bien au-delà de l’achat d’une baguette : c’est un espace de vie où les clients peuvent partager des moments authentiques tout en dégustant divers produits de boulangerie toujours réinventés.

Oh les pains Oh les pains

En parallèle, rapidement, la boulangerie intègre des pratiques d’économie circulaire autour de l’élaboration de ses produits. Par exemple, dans les premières années, pour concocter un de ses pains spéciaux, l’équipe récupère le petit lait de la production de ricotta du café voisin, Le Paquebot. Aujourd’hui, le petit lait a été remplacé par le kéfir, le pain existe toujours et reste le point de départ des explorations de l’équipe.

Cette démarche n’est pas seulement un choix écoresponsable, c’est aussi une manière de travailler en collaboration et en synergie avec les autres entreprises locales. Chez oh les pains, il n’y a pas de sous-produit, chaque substance secondaire issue d’un processus de production donne l’occasion de créer de nouveaux produits tout en donnant une seconde vie à ce qui est parfois considéré à tort comme des résidus. De plus, les non-vendus sont expédiés aux comptoirs d’aide alimentaire de Gaspé.

Pour Elsa Houde, la notion de développement durable est aussi au cœur de la gestion de son équipe, qui compte aujourd’hui près de 30 personnes. Elle veille à adapter les horaires de travail à la diversité de ses employés, pour répondre aux besoins individuels, qu’il s’agisse d’étudiants avec des contraintes scolaires changeantes ou de parents ayant besoin de plus de flexibilité. Cela fait de Oh les pains une entreprise où le développement durable passe aussi par l’humanité.

Oh les pains

Quatre ans plus tard, la boulangerie est devenue un pilier de la communauté, un espace où le sentiment d’appartenance se renforce autour de produits authentiques et de pratiques durables. Avec fierté, Elsa et son équipe ont implanté la notion de village sur la rue de la Reine. Voilà qu’on projette maintenant de développer la distribution des produits de boulangerie ailleurs en ville et dans la région. La fibre entrepreneuriale de Elsa Houde continue de s’étendre et de s’installer. Oh les pains n’a pas fini d’étonner et de grandir.

Oh les pains

Oh les pains
ohlespains.com
114b, rue de la Reine
Gaspé, QC G4X 1T4
581 822-0555