Manger et boire

Dans le parler québécois régional, on connaissait déjà les bonyennes, le bonyeu des Colocs, mais les bonyeuses, c’est plutôt spécial. Une bonyeuse, c’est une personne taquine, charismatique, allumée, appréciée pour sa présence, son humour et sa personnalité.


Qu’à cela ne tienne, c’est maintenant le nom d’une boulangerie de Baie-Saint-Paul qui ne cesse de faire des adeptes depuis sa création en 2022. La boulangerie propose pains frais, viennoiseries et pizzas maisons, des cafés de spécialité, un comptoir gourmand et des produits du terroir.

Bonyeuses
Mais les Bonyeuses, Boulange, café & terroir, ce sont d’abord et avant tout deux personnes dynamiques et motivées, Meggie et Emma, qui s'allient en 2018 pour reprendre le flambeau de ce qui étaient les boulangeries « À Chacun Son Pain » de Baie-Saint-Paul et Beaupré. Quatre ans plus tard, elles acquièrent la totalité de l’entreprise et proposent une nouvelle identité. « C'est une vision commune de cultiver le bonheur par la liberté d'expression et de création », explique la directrice générale, Meggie Tremblay.

Pourtant, leur destinée n’était toute tracée d’avance. Durant sa jeunesse, Meggie rêvait plutôt à un bar, avec sa famille. Elle et son associée et conjointe ont roulé leur bosse dans divers milieux avant d’aboutir en boulangerie.

Bonyeuses
La vision des Bonyeuses, c'est que le terroir gastronomique de Charlevoix est une ressource inépuisable de savoir-faire et c'est avec fierté qu'elles mettent de l'avant les producteurs locaux. La boulangerie se targue donc d'offrir des pains frais issus d'une agriculture éco-responsable, préparés de mains expertes avec amour et plaisir. Et pour ce faire, l’entreprise compte sur une équipe de 28 personnes qui se dévouent aux diverses tâches quotidiennes, du mardi au dimanche.

Bonyeuses
Il faut voir cette petite ruche qui bourdonne dans le vaste local du boulevard Mgr de Laval, au cœur d’un secteur à forte activité économique de Baie Saint-Paul. Un peu avant l’heure du lunch, on peut voir les clients arriver pour déguster les sandwiches ou prendre leur commande, alors que les clients venus déjeuner viennent de quitter. Le four bien en évidence derrière le comptoir se remplit de pizzas et d’autres mets à un rythme effréné. 

Les produits du terroir et les viennoiseries, brioches et croissants, les pâtisseries fines et la variété de pains fabriqués à partir de farines 100 % québécoises, garnissent les étagères et les comptoirs, prêts à être dégustés sur place ou emportés.

Il n’y a pas à dire, Les Bonyeuses ont mis en place un concept qui a l’heur de plaire à la clientèle. Elles remplissent bien leur mission qui est de régaler les gens de notre terroir avec fraîcheur, variété et plaisir.

Malheureusement, les entrepreneures dont dû mettre fin aux activités de la succursale de Beaupré en 2024 et l'ont mise en vente. L'entente maintenant terminée prévoyait que le commerce devait être opéré pendant trois ans après l'acquisition. Elles souhaitent maintenant se consacrer totalement à leur commerce de Baie Saint-Paul.

Les Bonyeuses
lesbonyeuses.ca
1006, boul. Mgr de Laval,
Baie-Saint-Paul, QC G3Z 2W2



En plein cœur de Causapscal, au confluent des rivières Matapédia et Causapcal, face au site patrimonial de pêche Matamajaw, se trouve une maison blanche à pignons, parée sur trois côtés d'une galerie ouverte. Cette ancienne résidence de religieux, qui fut aussi celle de la famille Bouchard, est située sur une petite butte tranquille et abrite, depuis l'été 1984, l'Auberge La Coulée Douce.


Ses premiers propriétaires souhaitant prendre leur retraite après une trentaine d’années d’opération des lieux, et n’ayant pas de relève familiale, c’est à une de leurs employées de 14 ans d’ancienneté, Julie Ménard, et à son conjoint Francis Potvin, qu’ils en ont confié la poursuite des activités.

CouléeDouce
C’est donc en mai 2013 que le couple vivant dans la région depuis quelques années avec leurs deux enfants, s’est engagé dans cette belle aventure d’aubergistes. Julie et Francis se sont connus dans la région de Montréal en 1983 au restaurant où elle travaillait. Ce fut le début d’une belle idylle pour ce natif de la Matapédia. Quelques années plus tard, ils ont choisi de venir s’installer dans la région et Julie est tombée en amour avec la région.

CouléeDouce CouléeDouce
L’endroit avait besoin « d’une peu d’amour », explique Francis. Ils dont donc entrepris quelques travaux pour remettre l’endroit au goût du jour : peinture, décor, portes et fenêtres, aménagement des chambres, etc. Ils souhaitaient s’assurer que la clientèle allait profiter des meilleurs services, autant à l’hébergement qu’à la salle à manger.


La Coulée Douce offre huit chambres à l’auberge, en plus de cinq chalets situés à l’arrière et offrant toutes les commodités. Depuis cette année, le couple a choisi de fermer la salle à manger en soirée pendant deux semaines au printemps pour se permettre des vacances. Le personnel a assuré la gestion de l’hébergement et des déjeuners et dîner pendant cette période.

CouléeDouce CouléeDouce
Autrement, l’auberge et le restaurant sont ouverts toute l’année. On peut y venir manger pour les trois repas chaque jour et ce toute la semaine. Julie est reine des cuisines avec son équipe. Le menu propose, sans prétention, l'une des meilleures tables du circuit gaspésien ! On y sert une excellente cuisine régionale composée de produits du terroir sans oublier la spécialité maison : le saumon atlantique. En soirée, on peut déguster aussi le filet mignon, des pâtes, des fruits de mer, des plats végétariens, sans parler de succulents desserts.


La Coulée Douce est membre de la Gaspésie gourmande et de l’ARQ. On y offre également diverses formules soit pour les réunions d'affaires, un 5 à 7, des menus de groupe, pour une fête de famille ou pour un cocktail dînatoire. La population locale constitue maintenant une partie importante des clients du restaurant, ce dont le couple est très fier.

CouléeDouce
Du côté de l’hébergement en chambre dans le bâtiment principal, chaque pièce est unique et présente des styles différents, soit plutôt champêtre ou moderne. L’atmosphère est propice à la détente. Les chalets plutôt modernes offrent toutes les commodités d’une maisonnette : une cuisinette avec tous les équipements nécessaires pour les repas, la literie, des séchoirs à cheveux, le wi-fi gratuit, etc. On peut aussi utiliser un BBQ pour cuisiner à l’extérieur.

 
Pêcheurs, chasseurs, randonneurs, motoneigistes, s’y retrouvent depuis toujours. L’auberge est certifiée comme établissement « Bienvenue Cyclistes » par Vélo Québec. L’endroit est reconnu « Qualité tourisme » et est partenaire du Sentier international des Appalaches (SIA).

L’auberge La Coulée Douce
lacouleedouce.com
21, rue Boudreau
Causapscal, (Québec) G0J 1J0
(418) 756-5270

Les frères James et Charles Atkins, originaires de la région de l’Estrie, se sont établis en Haute-Gaspésie en 1988 et ont créé leur entreprise en 1993. « Le plaisir a été notre point de départ et est resté notre destination. Bourlingueurs sous de très beaux cieux, nous sommes arrivés en Haute-Gaspésie, réunissant en un seul paysage nos souvenirs de mer et de montagnes. Notre entreprise émane d'une profonde tradition familiale pour la gastronomie, doublée d'une grande curiosité pour la culture culinaire et pour tout ce qui a trait aux plaisirs de la table », expliquent-ils.

Atkins&Frères Les frères James et Charles Atkins, fondateurs

Après presque deux décennies d’accomplissements dans leur beau, mais lointain village de Mont-Louis, ils se sont sentis emporter par un vent de hardiesse, venu avec l’air du temps. Maintenant qu’ils ont passé le flambeau à la relève, c’est le chef Guillaume Thibault qui est devenu le nouveau propriétaire unique de la compagnie. D’origine française, M. Thibault fut d’abord accueilli comme stagiaire au sein de l’entreprise lors de ses études en génie bioalimentaire en Bretagne en 2008. Suite de l’obtention de son MBA, il a été invité à rejoindre l’équipe de manière permanente. Il a occupé le poste de directeur général pendant plus de trois ans avant d’acquérir l’entreprise en 2016. Il a acquis entre temps sa citoyenneté canadienne.

Atkins&Frères Guillaume Thibault, président
Pour lui, comme pour les frères fondateurs, « échanger, communiquer avec nos adeptes comme nous aimons le faire à partir du comptoir de Mont-Louis, et offrir les produits directement à partir de notre atelier est un vieux rêve qui continue de motiver l’équipe qui s’affaire toute l’année à réaliser des produits d’exception ».

 
Les artisans de Mont-Louis poussent donc encore plus loin la mission de concourir au plaisir convivial de la bonne table en la partageant directement avec leurs fidèles clients et divers connaisseurs, d’hier et d’aujourd’hui, et ceux qui les découvrent et les adoptent chaque année. « Désormais, on peut servir la clientèle directement de chez nous à chez vous, ou par un petit détour chez nos partenaires privilégiés qui partagent nos valeurs d’intimités chaleureuses avec les fervents », assure la gérante au siège social, Isabelle Lafrenière.

Atkins&Frères
L’un des grands secrets du succès et de la qualité des produits offerts : la fumaison. C’est à la fois un art et une technique, comme dans divers autres métiers connexes. Ainsi, avec les mêmes principes de base et une technologie relativement similaire, chaque artisan, chaque entreprise apporte une touche particulière qui les font se caractériser aussi clairement que des scotchs, des charcuteries, des vins, des fromages de diverses maisons.

Atkins&Frères Atkins&Frères
Chez Atkins & frères, on se distingue par le maintien de certains paramètres de travail qui se reflètent dans la promesse de créer et d’offrir des poissons et fruits de mer fumés du même niveau que ce qu’on souhaiterait offrir à notre propre table pour la famille et les amis. Ainsi, maintenant et pour toujours, on s’évertue à faire exactement selon les critères d’intention et de désir à l’origine de l’entreprise, en misant sur une approche franchement culinaire.

 
« Notre savoir-faire se veut au service des plaisirs conviviaux de la bonne table. Le goût de plaire, de séduire, d’épater ; un appel sans prétention, mais non équivoque à la volupté, au bon temps, et au régal rabelaisien. Voilà ce qui nous anime », rappelle Guillaume Thibault.
Atkins & Frères a reçu le Mérite national des pêches et de l’aquaculture, de même que Le Mérite national de la restauration et de l’alimentation et le prix Le Renaud-Cyr reconnaissant les professionnels et professionnelles de la table pour leur contribution remarquable à la culture gastronomique du Québec.

Atkins&Frères Atkins&Frères
Et puis, nul besoin de se rendre à Mont-Louis pour se délecter des produits désirés. On peut aussi les trouver aux boutiques Délices de la mer à Montréal (rue Mont-Royal et Marché Jean-Talon) et à Québec (Grand Marché), de même qu’à Boucherville. On prend également part à l’occasion à des événements ponctuels régionaux pour présenter les produits et attirer de nouveaux adeptes. Le site web présente de belle façon les produits offerts de même qu’une série de recettes qui font saliver juste à les consulter. Puisque Atkins & Frères ne propose que des produits frais ou surgelés, l’achat en ligne n’est pas possible pour le moment.

Atkins&Frères Atkins&Frères
La direction de l’entreprise tient à souligner la qualité de l’intervention du bureau régional d’Investissement Québec pour avoir rendu la réalisation de ce projet de relève possible, permettant ainsi à un jeune entrepreneur de démontrer son talent et de consolider une vingtaine d’emplois permanents de qualité dans la communauté de Mont-Louis, en Haute-Gaspésie.

Atkins&FrèresAtkins&Frères

Fait à signaler, les produits de la mer utilisés pour réaliser les mets offerts proviennent essentiellement de la région, ou à tout le moins du Québec et du Canada. Par exemple, Le saumon utilisé provient du Nouveau-Brunswick. « Nous apprécions la proximité, la fraicheur et la possibilité d’offrir un produit 100 % canadien », assure Guillaume Thibault.

Atkins & frères
atkinsetfreres.com
1, rue Chanoine-Richard
Mont-Louis (Québec) G0E 1T0
418 797-5059

Le seul nom de cette entreprise écotouristique évoque déjà quelque chose de particulier. Un mélange d’évasion spatiale et d’expérience terrestre en émane avant même qu’on ait pu en savoir plus sur ce qu’on y offre.

Pat Gauvin et Émilie Leblanc ont fondé Cielo Glamping Maritime, un site d’hébergement éco-touristique quatre saisons accessible depuis janvier 2019 à Haut-Shippagan, en territoire acadien au Nouveau-Brunswick. Pourtant, rien ne prédestinait ces deux jeunes professionnels qui oeuvraient dans des domaines bien différents avant de se lancer en entrepreneuriat. Lui comme producteur-réalisateur en cinéma et télé, elle en santé et recherche.

En 2017, quand ils ont eu cette idée de projet, c’est d’abord leur attachement à la communauté, au terroir acadien et leur envie de faire connaître les produits et les producteurs locaux et régionaux et de les faire rayonner ailleurs, qui les a motivés. « Il n’y avait aucun modèle du genre dans la région ni autour. Notre concept était bien particulier. Les structures en dômes recherchées n’existaient pas au pays. On les a trouvés en Pologne. Puis on a conçu et réalisé l’aménagement intérieur. Le site de ce développement était à l’état sauvage. Il n’y avait qu’un chemin qui y menait », explique Patrick, dont la famille est entrepreneuriale depuis plusieurs générations près de Moncton. Lui a grandi dans le Haut-Shippagan. Elle est originaire de la région.

Pat_Émilie

Cielo Glamping est situé sur le bord de la baie St-Simon d’où on peut profiter du coucher de soleil à partir de l’un des cinq dômes luxueux offerts en location d’hébergement. Ces dômes, surnommés les Perles, sont de véritables petites habitations dans lesquelles on retrouve une cuisine complète, une toilette avec douche vitrée, un barbecue au charbon de bois, un hamac, une douche extérieure saisonnière et des « hots tubs » (jacuzzi) électriques disponibles à l’année.

La Perle des Bois : nommée en l’honneur de la forêt qui l'entoure. Les arbres clairsemés et le foin de côte mettent en valeur une vue imprenable sur la Baie St-Simon. La Perle Munro : elle offre un regard unique sur l'île Munro, en arrière-plan des fameux couchers de soleil sur l'eau. Elle est la seule à posséder une rampe semi-accessible pour personnes à mobilités réduites. La Perle Saint-Simon : permet d’admirer la magnifique Baie St-Simon, dont les couchers de soleil sont à couper le souffle. Elle porte aussi le nom de la fameuse huître cultivée par les Huîtres Mallet. La Perle de Lune : le seul dôme où on peut apporter son chien. Admirez les étoiles dans votre lit au deuxième étage, dans ce dôme aux teintes de lune. La Perle de Lunatie : la lunatie de l'Atlantique, un mollusque que l'on retrouve dans la baie et le puit de lumière permettant d'apercevoir la lune ont inspiré le nom de ce dôme.

Cielo Glamping

Pour permettre aux clients de profiter totalement de l’expérience acadienne et pour faire rayonner les produits du terroir, on y a créé le Hub, un lieu fondé sur le partage d’espace et de ressources qui permet le réseautage entre les gens de la communauté, les visiteurs et les producteurs d’ici. Le développement, la production, la valorisation et la vente de nouveaux produits locaux est au cœur du Hub. Le site de Cielo comprend un grand espace de jardins dans lesquels on y produit légumes, petits fruits et fleurs comestibles destinées à être transformés dans la cuisine du site.

Ainsi, l’équipe du Hub a créé depuis le début des dizaines de nouveaux produits fabriqués sur place, dans la cuisine commerciale ou en collaboration avec différents producteurs de la région.

hub

Le concept de restauration unique du Hub gravite autour de la découverte de ces produits uniques et de ceux d’autres producteurs du Nouveau-Brunswick. Les gens peuvent choisir eux-mêmes leurs produits à même la boutique gourmande du Hub afin que l’équipe transforme ces produits en de magnifiques planches Cielo à partager. Des boîtes cadeaux peuvent aussi être assemblées avec trois produits et plus.

Les propriétaires de Cielo, Patrick et Émilie, se réjouissent de profiter d’un rayonnement international avec des parutions dans plusieurs publications et émission de télévision d’ici et d’ailleurs. Selon eux, la clientèle actuelle provient à 60% du Nouveau-Brunswick. Environ 30% vient du Québec et de l’Ontario. Le reste est constitué de touristes européens.

Cielo Glamping

Pour le moment, pas question d’ajouter d’autres dômes au site ou de faire des travaux majeurs. Toutefois, le couple entrepreneur travaille sur un projet de nouveau type d’hébergement original et unique qui devrait aboutir éventuellement : la transformation d’un crabier (bateau de pêche) en habitation touristique. Patrick et Émilie n’ont pas fini d’épater la galerie, ça c’est certain.

À surveiller aussi au cours des prochains mois de 2024 et en 2025 : le Hub accueillera des spectacles d'artistes divers (chanteurs.euses, musiciens.nes, etc.) d'Acadie ou d'ailleurs. De belles soirées en perspectives.

Cielo Glamping Maritime
glampingcielo.com
232, Chemin des Huîtres
Haut-Shippagan, Nouveau-Brunswick
506 601-8005

Situé au centre-ville de Moncton, le centre culturel Aberdeen est un édifice historique qui héberge plusieurs organismes culturels et ateliers d'artistes, il est un lieu de rassemblement important pour la communauté artistique du sud-est du Nouveau-Brunswick.

 
C’est aussi le lieu où s’est installé le restaurant Les Brumes du Coude en 2014, avec le chef Michel Savoie aux commandes. Le bistro s’est rapidement taillé une place parmi les 100 meilleurs restaurants au Canada. On y propose une cuisine simple et savoureuse. Une vraie cuisine française de bistro, conséquence de ses sept ans de cuisine en France. 

Brumes du Coude

Le restaurant loge dans une ancienne salle de classe de l'école Aberdeen, devenue le Centre culturel Aberdeen en 1986. En 2017, le centre s'est doté d'une terrasse culturelle à 50 places qui est gérée par Les Brumes du Coude durant la saison estivale. 

Brumes du Coude

D’où origine donc le nom de son resto ? La ville de Moncton est reconnue pour sa rivière Petitcodiac, dont le nom signifie « qui se courbe comme un arc » en micmac. Les acadiens qui s’y sont établis en 1733 nommaient ce lieu Le Coude à cause du méandre de cette puissante rivière brune, où les brumes des marais s'enfouissent. Moncton est à ce jour, toujours surnommée Le Coude.

Toutefois le nom Les Brumes du Coude a un sens bien différent pour le chef-propriétaire Michel Savoie. Il explique ce terme comme étant une description de ce qui l'inspire dans la cuisine : les odeurs brumeuses des plats mijotés, les vapeurs qui sont le résultat d'un effort physique, ou l'huile du coude. 

Brumes du Coude Brumes du Coude

Sa cuisine est généreuse, juste et à point, à l'esprit d'un bistrot français. Inspiré par les produits saisonniers du terroir et de la mer, on y retrouve retrouverez un métissage de traditions culinaires françaises, acadiennes et d'ailleurs. « Il y a toujours du nouveau à découvrir au Brumes du Coude car tout comme le menu, la carte des vins et de cocktails est en constante évolution. L'équipe des Brumes du Coude se contentera de vous accueillir dans cet espace vivant, chaleureux et convivial « , explique-t-il.

Brumes du Coude

Originaire de Tabusintac, un petit village au nord de Néguac, Michel Savoie n’était pas prédestiné à la restauration. Avant la fin de ses études secondaires, il ne s’était pas vraiment intéressé à la cuisine. Des raisons financières n’ont pas permis qu’il puisse fréquenter l’université. À 18 ans, n’ayant aucune qualification particulière, il s’est retrouvé par hasard à travailler en cuisine, d’abord à la plonge. De fil en aiguille il s’est découvert un certain talent aux casseroles.

Il a roulé sa bosse dans le monde de la restauration pendant une vingtaine d’années, principalement à Montréal et à Tours en France, occupant le plus souvent des positions situées plutôt vers le bas de la hiérarchie. Son déplacement en France s’explique par le fait qu’il suivait sa femme de l’époque, une Française. A-t-il reçu une formation formelle en cuisine ? Il a bien passé quelques mois à l’ITHQ au début de la vingtaine, mais n’a pas pu compléter la formation, faute de moyens financiers. 

Son désir de lutter contre la malbouffe envahissante, même à Moncton, l’a motivé pour aller de l’avant avec l’ouverture de son propre restaurant.

Brumes du Coude

Serait-il en train de contribuer à réinventer la cuisine acadienne avec ses tentatives de revaloriser les produits locaux ? Il souhaite plutôt faire une cuisine misant le plus possible sur les produits du terroir et de la mer d’ici. On pourrait l’appeler une cuisine acadienne si le terroir en question correspondait à un territoire acadien. Il préfère toutefois ne pas se mêler à l’épineux débat sur les frontières de l’Acadie.
Entre temps, on a le loisir et le privilège de profiter des lieux, de son décor bon enfant, de son menu alléchant et des belles découvertes culinaires que partage Michel Savoie avec sa clientèle. Et si vous êtes amateurs de moules, sachez qu’on y a dégusté les meilleures du genre et ce, dans une proportion à satisfaire les plus grands appétits.


Les Brumes du Coude
lesbrumesducoude.com
140, rue Botsford
Moncton, NB E1C 4X5
506 858-0777

18 juillet 1980. Un groupe de rêveurs qui s’appellent alors Jean-Marc, Claude, Henri et Fernand permettent à ce lieu riche d’histoire de demeurer et d’ouvrir ses portes aux arts et à la musique. Parce que La Grave, c’est un site qui a profondément marqué le développement des Îles de la Madeleine.

Il fallait que je débarque dans l’archipel ce même jour 45 ans plus tard, après une nuit sur le traversier qui relie Souris (I,P.E.) à Cap-aux-Meules, pour apprendre que la soirée de célébrations allait être mémorable.

À l’époque, la Grave était le port d’entrée des Îles et le cœur des activités commerciales, et ce, jusqu’à la fin des années 50. Ce qui fut jadis un magasin général a pris part à l’histoire des Madelinots. Son premier propriétaire, John Phillip Savage, natif de Jersey, s’est établi aux Îles-de-la-Madeleine vers 1865. On prenait le temps d’aller aux nouvelles, de chuchoter les potins, de partager ses inquiétudes, ses espoirs, et de faire des pronostics sur l’avenir du pays.

C’est entre les murs de ce lieu mythique que s’est développé un sentiment d’appartenance fort, un attachement profond à la culture locale sous toutes ses formes, et un esprit festif qui a su traverses toutes les époques depuis sa fondation. En 2007, un vent nouveau souffle sur le café. Trois entrepreneurs dynamiques, Sonia, Francine et Denis apportent leur vision et leur volonté de poursuivre l’institution qui gagne en popularité bien au-delà des Îles. Le Café de La Grave est en voie de devenir un incontournable pour qui vient passer du temps dans l’archipel. Fraîcheur et fantaisie sont les éléments qui caractérisent cette nouvelle équipe.
La Grave 45 ans

Puis en 2015, c’est au tour de Marie-Claude Vigneault et de sa mère Nathalie, de prendre les rênes du Café et de s’entourer d’une solide équipe pour poursuivre les activités de l’institution. En fait, au fil des ans, il s’est construit une histoire autour du Café de La Grave à laquelle des milliers de personnes ont contribué de diverses façons.

Ce 18 juillet 2025, des dizaines de personnes, clients de longue date, visiteurs, touristes, familles et amis, ont envahi les lieux pour venir contribuer un tant soit peu à l’événement. Dès 18h30, la salle à manger vibrait de fébrilité. Deux anciens propriétaires du groupe fondateur se sont même faits un devoir de participer. Parce que les souvenirs, c’est ce qui perpétue l’histoire.

La Grave 45 ans La Grave 45 ans La Grave 45 ans

Suzanne Richard, au piano, a rappelé à plusieurs l’époque où la musique était au cœur de la vie du Café. Plusieurs ont des souvenirs assez vibrants de ces soirées animées qui se perpétuent encore aujourd’hui.

La Grave 45 ans La Grave 45 ans

En plus de ces soirées « traditionnelles » inspirantes, le Café propose également un grand éventail d’expositions d’arts visuels, de spectacles et de « jams » spontanés. De plus, tout en poursuivant les traditions culinaires locales, on encourage les partenariats avec les différentes entreprises du secteur bioalimentaire de la région. Le menu du Café de la Grave a de quoi satisfaire ceux et celles qui aiment se laisser surprendre par des saveurs et des produits différents. Moules, pétoncles, agneau, veau, effiloché de phoque en poutine, morue et plus encore, il y en a pour tout le monde. Au Café de La Grave, rien n’est ordinaire peut-on constater.

La Grave 45 ans

Au moment d’écrire ces lignes, les célébrations se poursuivaient. Souhaitons à ses artisans et à toute l’équipe une longue vie afin de perpétuer encore longtemps ce merveilleux lieu emblématique des Ìles.

Café de La Grave
cafedelagrave.com
969, Chemin de la Grave,
Havre Aubert, Îles de la Madeleine (Qc) H4T 9C8
418-937-5765
.

Dans le quartier Sainte-Rose, à Laval, à quelques enjambées de la rivière des Mille-Iles, une vieille maison ancestrale datant de 1834 abrite depuis plus de 40 ans un établissement de restauration. Pour les habitués du coin, c’était le resto La Vieille Histoire qui y logeait, jusqu’à ce que Jean-François Pépin et Mélanie Joannette décident de l’acquérir.


Ainsi, depuis 2017, c’est un vieux rêve que ce couple réalise avec le restaurant Black Forest – Cuisine urbaine. Celui-ci est né d’une idée de partage et de découverte des sens. Textures, goûts et innovation sont en symbiose pour faire vivre ce voyage culinaire urbain.

Black Forest - Laval
Question de mieux saisir le contexte qui a précédé cette acquisition, disons que la restauration a fait partie de l’ADN familial depuis au moins trois générations chez les Pépin. Son grand-père et son père ont opéré des restaurants avant lui. Dans les années 2010, il a lui-même joué dans ce milieu, entre autres avec un service de traiteur auprès d’un opérateur de services aériens à Mirabel pendant quatre ans. Puis, le couple s’est mis à la recherche d’un restaurant et c’est sur le boulevard Ste-Rose à Laval que l’occasion s’est présentée.


Jean-François et Mélanie ont choisi dès le départ de modifier le style et le menu de leur restaurant, tranchant donc totalement avec la tradition des lieux. Toutefois, ils ont choisi de conserver l’ambiance chaleureuse qui rappelle celle des petites chaumières d’antan, une ambiance qu’on ressent dès notre entrée. Le décor est rajeuni par des éléments décoratifs modernes au charme discret. On y est littéralement plongé dans le charme des chaudes couleurs, des boiseries et de l’aménagement qui favorise le confort et les discussions entre convives.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
C’est toutefois avec leur choix de menu changeant mensuellement et selon les saisons que l’imaginaire créatif des chefs parvient à vous mettre l’eau à la bouche. À travers quelque 800 tapas gastronomiques cuisinés depuis 2017, l’équipe du Black Forest nous propose de plonger dans son univers épicurien. Jean-François Pépin, qui dirige les cuisines avec ses adjoints, favorise les produits locaux et du terroir québécois. Les produits sont travaillés et transformés dans une vision de cuisine du monde aux nombreuses influences.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
Une des spécialités de ce restaurant, qui emploie 19 personnes, c’est aussi les accords mets et vins. Le propriétaire est un fin sommelier. Les vins sont en fait une vraie passion pour lui. On y propose des vins d’importation privée de même que des produits de qualité provenant de la SAQ pour compléter ses accords avec son menu des plats en dégustation.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
Ce menu, il est conçu de plats à partager à la carte. Encore mieux, c’est d’opter pour le menu dégustation. Il est toujours composé d’une bouchée du jour pour débuter, puis ensuite de 10 plats du mois. Là-dessus, il y a toujours deux crus (genre ceviche et tartare de crudités), deux pâtes maison, deux protéines, deux poissons et fruits de mer ainsi que deux plats végétariens. On peut compléter le tout avec un dessert original.


Chaque plat est divisé en quatre portions, mais il peut être adapté pour 3 ou pour 6. En plus des vins, un grand choix de bières de microbrasseries est également offert, ainsi que de délicieux cocktails pour accompagner le repas.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
À noter que Black Forest offre des mets à emporter, un service qui fut fort populaire durant la pandémie de COVID 19. On peut y recevoir des groupes dans une salle prévue à cet effet. On peut choisir de s’installer dans la salle à manger à l’ambiance plus discrète, ou dans la section du bar près des cuisines. En été, la terrasse installée sur la galerie avant est très populaire.


Comme si cela ne suffisait pas, le couple restaurateur a choisi d’étendre son expérience culinaire dans un second Black Forest, à Terrebonne, depuis 2022. On y propose une signature, une ambiance, un décor et un menu originaux qui attire une clientèle locale et régionale.

Le Black Forest – Cuisine urbaine
leblackforest.ca
284, boul. Sainte-Rose
Laval (Québec) H7L 1M3
(450) 937-1200

Au cours des derniers jours, les experts et inspecteurs du Guide Michelin, une des plus illustres références mondiales dans la classification des restaurants en France, ont rendu leur verdict pour la toute première sélection du Guide MICHELIN Québec. On a dévoilé neuf restaurants auréolés d'Étoiles MICHELIN à Montréal, à Québec et à Rimouski.

Les inspecteurs se sont aussi rendus ailleurs au Québec pour expérimenter des tables remarquables. C’est ainsi que le restaurant Chez Mathilde Bistro, à Tadoussac, figure dans la prestigieuse sélection du Guide MICHELIN.

Guide Michelin

En cette année de célébration des 18 ans de leur établissement, les propriétaires Mireille Perron et Jean-Sébastien Sicard considèrent cette reconnaissance comme un cadeau pour le moins exceptionnel !

Voici ce qui est écrit dans le guide à son sujet : « Au confluent du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent, le site de Tadoussac offre une biodiversité marine exceptionnelle. C’est ici, dans ce village isolé soufflé par les vents, que Mireille (originaire de la région) et Jean-Sébastien ont choisi de s’installer. Ils ont bâti au fil des ans la réputation de leur restaurant, très fréquenté pendant ses cinq mois d'ouverture estivale. Un menu est consacré aux produits terrestres (légumes du potager, plantes forestières, gibier), l’autre dédié au Saint-Laurent (crabe des neiges, thon rouge, homard, flétan). Les assaisonnements sont simples et bien équilibrés, laissant toute leur place à la saveur des ingrédients. »

Pour voir la description des restaurants ayant obtenus deux et une étoiles au Guide, c’est ICI.

Véritable institution dans le paysage de la Côte-de-Beaupré depuis maintenant 50 ans, l’Auberge Restaurant Baker de l’avenue Royale à Château-Richer est un lieu riche en histoire et en patrimoine culturel. Aujourd’hui, sous la gouverne de Gaston Cloutier, l’établissement prépare lentement, mais sûrement, le dossier de la relève.

D’abord une maison bourgeoise de campagne plutôt cossue construite en 1840 dans un des plus vieux villages du Québec, par Ferdinand Lefrançois et son épouse Mary Ann (Anney) Brady, l’endroit a profité d’une période de croissance économique faste. La finition et l’ornementation des lieux démontrent clairement qu’il s’agissait d’une habitation confortable et du dernier cri.

Auberge Baker 

À cette époque, le deuxième étage servait de grenier et on y habitait qu’en été. Presque cent ans plus tard, soit en 1935, l’homme d’affaires Alvin A. Baker, qui avait connu le crash économique récent, ouvrit « The Baker’s Inn » dans la maison qu’il loua d’abord du propriétaire et qu’il acheta finalement en 1958. On y faisait une cuisine très québécoise de l’époque, mais simple aussi parce qu’en fait, les mets populaires, c’étaient le bar – le poisson – et aussi le steak. Comme c’était écrit « fish and steak » sur l’enseigne, c’était très important pour tous les Américains qui venaient dans la région.

Après son décès, au début des années 1960, sa seconde épouse Lucienne Hamel, continua d’opérer le restaurant. Plus tard, celle-ci ayant décidé de se retirer de l’opération des lieux en raison de problèmes de santé, c’est Henri Simard, le fils d’Idola Simard, propriétaire de la terre où est bâtie l’auberge, qui décida de racheter le « Baker » en 1972. Très vite, il le revendit à un de ses neveux, Gaston Cloutier au printemps 1975, qui en est le propriétaire encore aujourd’hui.

Celui-ci habita l’étage avec sa famille jusqu’en 1989, tout en assurant la gestion et l’entretien des lieux. Cette année-là l’auberge reprit son nom chez Baker puisqu’on y aménagea cinq chambres pour accueillir des touristes.

Auberge Baker

Gaston Cloutier (photo) a démontré au fil de ans une véritable passion pour l’Auberge Restaurant Baker. Il a mené en parallèle à sa vie d’aubergiste une carrière d’éducateur physique dans une école secondaire de la région, de 1973 jusqu’à sa retraite en 2005. Depuis, il se consacre corps et âme à son établissement qui a pris une place importante dans le monde de la gastronomie et de la cuisine du terroir de la région de la Capitale-Nationale, entre autres. Peu d’endroits peuvent se targuer de servir des repas depuis 90 ans. Chaque année il y apporte des changements et des améliorations pour toujours mieux répondre aux attentes de la clientèle et ce, pendant toute l’année.

Du côté de l’hébergement, on propose six chambres joliment décorées sous les combles, mais on a ajouté un petit chalet voisin ainsi que la « Maison du Village », située au cœur du village de Château-Richer, la maison du grand-père Cloutier. Celle-ci consiste en une demeure ancestrale et patrimoniale de 1776 face au fleuve et à l’Île d’Orléans, aménagée pour accueillir six personnes pour un voyage dans le temps dans le confort du 21e siècle.

Auberge Baker

Quant au restaurant, il est d’une capacité de deux cents places et est composé d’une salle à manger et d’une salle de réception entièrement vitrée, spacieuse et polyvalente avec toutes les installations multimédias nécessaire pour un événement réussi. On y propose la table d’hôte en soirée et de fabuleux brunchs le dimanche.

Auberge Baker 

Auberge Baker

Plus récemment, Gaston Cloutier a choisi d’ajouter un produit à son offre : une bière de type belge, la Baker, brassée à Québec à partir d’un houblon cultivé sur une ferme locale, et de mûres aussi produites localement. Une touche spéciale: cette bière est fermentée avec de la levure de champagne, offrant une effervescence délicate et des arômes raffinés.

Auberge Baker
Certes, le succès de l’Auberge Restaurant Baker depuis 50 ans, sous la gouverne de Gaston Cloutier, est lié à son engagement de tous les instants et à sa motivation toujours animée par la qualité de l’accueil et du produit « Baker ». Plus de 22 personnes y trouvent un emploi et le patron peut compter sur du personnel fiable et compétent à qui il peut déléguer une bonne partie des responsabilités.

Une visite sur place est certainement la meilleure façon de découvrir et d’apprécier la qualité des lieux et de ses services.

Auberge Baker

Auberge Restaurant Baker
aubergebaker.com
8790, avenue Royale
Château-Richer (Québec) G0A 1N0
418 824-4478

Fièrement affiché en facade du RIÔTEL-MATANE, on ne peut franchement pas ignorer la présence du restaurant CARGO dans cet établissement depuis 10 ans en 2025. Toutefois, les habitués du secteur et les anciens se rappelleront que la restauration existe à cet endroit, dans cette même enceinte, depuis une soixantaine d’années, autrefois sous la bannière de l’Hôtel des Gouverneurs.

Aujourd’hui, le CARGO a quitté ses vieux habits pour devenir restaurant original, proposant toute l’année un clin d'oeil au patrimoine industriel et maritime de la ville de Matane. Son décor charme avec ses installations, ses matériaux bruts et simples et son design intérieur qui lui confèrent une atmosphère des plus conviviale et permet d’apprécier pleinement la nourriture au menu et l’environnement naturel des lieux.

Riotel-Matane+Cargo

Ce qui étonne et charme surtout à l’arrivée, c’est cette large vitrine ouverte sur le Saint-Laurent et l’immensité de son estuaire maritime. On ne se lasse jamais de se laisser envelopper par ce paysage plus grand que nature, peu importe les saisons, sans parler des grandioses couchers de soleil qui s’y manifestent, jour après jour. Avec la présence de la marina voisine, les mouvements de bateaux qui sortent et rentrent ajoutent à cette impression de vie maritime et de vacances.

Avant de s’y attabler pour un repas en soirée, on peut choisir de passer un peu de temps pour un apéritif au CARGO LOUNGE, où on sert une variété de cocktails maisons, de bières régionales ou importées, de vins provenant d’un imposant cellier. Plusieurs mocktails et boissons non-alcoolisées sont aussi disponibles. Leur limonade est d’ailleurs digne de mention. On peut y venir en groupe d’amis ou en famille, ou simplement pour un 5 à 7 décontracté. En saison et selon la météo, la terrasse extérieure prolonge ce plaisir, autant pour les repas que pour le cocktail, toujours avec cette vue imprenable unique à Matane.

Riotel-Matane+Cargo Riotel-Matane+Cargo

Pour un anniversaire ou un déjeuner d’affaires, par exemple, on peut également profiter d’un salon privé aménagé dans un container à l’intérieur du CARGO et pouvant accueillir 10 personnes.

Le CARGO sert des repas au petit-déjeuner et pour le souper, autant pour la clientèle locale que pour les clients de l’hôtel (Riôtel-Matane et Pavillon-sur-Mer). Les menus concoctés par une équipe de chefs chevronnés sous la direction du chef Jean-Alexandre Dubé, proposent des plats simples, de qualité et accessibles, selon la formule que favorise RIÔTEL pour les décrire. Une cuisine bistro urbaine inspirée des saveurs de la Gaspésie, incluant des plats végétariens et un menu pour enfants. On peut également commander des plats à emporter. Plusieurs plats sont offerts en version sans gluten.

Parlant d’expérience culinaire, certains mets méritent qu’on s’y attarde. Il faut mentionner en entrée les pilons de canard, crème sure au poivre crispé, ou le foie gras au torchon, pain brioché, gelée d’argousier et caramel de betteraves : des saveurs indéniables. Le tartare de bœuf ou de saumon est également à souligner. En plat principal, on a l’embarras du choix avec les poissons et fruits de mer, les pâtes, les tartares, ou même les viandes, le burger ou les choix végétaliens. On a pu apprécier le fish’n chips maison de morue qui inspirait la Gaspésie, et la bavette de bœuf Angus AAA et ses légumes, digne des grandes grilladeries.

Riotel-Matane+Cargo Riotel-Matane+Cargo

Les desserts ne sont pas en reste, avec une courte variété, mais des choix de qualité, tels le cheesecake onctueux et la tarte aux bananes avec de gros morceaux de fruit sous la garniture.

Pour les amateurs de petits-déjeuners, CARGO propose toute une gamme d’assiettes, certains intégrant des fruits de mer, voire même une poutine déjeuner. Les œufs et les crêpes y sont également proposées selon diverses formules. On y sert de délicieux cafés pour ceux et celles qui en ont besoin pour débuter leur journée.

Fait à signaler, l’accueil et le service par le personnel du CARGO sont réputés de qualité supérieure. La maître d’hôtel Malela y œuvre depuis 10 ans, d’abord comme serveuse, puis est récemment passée à cette importante fonction de chef d’orchestre des opérations de la salle à manger et du lounge du CARGO.

Enfin, mentionnons que comme le Riôtel-Matane loge un centre de congrès, les participants aux événements qu’on y tient peuvent eux aussi profiter des avantages des cuisines du CARGO pour les repas qui y sont servis. De plus, avec l’acquisition de trois autres hôtels en Gaspésie, le groupe Riôtel Hospitalité a étendu aux restaurants de ces établissements la même formule de menus, avec des variantes pour favoriser les spécificités locales, à Percé, Bonaventure et depuis peu à Carleton-sur-Mer.

Riotel-Matane+Cargo

Resto-bar-lounge CARGO
restocargo.com
250, avenue du Phare est
Matane (Qc) G4W 3N4
418.566.2651