Manger et boire

Depuis sa fondation en 1930, la Poissonnerie Fortier offre des produits frais et un service exceptionnel à Sept-Îles et les environs. Son expertise acquise au cours de plusieurs décennies, a toujours su ravir les plus grands amateurs de poissons et de fruits de mer de la région. Sans compter les savoureux mets cuisinés sur place qui ont conquis tant de gens.


Poissonnerie familiale durant de nombreuses années, elle est, depuis 2015, la propriété de la communauté autochtone Ekuanitshit de Mingan. La crevette cuite en écaille sur les bateaux, produit le plus attendu des Sept-Îliens au printemps, terminée depuis la mi-juillet, est distribuée à travers le Québec. Une autre pêche a lieu en octobre, explique la directrice générale de l’entreprise depuis 15 ans, Claudine Sirois.

Poissonnerie Fortier
« L’abondance et la fraîcheur marine sont continuellement au rendez-vous. On offre des produits même en hiver grâce aux approvisionnements assurés par les bateaux de pêche de la communauté innue de Mingan », ajoute-t-elle.


De plus, les bateaux de pêche de la communauté de Mingan approvisionnent la poissonnerie aussi en crabe, en bourgot, en flétan et en pétoncle. Ils sont d’ailleurs les seuls distributeurs du pétoncle de Minganie, un produit d’exception. On est aussi en mesure d’offrir plus de plats prêts à manger, préparés dans l’usine de transformation et de préparation, voisine du magasin et des bureaux administratifs.

Poissonnerie Fortier  Poissonnerie Fortier
On a aussi un arrivage de crevette fraîche à l'automne, cuite à bord du bateau. À l’usine, on décortique aussi la crevette à la main. Ce produit se compare avantageusement aux crevettes décortiquées à la machine qui perdent beaucoup de saveur lors de la transformation.
La Poissonnerie Fortier transforme à son usine plusieurs produits de la région. Le produit qui fait sa réputation est sans aucun doute la crevette en écaille, mais on transforme aussi le crabe des neiges, le bourgot, le homard et le flétan. Les pizzas, pâtés de morue, saumon et fruits de mer ainsi que les coquilles aux fruits de mer sont aussi préparées à l'usine.

 Poissonnerie Fortier
L’entreprise agit comme distributeur auprès des grossistes, qui eux revendent à leurs clients en restauration, hôtellerie, chaînes d’alimentation, etc. Dans le magasin de la poissonnerie, les clients locaux ou régionaux représentent près de 75% de la clientèle totale, affirme Claudine Sirois.

Poissonnerie Fortier
Poissonnerie Fortier compte sur les travailleuses de l’étranger depuis deux ans pour assurer le maintien de son équipe de personnel. Claudine Sirois est allée à la recherche de personnel à l’extérieur des frontières canadiennes. Malgré les longues démarches et les frais reliés à l’accueil de nouveaux arrivants, Mme Sirois affirme que les avantages qui en découlent sont majeurs. « Mon magasin peut désormais être ouvert sept jours sur sept. C’est quelque chose que je ne pouvais pas faire auparavant. En plus, elles donnent un service vraiment exceptionnel. Elles sont vraiment axées sur le service à la clientèle, souligne-t-elle.


À l’aube de ses 95 ans, Poissonnerie Fortier va s’offrir une cure de rajeunissement et d’agrandissement d’ici 2025. Ses propriétaires vont entreprendre une reconstruction presque totale de l’usine, sur le même site. On y installera des équipements modernes toujours dans le respect de la réglementation qui régit ce secteur d’activités. Cela permettra aussi la création de 20 nouveaux emplois. Le recrutement à l’étranger a déjà débuté à cet effet.

Poissonnerie Fortier  Plan image d'architecte - Nouvelle usine


Poissonnerie Fortier
ekuanitshit.com
1, rue du Père Divet
Sept-Îles (Québec)
G4R 5B6
418 962-9187

Lorsqu’on se présente devant les étalages de la boulangerie Le Farinographe au centre-ville de Rimouski, on sent tout de suite qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel derrière ces grandes vitrines qui nous permettent de voir le personnel et le proprio à l’œuvre.

Farinographe
Ici on prépare les chocolatines, là-bas on enfourne les baguettes qui vont s’envoler plus tard « comme des petits pains chauds », pour reprendre l’expression populaire. À l’accueil, le sourire de la préposée qui connaît par cœur le nom et les saveurs des produits en étalage, ajouté aux bonnes odeurs diverses qui émanent de l’endroit, font titiller nos papilles gustatives sans même avoir goûté à rien.

Originaire de Mont-Joli, Rémi Bélanger a toujours œuvré dans le domaine alimentaire, avec un intérêt marqué pour les aliments biologiques, ce qui l’amena à exploiter une petite ferme maraîchère biologique à St-Octave-de-Métis dans les années 80, avant de faire un retour aux études et à l’enseignement dans les années 90.

Farinographe
De fil en aiguille, avec le goût de revenir au bercail après une quinzaine d’années dans la formation en transformation des aliments à La Pocatière et le désir de démarrer à nouveau un projet d’entreprenariat, il analysa le potentiel de lancer une nouvelle boulangerie artisanale à Rimouski. Au même moment la Coop Alina, où son commerce se trouve toujours, songeait à agrandir sa section de produits frais et manifestait un grand intérêt pour y inclure un service de boulangerie. C’est dans ce contexte qu’on a pu assister au démarrage de la Boulangerie Le Farinographe en juillet 2019, un beau « projet de retraite » précise-t-il.

En plus d’une importante gamme de pains, allant des plus légers aux plus denses, Rémi Bélanger et son équipe proposent viennoiseries, pâtisseries et sandwichs variés. Le pain au levain demeure une spécialité de l’endroit quoi plaît grandement aux nombreux restaurants qui s’en approvisionnent.

Boulangerie Le Farinographe
lefarinographe.com
97, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski, QC G5L 4B6
418.725.5297

Quand on passe prendre un café, une crêpe ou une viennoiserie au Mich Café à Chandler, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Justement parce qu’il s’y passe souvent plein de choses qui animent les lieux et ce, en toutes saisons.

Le propriétaire Jean-Michel aime bien accueillir les gens de la communauté et partager l’espace avec eux. Quand ce ne sont pas les tricoteuses, les séances de yoga en plein air, ou des artistes locaux qui viennent y créer une œuvre, ce sont les jeunes coureurs du club de course de la polyvalente, ou encore des marcheurs qui viennent y faire une halte, au chaud à l’intérieur ou sur le parterre aménagé en face. Deux dômes géodésiques se sont ajoutés l’an dernier, permettant de profiter du paysage même par mauvais temps, au moins jusqu’à l’automne.

Mich Café

Pendant la belle saison, on a vu encore la Mich Mobile servir les plaisanciers de la plage de Cap-d’Espoir et même se déplacer ailleurs pour des événements spéciaux, dont les populaires Percéides à Percé. On a fait l’ajout d’un bar à crêpes dans l’unité mobile, pour encore plus de délices.

Mich Café Mich Café

Fait à signaler, le Mich café a remporté cette année le concours « Le Collectif » organisé par l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ) à travers le Québec. Il a été récompensé pour ses pratiques RH innovantes et efficaces qui contribuent à maintenir un climat de travail dynamique au sein de son équipe.

On peut aussi rappeler qu’on vient de lancer en octobre 2024 son 4e café, le « Maison Jaune », qui provient du Costa Rica. On a retenu ce nom car l’établissement est un lieu chaleureux et réconfortant, tout comme ce café. De plus, on appelle le Mich Café « la maison jaune » depuis toujours.

Mich Café

C’est ouvert tous les jours dès 7h00. Le bar à crêpes est offert du jeudi au dimanche, le matin.

Mich Café

Mich Café
facebook.com/Michcafe
165, rue Commerciale Ouest
Chandler, QC, G0C1K0
(418) 689-7799

vignobleEntre plaisir des yeux plaisir en bouche!

1595, rue Principale Est, J0E 1A0, 450 379-5069.

À seulement 50 kilomètres de Montréal, St-Paul-d’Abbotsford cache un Éden pour les sens. Au vignoble et cidrerie Coteau St-Paul, sis sur le versant sud du mont Yamaska, Bacchus bichonne ses vignes tel un dieu, et ça se goûte! Le nouveau et jeune propriétaire, Nicolas, se fait un honneur de partager sa passion dans un intérieur d'inspiration médiévale. De derrière son comptoir, le vigneron ne se gêne pas pour transmettre ses connaissances et remplir les verres! Parmi ses cépages et ses pommes, il vous invite à gravir les quelques centaines de mètres de sa terre pour profiter d'une vue magnifique.

À faire l'été: Là haut, tout est bucolique à souhait et idéal pour un pique-nique. La grande tranquillité et la beauté légèrement désordonnée du site inspirent l'oisiveté et la détente.

À faire l'automne, dès fin août: L'incontournable auto cueillette de pommes qui, compte tenu de l'étendue de la pommeraie, vous assure assez d'intimité pour partager ce moment avec ceux et celles que vous aimez.

À essayer absolument: Envie de vous laisser surprendre ou d'étonner quelqu'un? Auto cueillette de raisins de table dès la mi août et jusqu'en octobre. Une quinzaine de variétés, toutes plus savoureuses les unes que les autres, vous attendent pour une expérience aussi rare que délicieuse au Québec.

Les vins: Des rouges et des blancs et rosé généreux en bouche, juste assez fruité et peu tannique pour accompagner des tables festives ou des petits moments de bonheur. En apéro avec du salé: parfait.

Les vins de glace rouge et blanc: Sucré légèrement, bien sirupeux, une onctuosité aérienne qui caresse agréablement la langue.

À goûter absolument: le Sao Paulo. Un Porto rouge qui excite les papilles sans détrousser le portefeuille. De quoi en rapporter une caisse chez soi!

Coteau St-Paul: à ajouter immédiatement à son carnet d'adresse.

www.coteau-st-paul.com

Dans la bergerie, les brebis sont calmes. À l’entrée, un gros chien fait le guet. Très calme lui aussi. Il est responsable de la sécurité : sa présence au champ lorsque le troupeau est dans la pâturage a empêché plusieurs fois que les coyotes ne fassent un festin, explique Rachel White, co-propriétaire avec son conjoint Pascal-André Bisson de la Ferme du Mouton-Blanc de La Pocatière.
Mouton Blanc
En plus du cheptel de brebis, il y a la production de fromages débutée en 2004. Cinq produits de lait cru, dont un de vache, déjà reconnus et réputés. Le fromage vedette, la Tomme du Kamouraska, a reçu plusieurs prix au fil des ans.
En ce dimanche matin frisquet et humide du début de juin, Rachel se fait un honneur de présenter et raconter l’histoire de cette entreprise qui a été créée il y a 23 ans. Pendant ce temps, son conjoint prépare le terrain pour la plantation de noisetiers et de poiriers. On souhaite éventuellement produire de nouveaux fromages avec ces fruits, dès qu’on pourra les récolter.
Il faut comprendre ce que représente un élevage ovin qui compte près de 400 têtes, dont une centaine de brebis en lactation, dans un mode d’agriculture durable, sans pesticides. C’est un travail quotidien qui demande des soins constants et méticuleux. Les normes de production fromagère sont telles qu’on ne peut se permettre de diminuer la garde.
Mouton Blanc

Chaque jour est différent pour Rachel White. La bergère est toujours émerveillée de travailler entourer de ses moutons. De janvier à mai, plus de 300 agneaux viennent au monde au Mouton Blanc. Pendant qu’elle prend soin des animaux, Pascal-André supervise la production des fromages et la gestion de la boutique. Parce qu’on y propose aussi des produits d’artisans fromagers et d’autres produits du terroir non-industriels, de la région et d’ailleurs au Québec.
Chaque été, des travailleurs guatémaltèques viennent prêter main-forte aux champs, à la bergerie et aux divers travaux de la ferme. Parce que la relève familiale n’y est pas, Rachel et Pascal-André ont une préoccupation première, celle de consolider l’entreprise qu’ils ont créée et faite grandir, pour pouvoir trouver d’éventuels acquéreurs qui assureront la pérennité du Mouton Blanc.

Fromagerie Le Mouton Blanc
lemoutonblanc.ca
176, route 230 Ouest,
La Pocatière, Qc G0R 1Z0
418.856.6627

Il a 25 ans. Dans la fleur de l’âge. Il est grand, calme, il sait ce qu’il veut et il voit très bien où il s’en va. En arrivant dans l’ancien magasin général de Kamouraska où la Fée Gourmande vient d’emménager, on s’attend à voir un vieux monsieur qui nous accueille. C’est plutôt ce jeune entrepreneur audacieux et visionnaire qui discute avec ses employées, sourire aux lèvres.

Samuel Dionne a grandi dans une auberge de Kamouraska que possédait sa mère. Il a donc été en contact avec le milieu entrepreneurial depuis toujours. Ayant découvert la Fée Gourmande qui a pignon sur rue à Kamouraska depuis 2002, il s’y engagea à la fin des années 2010. Puis, en 2018, lui et sa collègue Andréanne Pelletier ont décidé d’acquérir le commerce du propriétaire d’alors. Ils n’avaient que 20 et 21 ans. Un peu à l’étroit dans le local qu’ils occupaient, ils ont décidé d’agrandir pour augmenter la production, puisque la demande augmentait sans cesse.Fée gourmande
L’ancien magasin général a été ciblé comme le meilleur endroit pour ce faire. Les démarches d’acquisition de l’immeuble ont porté fruit au début de 2021. « Ç’a été beaucoup de travail d’aménager le tout, car il y a trois étages, mais on est assez contents du résultat », indique Samuel Dionne.
Si la grande maison construite en 1898 accueille La Fée Gourmande au rez-de-chaussée, deux logements convertis en unité de location touristique sont situés à l’étage, avec vue sur l'estuaire, en formule Airbnb. « Nous en avons loué l’été dernier et ç’a super bien fonctionné. L’hébergement était un autre domaine qui nous intéressait », note Samuel Dionne.
Samuel et Andréanne ont plein de projets pour la chocolaterie. Dont une terrasse à l’arrière très bientôt. Ils ont même ouvert une succursale dans un restaurant de Saint-Jean-Port-Joli en avril dernier. Samuel parle aussi de développer l’offre d’hébergement très bientôt. Comble de bonheur, le personnel qui oeuvrait sous l’ancien propriétaire les a suivis dans l’aventure. On a même embauché du personnel pour développer de nouveaux produits, de nouvelles recettes.
Fée gourmande
L’offre actuelle est déjà impressionnante. Chocolats fins, truffes, ganaches, caramels, tartinades, sans oublier les desserts chocolatés et la fameuse crème glacée molle trempée dans le chocolat. La boutique en ligne permet de s’approvisionner à distance de divers produits.
Passer à Kamouraska sans s’y arrêter, c’est presque péché.

La Fée Gourmande
lafeegourmande.ca
98, avenue Morel
Kamouraska (Qc) G0L 1M0
418.492.3030

L’année 2023 est la 20e de Carl Beaulieu comme propriétaire de restaurant à Baie Comeau. C’est toutefois sans compter ses nombreuses années dans le monde de l’alimentation, notamment comme directeur d’un supermarché dès 1991. On l’a vu également au Café Boutique, devenu ensuite un resto de sushis, puis au populaire l’Orange bleue de 2003 à 2016.


Aujourd’hui propriétaire du très réputé Bistro la Marée Haute, logeant dans les murs du Manoir de Baie-Comeau, il est fier de ce qu’il a accompli à cet endroit depuis qu’on l’a invité à s’y installer en 2016. L’établissement qu’il dirige est locataire de l’hôtel, mais jouit d’une autonomie totale, répondant directement des propriétaires. Ses liens avec la direction sont strictement de nature logistique et organisationnelle. Cela lui donne donc les coudées franches nécessaires pour rencontrer le mandat qu’on lui a confié : fournir l’ensemble des services de restauration et de bars de l’hôtel, en plus de la gestion de l’alimentation pour les réceptions et les congrès et réunions qui s’y tiennent.

La Marée-Haute La Marée-Haute
Le mandat de la Marée Haute est donc de double nature : satisfaire les besoins quotidiens du Manoir de Baie-Comeau (une salle à manger et deux bars, dont un avec terrasse et foyer), avec les 7 salles de réunion, parfaitement équipées et pouvant accueillir jusqu’à 450 personnes. Puis servir les clients du coin ou de passage qui souhaitent profiter du menu de « Bistronomie » et de l’ambiance de l’endroit, incluant sa fabuleuse terrasse avec vue imprenable sur la mer en saison. On y sert les petits déjeuners et on y propose un menu midi également. On peut également aller y prendre un verre seulement et accéder à une carte de cocktails et de vins des plus intéressants et diversifiés.

La Marée-Haute La Marée-Haute
Comme si cela ne suffisait pas, Carl Beaulieu a choisi d’étendre son offre de restauration avec l’opération de deux camions-bouffe (food trucks), sous l’appellation La Poutinerie. Son menu propose poutines et frites, burgers, hot-dog et pogo, et autres spécialités.

 
Depuis quatre ans, chaque été, on en trouve un en permanence, du mardi au dimanche, sur le terrain de stationnement voisin de l’hôtel, à proximité du parc des Pionniers. Quelques tables de pique-nique installées dans un coin permettent de consommer sur place ou d’apporter chez soi. L’autre camion est mobile et se trouve dans le secteur Mingan, au centre-ville, en plus de se déplacer dans divers événements et festivals durant l’été. Il offre le même menu que celui situé au Manoir de Baie-Comeau.

La Marée-Haute
Carl Beaulieu se réjouit de cette initiative qui a beaucoup de succès. Il est fier aussi de s’assurer que ces deux camions de bouffe de rue servent des produits du Québec dans la majorité des cas.


Pour opérer ces cuisines et servir la clientèle, avec trois repas par jour et ce, sept jours chaque semaine, en plus des banquets, congrès et réunions, Carl Beaulieu peut compter sur une équipe de gens dont plusieurs sont des fidèles depuis plusieurs années. L’été, il s’ajoute un groupe de jeunes étudiants dynamiques et motivés, dont certains reviennent chaque année. Le proprio s’assure de leur offrir un traitement avantageux et même des horaires de travail adaptés à leurs occupations d’étudiants, leur permettant de poursuivre quelques heures par semaine le reste de l’année.

La Marée-Haute
Socialement et professionnellement, Carl Beaulieu est bien engagé dans son milieu. Il siège aux conseils d’administration de Tourisme Côte-Nord, de Québec Maritime et du Symposium de peinture de Baie-Comeau qui célèbre ses 35 ans en 2023. Il est aussi président de l’organisation du Festival de la bière de la Côte-Nord qui se tient chaque année en août dans le parc des Pionniers, voisin du Manoir de Baie-Comeau.


Enfin, le restaurateur se prépare à devoir ajuster ses services en raison du projet d’agrandissement de l’hôtel qui ajoutera de 30 à 40 chambres aux 60 déjà offertes. Cela représente une augmentation de clientèle non négligeable La construction devrait se faire en 2024, précise-t-il. Comme on s’en doute bien, ce ne sont pas les projets qui l’effraient. Il a maintes fois démontré qu’il pouvait relever les défis, même plusieurs à la fois.

La Marée-Haute Carl Beaulieu, propriétaire du Bistro La Marée Haute

À cet effet, il a justement entrepris en 2023 la construction d’une nouvelle maison dans le secteur de Franquelin, un projet qui occupe passablement de son temps, mais qui le passionne totalement.

Bistro La Marée Haute
bistro.cool
8, avenue Cabot
Baie-Comeau (Qc) G4Z 1L8
418 296-3391

La propriétaire du populaire et réputé restaurant La Maison du pêcheur à Percé, France LeBreux, originaire de Grande-Rivière, a passé presque toutes les 35 dernières années au service de l’établissement. D’abord comme étudiante à la tenue de livres et comptabilité, engagée par Georges Malemonet, le fondateur venu de France en 1978 à 24 ans, puis comme sa conjointe et mère de ses deux enfants.

Georges et ses deux associés avaient identifié ce vieux bâtiment dès son abandon par le groupe de jeunes qui l’avait investi dans les années 1970, pour en faire une auberge de jeunesse, mais aussi pour y établir le chef-lieu du mouvement contestataire du FLQ, ce qui avait fait grand bruit au Québec et ailleurs dans le monde à l’époque.

 
Leur projet de casse-croûte favorisant et mettant en valeur les saveurs des produits locaux, s’est vite transformé en une reconversion du bâtiment vétuste qu’un aménagement adéquat et une mise en valeur aux accents gaspésiens métamorphosent en un étonnant restaurant qui, conservant l’appellation de La Maison du Pêcheur, accueille dès l’été 1985, ses premiers clients.

La Maison du Pêcheur
Au cours des années qui suivent, Georges s’investit totalement dans son œuvre, ajoutant au sous-sol un café bistro offrant un menu complètement différent et attirant un autre type de clientèle, quelque peu noctambule et plus festive, souvent jusqu’aux petites heures du matin.


Puis, en 2015, au sommet de son art et après avoir mené de front deux carrières comme restaurateur et politicien, Georges est bêtement victime d’un accident de la route auquel il ne survit pas. Et comme si ça ne suffisait pas, l’année suivante, en décembre 2016, une violente tempête détruit une partie importante du bâtiment alors situé en bordure de mer, face au Rocher Percé.

La Maison du Pêcheur
La famille, déjà en deuil du paternel, se voit à nouveau confrontée au malheur. France et les deux autres associés du départ entreprennent de faire déménager le bâtiment à son site actuel et de lui ajouter de nouveaux aménagements pour le faire revivre. L’ajout en façade de l’ancien bâtiment d’un magnifique atrium entièrement vitré, constitue un exemple très réussi d’architecture contemporaine parfaitement intégré au bâti traditionnel du bâtiment, permettant aux clients de bénéficier d’une vue privilégiée sur un paysage exceptionnel.

 La Maison du Pêcheur
Dès la réouverture en juillet 2017, le succès est à nouveau au rendez-vous. Le jeune Christophe assure la relève des cuisines suite au décès de Georges. Riche d’une formation culinaire de première classe, Christophe fait de La Maison du Pêcheur un des hauts lieux de la gastronomie de l’Est-du Québec, un restaurant reconnu internationalement, ayant à son embauche, en pleine opération, plus de 80 employés.

 La Maison du Pêcheur
Puis, les deux associés du départ choisissent de quitter le bateau, laissant à France LeBreux la propriété unique de l’établissement, qu’elle accepte d’assumer avec l’appui de sa famille et de son équipe.


Depuis, elle s’évertue à maintenir la cote de la Maison du Pêcheur, en assurant un approvisionnement de produits locaux. La Gaspésie a la cote. Et pour les touristes en quête de produits du terroir, La Maison du pêcheur se veut un passage obligé. « Je cherche le plus possible à m’approvisionner ici. On travaille avec de la pieuvre, des pétoncles en coquille, des escargots, des algues », énumère le chef Christophe en entrevue à La Presse.

La Maison du Pêcheur
De plus, comme pour mettre un baume sur les plaies encore vives des années précédentes, Christophe fut sélectionné en 2021 pour le titre de Révélation de l’année aux Lauriers de la gastronomie québécoise. On le qualifie alors d’étoile montante de la gastronomie gaspésienne.
Le restaurant est ouvert de juin à septembre et emploie près de 60 personnes. Pour sa part, France LeBreux est fière de son équipe et se réjouit de croire que son fils deviendra la relève entrepreneuriale de la Maison du Pêcheur avant longtemps.

La Maison du Pêcheur
maisondupecheur.ca
157, route 132 Ouest
Percé (QC) G0C 2L0
(418) 782-5331

En février 2002, YinYan voyait le jour au centre-ville gourmand de Rimouski. Ses propriétaires et associés, Yan Hallé et Dany Roy ont voulu créer le premier bar à sushi dans l'est du Québec, avec comme mandat de faire connaître le sushi et la cuisine orientale dans le Bas-St-Laurent. Aujourd’hui, le restaurant emploie 14 personnes.

Yin Yan SushiYin Yan Sushis 2


Comme la cuisine et le sushi sont un art, il est très important pour eux de respecter les techniques et la tradition orientale dans toute leur beauté et leur magie. On parle en fait d’une cuisine équilibrée.
Judicieusement situé dans le secteur des restaurants et des boutiques, rue Saint-Germain, Yin Yan a mis en vedette son savoir-faire asiatique pour le plus grand plaisir : la gourmandise, explique Yan Hallé.
Dès 14 heures, une équipe travaille déjà à préparer les éléments qui seront nécessaires pour servir la clientèle, en salle à manger ou en commandes pour emporter, en début de soirée. Il faut les voir s’activer comme une petite ruche pour que tout soit en place avant l’arrivée des clients ou des commandes.

Yin Yan Sushi Soir

Les amateurs de sushis peuvent y découvrir des variétés exclusives, de même qu’une carte des vins et alcools. Le menu propose des soupes, des tartares, des plats de cuisine asiatique divers, des bols Poké, etc. Yin Yan offre aussi un service de traiteur. De plus, l’établissement encourage les artistes locaux en exposant plusieurs de leurs œuvres.

Yin Yan cuisine équilibrée
yinyansushi.com
61, rue Saint-Germain Est
Rimouski (Qc) G5L 8W2
418.725.2233

Imaginez un concept de restauration qui fait un accord des mets originaux concoctés par des chefs en gastronomie du Mange-Grenouille du Bic, et huit bières artisanales dédiées de la Microbrasserie L’Octant de Rimouski, jamais encore servies dans un établissement de restauration.

Imaginez aussi un grand local favorablement situés en plein cœur du secteur des restaurants, bars et hôtels de la ville, au 97 rue Saint-Louis, qui pourra accueillir la clientèle désireuse de découvrir cet heureux mariage qui sera célébré officiellement au début de décembre 2024, sous l’appellation du Club Saint-Louis.

Maintenant que la saison 2024 de l’Auberge du Mange-Grenouille est terminée, son propriétaire Mathieu Deschênes a décidé de permettre à son équipe de restauration de pouvoir participer à un nouveau projet.

C’est ainsi qu’il a imaginé un concept de sandwicherie et bières avec ses amis de L'Octant – Microbrasserie, qui produisent leurs bières dans un local du parc industriel de Rimouski depuis 2018. On y trouvera une offre abordable de sandwiches, soupes et salades, le tout préparé par les chefs Félix et Gabriel, ainsi que les huit lignes de fût dédiées à l'Octant. Le Club Saint-Louis sera ouvert le midi et le soir selon un horaire à être révélé sous peu.

 Club St-Louis Club St-Louis


Les habitués du secteur reconnaîtront les lieux qui ont abrité pendant quelques années le pub ludique « À qui le tour ? » et le Café Saint-Louis., entre 2020 et 2023.

Club St-Louis

Quant à l’Octant Microbrasserie, c’est au début 2018 qu’elle ouvre ses portes dans un local du quartier industriel de Rimouski. Après plusieurs années d’études et de travail dans le milieu brassicole québécois, l’équipe de L’Octant a finalement décidé de s’implanter dans leur ville d’enfance afin de promouvoir la créativité et la beauté de la région.

Pour sa part, Mathieu Deschênes compte plus de 20 ans en hôtellerie et restauration. Après une carrière dans des institutions de Rivière-du-Loup, dans la chaîne Fairmont, au Sofitel Montréal, à diverses fonctions dont directeur de la restauration, il a été fier de revenir dans sa région natale. Amoureux du Bas-St-Laurent, Mathieu a comme vision de la restauration une offre conviviale, mettre l'accent sur l'hospitalité et pouvoir faire découvrir une gastronomie " du Bas du Fleuve" à tous ceux et celles qui passent au Mange-Grenouille.

« Nous sommes actuellement à un point tournant dans l'histoire du Mange-Grenouille où nous retournons à la base de la restauration, un contact humain, un accent sur la convivialité et l'hospitalité, une relation étroite avec les producteurs de la région et une cuisine qui se veut un ôde au Bas-St-Laurent », explique-t-il sur la page web du Mange-Grenouille.

Il y a fort à parier que la formule développée pour le Club Saint-Louis sera rapidement appréciée et adoptée par les adeptes de mets originaux, populaires et revisités par les chefs, en accord avec des bières artisanales que plusieurs découvriront pour la première fois.

Club St-Louis

Le Club Saint-Louis
97, rue Saint-Louis
Rimouski (Qc) G5L 5P6
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