Choses à faire

Déménager son entreprise installée depuis 2011 à l’Isle Verte, au Bas-Saint-Laurent, vers Saint-Octave-de-Métis, dans la région gaspésienne, 250 km plus à l’est et en plus, en pleine période du temps des Fêtes pour ne pas rater la saison touristique estivale, avec deux fillettes qui doivent changer d’école juste après le congé : voilà le tour de force qu’a accompli Marie-Claude Labrecque avec sa Savonnerie artisanale la Mousse de Mer en décembre 2021.

Mousse de Mer

Sa motivation première : une maison qu’elle a acquise et qui répond à tous les besoins de son entreprise et de sa famille, le tout dans un environnement exceptionnel au cœur du village. De plus, elle accueille des artisans locaux et régionaux qui présentent leurs produits dans la boutique, créant une diversité et une complémentarité avec la variété de savons au lait de chèvre, du savon du pays, des sels, de l’huile et des bombes effervescentes pour le bain, de l’huile à massage, des crèmes pour le corps et des baumes à lèvres, ainsi que plusieurs autres produits originaux à découvrir, tels les chandelles et désodorisants. On y trouve également des produits végans.

Mousse de Mer
Nous débarquons à son atelier au lendemain d’une première chute de neige, en novembre 2022. Les enfants viennent de terminer leur repas du midi et ils remettent leurs manteaux et bottes pour attraper l’autobus scolaire qui va arriver sous peu. À la fois mère de famille et entrepreneure, ces deux rôles s’accomplissent en parallèle. Il règne dans ce grand bâtiment aux vitrines colorées, situé à quelques enjambées de l’église paroissiale, une heureuse ambiance, sans parler d’un mélange d’odeurs fines et exotiques qui émane des divers produits qu’on y fabrique.


Marie-Claude crée et confectionne elle-même la totalité des produits qu’elle propose dans sa boutique. Son atelier lui permet de réaliser divers types de savons et d’autres produits dérivés, qui sont ensuite étiquetés et placés en étalage, ou encore expédiés un peu partout grâce aux vente de sa boutique en ligne sur la plateforme Etsy. Quelques points de vente au Bas-St-Laurent, en Gaspésie et ailleurs au Québec distribuent certains de ses produits.

Mousse de Mer Mousse de Mer
Au premier coup d’œil, le nouveau local aux hauts plafonds est éblouissant et coloré. On y trouve également des échantillons qui permettent de tester pour mieux choisir avant d’acheter. Les emballages sont également attrayants et originaux, tout comme le sont les noms et appellations donnés aux produits.


Marie-Claude Larocque n’a pas ménagé les efforts pour que les clients qui viendront découvrir sa boutique deviennent des habitués et en parlent à leur entourage. En cette période avant les Fêtes de fin d’année, lors de notre passage, les quantités de divers produits remplissent les tablettes. On veut satisfaire la clientèle qui recherche des cadeaux originaux pour parents et amis.

On y trouve également des articles tissés sur place par une artisane sur un métier, comme à la belle époque. Avec de la chance, on peut la voir travailler à ses oeuvres lors de notre passage à la boutique.

Mousse de Mer


Depuis 2023, l’affichage touristique sur la route 132 et sur la route menant à Saint-Octave et aussi dans le village permettent maintenant de facilement trouver comment s’y rendre.

 Mousse de Mer Mousse de Mer
Même s’il s’agit d’un petit détour du circuit touristique habituel, il en vaut la peine. Parce que ce que Marie-Claude y a concocté déborde d’originalité, d’amour et de belles histoires, qu’elle aime bien raconter, comme un beau chou ajouté sur l’emballage-cadeau. On a juste envie d’y revenir pour en entendre une nouvelle, à la prochaine visite.

Savonnerie artisanale la Mousse de Mer
lamoussedemer.com
328, rue Principale
St-Octave de Métis, Qc G0J 3B0
418-775-3313

par Pierre Perreault

Parmi les forfaits proposés par Voyages CoSte en Minganie et sur la Basse Côte-Nord, il y deux excursions qui nous transportent à la découverte de deux secteurs différents de l’Archipel de Mingan, un des joyaux naturels de la région sous la responsabilité de Parcs Canada.

La première excursion prend son départ au quai de Longue-Ponte-de-Mingan, le village reconnu depuis longtemps pour sa proximité de deux des îles populaires faisant partie de l’histoire maritime de cette partie du Golfe du Saint-Laurent : l’île aux Perroquets et l’île Nue. À bord d’un bateau de la Famille Loiselle, on s’élance sur une mer plutôt calme lors de notre excursion du 3 septembre, sous un soleil radieux.

Minganie  Minganie 


Le secteur ouest de l’archipel de Mingan est privilégié par la présence des mammifères marins, une faune ailée attrayante, une flore luxuriante et des sculptures de roche qui semblent garder l’endroit depuis des siècles. Le royaume des macareux de l’île aux Perroquets est plutôt tranquille en ce début de septembre, les oiseaux étant déjà partis vers leur habitat d’hiver. Toutefois, les phoques et les rorquals y sont toujours présents. On y trouve un phare et des bâtiments ayant été préservés dont le guide nous raconte l’histoire avec beaucoup d’intérêt.

Pour leur part, les monolithes de l’île Nue offrent un spectacle assez fascinant, en bordure de mer. Leur nombre important et leurs formes intrigantes ont de quoi susciter l’intérêt.

Minganie Minganie

Lorsque les conditions de la mer sont favorables, le capitaine du bateau de la Famille Loiselle nous invite à déguster de l’oursin fraîchement pêché lors de notre retour au quai à l’île Nue. Le fond de la mer sous le quai en est d’ailleurs tapissé. Voilà un moment agréable et savoureux de cette excursion.

La seconde excursion qu’on nous a proposée est celle du secteur est de l’Archipel, à partir du quai de Havre-Saint-Pierre, la capitale administrative de la Minganie. À bord d’un bateau confortable et rapide, Le Calculot, nous avons effectué une croisière de près de trois heures au cœur de l’archipel des Iles-de-Mingan, dont une escale sur l’île Quarry pour y admirer les nombreux et impressionnants monolithes géants qui ont inspiré divers poètes et artistes-peintres, et sur l’île Niapiskau, le tout accompagné des guides de Parcs Canada.

Minganie Minganie

La météo favorable et agréable de ce début de septembre a certes contribué à rendre ces excursions davantage mémorables. Surtout quand ces sculptures naturelles qu’on surnomme « pots de fleurs » font partie de notre imaginaire depuis si longtemps. De s’y retrouver, dans ce décor presque magique, au bout d’une plage de galets, fut un des moments forts de ce périple en Minganie.

Minganie Minganie

Des forfaits découverte pour tous les goûts et en toutes saisons
N’eut été de la distance importante à parcourir pour notre retour à Québec et à Montréal et du peu de temps additionnel disponible, nous aurions certainement prolongé notre séjour pour profiter d’autres destinations qu’offre Voyages CoSte dans la vaste région qui s’étend jusqu’à Blanc-Sablon, à la limite du territoire québécois de la Basse-Côte-Nord et à la frontière du Labrador.

Minganie Minganie

Cette vaste région où la route est presque inexistante, sauf pour quelques sections entre des villages isolés, est riche en histoire et en légendes chez les populations qui l’occupe depuis des temps immémoriaux.

On peut s’y rendre avec le forfait « Bella Desgagnés », du nom du bateau qui dessert ces villages à partir de Rimouski et de Sept-îles la majeure partie de l’année, une fois la semaine. Dépaysement total garanti. On peut aussi choisir le forfait « La Grande séduction et Découverte des Toutes-Îles », dont la typique et fabuleuse île de Harrington Harbour, lieu de tournage du film qui a séduit bien des Québécois, ou encore le « Blanc-Sablon et Labrador », pour une aventure unique au cœur de cette contrée qui ne demande qu’à être découverte et admirée.

Minganie Minganie Minganie

Voyages CoSte offre également depuis 2025 un forfait hivernal Éco-aventure en motoneige à Anticosti, pour une expérience unique hors sentiers. D’autres excursions hivernales sur la Côte-Nord sont offertes, dont « Route blanche » et « Weekend Taiga ».

La directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux., et son équipe de professionnels et accompagnateurs, s’acharnent à faire de chaque séjour un événement unique et rempli de sensations fortes et d’émotions nouvelles. Les quelque 90 entreprises touristiques membres de la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (CoSte) misent sur le dynamisme et la volonté ferme qui s’expriment dans la mission de l’organisation pour encore mieux poursuivre le développement de cette industrie longtemps fragile et faire découvrir la richesse du milieu nordcôtier à de plus en plus de voyageurs d’ici et d’ailleurs.

Pour notre part, plusieurs semaines après notre retour en ville, nous avons encore beaucoup de belles images et de merveilleux souvenirs qui hantent nos pensées.

Pour voir les forfaits offerts par Voyages CoSte et les détails de chacun, visitez la page web : voyagescoste.ca


Côté culture, il ne faut pas manquer de visiter au sud de Percé l'ancienne usine de transformation de poissons, la Vieille Usine de l'Anse-à-Beaufils, devenue depuis des années le carrefour culturel de la région avec ses salles de spectacles, sa galerie, son bar et bistro sur le quai. À proximité, le Magasin historique fait revivre l’époque du magasin général, tenu souvent dans cette région par des jersiais.

Vieille Usine
La Vieille Usine de l'Anse à Beaufils  

Fin août, Percé convie les cinéphiles aux Percéïdes, un festival international de cinéma d’auteur et d’art. Les Percéides en tant qu’unique festival de cinéma d’auteur en Gaspésie se distingue par sa liberté d’esprit, son caractère novateur dans la programmation et son souci d’ouverture aux spectateurs non professionnels intéressés par les cinémas contemporains audacieux. La sélection du festival est sensible à la production annuelle de longs métrages et de courts métrages ainsi qu’a des formes cinématographiques qui explorent différents genres tels la fiction, le documentaire, l’animation, le cinéma populaire, le cinéma rural et le cinéma d’auteur et expérimental.

Pit Caribou
Le festival agit également comme diffuseur d’art contemporain in situ avec sa nouvelle salle de cinéma au cœur de Percé. A proximité, la microbrasserie Pit Caribou s’anime en soirée avec une riche programmation de spectacles musicaux.

Denis Loiselle
 Les arts visuels ne sont pas en reste. À quelques pas, à sa nouvelle Galerie Ovila, l’artiste-peintre Ovila David Huard propose une expérience d’arts visuels et de trouvailles. Un peu du sud du village touristique, l’artiste-peintre Denis Loiselle vous accueille dans son atelier- galerie pour vous faire découvrir sa peinture, une passion tardive après une carrière en médecine. Les deux artistes-peintres sont membres du Circuit des Arts de la Gaspésie.

Tektonik
Pour parfaire vos connaissances en géologie, le Géoparc vous propose Tektonik, une expérience multimédia immersive qui fait un survol des caractéristiques géologiques et patrimoniales de Percé. Le visiteur fait ses premiers pas dans la découverte de 23 géosites, avec comme point d’ancrage le majestueux rocher Percé. Tendez l’oreille pour écouter les légendes
murmurées par les pierres, depuis des millions d’années. Vous pourrez voyager dans le temps à la rencontre d’Agathe, la mystérieuse
« liseuse de bonne aventure », tout en assistant à la formation spectaculaire du Rocher Percé.

Visitez "Courant-culturel, MRC du Rocher-Percé"

La communauté LGBT est reconnue pour son goût en matière de vêtements à la mode et de soins esthétiques. Le Village propose plusieurs adresses d'intérêt pour ceux et celles qui veulent explorer différents univers.

Depuis près de cinquante ans, le Village s’est développé autour de la boutique érotique Priape qui fut un véritable pionnier en s’établissant sur la rue Ste-Catherine est, d’abord près de Champlain, puis à l’adresse actuelle au cœur du Village. C’est un arrêt incontournable pour l’homme gai en matière d’érotisme au masculin en visite dans le Village.

Un grand nombre d’hommes gais soucieux de leur apparence et de leur forme physique connaissent le centre de soins pour hommes Physotech, habilement aménagé dans un environnement convivial et authentique.  Depuis plus de 40 ans on y offre une multitude de services professionnels spécialement adaptés aux besoins de l’homme d’aujourd’hui.  Avec le temps, Physotech n’a cessé d’évoluer et d’innover afin de répondre aux attentes d’une clientèle avertie et ainsi devenir le « Spécialiste en manscaping ». Physotech se distingue des autres centres, tout simplement par le fait que les traitements sont adaptés et dispensés par et pour des hommes. Désormais situé sur le boulevard René-Lévesque, à quelques pas du centre d’activités du Village, Physotech s’est donné un look résolument moderne, à la fois clinique et urbain industriel.

Rue Sainte-Catherine, voisin du Parc de l’espoir, les hommes aiment bien l’ambiance et le concept de Bonbarbier, présent depuis plusieurs années et réputé pour ses services de qualité pour une clientèle exigeante. Des rénovations effectuées au début de 2024 ont permis d’offrir encore davantage un environnement agréable et adapté aux besoins. Pour une coupe de cheveux, une coloration, un changement de look, ou encore pour la taille et l’entretien de la barbe ou simplement un rasage, l’équipe d’experts de Bonbarbier est toujours prête à accueillir sa clientèle d’ici ou celle de passage en ville.

Juste en face, la populaire boutique Armada par The Men’s Room est le rendez-vous des amateurs d'inspiration et se présente comme le guichet unique pour tous vos besoins en matière de fétichisme et de vêtements, et dans les équipements de sport, en néoprène, en cuir et de bondage. Des experts « kink » compétents sont disponibles pour vous aider à explorer de nouveaux intérêts passionnants.  Armada a sa propre équipe de confection de vêtements et d’équipements de cuir. On y fait aussi la réparation. On y trouve aussi des billets pour toutes les plus grandes soirées de Montréal tels que Fierté Montréal et les soirées PittBull.

Pour les vêtements mode plus conventionnels et pour toutes saisons, on ne manquera pas d’aller visiter la Boutique OSEZ, voisine de la nouvelle Place du Village, rue Wolfe. Les propriétaires, Laurence et Raphaëlle s’évertuent à rassembler le meilleur éventail de vêtements, chaussures, et accessoires pour hommes et unisexe. Les clients y viennent entre autres pour les marques Scotch & Soda, Diesel, Lacoste ou encore la montréalaise Kuwalla, sans oublier Superdry. En opération depuis 2004, OSEZ se soucie de la non-binarité socialement en vogue dans les discours ; l’idée de « dégenrer » ou du moins de mélanger/neutraliser les genres dans le vêtement est aussi présente au niveau de plusieurs collections sport et de ville.

Acadie Love fêtera en 2026 ses 10 ans de fierté, une décennie de célébrations, d’inclusion et de rassemblement pour la communauté LGBTQ+ acadienne . Pour souligner ce jalon important, on prépare une édition exceptionnelle du 9 au 11 juillet prochain : trois jours d’activités festives, de performances marquantes et de moments inoubliables qui mettront en lumière toute la richesse et la diversité de la région.

Depuis sa création, Acadie Love s’est donnée pour mission de célébrer la diversité sexuelle et de genre, de créer des espaces sécuritaires et inclusifs et de faire rayonner les voix 2SLGBTQIA+ de Caraquet et de la région. Depuis dix ans, le festival contribue à briser les préjugés, à favoriser le dialogue, ainsi qu’à renforcer le sentiment d’appartenance au sein de la communauté acadienne et au-delà.

Acadie Love 2025
« Quand nous avons lancé Acadie Love, nous rêvions d’un espace où chacun pourrait se sentir vu, entendu et fier. Dix ans plus tard, ce rêve continue de grandir avec notre communauté », affirme Kevin J. Haché, président d’Acadie Love.

Les organisateurs dont ravis de révéler dès maintenant les détails de deux activités phares de l’événement : l’artiste musicien et chanteur Jeremy Dutcher proposera une performance exceptionnelle à l’occasion de ce 10ᵉ anniversaire le 11 juillet, et après l’immense succès de l’an dernier, la grande tablée « À table avec fierté » fera également son grand retour le 10 juillet.

Acadie Love 10 ans
Jeremy Dutcher est un porteur de chants bispirituel, compositeur, activiste, ethnomusicologue et chanteur classique formé professionnellement, qui vit à Montréal (Québec). Membre wolastoqiyik de la Première Nation Tobique, au Nouveau-Brunswick, Jeremy a été formé comme ténor d’opéra dans la tradition classique occidentale et a élargi son répertoire pour y inclure le style de chant traditionnel et les chansons de son peuple.

Acadie Love 10 ans
Pour la Grande tablée, en plus d’un cocktail de bienvenue, on vous propose ensuite une planche de charcuteries et des amuse-gueules, suivie d’un souper trois services! La soirée sera animée par des Drag queens qui ajouteront éclat, humour et énergie à l’événement. Un bar payant sera également disponible sur place. Pour terminer en beauté, un DJ fera danser tout le monde!

Les billets pour ces deux activités seront en vente dès le vendredi 5 décembre, 10 h, sur le site Web d’Évencia Billetterie

Pour suivre le développement de la programmation, consulter le site Web d'acadie Love.

Acadie Love 10 ans

L’artiste-peintre de Cloridorme, le gaspésien Marc-Alain Marticotte, a vu une de ses œuvres être acceptée par le comité de sélection comme don à l’enrichissement des collections du Musée de la Gaspésie, à Gaspé. Son intronisation a eu lieu le 18 octobre dernier en présence du directeur général de l’institution, Martin Roussy.

Le Musée de la Gaspésie, créé en 1977, a pour mission de collectionner, interpréter, étudier et diffuser le patrimoine culturel de la Gaspésie, afin que tous puissent découvrir ou redécouvrir l’histoire de ce territoire. C'est dans le cadre d'un volet de cette mission que la proposition d'oeuvre de M. Marticotte viendra enrichir les collections de l'institution. Le Musée anime aussi son milieu par le biais de l’éducation muséale et de l’action culturelle, puis assume son leadership régional en muséologie en partageant ses expertises et en collaborant avec de nombreux acteurs du territoire.

Marc-Alain Marticotte

L’œuvre offerte au Musée intitulée « Raconte-moi la Gaspésie », une toile de format 20’’ x 30’’ (50,8 cm x 76,2 cm) a été réalisée avec l’acrylique et des techniques mixtes et medium gel.

L’artiste y évoque divers aspects historiques, culturels et humains de la société gaspésienne depuis sa découverte en 1534. Les divers aspects qui y sont illustrés, tel que l’explique M. Marticotte, ce sont :

- Le rouleau historique de la découverte
- La bouée des bateaux
- L’arrivée de Jacques Cartier
- Gaspé le nouveau monde
- L’influence du christianisme
- La forteresse / le cap de Gaspé
- La baie de Gaspé
- Les outils de travail des pêcheurs
- La drave
- La fierté gaspésienne, sa culture

Certains éléments sont spécialement présents pour montrer la modernité et l’évolution du bout du monde, tout en évoquant la présence amérindienne. Bien entendu, le style non-figuratif de l’œuvre laisse place à des interprétations. L’artiste tient quand-même à préciser ce qui a alimenté sa créativité lors de son exécution au cours de l’été 2024.

Marc-Alain Marticotte

Avantageusement connu comme artiste-peintre au Québec depuis de nombreuses années, Marc-Alain Marticotte est présent dans le paysage des arts visuels un peu partout dans le cadre de salons, d'expositions, de performances en direct et de conférences, entre autres. Artiste ouvertement gai, il a participé à de nombreuses occasions à des événements de la communauté dans le Village à Montréal, à des expositions solo ou en groupe dans des galeries, à des performances colorées et animées à diverses reprises, autant à Montréal qu'à Québec et dans les régions.

Plus récemment, il a été le co-fondateur et promoteur du Symposium de peinture et d'art visuel Clorid'Art, qui se tient à Cloridorme, en Gaspésie, à la fin du mois d'août et qui attire des centaines de personnes.

Marc-Alain Marticotte est bien fier de ce don aux collections du Musée de la Gaspésie. On annoncera plus tard un événement pour célébrer ses 40 ans de vie artistique avec une exposition spéciale en août 2026.

Pour plus d'information, on consulte sa page Facebook.

Depuis le 7 juin 2025 et jusqu’au 3 mai 2026, La Pulperie de Chicoutimi / Musée régional propose au public d’ici et d’ailleurs un voyage fascinant dans l’univers coloré de l’artiste visuel Jean-Jules Soucy, concepteur de La Pyramide des Ha! HA! Cette installation haute de 21 mètres, érigée par un groupe de citoyens en souvenir des inondations de 1996 dans le parc des Ha ! HA! à la Baie est recouverte de 3 000 panneaux de signalisation « Cédez le passage » fixés sur une structure d’aluminium.

JJ Soucy
L’exposition « Bonjour Jean-Jules ! » propose des créations plus anciennes, rarement revues, des travaux plus récents, mais toujours inédits, des esquisses de projets, des documents d’archives, des citations savoureuses… Les co-commissaires Hélène Soucy, sœur de l’artiste, et Daniel Jean, font briller de tous ses feux une œuvre déjà lumineuse de celui qui est décédé en juillet 2022 à 71 ans.

Découvrant des fleurs faites de pelures d’oignon, des petites chaises découpées dans des boîtes de conserve, une grande table remplie de faux gâteaux et de sucreries, le public, y compris les enfants, pourra découvrir l’ampleur du travail de Jean-Jules Soucy, son attachement à sa ville natale, La Baie, son processus de création, son ingéniosité, son sens du détail et de la démesure, sa capacité de mobiliser la population pour la réalisation de ses projets les plus fous, son « humour vert », sa réflexion sur l’art et sur la vie, son humanisme et surtout, son talent pour transformer le quotidien en poésie. Un voyage inédit dans l’univers de l’esprit et de la beauté.

JJ Soucy

Sa production couvre une période de 43 ans à partir de 1979. « Approche critique certes mais empreinte de dérision, de détournements et d’ouvertures. Souvent associé à la collectivité par sa mise en forme ou sa forme même, ce travail s’est résolument employé à questionner les fonctions de l’Art », écrivait-il lui-même dans une biographie où il parlait d’un artiste provocant (comme lui) mondialement connu, le français Marcel Duchamp, qui a révolutionné le monde de l'art au XXe siècle et agi comme un influenceur important de sa carrière. Jean-Jules Soucy est inspiré par une vision poétique de l'art qui n'exclut pas l'engagement et la critique (en termes soucyens, « le bricolage engagé, le charriage allégorique et le prismacolor politique »...).

D’abord diplômé de l’UQAC en enseignement des arts plastiques en 1976, il a ensuite exercé son métier pendant quelques années à cette même institution, avant de s’engager en permanence dans la pratique de ses talents artistiques en peinture, en sculpture et autres disciplines connexes. Durant sa carrière, il a exposé et participé à des dizaines d’expositions et d’événements artistiques au Saguenay, au Québec et ailleurs au Canada et dans le monde. En 2008, il recevait le Prix à la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec.

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« Bonjour Jean-Jules ! »
Du 7 juin 2025 au 3 mai 2026
 

JJ Soucy

La Pulperie de Chicoutimi / Musée régional pulperie.com
300, Rue Dubuc
Chicoutimi, QC G7J 3J1
(418) 698-3100

Il ressemble à ses photos. Grand, solide, imposant, charmant, pausé, calme… Dès le premier contact on se sent à l’aise, un peu comme si on s’était vus la veille. Pourtant, François Cormier en mène large alors que se prépare la 15e édition des Percéides, le Festival international de cinéma et d’art à Percé, en Gaspésie, dont il est le directeur général et artistique, mais également le fondateur.


Originaire de Newport, il vit et travaille à Montréal et à Percé. Il a une formation en urbanisme de l'Université de Montréal (1985). Il a poursuivi des études interdisciplinaires en arts à l'Université Laval de Québec (1982) et dans le programme Arts et lettres du CEGEP de la Gaspésie et des Îles (1979).

Percéides

François Cormier


Après ses études, il séjourne en Europe et plus particulièrement en France où il devient chargé de projet pour le métro de Paris (RATP) au service de design et de recherche sur l'intégration des nouvelles approches en architecture urbaine (1987-1989). De retour à Montréal, il s'implique activement dans le milieu culturel comme commissaire, programmateur et collaborateur pour le Festival des films du Monde (FFM, Festival des Grandes Écoles de Cinéma du Monde, le Festival Vues d'Afrique et pour le Festival international du Jeune Cinéma de Montréal (1990-1991).

 
Il s’implique et initie de nombreux autres projets en arts, en cinéma d’auteur et dans divers secteur d’activités à Montréal et ailleurs pendant plusieurs années. Puis, En 2008, il crée en Gaspésie un tout nouvel événement dans les domaines du cinéma d'auteur et de l'art contemporain intitulé : Les Percéides – Festival international de cinéma et d'art de Percé. Il crée aussi La Nuit du cinéma à Percé, une activité de diffusion hivernale en plein air sur le site historique Charles Robin sur la plage de Percé dont l'activité a remporté en 2011 le prix Citoyen de la culture décerné par l'organisme québécois Les arts et la ville et l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Il est l'initiateur des Premiers États généraux du cinéma en Gaspésie qui se sont tenus à Percé en juin 2012, de l'École de cinéma d'été de Percé (2018-2019).

Les Percéides Les Percéides
Il nous reçoit dans le bâtiment historique, en plein cœur de la ville, construit en 1786 comme bâtiment de ferme, puis comme chantier de bateaux, jusqu’à ce que les artistes Suzanne Guité et Alberto Tommi y créent le Centre d’Art de Percé en 1956, qui a connu plusieurs époques et de nombreuses heures de gloire. Depuis 1990, il est la propriété des Bateliers de Percé et le bâtiment est l’hôte de plusieurs activités au fil des ans. Les Percéides ont entrepris un partenariat avec Les Bateliers en 2017, notamment pour l’aménagement d’une salle de cinéma. François Cormier et son équipe mijotent depuis un projet de renaissance du Centre d’art avec plusieurs partenaires du milieu.

Entretemps, il accueille les organisateurs des Percéides qui fêtent 15 ans en août 2023, qui promet d’être une édition hors de l’ordinaire, avec entre autres le comédien, metteur en scène et cinéaste Québécois Luc Picard comme président du jury. On prévoit présenter 110 films à Percé et Gaspé. Le défi de l’organisation qui compte une trentaine de personnes dans son équipe de production : innover, année après année, assure François Cormier.


Visionnez la bande-annonce du Festival Les Percéides 2023.

Les Percéides


En plus des nombreux partenariats locaux et régionaux qu’il entretient depuis plusieurs années, Le Festival Les Percéides s’est constitué un solide réseau national et international formé d’une centaine d’organisations professionnelles du cinéma : distributeurs de films, festivals de cinéma, institutions d’enseignement du 7e art, etc.


Les Percéides offre, depuis 2008, au public local et régional un accès à diverses formes de cinéma d’auteur d’ici et d’ailleurs en saison estivale. Il propose également, depuis 2015, la Grande Rencontre des arts médiatiques en Gaspésie, un événement rassembleur centré sur les arts médiatiques et les pratiques expérimentales contemporaines qui en découlent.

Les Percéides Les Percéides
Après une carrière et un cheminement de vie aussi remplis de réalisations, qu’est-ce qui peut encore faire rêver François Cormier ? « Réaliser à Percé un nouveau pôle culturel et artistique au Québec ». Il est déterminé à ce que ce projet se concrétise. En parallèle, il s’investit avec les Bateliers pour que le bâtiment historique puisse être restauré rapidement. Il en fait une priorité.


On comprend que lorsque François Cormier s’engage dans un projet, il finit toujours par se réaliser. Ainsi, à la suite d’une campagne de socio-financement en 2019, la salle de cinéma a dorénavant des vrais sièges installés sur une estrade en dénivelé. Exit les chaises de salle paroissiale d’auparavant ! Les Percéides ont inauguré la nouvelle salle de cinéma en juillet 2022, en même temps qu’un tout nouvel espace bar, lounge et espace co-working .connexe à la salle de cinéma.

Les Percéides

FESTIVAL LES PERCÉIDES
perceides.ca
162, route 132 Ouest
Percé (Québec) G0C 2L0
418 782-4379

Pour souligner le 50e anniversaire de l’album Neiges, d’André Gagnon, décédé le 3 décembre 2020, Audiogram vient de lancer une nouvelle version vinyle de collection avec un livret hommage qui comprend des photos inédites et des notes personnelles du musicien.

En revisitant l’album, on s’est rendu compte à quel point c’était une musique super actuelle et à quel point, André Gagnon est un génie qui a marqué par son audace, indique Mathilde Corbeil d’Audiogram. En 1975, la musique classique appartenait à une classe un peu plus éduquée. Il l’a fait rencontrer avec la musique populaire.

Les concepteurs se sont aussi plongés dans l’imagerie d’André Gagnon à cette époque. « Quand on a fouillé dans les archives, on a été saisis de voir toute l’originalité, les décors super colorés, vraiment audacieux. On s’est dit: ah, mon Dieu, c’était ça aussi, André Gagnon! »
Neiges 50 ans
Reconnu comme un disque phare des années 1970, Neiges a passé 24 semaines dans le classement des dix meilleurs vendeurs du Billboard américain et s’est vendu à 700 000 exemplaires dans le monde. Il comprend entre autres le succès planétaire disco Wow. En 1977, Neiges avait remporté le Juno de l’album le plus vendu et Wow, celui du simple le plus vendu. Cet hymne disco instrumental ajouté à la dernière minute pour compléter l’album « Neiges », paru l’année précédente, n’a rien de moins que « volé la vedette » du disque.

La notoriété d’André Gagnon dépasse largement les frontières du Québec et du Canada dans les décennies suivantes. En Europe comme en Asie, le pianiste s’est illustré sur les plus grandes scènes du monde.

Originaire de Saint-Pacôme, il est décédé le 3 décembre 2020 à l’âge de 84 ans. Il souffrait depuis quelques années de la maladie dégénérative à corps de Lewy, un trouble neurocognitif aux symptômes s’apparentant à ceux de la maladie d’Alzheimer et de la maladie de Parkinson.

 Neiges 50 ans
De plus, des concerts hommages de l’Orchestre Métropolitain auront lieu les 13 et 14 décembre, à la Maison symphonique de Montréal. Deux des trois représentations affichaient complet aujourd’hui, le 2 décembre. 

L’OM rend un vibrant hommage au compositeur André Gagnon, véritable fleuron de la musique québécoise. Pianiste accompli et fervent défenseur de la culture québécoise, André Gagnon s’est toujours efforcé de faire le pont entre musique classique et populaire. Neiges en est un brillant exemple, avec son Dédéthoven inspiré par Beethoven, sa Chanson pour Renée Claude ou son Petit concerto pour Carignan et orchestre, dédié au meilleur violoneux du Québec, Jean Carignan.

Des œuvres chorales complètent le programme afin de nous plonger dans l’ambiance des fêtes avec entrain et un brin de nostalgie.

Glenn-Crawford

Glenn Crawford was the instigator of the Build Our Bank and LGBT Village initiatives in the famously reserved capital since starting the volunteer-run project in 2007. While he has recently stepped down as president of The Village, making room for new ideas from successor Ian Capstick, Crawford has left an indelible mark on a town where there wasn’t a lot of consensus about creating a gay village.

Born out of town hall meetings about the reconstruction of Bank Street, the idea of designating the stretch between Wellington and Gladstone as The Village was about “trying to get a sense of belonging and place, where people feel they can be themselves, have access to services, fool around and shop,” Crawford says. “Gradually a lot of LGBTQ organizations have coalesced into this area… Forming The Village was a natural progression.” When he started fundraising and participating in public advisory committees five years ago, Crawford came up against both the veiled homophobia of a local business improvement association, as well as criticism from the LGBT community that the project was coming 10-20 years too late.

“People were asking Why do we want to create a ghetto? A lot of that criticism comes from people who are out [of the closet],” Glenn says with his typical incisiveness, “from people who have the relationship, two dogs and friend circle. I don’t need a Village either! It’s for people who are struggling in suburban or rural areas; it can be for everyone.” And as a child of the sleepy, inaccessible suburb of Kanata – “not an easy place to grow up gay” – Crawford speaks from experience. Like most LGBT people in any Village in any major city anywhere, the urban geographic bubble exists as much for townies as it does for people who have moved there to escape the stifling places they come from.

And lest you think that Crawford’s project was for commercial reasons alone, it may seem counterintuitive that he’s not a shop-keeper himself, but rather a website and graphic designer who lives just off Bank and works part time in a local gallery. “There’s a social aspect to it. Taking pride in who you are and finding a sense of value in there being a community,” which for him includes keeping the subsidized housing in the area, and watching out for condo development that could “force out the funkier elements.”

“It’s [about] putting roots down; people say it’s 20 years too late, but for me it’s just in time,” Glenn concludes. Echoing a theme that has emerged in everything from architecture to sociology, he adds that “The online world is not the same as having a real community. I worry about that, about younger generations, they’re not valuing the sense of community.”

So maybe when you walk by the “We Demand” mural that The Village commissioned on Gladstone and Bank Streets, you might get a sense of what that community looks like and is for, and clap your fairy hands for Glenn Crawford. Photo by Noreen Fagan