Par Pierre Perreault
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Au Village historique de Val-Jalbert de Chambord, au Lac Saint-Jean, la nouvelle saison d’activités met en valeur son héritage ferroviaire avec deux wagons de train en bois, semblables à ceux qui transportaient la pulpe vers les grands centres à l’époque.
C’est donc l’occasion de redonner vie au riche patrimoine ferroviaire de ce lieu emblématique d’une période animée par un grand projet industriel de la première moitié du XXe siècle : le moulin à pulpe de Val-Jalbert et le village qui y fut créé. Ainsi, à l’intérieur de ces wagons, un labyrinthe de pulpe et des activités destinées aux enfants de 6 à 12 ans permettent de découvrir de façon ludique le transport et la transformation de la pâte de bois. Pour les grands-parents, c’est une merveilleuse occasion de partager un pan d’histoire industrielle avec les plus jeunes.

Les activité habituelles et réputées du Village historique de Val-Jalbert seront toujours présentes du 16 mai au 12 octobre. À Val-Jalbert, la décennie des années 20 ne s’est jamais terminée. Ressentez l’âme du Village à travers des plus de 40 bâtiments historiques conservés – les maisons d’ouvrier, le magasin général, le bureau de poste, le couvent-école, etc.
Le spectacle immersif « Du cœur à l’ouvrage » vous est présenté au sein même du patrimoine industriel du moulin à pâte à papier, vous transportant sur le lieu de travail d’époque des ouvriers pour y découvrir l’histoire véridique de tous les habitants de ce village de compagnie.
Rehaussez votre expérience en profitant d’une ascension en téléphérique jusqu’aux belvédères, d’où vous bénéficierez de points de vue exceptionnels sur la puissante chute Ouiatchouan.

Plusieurs événements spéciaux sont proposés durant la saison estive et même jusqu’à l’automne. Divers modes d’hébergements sont offerts pour ceux qui veulent prolonger l’expérience. On peut aussi manger le midi ou le soir au resto du Moulin, pour un souper gastronomique mettant en vedette le riche terroir régional. Le Magasin général propose aussi divers produits pour grignoter ou rapporter des souvenirs.

Reconnu comme site patrimonial classé depuis 1996, Val-Jalbert comprend aujourd’hui plus de 90 bâtiments et vestiges, dont 42 bâtiments toujours existants, ainsi qu’un site archéologique associé couvrant l’ensemble de son territoire. Il constitue à ce titre un lieu majeur de transmission de la mémoire collective du Québec.
La Corporation du Parc Régional a obtenu en 2009 l’accord du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCF), de Développement économique Canada et de la municipalité régionale de comté (M.R.C) du Domaine-du-Roy ─ propriétaire actuel du site ─ pour financer un projet de 19, 7 M$ visant la revitalisation complète du Village historique de Val-Jalbert, tant au niveau de ses infrastructures que de son interprétation et de l’expérience touristique sur le site.
Les passeports annuels sont offerts depuis avril et proposent plusieurs avantages, dont une association avec le Zoo Sauvage de Saint-Félicien pour l'accès à deux expériences régionales distinctes et incroyables, des rabais au restaurant, etc. Le passeport individuel ou familial permet un accès sans limite au site et à plusieurs des activités de la saison, que ce soit pour une journée complète ou une simple marche de fin de journée. Le passeport est valide dès son achat et ce jusqu’au 30 avril 2027. Des tarifs différents sont proposés pour la basse-saison et pour la haute-saison.
Plus de détails sur le site Web : valjalbert.com

Village historique Val-Jalbert
valjalbert.com
95, rue Saint-Georges
Chambord (Québec) G0W 1G0
418 275-3132
Le Site historique martitime de la Pointe-au-Père, à Rimouski, a ceci de particulier qu’il mène les visiteurs du sol vers les hauteurs, puis vers les profondeurs de l’océan. En effet, Parcs Canada administre et anime ce site qui propose des curiosités et des émotions fortes aux visiteurs.
Martin Debolfe, coordonnateur du marketing pour le site historique, explique que tout est en place pour surprendre et instruire les visiteurs avec trois attractions distinctes :

- Le sous-marin Onondaga, premier sous-marin accessible au public au Canada, qui expose le quotidien de 70 hommes d’équipage qui vivaient confinés dans ce sous-marin de 90 mètres. L’été, on peut y vivre l’expérience d’y passer une soirée et une nuit avec une animation interactive.
- Le phare et ses bâtiments connexes. Érigé en 1909, il est le 2e plus haut au Québec et l'un des rares phares à posséder encore son prisme. Dans la maison du gardien, une exposition sur les phares du Saint-Laurent.
- Le musée de l’Empress of Ireland. Si on connait bien le naufrage du Titanic, on connait moins bien celui de ce paquebot qui a coulé au large de Rimouski en 14 minutes en 1914. Une exposition impressionnante et émouvante. Une présentation vidéo surprenante.
Le Musée ouvert en 2000 a été agrandi en 2017. L’exposition y a été totalement modifiée. Les technologies numériques permettent une interaction captivante avec le visiteur. De revivre en simulation vidéo la collision des deux navires et de voir ensuite le paquebot couler, ne laisse personne indifférent. Surtout quand on sait que 1102 personnes y ont laissé leur vie.
Site historique maritime de la Pointe-au-Père (SHMP)
shmp.qc.ca
1000, rue du Phare
Rimouski, QC G5M 1L8
418.724.6214
Riche de plus d’un siècle d’histoire, La Pulperie de Chicoutimi est considérée aujourd’hui comme un des sites historiques majeurs de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, avec son imposante collection de 26 000 objets témoignant de l’histoire et du patrimoine régional, l’aménagement de six salles d’expositions dont deux possédant les caractéristiques techniques des grands musées canadiens, pouvant accueillir des expositions internationales de grande renommée, la Maison du peintre Arthur Villeneuve, des salles de réunions, un centre de documentation, une imposante Réserve, des sentiers d’interprétation et une boutique souvenir offrant des produits du terroir.
C’est en 1896 que les fondateurs de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi posent la première pierre de ce qui deviendra rapidement un véritable empire. Plus d’un siècle plus tard, leurs installations ont fait place à un autre projet d’envergure : La Pulperie de Chicoutimi / Musée régional.

Après des heures de gloire et d’affaires florissantes, à compter de 1921 les affaires se corsent. La conjoncture n’est plus la même ; les prix se mettent à chuter de manière drastique. Avec tous ses projets d’agrandissement, la compagnie s’est endettée. En mars 1924, la Compagnie de pulpe de Chicoutimi liquide tous ses biens. Malgré une importante restructuration, la chute des commandes et des prix amène la fermeture définitive des moulins en 1930.
Sauvés du pic des démolisseurs à la fin des années 1970, les anciens bâtiments sont graduellement restaurés et contribuent désormais à la vocation touristique et culturelle du lieu.

Malheureusement, le jeudi 18 juillet 1996, une importante dépression atmosphérique se forme au-dessus des Grands Lacs. En 48 heures, le Saguenay-Lac-Saint-Jean reçoit de 150 à 280 mm de pluie alors que la moyenne habituelle pour ce mois est d’environ 125 mm. Ces précipitations abondantes s’ajoutent aux 120,5 mm déjà enregistrés depuis le début de juillet qui auront déjà saturé les sols, rempli les réservoirs et augmenté le débit de plusieurs rivières. L’ensemble des éléments est ainsi réuni pour causer une inondation catastrophique. Un réel déluge !
Dans sa course déchaînée, l’eau détruit des murs de pierre centenaires, des aménagements paysagers et des infrastructures d’interprétation et de services. En quelques heures, le résultat de plusieurs années de restauration du site de La Pulperie de Chicoutimi s’effondre. Il ne reste, pour en témoigner, que les murs et le toit rouge. Le bilan final est lourd et imposera d’importants travaux de reconstruction.
Grâce à la détermination des acteurs locaux et régionaux, à la contribution des divers gouvernements et surtout à la volonté profonde de faire revivre ce vestige du passé industriel et historique de la région, en juin 2002, La Pulperie de Chicoutimi a réouvert ses portes.
Danny Cloutier, directeur des communications du Musée régional depuis 15 ans, rappelle que c’est le dossier de la préservation de la maison du peintre Arthur Villeneuve qui a été le déclencheur du projet. La fusion de deux organismes de promotion de la région du Saguenay a donné lieu à la création du Musée régional La Pulperie de Chicoutimi. En novembre 1994, au terme d’années de négociations, la maison du peintre-barbier Arthur Villeneuve quittait ses fondations de la rue Taché pour faire son entrée à la Pulperie de Chicoutimi.

Ce déménagement spectaculaire avait soulevé les passions au Saguenay-Lac-Saint-Jean, certains criant au scandale, d’autres au génie. L’idée était de faire parcourir 1,4 kilomètre à la maison, un défi de taille visant à protéger l’oeuvre d’Arthur Villeneuve, qui avait recouvert tous les murs de ses fresques singulières racontant sa ville, sa région et sa vision du monde, à la fin des années 1950. Le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une rétrospective en 1974. En 1993, le gouvernement canadien reconnaît sa maison comme trésor national.
Aujourd’hui, la Pulperie de Chicoutimi est devenue un incontournable dans le secteur touristique régional et même au Québec. Pas étonnant que la promotion de l’endroit suggère « Plus qu’un musée : un site, un parc ! ». Situé au cœur du centre-ville de Chicoutimi, faisant maintenant partie de la ville de Saguenay, on retrouve un ensemble historique et touristique dans un parc immense en bordure de la rivière Chicoutimi, parcouru par des sentiers pédestres et d’interprétation.

La Pulperie et son musée sont ouverts toute l’année. On y accueille des groupes et on peut y tenir des événements spéciaux ou des fêtes d’enfants, par exemple, dans diverses salles aux décors différents.
Mentionnons enfin la Fondation qui contribue, sous quelque forme que ce soit, à la protection, la préservation, le développement, la mise en marché et la mise en valeur des sites de la Corporation du Musée du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du site de La Pulperie et du Poste de traite de Chicoutimi. On voit aussi à l’enrichissement des collections du Musée et à l’acquisition d’artéfacts de la vieille pulperie.

La Pulperie de Chicoutimi – Musée régional
pulperie.com
300, rue Dubuc
Chicoutimi (Québec) G7J 4M1
418 698-3100
Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) accueille depuis le 26 février et jusqu’au 12 octobre 2026 l’exposition Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps. Première canadienne d’une tournée internationale qui l’a menée dans 17 villes, de Bilbao à Québec, cette exposition d’envergure réunit une sélection d’œuvres représentatives de la sculpture hyperréaliste à l’échelle nationale et mondiale.
À travers une quarantaine d’œuvres au réalisme époustouflant, réalisées par 35 artistes d’ici et d’ailleurs, elle retrace l’évolution de la figure humaine dans la sculpture des années 1970 à nos jours. En rupture avec l’abstraction, l’hyperréalisme est une tendance artistique née dans les années 1960 aux États-Unis. À l’époque, des peintres et des sculpteurs et sculptrices souhaitent offrir une nouvelle forme de réalisme en lien avec la société contemporaine. S’inspirant parfois des effets spéciaux utilisés dans le cinéma, ils recourent à des matériaux inédits comme le silicone, la résine de polyester et la fibre de verre afin de restituer dans le détail l’apparence et les textures du corps humain.

Ces pionniers et pionnières, et les générations d’artistes qui ont suivi, font preuve d’une telle précision technique que leurs œuvres semblent surgir du réel. Dans une scénographie inédite, l’exposition rassemble des sculptures de ces pionniers et pionnières et d’artistes de renom. La présentation du MNBAQ est par ailleurs enrichie de créations d’artistes du Québec et du Canada, qui s’inscrivent dans ce mouvement artistique à la lisière du réel : Alain Benoit, Stanley Février, Louis Fortier, Milutin Gubash, Karine Payette et Mark Prent.
Véritables miroirs de la condition humaine, leurs œuvres mettent en scène les transformations de la société et celles de notre rapport au corps au fil des cinquante dernières années. L’approche illusionniste de ces artistes donne corps à des réflexions sur l’expérience humaine. Leurs créations traitent de sujets universels – l’enfance, la vieillesse, la solitude, la relation à soi, le passage du temps et la mort – tout en adoptant une posture critique vis-à-vis du monde d’aujourd’hui, avec des prises de position qui vont bien au-delà du simple défi de ressemblance.
Leurs œuvres en trois dimensions brouillent les frontières entre l’art et la science, et explorent les thèmes du simulacre, de la manipulation génétique ou de la conscience de soi. Le titre de l’exposition fait d’ailleurs écho au célèbre tableau de René Magritte, sur lequel on peut lire « Ceci n’est pas une pipe », remettant en question le rapport de l’art à la réalité.

« Une galerie de personnages plus vrais que nature vous donne rendez-vous au Musée national des beaux-arts du Québec. Ces œuvres des plus grands noms de l’hyperréalisme d’ici et d’ailleurs soulèvent des réflexions essentielles sur notre rapport au corps dans notre intimité et dans notre société. C’est une exposition profondément émouvante, une expérience à échelle humaine, qui ne laissera personne indifférent », affirme Jean-Luc Murray, directeur général du MNBAQ.
« L’exposition offre un aperçu saisissant de la vivacité et de la pertinence de l’hyperréalisme aujourd’hui. Les frontières entre le réel et le virtuel s’amenuisent en même temps que notre capacité à distinguer le vrai du faux est malmenée par l’intelligence artificielle. Le sens de nos existences et de notre humanité s’envisage maintenant selon de nouvelles perspectives. Les hyperréalistes nous accompagnent dans cette grande aventure en nous indiquant parfois des chemins moins fréquentés », poursuit Caroline Lantagne, commissaire d’expositions au MNBAQ et commissaire de la présentation québécoise.
Intégrant des œuvres d’artistes du Québec et du Canada, la présentation québécoise fait la part belle à plusieurs œuvres de la collection du MNBAQ et intègre des prêts consentis notamment par le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal, la Collection Giverny Capital et l’artiste Karine Payette représentée par la Galerie Art Mûr.

Présentée au rez-de-chaussée du pavillon Pierre Lassonde, l’exposition se déploie en six sections qui présentent le vaste champ des possibles exploré par les artistes hyperréalistes. Chaque section s’articule autour d’un concept formel, fournissant des clés de compréhension pour interpréter les œuvres. La sélection de sculptures offre un aperçu du travail des hyperréalistes et montre que les représentations du corps humain sont en constante évolution. Au fil du parcours, une sélection de vidéos permet au public de percer certains secrets de fabrication des œuvres révélés par les artistes mêmes.
Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps.
Au MNBAQ, Pavillon Pierre Lassonde
179, Grande Allée Ouest, Québec (Qc)
Jusqu’au 12 octobre 2026
Horaire et billetterie : mnbaq.org
Information : 418 643-2150
Par Pierre Perreault
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Depuis le 5 juin, le public peut découvrir l’exposition René et Lévesque - Comment René est-il devenu Lévesque? Au Musée régional La Pulperie de Chicoutimi, au Saguenay. L’exposition développée avec l’aide du Musée de la Civilisation de Québec sera présentée jusqu’au 31 janvier 2027.
Julie Lemieux, directrice générale du Musée de la civilisation, explique que « Après le succès de la présentation de Broue. L’homme des tavernes, le Musée de la civilisation est fier et heureux de s’associer encore une fois à La Pulperie, une institution phare. Cette fois-ci, les publics auront la chance de découvrir le visage plus intime d’un homme politique qui a marqué le Québec, René Lévesque. Avec cette exposition, le Musée a voulu dépasser le mythe pour rencontrer l’humain unique et exceptionnel qu’il fut, et nourrir cet amour du Québec que nous portons en nous et qui nous rassemble. Nous remercions l’équipe de La Pulperie pour ce nouvel accueil, qui permet au Musée de la civilisation de voyager et de continuer de partager cette formidable exposition. »

Portrait intime d’un personnage plus grand que nature
René Lévesque est, sans aucun doute, une figure marquante du paysage politique québécois. Son parcours, son style et ses réalisations suscitent, encore aujourd’hui, l’intérêt et le respect de plusieurs. Afin de lui rendre hommage, dans le cadre des célébrations entourant son 100e anniversaire de naissance, le Musée de la civilisation et la Fondation René-Lévesque ont collaboré à la réalisation de cette exposition qui brosse un portrait intime du célèbre personnage.
L’exposition met de l’avant les étapes de vie marquantes qui ont forgé la personnalité de René Lévesque, qui est né et a grandi en Gaspésie, jusqu’à son décès en 1987, à travers de nombreux documents d’archives et des objets inédits, certains lui ayant appartenu. Vous pourrez découvrir un enfant, un journaliste, un correspondant de guerre et un politicien qui faisait les choses à sa façon, peu embarrassé des conventions, toujours avec une touche de Tabasco.

Pour l’horaire et la billetterie, c’est ICI
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La Pulperie de Chicoutimi
pulperie.com
300 Dubuc
Chicoutimi (Québec) G7J 4M1
418 698-3100
La flânerie, dans son sens le plus pur, est un acte de création qui engage à la fois le corps et l’esprit. Alors que le badaud se contente de passer sans toucher ni être touché, le flâneur, lui, marche dans un état d’éveil constant. Voilà un peu ce qui résume l’origine du nom de cette boutique de décoration et de cadeaux à Caraquet, en Acadie.
Son créateur et gérant, Jérôme Godin, originaire de Paquetville, designer d’intérieur depuis une dizaine d’années, avec une formation d’ébéniste, souhaitait imaginer un endroit où les clients aimeraient passer du temps, sans se presser, pour choisir les items désirés. Avec l’encouragement et le soutien du propriétaire de la quincaillerie Home Hardware voisine, où il a agi comme concepteur des étalages pendant quelques années, il a décidé de lancer sa propre affaire, avec son conjoint, en mai 2021.

La Flânerie agit en quelque sorte comme la section décoration intérieure du Home Hardware, qui devait récupérer cet espace pour la vente des électroménagers. Disposant ainsi de toute la latitude et la confiance nécessaires, Jérôme a pu organiser sa boutique selon son concept, ses goûts et son imagination pour offrir des produits et des idées originales et populaires auprès de la clientèle.
On y trouve une panoplie d’items pour la décoration intérieur ou extérieure, des savons, des chandelles, des serviettes et tabliers, de la vaisselle, des bijoux d’artisans locaux, des toiles et reproductions pour les murs, des sacs de voyage, des lampes, des meubles décoratifs, des coussins et accessoires mode, des idées de cadeaux divers et originaux, et bien plus encore. La peinture minérale Fusion dans une variété de couleurs pour des projets de décoration de meubles ou d’objets anciens est également offerte. Les amateurs de décorations de Noël originales seront bien servis.

Jérôme s’efforce constamment de trouver et d’offrir des produits exclusifs en recherchant de nouveaux fournisseurs. Bref, La Flânerie – Décor et Art de vivre n’a pas son pareil à Caraquet.
Par ailleurs, Jérôme et son conjoint Cédric Moreau tiennent une autre boutique à Percé, en Gaspésie. Côté Mer partage un local avec un café au centre du village et propose une gamme de produits de décoration tendance, des cadeaux et des souvenirs.

La Flânerie - Décor et Art de vivre
36, boul. St-Pierre est
Caraquet, NB
506 727-3132
facebook.com/laflaneriecaraquet
Avec la batture et la pointe Sauvage en panorama, le Centre Archéo Topo, aux Bergeronnes, occupe une place de rêve. Nous avons rendez-vous avec l'archéologie et l'histoire de la Côte-Nord.
Dans les années 50, un ermite des Bergeronnes, Louis Gagnon, dit ti-Louis, trouve des objets qu'il envoie à des archéologues. Sa passion est contagieuse. On découvre le patrimoine exceptionnel de la région.

Quelques décennies plus tard, 1500 sites ont été mis au jour de Tadoussac à Blanc-Sablon (1300 kilomètres), la plupart amérindiens; certains ont 8000 ans.
Comment y vivaient les populations? Pourquoi se sont-elles installées ici? Qui étaient ces voyageurs, commerçants, explorateurs? Entre citrouilles, fèves et amélanchiers, comment utilisaient-ils les végétaux?

La nouvelle exposition du centre, Tours de force, présente l'archéologie par le biais humain à travers 25 sites, les plus représentatifs de la Haute, de la Moyenne et de la Basse-Côte-Nord. Aux Bergeronnes, l'Anse-à-la-Cave a révélé la présence des Basques, Cap-de-Bon-Désir cache 8125 ans d'histoire amérindienne et le site Lavoie, plus de 5000 ans. Top secret sur Pépechipissinagan, aux fragiles peintures rupestres.
Au XIXe siècle, 400 personnes vivaient à l'embouchure de la Moisie autour d'une fonderie. Près de Blanc-Sablon, les Basques s'installèrent à Middle Bay pour chasser la baleine. Une archéologie vivante, grâce à une mise en scène avant-gardiste et ludique.

Archéo Topo
archeotopo.com
(581) 475-0387
498, Rue de la Mer
Grandes-Bergeronnes, QC G0T 1G0
Lorsqu'on entreprend de visiter le lac St-Jean, il y a certains lieux qu'on ne peut éviter compte tenu de leur pertinence et de leur intérêt culturel et humain. Entre Alma, la porte d'entrée de ce périple, et Péribonka, certains de ces lieux méritent qu'on s'y attarde.
Du côté de L’Ascension, le Jardin Scullion, un des plus beaux jardins du Québec, compte plus de 2000 espèces végétales provenant des quatre coins du monde, bien adaptées aux conditions climatiques particulières du Lac-Saint-Jean. On y retrouve une mini ferme, des jeux d’enfants et 3 km de sentiers pédestres avec des panneaux d’interprétation en trois langues.
Jardins Scullion
1975, Rang 7 Ouest
L'Ascension-de-Notre-Seigneur, QC G0W 1Y0
jardinscullion.com
(418) 347-3377
À Péribonka, Dany vous accueille à sa Ferme Dan Nature à la rencontre de
plus de 30 espèces d’animaux de la ferme et d'oiseaux exotiques, des
alpagas aux paons et faisans. Son magnifique jardin d'eau rempli de
fleurs de lotus vous invite à explorer son sentier d’interprétation de 2km.
À cette adresse homosympa, les visites sont guidées par l’hôte et on offre l’auto-cueillette de bleuets et framboises. On peut aussi y séjourner dans un magnifique chalet en bois rond.

Ferme Dan Nature
650 Rang St Michel,
Péribonka, QC G0W 2G0
Page Facebook
(418) 719-1343
Décembre 2010, Natashquan, Minganie : un groupe de représentants de diverses organisations des milieux socio-économiques, touristiques, municipaux, gouvernementaux, d’affaires se réunit dans le cadre d’un forum au cours duquel il fut décidé que l’approche coopérative permettrait au milieu de mieux se coordonner et d’articuler une offre touristique profitable, que ce soit pour les visiteurs ou pour le milieu lui-même.
L’un de ceux qui ont initié cet exercice de réflexion et de concertation des forces locales et régionales, Jacques Lachance, avait débarqué à Natashquan au début des années 1970, avec ses moutons, après avoir été antiquaire et conducteur de calèches dans le Vieux-Québec pendant un certain temps…. Cet amoureux du patrimoine, du fleuve, de la nature, a roulé sa bosse un peu partout et dans divers milieux avant de s’installer là où son cœur l’appelait.

Désormais consultant, producteur et agent de pilotage de projets de développement touristique et de mise en valeur, il rappelle que Coopérative de Solidarité en tourisme équitable (CoSte) agit comme une bougie d’allumage auprès de l’ensemble des intervenants politiques et socio-économiques de la Minganie et même de la Côte-Nord toute entière par son approche originale et dynamique pour faire découvrir la région et ses attraits.
Lors de notre rencontre sur la terrasse derrière le siège social de CoSte, il relate avec vigueur et conviction ce qui l’a amené à s’engager dans cette aventure dont il est bien fier aujourd’hui. Il vit maintenant à Rivière-au-Tonnerre et s’implique encore de façon régulière dans les activités touristiques de l’agence, notamment comme guide-accompagnateur de groupes de touristes vers diverses destinations en Minganie.

Depuis 2006, l’Agence coopérative de solidarité en tourisme équitable (la CoSte) organise et commercialise une offre touristique de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord en mettant en valeur l’environnement naturel et humain, en faisant vivre aux voyageurs des expériences animées, dynamiques, authentiques et mémorables tout en maximisant les retombées positives pour les communautés.
L’agence de voyages est dotée d'un bureau d'accueil et propose de l’hébergement à Rivière-au-Tonnerre, avec L’Escale Lam-Air. Elle propose des forfaits et des prestations touristiques en Côte-Nord, principalement en Minganie, sur l'île d'Anticosti et en Basse-Côte-Nord. « CoSte contribue à l'essor des communautés locales en encourageant un tourisme durable, responsable et équitable », explique Jacques Lachance. Elle propose une large gamme de services : réservations de vols, croisières dans le golfe du Saint-Laurent, forfaits sur mesure et produits à la carte.
D’abord installée dans un petit bâtiment près de l’église, la coopérative a bénéficié en 2013 d’un « cadeau » inespéré : les propriétaires du motel au cœur du village prenant leur retraite et conscients de l’importance du travail et des réalisations de CoSte, ont décidé de faire don des installations à la Coopérative. Le complexe situé directement en façade de la mer représente alors une occasion de rêve pour développer ses services et ses forfaits.
Avec l’arrivée d’une nouvelle directrice générale la même année, Alberte Marcoux, CoSte installe son siège social dans la partie avant du bâtiment et gère également la salle à manger et les 13 chambres de l’Escale Lam-Air. Cela a certainement agi comme un merveilleux stimulant pour l’organisation et pour ses membres.

" Voyages Coste a reçu du soutien financier au démarrage, mais la coopérative est entièrement autonome depuis 2016. Nous ne recevons plus de fonds publics à notre fonctionnement depuis près de 10 ans. L'aide que nous recevons est essentiellement pour répondre à nos projets ponctuels de développement, soit par exemple l’achat d’un minibus, un virage numérique collaboratif avec 40 entreprises membres, etc.", explique Jacques Lachance. L'entreprise collective vit de ses ventes et elle appartient à ses membres provenant principalement des territoires de la MRC du Golfe du St-Laurent et de la MRC de la Minganie, incluant l’île d’Anticosti.
La CoSte bénéficie notamment du soutien et de l'encouragement de Tourisme Québec, du ministère du Développement économique de l’Innovation et de l’Exportation, des Centres locaux de développement (CLD) de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord, de la Conférence régionale des élus de la Côte-Nord et d’Emploi-Québec. Ces multiples partenaires ont entre autres contribué au démarrage. La coopérative travaille en plus avec d’autres partenaires locaux et régionaux pour la réalisation de ses projets et son offre diversifiée de services touristiques.
Tous voient dans cette initiative issue du milieu une entreprise qui, au rythme des années, pourrait devenir un modèle de développement collectif et de prise en charge pour les populations du Nord québécois.
D’autre part, nombre d’agences canadiennes considèrent que CoSte ouvre les portes, d’une façon originale et respectueuse, d’un vaste territoire fort peu connu qui, autrement, demeurait difficilement accessible sinon peu équipé, en termes de possibilités de voyager sans tracas, alors que l’aspect expérientiel des forfaits de CoSte est mis en évidence, s’accordant ainsi avec la tendance propre au nouveau type de voyageurs, à la recherche d’expériences.
Chose certaine, CoSte occupe une place grandissante dans le milieu touristique de la Minganie. Les représentants des Guides GQ ont pu le constater et profiter de quelques-uns de ses services et forfaits en août et septembre dernier. (Lire « Huit jours à la découverte de la Minganie »)

Voyages CoSte
voyagescoste.ca
454, Jacques-Cartier
Rivière-au-Tonnerre, QC G0G 2L0
1.877.573.2678 ou 418 465-2002
Republié le 20 mars 2026
Depuis le temps que j’en rêvais. Voir le Bout du banc et mourir ? Pas tant… mais pas loin.
Le Bout du banc, aussi appelé Sandy Hook, se situe à l’extrémité est de la dune du Havre Aubert. Il forme une « flèche » ou un crochet de sable blanc s’avançant vers l’Île d’Entrée. Cette plage spectaculaire s’étend sur près de 12 km et offre une silhouette étonnante, avec deux courants océaniques qui viennent s’y rejoindre.
Par ailleurs, le Bout du banc recèle un écosystème fragile et précieux : les Dunes de Sandy Hook. Le site abrite un refuge naturel pour les oiseaux migrateurs, attirés par les dunes et les berges stables des extrémités sableuses. Les dunes sont des milieux en constante évolution, essentiels pour le maintien de la biodiversité côtière.
Ce lieu unique est une merveille esthétique et sensorielle : banc de sable, brise océanique, rencontres des courants marins, panorama sur l’île d’Entrée, eau chaude et peu profonde autour du banc. Par ailleurs, sa vulnérabilité est réelle : fréquentation touristique, piétinement, aménagements limités, variations de marées, érosion et montée du niveau de la mer exigent une gestion délicate et durable.

Protéger le Bout du banc, c’est inscrire sa préservation dans un cadre raisonnable : sentiers balisés, accès surveillé, sensibilisation des visiteurs. Et c’est un peu ce qui a incité en 2015 un Madelinot, Clermont Poirier, à offrir des visites guidées à bord d’une longue plateforme de style « charette à foin », tirée par un tracteur, à partir du stationnement de la plage Sandy Hook au bout du chemin de Sable. Il a aménagé cette plateforme avec des bancs d’autobus scolaire et l’a entourée d’une garde sécuritaire. Il y a aussi prévu un espace de rangement pour les sacs et chaises, et y a installé un escalier qui permet l’accès facile par l’arrière.

La Balade au bout du banc de Clermont Poirier permet d’éviter de marcher 13 km aller-retour. Avec un parcours de 40 minutes, on arrive au bout du banc où on peut passer de 90 minutes à 2 heures, avant de s’embarquer pour le retour. On peut même y venir avec son chien et y apporter des chaises de plage.
Il est très probable que l’immensité du panorama et la beauté des éléments vous plongent dans un état de profonde contemplation. Une fois arrivé à l’extrémité du banc de sable, là où la mer reprend tous ses droits, on a l’impression d’avoir atteint le bout du monde. C’est aussi de cet endroit que l’île d’Entrée est la plus rapprochée.

La Balade du bout du banc est devenue si populaire qu’il faut s'y prendre à l’avance pour obtenir une place à bord les jours de sortie, quand la météo est propice. La plupart du temps, les départs se font à 10 heures et à 14 heures. Clermont Poirier s’est entouré d’une équipe pour le soutenir aux réservations et à la gestion, Josée et Colette.
Pour ma part, l’expérience de ce samedi 19 juillet fut un véritable cadeau après plusieurs jours de route et de rencontres entre le Bas St-Laurent et les Îles, en passant par la Gaspésie et l’Acadie. La météo parfaite, soit un 22 C sous un soleil radieux et des vents assez présents, a rendu cette balade inoubliable.

Balade du bout du banc
Chemin du sable
Plage Sandy Hook (Havre-Aubert)
facebook.com/boutdubanc
Réservations : (581) 453-1310