Par Gaëtan Vaudry
C’est toujours intéressant, voire intrigant, de visiter un établissement qui existe depuis 1952. D’abord connue sous le nom l’Hôtel Le Retour (par un certain Maurille Guité), l’actuelle Auberge du Marchand continue de séduire les amateurs qui s’arrêtent au bord de l’eau de la municipalité de Maria, en Gaspésie.
En 1979, Claude Loubert achète l’établissement et le transforme en résidence pour personnes âgées. Il faudra cependant attendre l’an 2000 pour que l’entreprise retrouve sa vocation hôtelière. Une décennie plus tard, les hommes d’affaires Christian Bernard et Jérôme Pichette se portent acquéreurs de l’établissement et y apportent d’imposantes rénovations dans les années qui suivent, alors que le nouvel Auberge du Marchand s’offre un restaurant de 49 places, l’agrandissement de sa superbe terrasse et l’ajout de deux membres importants : la directrice générale Kathleen St-Onge et le chef cuisinier Mathieu Kelly.

Mettre en valeur les produits locaux
C’est justement Madame St-Onge qui m’offrira une visite guidée de l’Auberge, qui compte aujourd’hui 14 chambres, deux studios, deux appartements 4 ½ de luxe, de même qu’une maison. Le tout agrémenté d’une plage au bord de la mer, avec jeux pour enfants. Lors de ma visite, l’immense cuisine commune du deuxième étage retient mon attention : « Je sais qu’ils sont rares les établissements qui offrent à la fois un restaurant, de même qu’une cuisine communautaire, entièrement équipée », souligne fièrement la principale intéressée. « Les travailleurs qui doivent partir très tôt le matin, de même que certaines petites familles apprécient grandement ce service. Pour nous, la cuisine communautaire offre une plus-value de choix à notre précieuse clientèle. »
Selon les dires de plusieurs, le restaurant de l’Auberge du Marchand offre une excellente table, du mercredi au dimanche « Le chef nous prépare d’excellentes spécialités », ajoute Madame St-Onge. « Je pense particulièrement à l’agneau, de même qu’aux poissons et fruits de mer gaspésiens. » Les produits du terroir sont mis en valeur au restaurant, de même qu’à l’épicerie fine de l’établissement (qui était en transformation lors de ma visite) et qui se fait un devoir d’offrir de succulents produits locaux de la gamme Gaspésie Gourmande, de même que plusieurs coups de cœur du Québec et de partout dans le monde.

Quoi faire en hiver
Pour ma part, j’ai eu la chance de séjourner dans l’un des deux luxueux appartements. Mon espace, avec vue sur la mer, offrait deux chambres agréablement confortables, un salon, un espace travail, de même qu’une cuisine complète. Que demander de mieux ? L’Auberge du Marchand est sans aucun doute un endroit où il fait bon vivre en bordure de la baie des Chaleurs. En hiver, les mois de janvier à mars attirent de nombreux amateurs de motoneige, alors que le sentier Trans-Québec5 traverse la municipalité. Les amateurs de ski de fond ne sont pas en reste, alors que le centre de ski de fond de Maria offre des sentiers pour le ski et la raquette, dans un décor enchanteur. Il ne faudrait certes pas oublier les excursions en traîneau à chiens et le ski de montagne de Maria!
En été, la longue plage municipale saura vous séduire, en plus de voir les randonneurs et les cyclistes s’émerveiller devant la vue spectaculaire du belvédère des sentiers pédestres en montagne et par la Route verte qui longe la mer.
L’Auberge du Marchand
530, boul. Perron
Maria (Québec)
1 888 959-3766
info@aubergedumarchand.com
aubergedumarchand.com
Par Gaëtan Vaudry
Opérer une chocolaterie, c’est s’investir à fond dans un univers passionnant. Et c’est ce que fait la chocolatière Véronique Émond, qui fondait Choco Véro en 2017. Un an plus tard, l’artiste quittait son poste de responsable du service alimentaire du centre de détention de Baie-Comeau pour se consacrer entièrement à son entreprise.
En entrevue avec la journaliste Charlotte Paquet, du journal La Manic de Baie-Comeau en 2018, Véronique affirmait que « pour vivre sa passion, il n’y a pas de prix. » Et c’est ce qu’elle fait depuis avec son conjoint, alors que les amoureux investissent au minimum 70 heures par semaine. Car en plus de vendre sa production à sa boutique de Place La Salle et par l’entremise de sa page Facebook, Véronique propose ses produits dans une douzaine de dépanneurs situés de Colombier à Port-Cartier.

Les meilleurs ingrédients locaux
Depuis octobre que l’artiste de Choco Véro travaille sur ses produits du temps des Fêtes et depuis quelques jours déjà, elle préparera ses produits pour la Saint-Valentin, une période charnière pour les chocolateries. S’enchaîneront ensuite Pâques, la fête des mères et la fête des pères : « Nos produits sont fabriqués à la main avec les meilleurs ingrédients locaux », souligne fièrement la chocolatière. « Nous vous garantissons que vous apprécierez le goût de votre sucrerie personnalisée à chaque bouchée. »

Lors de notre rencontre, la femme d’affaires m’expliquait grandement s’investir dans des campagnes de financement. Plusieurs organismes font appel à ses services, pour la confection de chocolat sur mesure, qu’ils vendent ensuite en guise de levée de fonds. « J’aime m’impliquer pour ces causes qui me tiennent à cœur », précise-t-elle. « Choco Véro s’implique également activement dans la campagne de la Société canadienne de la sclérose en plaques, de même que pour la cause du cancer. » Le 28 novembre dernier, Véronique participait fièrement à la journée MardiJedonne, alors que plusieurs commerces de Baie-Comeau offraient les profits de leur journée à Centraide.
Choco Véro
8, Place La Salle
Baie-Comeau (Québec)
418 293-2120
chocovero.com
Par Gaëtan Vaudry
Depuis 2017, la microbrasserie La Mouche fait tourner bien des têtes, avec ses bières produites presqu'uniquement avec des produits québécois, sans aucun additif.
D’entrée de jeu, Kelly Mansbridge, la responsable des ventes et marketing de la jeune microbrasserie natashquanaise, me parle du petit essoufflement que semble vivre l’industrie microbrassicole au Québec depuis quelques mois et dont certains médias nous faisaient part en novembre dernier : « C’est évident que ce n’est pas facile », souligne-t-elle en toute honnêteté. « Il y a plusieurs microbrasseries au Québec et les amateurs se retrouvent avec une très grande gamme de produits, alors que le marché devient de plus en plus compétitif. »

Sa propre levure sauvage à Natashquan
Gabriel Turner, c’est l’artiste et l’artisan derrière le succès des bières de la microbrasserie La Mouche. Natif de Montréal et natashquanais d’adoption, Gabriel fonde la microbrasserie La Mouche en 2017. Il brassera sa toute première bière dans les installations de la Microbrasserie St-Pancrace à Baie-Comeau, avant de déménager ses pénates à Natashquan trois ans plus tard. « Gabriel aime Natashquan pour sa nature sauvage, son territoire sans clôture et la vie sociale d’une communauté accueillante », précise fièrement Kelly. « Amoureux de cette magnifique région de la Côte-Nord, Gabriel voulait créer des emplois dans ce coin de pays. Il souhaitait produire une bière pour les gens d'ici. » Après maintes recherches et développements, Gabriel est parvenu à atteindre son objectif et ses bières sont produites avec du houblon et des grains du Québec, en plus de produire sa propre levure sauvage à Natashquan!
J’ai eu la chance de déguster qu’un seul produit de la microbrasserie La Mouche : la Mlle Manon, est une bière de blé tout en douceur et avec bien peu d’amertume, inspirée des hefeweizen allemandes. L’effervescence de cette dernière est vive, voire piquante. Dans sa grande bouteille, on trouve une bière brumeuse, mousseuse et pétillante, au goût vif et agréable de céréales. La Mlle Manon est drôlement rafraîchissante et c’est particulièrement ce que je recherche lorsque je déguste une bière!
Mikushkuau : la nouvelle bière de la microbrasserie
La microbrasserie La Mouche propose plus de 16 variétés de bières, de la Bomber Jaune à la Mickey Finn, en passant par la Cosse Boom, la Pelletier, la Pirate, la Muddler, la Pompier, la Green Butt et la Colibri, pour n'en nommer que quelques-unes. Mais saviez-vous que chaque nom de bière fait référence à un nom de mouche, qu’utilisent les pêcheurs à la mouche ? À titre d’exemple, la microbrasserie nous annonce la sortie prochaine de sa nouvelle bière, la Mikushkuau (Le ciel est rouge, en langue innue), dont le nom a été inspiré par une mouche à la pêche créée spécialement pour l’entreprise par Audrey Ringuette, fondatrice de l'entreprise nord-côtière Shakutaimu. Madame Ringuette offre des cours d'initiation de pêche à la mouche pour tous.
Les bières de la microbrasserie La Mouche sont disponibles dans plus de 150 points de vente au Québec, particulièrement dans les établissements spécialisés en bières de microbrasseries (voir la liste ici).
Microbrasserie La Mouche
33, Chemin de l'Aéroport
Natashquan (Québec)
418 962-6003
microbrasserielamouche.com
Par Gaëtan Vaudry
Les amateurs de bonnes tables de Matane connaissent bien le Pub La Fabrique et sa Brasserie Artisanale du même nom, situés sur l’avenue Saint-Jérôme. La première brasserie artisanale de Matane voyait le jour à l’été 2010. Propriété de la coopérative de travail Le Cabestan, elle ne cesse de gagner en popularité depuis.
Au Pub La Fabrique, il vous sera possible de déguster un excellent repas de style pub comprenant fish&chips, burgers, sandwiches, salades et amuse-bouche, en plus de siroter une excellente bière brassée sur place, ou encore l’un des 35 whiskys qui font la réputation de l’établissement. Lors de ma rencontre avec Jean-Pierre Boutin (sur la photo), membre du conseil d’administration de la coopérative, l’équipe de La Fabrique venait tout juste de dévoiler son très attendu menu des Fêtes (à découvrir ici), pour le grand plaisir des nombreux clients de l’endroit. Ce dernier est disponible tous les soirs, dès 16 h, jusqu’à la mi-janvier.
Le Pub La Fabrique est tout simplement magnifique. Doté d’un décor chaleureux sur deux étages, il propose régulièrement des spectacles d’artistes émergents, qui font courir les foules sur la rue Saint-Jérôme et qui, bien souvent, offrent au pub une ambiance survoltée.

Encourager les entreprises matanaises
De son côté, La Fabrique – Brasserie Artisanale brasse environ 25 bières, de leurs classiques aux saisonnières, en passant par les bières vieillies en fûts de chêne. Comme nous l'explique Jean-Pierre Boutin, la brasserie tente au maximum de produire ses bières à partir de produits locaux, dans le but d’encourager les entreprises matanaises et celles de la région.


Si vous passez par Matane, il faut vous arrêter au pub, de même qu’à la Brasserie La Fabrique, située juste à côté. Chez cette dernière, il vous sera possible de déguster les produits de l’établissement, en plus d’avoir accès à la boutique officielle, qui propose une panoplie de produits.
Pub La Fabrique La Fabrique – Brasserie Artisanale
360, avenue Saint-Jérôme 366, avenue Saint-Jérôme
Matane (Québec) Matane (Québec)
418 566-4020 418 566-4020
publafabrique.com publafabrique.com
Par Gaëtan Vaudry
Si vous passez à Chicoutimi, particulièrement sur la célèbre rue Racine, vous ne pouvez pas manquer le non moins célèbre Bistro D. Propriété de l’homme d’affaires David Rousseau, l’établissement se donne comme mandat de fusionner les influences françaises, italiennes, et asiatiques, pour le grand plaisir d’une clientèle assidue, souhaitant déguster de succulents plats traditionnels, réalisés avec les meilleurs ingrédients locaux et de saison.
Si l’étoile du Bistro D brille au centre-ville de Chicoutimi depuis plusieurs années déjà, sa petite sœur, la Sandwicherie et la Salaison du Bistro D ne sont vraiment pas en reste. Véritable fierté de son propriétaire et fondateur, la Salaison du Bistro D propose des charcuteries de qualité supérieure : « Chaque morceau de viande est préparé à la main, de façon artisanale », souligne David Rousseau. « Nous y ajoutons subtilement épices et aromates, afin d’offrir un festin pour les sens. » Et à la Salaison du Bistro D, la variété est au rendez-vous, avec d’excellents produits comme des saucissons secs, le lonzu, le salami, le chaudin, la coppa, la bresaola, la ventrèche et bien d’autres.

Dans la haute saison, de nombreux touristes français font le détour à la Salaison du Bistro D. Une cliente parisienne affirmait récemment : « Je dois vous faire une déclaration d'amour : depuis 2 ans que je suis au Québec et que je cherchais un saucisson qui me rappelait ceux que j'avais en France. Je viens d’en trouver dans mon épicerie locale et c'est un régal. Mon dieu que ça m'avait manqué ! » C’est le genre de commentaires que reçoivent fièrement les charcuteries Monsieur D sur les réseaux sociaux, étant disponibles dans plusieurs points de vente au Québec. Les charcuteries Monsieur D étaient même demi-finalistes au Gala des grands prix agroalimentaires 2023, dans la catégorie Prix du public Maxi et Provigo. Rien de moins !
Là où David et son équipe se distinguent particulièrement, c’est avec leurs précieuses associations avec des artisans du Saguenay. Je pense entre autres à la création d’un saucisson avec la bière et le porc de la Ferme Villoise de Saint-Gédéon, ou encore les saucissons à la Beemer Vodka, créés en collaboration avec Morille Québec, que propose la Distillerie Beemer de Roberval.

Si vous faites l’expérience d’un plat au Bistro D, sachez qu'un sympathique employé sera en mesure de vous proposer une variété de vins d’importation privée, soigneusement sélectionnés afin de rehausser les saveurs de votre assiette.
Bistro D / La sandwicherie / La Salaison du Bistro D
381, rue Racine Est, Chicoutimi
418 973-4668
Page Facebook du Bistro D / La Sandwicherie
Page Facebook de La Salaison du Bistro D
Par Gaëtan Vaudry
Je savais bien qu’en m’arrêtant à Baie-Comeau, ville industrialo-portuaire de la Côte-Nord, j’allais avoir la chance de rencontrer des gens sympathiques. Ce fut le cas avec Frédéric St-Laurent Garon, l’un des trois actionnaires de la Boucherie les trois p’tits cochons. Faire connaissance de celui que tout le monde surnomme Fred, c’est faire la rencontre d’un artisan passionné. Pour lui, les viandes n’ont plus de secret, sans compter les sushis dont il est passé maître durant une bonne décennie. Les plus fidèles de l’endroit font l’éloge du service impeccable de l’équipe de la boucherie, mais aussi de la grande variété de nombreux produits, de la qualité de ces derniers et du retour très attendu du comptoir à sushis.

Si Fred et son associé se font un devoir d’offrir une bonne douzaine de produits de producteurs locaux (dont ceux la ferme Les jardins de Carmanor), plusieurs produits de la Boucherie les trois p’tits cochons apparaissent également au menu de restaurants de la Manicouagan : « C’est important pour nous de valoriser le travail d’artisans d’ici », souligne le principal intéressé. « Nous songeons même proposer à une autre boucherie de la région de créer une nouvelle sauce avec nous. Simplement pour démontrer la belle fraternité qui existe entre les entreprises de Baie-Comeau. »
Ça vaut le détour !
Parmi les gros vendeurs de la Boucherie les trois p’tits cochons, on retrouve bien évidemment le bœuf classique, mais aussi les viandes marinées, une grande variété de saucisses, les charcuteries (dont celles de la Charcuterie Le porc-épique), les tartares de bœuf et de saumon, sans oublier le tartare de veau et camerise, qui s’avère un véritable délice légèrement fruité et le tartare cheeseburger de la maison. Lors de ma visite, Fred venait tout juste de terminer la préparation de piments jalapenos farcis au fromage et enroulés de bacon… qui dit mieux ?
Toujours à la recherche de nouveautés, Fred se dit très heureux de sa nouvelle collaboration avec l’entreprise Pinto's MC Wagyu, qui offre un bœuf Wagyu d’une qualité exceptionnelle, en provenance du Japon. « La qualité de ce bœuf est incroyable », précise le jeune homme d’affaires. « Et que dire de sa saveur, hautement relevée. Il n’est pas donné, mais il vaut le détour ! »
Les projets sont nombreux pour Fred et son équipe. Le retour du populaire comptoir à sushis démontre à quel point ce produit fait fureur à la boucherie de Baie-Comeau : « Les boîtes disparaissent presque au même moment où nous les déposons dans le comptoir », nous explique l’expert en la matière. « Nous sommes donc en constante production, afin de répondre à la forte demande. » J’ai personnellement eu la chance de faire l’expérience d’un plat de 10 sushis, préparés spécialement par ce cher Fred. Et je peux désormais comprendre l’engouement des amateurs pour cet excellent produit de la Boucherie les trois p’tits cochons !
Boucherie les trois p’tits cochons
873, rue Bossé, Baie-Comeau
418 294-0804
Visiter la page Facebook de la boucherie
Il était une fois une mercerie dans Hochelaga-Maisonneuve. Mais la mercerie cessa d’exister. Puis le local demeura inoccupé un certain temps. Enfin, deux cabotins dans l’âme, Yves Robillard et Bertrand Lacour, qui vivaient alors d’autres expériences professionnelles, le découvrirent et décidèrent d’y tenir commerce. Ainsi est né le Restaurant Cabotins en 2004.
Pourquoi cabotins ? Certainement pas en prenant la définition du terme au pied de la lettre. Parce que loin d’eux la médiocrité et les attitudes prétentieuses. Par contre, ce sont de bons vivants avant tout et pas question de se prendre au sérieux. Si chacun des deux fondateurs a des racines dans le monde du théâtre (Bertrand) et de la télévision (Yves), cela n’en fait pas pour autant des pitres de la scène de la restauration. Au contraire, à dix-huit ans, le resto est devenu une véritable institution dans HoMa sans perdre un sou de son esprit cabotin.

Depuis son arrivée dans le quartier, l’endroit est devenu rapidement le rendez-vous des amateurs de bonne bouffe qui aiment les endroits originaux et peu banals. Parce qu’au-delà du menu qui propose des plats particulièrement attrayants et classiques de la cuisine du sud de la France modernisée, avec des appellations qui titillent les papilles gustatives, c’est un lieu de rencontre apprécié des clients qui y viennent de partout en ville et de la grande région montréalaise.
En été, la terrasse sur le trottoir de la rue perpendiculaire crée une ambiance agréable et permet des moments précieux entre amis ou en famille.

On y apprécie particulièrement les entrées de crabe, de boudin noir, de charcuterie et de carpaccio. En plat principal, les raviolis de riz, la tartiflette Cabotins, la dorade, le cassoulet ou le tartare de bœuf, sans oublier le risotto fruits de mer, régalent les plus fins palais. Côté sucrerie, le pouding chômeur trône au milieu de tartes et de gâteaux des plus succulents. Et faut-il le préciser, depuis la pandémie, on y apporte son vin pour accompagner ces agapes (et même sa bière est-il mentionné).

Le chef de Cabotins se fait un honneur de travailler avec de petits fournisseurs afin d'offrir des aliments de proximité et de qualité. Ainsi, la ferme Guy Noiseux de Marieville pour le bœuf Wagyu, Arhoma de Montréal pour la boulangère, Pré du Mouton Noir à Carignan pour l'agneau, Les lapins du Clapier à Beaurivage, la Fabrique à miel de Melbourne, et la Tisanerie Mandala de Montréal, sont parmi les lieux qui sont encouragés pour leurs produits de qualité.
On offre aussi des menus spéciaux pour groupes à certaines périodes de l’année. On prépare aussi des mets pour emporter et des plats congelés à cueillir au comptoir.

Désormais répertorié dans la plupart des guides gastronomiques et touristiques imprimés ou sur le web, il n’a de cesse de se créer de nouveaux adeptes. Le patron parle d’une clientèle provenant à 60 % d’ailleurs que le quartier ou la ville immédiate.
Il ne faut surtout pas oublier un des éléments majeurs qui font le charme de l’endroit : le décor. La regrettée mercerie hante toujours les lieux. Un mur tapissé de boutons, des patrons de couturiers plaqués dans des fenêtres, des mannequins de vitrine installés à l’entrée et même au plafond, de même que plusieurs autres vestiges du monde de la confection de vêtements pour hommes animent la salle à manger. On en retrouve même à la table alors que la serviette consiste en une chaussette blanche. Enfin, des dizaines de lampes de tables de diverses époques et divers styles sont accrochées au plafond, à la renverse, en guise d’éclairage.
Nous avons également été charmés par ce grand ilôt central autour duquel gravitent les cuisiniers et les serveurs et serveuses, créant une dynamique qui fait en sorte qu’on a l’impression que nos plats sont cuisinés tout à côté. Pas de cuisine en catimini chez Cabotins.
Le restaurant emploie une dizaine de personnes. On sert les clients du mercredi au samedi en soirée. Il est préférable de réserver.
Cabotins
restaurantcabotins.com
4821, rue Sainte-Catherine Est
Montréal, QC H1V 1Z7
514-251-8817