Manger et boire

Arrivé de Belgique en 1986 avec ses parents, Patrick Nisot a d’abord frayé avec l’agronomie dont il est diplômé de l’Université Laval, avant de devenir la « star » de la boulangerie qu’il est aujourd’hui. Dans sa tête, il se disait qu’après tout, l’agronomie est la science qui porte sur les divers aspects de l’agriculture et de la production alimentaire, donc qui s’intéresse à ce que les gens mangent.

25 ans plus tard, il emploie 150 personnes dans ses quatre boulangeries La Boîte à Pain de Québec.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

C’est lors d’un séjour en Saskatchewan sur une ferme de culture de céréales qu’à 26 ans, il a le déclic : il vise le travail indépendant, l’entrepreneuriat. De retour au Québec, il passe l’été à réfléchir à son avenir. Patrick avait toujours voulu devenir boulanger. Enfant, il visitait la boulangerie de ses grands-parents dans un petit village de France qui produisait une baguette extraordinaire. Il se voyait déjà enfourner du pain.

Grâce à des prestations d’assurance-emploi, un cours de boulangerie à Montréal-Nord lui permit d’acquérir ce qu’il fallait comme formation pour espérer pouvoir donner suite à son rêve. Il s’engagea ensuite dans une boulangerie de la rue Cartier à Québec, tout en poursuivant sa quête d’information et de notions diverses sur le domaine.

Lorsque Patrick Nisot a voulu démarrer sa boulangerie en 1999, les institutions financières ont refusé de lui prêter l’argent nécessaire. Il avait pourtant travaillé sur un important et pertinent plan d’affaires pendant six mois soumis au CLD de Québec. À l’époque, c’est finalement le Fonds d’emprunt Québec qui avait accepté de lui donner un coup de pouce financier de 15 000$ au démarrage. Cet organisme propose des prêts à des entrepreneurs de la région qui n’ont pas accès au financement conventionnel.

C’est ainsi que le 19 octobre 1999, à 3h30 de la nuit, dans un local commercial de la rue St-Joseph dans le quartier St-Roch, après deux ans de préparation, de formation, de travaux et de tests, Patrick Nisot démarre le pétrin de la Boîte à Pain : une pâte blanche sur du poolish de 25 kg est divisée en 20 baguettes, 10 pains belges, 10 carrés blancs, 10 miches blanches et quelques ficelles.

Il y avait trois jours que le pétrin tournait et que le four chauffait. Les premiers tests de pains sont donnés aux curieux. Ceux-ci sont déjà en train d’attendre devant la boulangerie. La porte encore couverte de papier brun, en attente de l’ouverture, mais on doit l’ouvrir car il fait trop chaud dans le fournil : aucun système de ventilation n’a été installé. On offre le pain qui sort du four. Il n’y a rien de mieux pour connaître l’avis de la future clientèle. Le succès est immédiat.

Puis on ouvre enfin pour la vente. La première semaine, on vend 15 baguettes par jour. La boulangerie double son chiffre d’affaires chaque année par la suite. Déjà en 2002, on comptait une vingtaine d’employés, avec une seule place d’affaires.

De retour d’un voyage à Naples, en Italie au printemps 2007, Patrick est déterminé à offrir de la pizza napolitaine à sa clientèle, ce que personne n’offre encore à l’époque à Québec. Il est cependant impossible de la faire dans Boîte à Pain de St-Roch, car ce type de pizza doit être cuit à une très haute température, ce qu’un four à pain ne peut atteindre. Par bonheur et par chance, Patrick déniche un de ces fours à pizza à haute température, entreposé dans un bâtiment de Lévis. Un an plus tard, le 1er avril 2008, la pizzeria napolitaine/boulangerie/café ouvrait ses portes à Limoilou autour de ce fameux four : la Boîte à pain/Café Napoli.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

L’expérience se répétera en 2015 à Sainte-Foy et en 2019 au Grand Marché de Québec, où on ne fait que la vente des produits, alors que les deux autres sont à la fois des boulangeries et des pizzérias. Entretemps, la Boîte à pain initiale s’est transportée rue du Parvis, dans Saint-Roch, tout près du local de départ.

Elle exploite également depuis 2014 un centre de production où sont produites pas moins d’une quarantaine de variétés de pains artisanaux, alors qu’en 1999, l’offre tournait autour du pain blanc, de blé, de seigle, de la baguette, des croissants, des chocolatines et des brioches. Chaque semaine, ce sont quelque 3000 croissants et 10 000 viennoiseries qui sont acheminés dans les quatre boutiques-restaurants. En 25 ans, Patrick a vu évoluer l’univers des pains et des pâtisseries en compagnie de ses équipes de boulangers et d’artisans.

Boîte à pain 2026 Patrick Nisot avec des employés du centre de production

En plus de ses 40 sortes de pains, une vingtaine de pizzas d’inspiration napolitaine, de nombreux sandwichs gourmands, copieux et frais du jour, une quinzaine de sortes de viennoiseries, de multiples pâtisseries aux formats différents et enfin, des produits du marché qui répondent à une demande sectorielle spécifique. La Boîte à pain réalise toute sa production à partir de farines de première qualité et de produits frais provenant de fournisseurs locaux certifiés et reconnus. Pour son fondateur et président, aucune concession n’est possible lorsqu’on parle de qualité des produits.

S’il demeure pour l’instant le grand chef d’orchestre de l’entreprise, Patric Nizot s’est adjoint en 2024 un directeur général pour voir à plusieurs aspects administratifs et de production. Jean-François Gagné joue un rôle important dans l’entreprise et s’apprête à accéder à l’actionnariat. Le patron laisse entendre que de nouveaux projets sont en développement avec des partenaires, entre autres, mais il considère qu’il est trop tôt en ce printemps 2026 pour les dévoiler.

Boîte à pain 2026

La Boîte à pain
boiteapain.com
Saint-Roch
432 rue du Parvis, Québec
418 647-3666

Sainte-Foy
2836, chemin Sainte-Foy, Québec
418 914-1133

Café Napoli (Limoilou)
396, 3e Avenue, Québec
418 977-7571

Grand Marché de Québec
250, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec
418 692-2517 ext. 105

Depuis juillet 2024, une nouvelle enseigne orne le bâtiment situé coin Sainte-Catherine et Papineau dans le Village : la Maison des bières. Vous n’y trouverez pas de hamburger ni de croquettes de poulet… on se rappellera que le dernier locataire fut un MacDonald. On y trouve maintenant de la bière, du cidre, du vin, des kombuchas et plusieurs autres breuvages alcoolisés ou non.

La Maison des bières a pignon sur rue depuis juillet 2013 sur le Plateau Mont-Royal. Son propriétaire, Marc Antoine Gagnon, avait un intérêt flagrant pour le monde brassicole bien avant cette date. Après plus de trois ans d’études de marché, un cours de sommelier en bière et de dégustation en dégustation, il s’est enfin lancé en affaires.

Maison Bières

Il aura fallu attendre exactement 11 ans avant qu’il ne décide d’aller de l’avant avec un second point de vente. Maintenant associé avec sa conjointe Barbara Aburtto Alarcon, elle est aussi passionnée par le monde des microbrasseries du Québec et aux produits artisanaux du terroir, la Maison des bières s’attaque maintenant au marché du Village et des quartiers environnants. Avec son éthique de travail et son expérience dans le domaine du commerce, elle a complètement révolutionné le design et le marketing de la boutique.

Maison Bières

Rencontré dans son nouveau local le jour de l’inauguration, Marc Antoine Gagnon explique qu’il cherchait un local dans le secteur depuis plus de 2,5 ans. Conscient que le développement immobilier amorcé depuis quelques années dans le centre-sud, avec les divers projets comme ceux de l’ancienne maison de Radio-Canada, le nouveau bâtiment voisin de son magasin qui accueillera sous peu un supermarché Maxi et des appartements aux étage supérieurs, tous les immeubles résidentiels qui poussent comme des champignons à l’est du Pont Jacques-Cartier, et d’autres encore, va amener quelques dizaines de milliers de nouveaux résidents avec de bons revenus, le potentiel de développement est bien présent.

Lui et sa conjointe voient les choses bien au-delà des problèmes actuels que plusieurs dénoncent et critiquent dans le Village. Pas question de jouer à l’autruche, au contraire. Ils croient pouvoir amener une dynamique nouvelle intéressante dans ce coin du quartier pour y attirer une clientèle qui favorise le type de produits qu’il propose.

Maison Bières Maison Bières

La Maison des bières propose un immense choix de bières de microbrasseries du Québec et fait valoir les produits fabriqués par les artisans d’ci. On y offre un choix de plus de 1200 bières différentes provenant de plus de 120 microbrasseries du Québec (et d’Ontario), en plus des autres produits. Aucun produit commercial tel que ceux vendus dans les épiceries et les dépanneurs. La clientèle bénéficie en tout temps des services de conseillers disponibles 7 jours sur 7.

Une visite des lieux convaincra les plus sceptiques (il y en a plusieurs) qu’un tel commerce est viable dans le quartier. On y rencontrera également la mascotte canine de la Maison des bières, un magnifique jeune Akita américain qui accueille la clientèle sagement et tendrement, malgré sa taille imposante.

Maison Bières

La Maison des bières
maisondesbieres.ca
1703, rue Sainte-Catherine est
Montréal (Qc) H2L 2J5
514 419-1591

Plateau Mont-Royal
4485, rue de Lanaudière
Montréal (Qc) H2J 3P3
514 564-3100

Le temps des sucres renaît une fois de plus de la collaboration entre le Camp de Base Coin-du-Banc et l’Érablière Côté Sucré pour créer la seule « cabane à sucre sur mer » du Québec.

Durant le mois d'avril, le restaurant de l'Auberge du Camp de Base Coin-du-Banc, situé à quelques kilomètres du cœur de Percé, revêtira ses habits traditionnels et ses nappes carreautées pour vous faire vivre une expériences sucrée unique dans une ambiance festive et maritime.

La table de l'Auberge se transforme en cabane à sucre pour le service d'un bon repas traditionnel assorti d’une dégustation de tire sur la neige. Une ambiance propice au sucrage de bec en famille. En prime : une vue imprenable sur la mer et les montagnes environnantes.

Camp de Base Percé_Sucres

À volonté, on propose :

- Soupe aux pois
- Oreille de crisse
- Petit pain
- Cretons
- Beurre de pomme et érable
- Omelette soufflée
- Jambon effiloché & saucisses
- Fèves au lard
- Betteraves marinées
- Pommes de terre rissolées
- Pancakes à Mamie
- Breuvage (café, thé et lait)
- Tire sur la neige!

Une version végétarienne est également offerte. Un service de bar est disponible sur place.
Divers produits de l'érable seront aussi en vente (sirop, beurre, et caramel selon disponibilité).

Camp de Base Percé_Sucres

La salle à manger peut accueillir 55 personnes par service. En avril, on servira ces repas à 10h30 et 13h les samedis et dimanches, et quelques vendredis à 13h et 16h. On peut aussi accueillir des groupes de 30 personnes et plus en semaine sur demande.

Pour les tarifs, pour réserver et pour plus de détails sur les dates, il faut appeler au 418-645-2907 ou écrire à info@campdebasegaspesie.com

C’est une aventure printanière unique et mémorable que les gens du Camp de Base du Coin-du-Banc proposent à la clientèle de Gaspésie ou d’ailleurs.

Au cours des derniers jours, les experts et inspecteurs du Guide Michelin, une des plus illustres références mondiales dans la classification des restaurants en France, ont rendu leur verdict pour la toute première sélection du Guide MICHELIN Québec. On a dévoilé neuf restaurants auréolés d'Étoiles MICHELIN à Montréal, à Québec et à Rimouski.

Les inspecteurs se sont aussi rendus ailleurs au Québec pour expérimenter des tables remarquables. C’est ainsi que le restaurant Chez Mathilde Bistro, à Tadoussac, figure dans la prestigieuse sélection du Guide MICHELIN.

Guide Michelin

En cette année de célébration des 18 ans de leur établissement, les propriétaires Mireille Perron et Jean-Sébastien Sicard considèrent cette reconnaissance comme un cadeau pour le moins exceptionnel !

Voici ce qui est écrit dans le guide à son sujet : « Au confluent du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent, le site de Tadoussac offre une biodiversité marine exceptionnelle. C’est ici, dans ce village isolé soufflé par les vents, que Mireille (originaire de la région) et Jean-Sébastien ont choisi de s’installer. Ils ont bâti au fil des ans la réputation de leur restaurant, très fréquenté pendant ses cinq mois d'ouverture estivale. Un menu est consacré aux produits terrestres (légumes du potager, plantes forestières, gibier), l’autre dédié au Saint-Laurent (crabe des neiges, thon rouge, homard, flétan). Les assaisonnements sont simples et bien équilibrés, laissant toute leur place à la saveur des ingrédients. »

Pour voir la description des restaurants ayant obtenus deux et une étoiles au Guide, c’est ICI.

À Percé, la plupart des gens connaissent l’histoire de Thérèse, la grand-mère de Billy Bastien et de Shaddy Beaudin, deux des quatre co-propriétaires du resto-bar La Buvette depuis 2020, en plein cœur du village. Situé en retrait de la rue, son grand parterre fleuri où pointe une chaleureuse terrasse invite à y aller consulter le menu et découvrir le décor.
Thérèse Beaudin, native de Newport, décédée en 2017, était une bâtisseuse reconnue entre autres pour son hospitalité et sa générosité. Il allait de soi pour les quatre entrepreneurs en herbe de nommer leur établissement en son honneur.
Au menu, des plats originaux, « une cuisine locale qui bouge au gré des saisons, où les cocktails sont soigneusement conçus et où les vins sont choisis avec amour », peut-on lire sur la page Facebook. Billy parle d’un endroit où on peut déguster des produits locaux qui viennent de la mer et de la montagne. Il précise aussi que la Buvette Thérèse ne s’offre pas comme un restaurant ou un bar, mais un entre-deux où le client pourra bruncher, prendre l’apéro et souper.

Buvette Thérèse
À l’endroit où se trouve La Buvette, il y avait déjà un restaurant depuis 2000, le Café Champêtre. Billy y a travaillé pendant 10 ans, tout en poursuivant des études de gestion en hôtellerie et restauration, jusqu’à ce que les propriétaires d’alors laissent entendre leur projet de vendre, au début de la pandémie de COVID. Billy a réuni trois de ses amis, dont sa cousine, ayant tous une certaine expérience de la restauration. Ensemble ils ont élaboré le projet de Buvette.

Buvette Thérèse associés
Il fallait du cran et une détermination sans borne pour se lancer dans une telle entreprise en pleine pandémie. Quatre jeunes sans revenus permanents, sans historique d’affaires, affronter le financement d’un restaurant saisonnier ouvert trois mois par année à Percé a été un beau défi, explique Billy. « Il fallait oublier les banques et institutions financières. On a donc trouvé des gens qui ont cru en nous et on leur doit une fière chandelle ».
Depuis deux ans, on a reconfiguré et redécoré le local. On a créé un coin bar et on a équipé la cuisine en y ajoutant quelques éléments. Ce sont près d’une trentaine de personnes qui y trouvent un emploi de mai à septembre.
Ah oui, le site web mentionne qu’il vaut mieux réserver pour s’assurer d’y avoir une table certains soirs et lors des brunchs.

La Buvette Thérèse
buvettetherese.com
162, QC-132
Percé, QC G0C 2L0
418.689.9609

À Carleton-sur-Mer, on a développé une culture du bien manger et du bien se loger depuis de nombreuses années. On y vient de partout pour profiter de ce magnifique décor dans la Baie-des-Chaleurs gaspésienne, mais aussi et surtout, pour profiter de l’offre de restauration devenue des plus intéressantes.

Parmi, cette offre, il y a celle du Marin d’eau douce, rue du Quai, de la famille Benhamidou, qui célèbre en 2024 ses 25 ans d’établissement. Pour son anniversaire, le restaurant a proposé une série de soupers-spectacles offerts aux clients tout l'été.

Marin Carleton

Depuis 1999, on y sert des menus inspirés par le terroir gaspésien, la cuisine française et marocaine. Le chef propriétaire Mohamed Benhamidou, longtemps séparé de son père Mustapha, mais qui l'a finalement retrouvé à Carleton-sur-Mer, a pris la relève en 2023 et partage son amour de la cuisine du terroir Gaspésien et Québécoise, mais toujours avec une pincée d’inspiration Marocaine.

Dans les années 1990, après avoir travaillé dans de grands établissements québécois, le chef Mustapha Ben Hamidou décide d’installer sa petite famille à Carleton, dans la baie des Chaleurs. C’est en 1999 que Mustapha, un immigrant Marocain, a racheté le café l’Indépendant pour en faire Le Marin d’eau douce, maintenant un incontournable de la gastronomie Gaspésienne. Aujourd'hui, son fils Mohamed, sa femme Iman, ses filles Fatima, Assia et Aicha et une belle équipe de passionnée sont là pour le meilleur de la cuisine du terroir.

Marin Carleton

Le Marin d’eau douce loge dans une maison construite en 1820 par Narciss Leblanc dit « Buck Wheat ». Il était forgeron et avait sa boutique face à la mer. Après lui quelques autres propriétaires se sont succédés. En 1980, Pierre Landry l’acheta et en fit un café restaurant « Le Café l’Indépendant ». Dix ans plus tard, soit en 1990, trois amies de la région rachetèrent et gardèrent la vocation du café restaurant.

Puis, en 1999, Mustapha Benhamidou se porte acquéreur du bâtiment situé à deux pas d’une plage de la Baie des Chaleurs, offrant une vue renversante qui s’accorde avec justesse à la cuisine raffinée et ensoleillée du chef Mohamed, maintenant aux cuisines depuis 2023, après y avoir été maître d'hôtel et directeur général pendant quelques années.. On s’efforce toujours aujourd’hui d'en faire un incontournable pour les amateurs de poissons et de fruits de mer, ainsi que viande et gibier. Voilà un endroit chaleureux et sympathique. Sans oublier une carte des vins digne des meilleurs celliers.

Marin Carleton Marin Carleton

Parmi les spécialités au menu, Mohamed propose les délicieux produits de sa terre d’accueil, le tout avec une touche propre à ses racines marocaines : pieuvre grillée au fenouil et au citron vert; pétoncles des Îles et lentilles safranées; jarret d’agneau aux épices d’Orient.

Marin Carleton Marin Carleton

Le Marin d’eau douce a reçu un certificat d’excellence en 2005 par le Guide Debeur, revue gourmande annuelle. L’établissement fait partie des 500 meilleurs restaurants du Québec sélectionnés parmi environ 15 000 établissements existants. Cette distinction lui a été décernée en regard de la qualité de ses produits et de son service.

Marin Carleton

Soulignons qu’avant d’acheter son propre restaurant, Mustapha Benhamidou n’était pas un inconnu du domaine de la restauration, avec ses 29 ans d’expérience dans la cuisine que ce soit au Maroc, en Europe, au Québec et au Canada. Son fils Mohammed a pris le relais avec honneur et confiance, sachant que l'institution a toujours sa place dans l'univers gaspésien.

Le chef-propriétaire rappelle que le restaurant est ouvert toute l'année, même durant la période des fêtes de fin d'année. C'est en janvier que l'équipe prend une pause bien méritée. Il mentionne aussi qu'il est toujours préférable de réserver pour s'assurer d'être bien accueilli.

Marin Carleton

Le Marin d’eau douce
marindeaudouce.com
215, rue du Quai
Carleton-sur-Mer, QC G0C 1J0
418-364-7602

L’île de Miscou, dans la péninsule acadienne est d’une beauté exceptionnelle. Pas étonnant que Michèle Garceau et sa famille aient choisi d’y élire domicile il y a plus de 10 ans, alors qu’elle y avait trouvé son conjoint une quinzaine d’années plus tôt. Aujourd’hui, elle exploite ce qui est devenu son projet dès 2012, mais qui a mis du temps à aboutir pour diverses raisons, dont le décès tragique de son conjoint et bien entendu, la pandémie de COVID. 

Vieille école Miscou

Fait à signaler, cette diplômée en anthropologie, qui a roulé sa bosse au Québec pendant plus de 25 ans dans le domaine de la production télévisuelle et cinématographique entre autres, touchant plusieurs champs d’intérêt sociaux, culturels, anthropologiques, humains et bien d’autres, a depuis attaché une autre corde professionnelle à son arc : celle de capitaine de bateau de pêche au homard depuis 2016. Elle demeure encore une des rares femmes dans les Maritimes à exercer ce métier, ce qui a d’ailleurs fait l’objet d’un film documentaire (*) ces dernières années.

Une fois la saison de pêche terminée, en juin, c’est son dossier de La vieille école de Miscou qui prend la relève pendant la belle saison, et ce jusqu’en octobre.

La vieille école de Miscou, dont elle est propriétaire, fait dorénavant partie du paysage socio-économique, touristique et culturel de l’île et même de toute la région. « J’ai acheté l’école en me disant que je voulais faire quelque chose de créatif », explique-t-elle. Les aléas de la vie ont quelque peu retardé sa réalisation, mais depuis trois ans, le projet a fini par prendre forme et se concrétiser.
Vieille école Miscou Vieille école Miscou

L’édifice construit dans les années 1950 comprend deux étages et se veut un lieu polyvalent, selon le concept de maison des voyageurs, des artistes et des gens d’ici imaginé par Michèle Garceau. De nombreux travaux de rénovation, d’amélioration et de réaménagement y ont été réalisés depuis 10 ans. À l’étage supérieur, on y trouve huit chambres avec salles de bain, bien aménagées, pouvant accueillir chacune de 2 à 5 personnes, pour un total de 32 personnes. On y trouve aussi un coin café et un espace cuisine équipé pour les repas offerts dans la salle à manger. En bas, une vaste salle communautaire servira dès l’été 2024 pour la tenue de rassemblements, de spectacles, de conférences ou de réceptions.
Vieille école Miscou Vieille école Miscou

À l’arrière, sur le vaste terrain entouré d’arbres et de végétation, on a aménagé des structures couvertes pour accueillir des activités familiales, des cours de yoga, ou d’autres types de rassemblements. D’autres plus petites peuvent servir pour des pique-niques à l’abri, alors que deux autres abritent un spa, accessibles par les gens qui logent dans les chambres. La cour peut accueillir des activités en plein air de toutes sortes et adaptées selon les saisons.

On y tient d’ailleurs au mois d’août autour de la fête nationale des Acadiens, le populaire Festival du thon avec jeux, musique, bouffe et animation, concours et dégustation, fête de la famille, etc.

Vieille école Miscou

Michèle Garceau précise que depuis trois ans, l’endroit est le théâtre tout le printemps et aussi l’automne, avant et après la saison touristique, d’activités privées qui occupent les lieux en totalité ou en partie, pendant quelques jours ou même des semaines entières. L’endroit est prisé par les organisateurs d’activités qui recherchent un lieu calme, bien organisé, accueillant et polyvalent. Les administrateurs et membres de l’organisme LGBT Acadie Love de Caraquet y ont d’ailleurs tenu une rencontre d’orientation l’automne dernier. Avant la fermeture pour l’hiver, une grande fête d’Halloween pour la population locale et régionale y a été tenue en 2023. Parions qu’elle sera de retour pour les prochaines années.
Vieille école Miscou

L’accès au public des chambres et du restaurant est surtout concentré du 19 juin au 15 octobre environ, " en fait, après que la tourbière ait perdu son rouge flamboyant. Vers la fin septembre et début octobre, c’est carrément la messe pour venir virer à Miscou et voir ce spectacle annuel " rappelle Michèle Garceau. 

Pendant cette période, on peut profiter du café/restaurant licencié saisonnier. En plus du coin-café qui offre cafés, smoothies, croissants, chocolatines et muffins, les déjeuners traditionnels sont également offerts ainsi que le lunch. On y prépare aussi des lattés et lattés glacés, des fish cakes maison, paninis garnis, ou même une salade césar maison et une guédille aux homard. Qu’on vienne y loger quelques jours ou simplement faire une halte lors d’une visite au phare historique de 23 mètres tout au bout de l’île, on y sera bienvenu, assure Michèle Garceau.

Vieille école Miscou  Vieille école Miscou

Fière de participer à l’essor économique et touristique de l’île de Miscou, La vieille école emploie de 8 à 10 personnes de juin à septembre.

Vieille école Miscou

La vieille école de Miscou
facebook.com/LavieilleecoledeMiscou
506.344.0190

10577, New Brunswick 113
Miscou, NB E8T 1Z6

Vieille école Miscou

(*) Femmes capitaines, 2022, tou.tv. Disponible en ligne gratuitement. ici.tou.tv/femmes-capitaines

À chaque fois qu’on trouve les termes « épicerie fine » associé à un établissement, on a souvent l’impression qu’on va se retrouver face à des produits importés, peu connus, rares, à prix élevés, ou encore des produits du terroir « douteux ». Au Marché des saveurs gaspésiennes, au cœur du secteur des restaurants, bars, boutiques, hôtels et autres commerces de la rue de la Reine à Gaspé, on s’efforce depuis 20 ans à démontrer qu’on a tout intérêt à s’intéresser à cette variété de produits fins, pour sortir de l’ordinaire dans ses repas et ses recettes culinaires, notamment.

Or, depuis 2022, l’établissement a changé de propriétaire. C’est le couple Claudia Romero et Ricardo Granja, arrivés au Québec et à Gaspé il y a 11 ans, à l’âge de 26 ans, en provenance de l’Amérique du Sud, qui est maintenant aux commandes de cette épicerie fine des plus populaires. Les deux proviennent d’une famille d’entrepreneurs, et depuis leur arrivée à Gaspé, Claudia a complété une formation en relève entrepreneuriale, en plus de travailler dans des emplois liés au service à la clientèle et au tourisme. Elle a même enseigné le français à des travailleurs étrangers basés à Gaspé.

 Marché Saveurs
Claudia explique qu’elle vit un rêve éveillé. Après avoir côtoyé durant de nombreuses années le propriétaire du mythique Marché des Saveurs Gaspésiennes, elle l’a acheté pour s’enraciner ici. Elle le considérait comme son mentor. Elle avait un œil sur ce commerce qu’elle fréquentait déjà depuis longtemps. Quand il lui a fait part de son intention de vendre, elle a sauté sur l’occasion et ils se sont rapidement entendus sur les termes du transfert de propriété.


« On voulait bâtir une entreprise. On voulait avoir un projet en aquaculture, notre spécialité, mais on trouvait cela difficile. Ça s’élevait à plus de quatre millions de dollars », explique Claudia. « On a contacté notre créancier, et on a pris la relève de l’entreprise que j’adorais depuis que l’on habitait le coin », ajoute la femme comblée qui habite la péninsule avec ses enfants, Marycielo et Ricardo.

 
Ricardo a choisi d’accompagner sa conjointe dans cette nouvelle aventure. Il s’occupe entre autres de la cuisine, des achats, alors que Claudia est responsable de l’administration et des ressources humaines. Ils emploient 14 personnes, dont plusieurs étaient là depuis quelques années.

Marché Saveurs
Bien que le rachat eut lieu en pleine pandémie, Claudia est heureuse de leur choix. « On a beaucoup appris et moi, j’adore cela apprendre ! Ça a été difficile, car on devait gérer les pénuries de produits et de main-d’œuvre et les changements fréquents de prix et de règles sanitaires étaient quelque peu étourdissants. Mais, il ne faut pas paniquer et on doit prendre les choses une à la fois. Je suis contente de ce que nous avons réalisé. Nous avons même réussi à inclure nos valeurs et notre couleur à cet établissement déjà bien établi. »

« La pénurie de main-d’œuvre est un défi important et on a décidé d’y remédier en accueillant du personnel provenant de l’étranger. On va accompagner ces personnes et s’assurer qu’elles sont bien dans leur nouveau chez-soi.

Marché Saveurs Marché Saveurs

Le Marché des Saveurs Gaspésienes est l’un des rares endroits à Gaspé où on retrouve du pain de boulangerie et des desserts de pâtisserie. On y retrouve aussi une grande variété de fromages fins, ainsi que des bières de microbrasserie gaspésiennes. Des produits locaux y sont disponibles : saumon fumé, savons, viande, café, etc. Finalement, il y a aussi des produits importés européens. Plusieurs plats sont cuisinés sur place pour emporter.


Comme si la gestion de ce commerce n’était pas suffisante, Claudia a obtenu une concession de cantine, les Délices Forillon, au Centre récréatif – secteur sud du Parc national de Forillon. Les gestionnaires du parc cherchaient un concessionnaire pour un contrat de deux ans. Elle a présenté un dossier et a obtenu le mandat. Les visiteurs du parc peuvent y déguster certains des plats cuisinés à Gaspé, des fromages et charcuteries, des pâtisseries et bien plus. On y a affecté une employée pour s’occuper de cette cantine.


Quand on lui demande si elle a un conseil à donner aux personnes qui veulent lancer ou reprendre une entreprise, elle répond qu’il ne faut pas lâcher. « C’est merveilleux de pouvoir l’accomplir. Il faut s’encourager en famille », souffle-t-elle.

Le Marché des saveurs gaspésiennes
marche-de-saveurs-gaspesiennes.business.site
119, rue de la Reine
Gaspé, QC G4X 1T5
418 368-7705

Qu’on aime les fraises un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout, on ne reste certainement pas indifférent quand on entre à la boutique de la Ferme Bourdages à Saint-Siméon-de-Bonaventure.

Ferme Bourdages
Dès l’arrivée, on sent que quelque chose de marquant nous attend. Et on en a vite la confirmation lorsqu’on aperçoit cette variété de produits étalés dans ce vaste lieu dont la grande majorité ont un point en commun : les fraises. Il s’agit du plus grand producteur en Gaspésie.
On peut donc y trouver, en plus des fraises elles-mêmes dans leur plus simple état, divers produits cultivés dans les jardins ou provenant de producteurs locaux, dont divers légumes de saison, des confitures, des tartes et pâtés de toutes sortes ainsi que des pains et pâtisseries. Et que dire des vins de fraises, tous nommés en l’honneur des ancêtres Bourdages. Un comptoir de dégustation permet de les découvrir. On peut aussi y manger : plusieurs produits sont proposés.

Ferme Bourdages
Le directeur général de l’entreprise et copropriétaire avec son frère Jean-François, Pierre Bourdages, explique que cet étalage de produits et de saveurs est le résultat de 200 ans de culture sur la ferme familiale. Ils sont de la 6e génération de Bourdages sur cette terre qui poursuit sa tradition d’abondance et de qualité, explique Pierre.
La boutique de la Ferme Bourdages, c’est plus qu’un lieu de vente : c’est une expérience sensorielle et culturelle. Et si les produits ne peuvent pas afficher l’appellation BIO, Pierre Bourdages assure que les méthodes de culture et de transformation s’en approchent avec l’utilisation d’insectes prédateurs et d’autres procédéd qui en assurent la qualité ultimale.
Si au début la ferme était destinée à assurer la subsistance familiale, elle est passée à une ferme de production maraichère dans les années 1990 après que Pierre ait diplômé en technologie agricole et ait racheté la ferme avec ses parents. C’est là que la production de la fraise a pris son essor. Et inutile de dire qu’il s’agit du résultat d’un intense démarche alors que la fraise profite désormais d’un savoir-faire qui en fait une des meilleures pour son goût sur le marché, affirme son copropriétaire qui en parle avec passion.
La production vinicole quant à elle a débuté en 2000 alors que Jean-François s’est joint à l’équipe et a suivi une formation pour le secteur vinicole. Aujourd’hui, la Ferme Bourdages produit annuellement 45 000 bouteilles de vins de fraises et de rhubarbe. En plus de la boutique de Saint-Siméon (60 % des ventes), ils sont distribués dans 100 place d’affaires au Québec, dont des succursales de la SAQ.
La Ferme Bourdages emploie une centaine de personnes, dont près de 30 travailleurs Mexicains qui reviennent chaque année prêter main-forte aux travaux aux champs et ailleurs.

David Soucy est ingénieur forestier. Yan Lévesque, ingénieur en électromécanique. Un certain « soir de scotch », pour faire une image, en 2016, à partir d'une passion commune pour les spiritueux, un rêve de créativité et la volonté de participer au développement de leur région s’est imaginé.
Pendant plus de deux ans, ils ont développé le concept de leur entreprise de distillerie en prenant la peine de faire des choix éclairés et logiques. Ainsi. Comme l’eau est la base principale de la production, ils ont décidé que celle de la rivière Mitis allait être la meilleure pour répondre aux critères pour la fermentation et obtenir un produit à la hauteur des standards de l'industrie des spiritueux fins. Le choix de l’emplacement de la distillerie a suivi cette décision, soit à proximité de la rivière, à Mont-Joli.

Distillerie Mitis
Le processus de création de produits selon leurs valeurs et leurs normes de qualité nécessite des partenariats avec des entreprises et des organismes locaux spécialisés dans leur domaine. Par exemple, le Jardin de Mitis pour le pin montagnard, Ma cabane en Gaspésie pour la sève d’érable concentrée, et d’autres aussi.
Distillerie Mitis
Les équipements spécialisés qui constituent l’alambic ont été conçus et fabriqués selon le concept de Yan, le mécano de l’équipe. Ils représentent une part majeure du résultat obtenu une fois les assemblages des divers ingrédients effectués. Le vieillissement en tonneau de chêne est également un élément important pour la qualité du rhum. La macération avec du bois québécois sélectionné et torréfié tel l’érable à sucre, le bouleau jaune et le pommier, avec lequel on jumele le chêne blanc français et américain, permet de produire un spiritueux équilibré, vif et boisé, le Mitis.
En juin 2022, on a lancé la vodka Frimas, aromatisée avec des fruits de l’argousier du Québec ! Légèrement fruitée et acidulée, souple et douce : elle se déguste pure, sur glace ou en cocktail.
La boutique à la distillerie de Mont-Joli propose aussi quelques produits dérivés pour les amateurs. Une belle visite à faire si vous passez dans le coin.

Distillerie MitisDistillerie Mitis
distilleriemitis.com
1034, avenue de la Gaspésie
Mont-Joli, QC G5H 0B2
418.775.4011