Biographie

Artiste pluridisciplinaire née à Saint-Siméon, Gabrielle Boulianne-Tremblay fait paraitre son premier recueil de poésie, Le Ventre des volcans, en 2015. Et un deuxième, Les secrets de l'origami, en 2018. En 2021, elle présente son premier roman d’autofiction, La fille d'elle-même, dont elle a enfin « accouché » après avoir commencé à l'écrire à l'âge de quinze ans, le récit initiatique d'une enfant dans la transidentité, dans un Québec à la fois cruel et bouillonnant de vie. Ce roman qui met en scène les paysages bucoliques de Charlevoix ainsi que son fleuve majestueux, a changé sa vie et offert au Québec une vision plus intimiste d'une réalité encore souvent méconnue.
La fille d'elle-même sera adapté au petit écran et l’année suivante, le roman obtient le Prix des Libraires du Québec. La fille d'elle-même est le premier roman d'autofiction francophone écrit par une femme trans au Québec ». En 2025, elle publie La fille de la foudre, une suite à son roman La fille d’elle-même. Dans celui-ci, elle explore l’après-transition en tant que femme ayant un trouble de la personnalité limite.
Après avoir tourné quelques années plus tôt dans plusieurs documentaires et courts métrages, Gabrielle Boulianne-Tremblay apparait pour la première fois dans un long métrage en 2016, dans le film Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau de Mathieu Denis. Pour son interprétation de Klas Batalo, elle est nommée aux Prix Écrans canadiens dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, ce qui en fait alors la première femme trans nommée en tant qu'actrice à ces Prix.
En 2023, militante pour les droits des personnes trans, l’artiste se fait porte-parole de la première édition de Fierté Charlevoix.
En 2026, elle signe le scénario de François.e, une comédie ou François, un homme scénariste cisgenre sur le déclin, se fait passer pour une femme trans afin d’obtenir des financements pour une série télévisée, un film très bien accueilli par la critique.


Eve Lambert

Du pire au meilleur

Née à Chicoutimi, c’est en 2017, à 25 ans, que l’aventure littéraire d’Eve Lambert débute avec « Tu aimeras ce que tu as tué ». Ce premier roman connaît un important succès et paraît en France, avant d’être traduit en anglais. Il reçoit déjà de nombreux éloges et se mérite quelques prix littéraires significatifs. Dans ce récit qui se déroule dans un Chicoutimi malsain et morbide, Eve Lambert utilise la haine comme ton littéraire et critique avec virulence la xénophobie et l’homophobie qui sévit encore au Québec.

Eve Lambert est diplômée de l'Université de Montréal avec une maîtrise et un doctorat en création littéraire. Sa thèse portant sur le processus créateur dans l’œuvre de Victor-Lévy Beaulieu remporte alors le prix de la meilleure thèse en arts et sciences humaines de l'Université de Montréal. Connue alors sous son nom de naissance Kevin Lambert avant sa transition de genre, elle affirme vouloir participer au mouvement d’affirmation homosexuelle dans ses œuvres. « J’aime ça faire partie de la catégorie LGBTQ », affirme-t-elle.

Les écrivains sont réputés écrire parfois sous l'influence de la drogue ou de l'alcool. De son propre aveu, Eve Lambert, elle, écrit parfois sous l'influence de l'angoisse. « J'ai tendance à imaginer ce qui peut arriver de pire, confie-t-elle. ‘’Dans la scène d'ouverture de mon roman Querelle, j'imaginais mon chum, qui n'était pas encore officiellement mon chum à l'époque, baiser avec plein d'autres gars. Je ne me suis pas censuré, j'ai déliré à fond. Quand j'écris, je ne suis pas nécessairement dans un état de bien-être même s'il y a quelque chose de libérateur à laisser aller nos délires. Ça crée une sorte d'extase de se libérer de nos angoisses. »

Depuis 2018, elle a publié trois autres romans, « Querelle de Roberval », « Que notre joie demeure » et ‘’Les sentiers de neige’’ tous trois parus aussi en France, démontrant qu’elle s’avère une prolifique auteure qui collectionne les prix les plus prestigieux, dont le réputé Médicis en 2023.

Récemment, elle adapte en 2023 le roman « Un cœur habité de mille voix » de Marie-Claire Blais pour le théâtre. L'adaptation est créée à l'Espace Go en avril 2024, et reçoit alors un concert d’éloges pour son audace à traiter au théâtre de la vie d’un homme gai vieillissant.

Né à Drummondville en 1954, Claude Bibeau a poursuivi une carrière de peintre pendant plus d’une vingtaine d’années. En 1973, l'artiste se fait connaître en fondant le Mouvement Bonbon avec le peintre Colin Chabot.

Tantôt étiquetés hyperréalistes, tantôt naïfs, tantôt surréalistes, les tableaux de Claude Bibeau révèlent surtout une personnalité d’artiste unique et une vision incisive et originale de la société. Doté d’une grande maîtrise du dessin et des coloris, Bibeau a laissé derrière lui une œuvre riche, mature et malheureusement inachevée. Deux de ses tableaux majeurs, « Figure de tragédie » et « Sébastien», font partie de la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec.

Claude Bibeau Claude Bibeau
 
Il a exploité les thèmes de l’art naïf; paysages, objets et personnages sont ainsi stylisés ; il a été inspiré par le pop art dont il fut l'un des seuls représentants au Québec, par l'imagerie psychédélique, l'hyperréalisme et le surréalisme. Ses œuvres ont été exposées en France, au Mexique et au Canada. La plupart se retrouvent dans des collections privées en Europe et en Amérique du Nord

Malheureusement diagnostiqué séropositif au début des années 90, la santé de Claude Bibeau commence à décliner après 1996. Avec son compagnon de vie depuis 17 ans, Uwe von Harpe, il effectuera quelques voyages en Europe. Mais en 1997, le décès soudain de son amant et le déclin progressif de sa santé le forcent à abandonner la peinture. Le 30 juillet 1999, après plusieurs mois de lutte contre le sida, il s'éteint entouré de ses plus proches amis.

Claude Bibeau

On peut découvrir cet artiste unique en visitant L’Espace Claude Bibeau du site web www.galeriecb.com, géré par Christian Bédard.

Le 1er août 2016, l’écrivaine et poétesse Anne Hébert aurait eu 100 ans. Ce centenaire sera souligné en 2017 à Kamouraska, le village où se situe l’action de son roman Kamouraska qui l’a rendu célèbre et mis du même coup le village sur la carte. Porté au grand écran par Claude Jutra sur une musique d’André Gagnon, le film fit connaître son œuvre au grand public.

Né à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Anne Hébert a vécu son enfance à Québec, mais descendante de la famille seigneuriale de Kamouraska, elle y a passé plusieurs étés où la célèbre histoire de meurtre passionnel de son aïeul lui est devenue familière. Après avoir publié de 1942 à 1953 divers recueils de poèmes, elle publie en 1958 son premier roman, Les Chambres de bois, aux Éditions du Seuil et elle est élue en juin 1960 membre de la Société royale du Canada.

En 1965, après la mort de sa mère, elle déménage à Paris. Avec la publication du roman Kamouraska, en 1970, pour lequel elle reçoit le prix des libraires de France, elle connaît enfin le succès. Elle publie en 1975 Les enfants du sabbat, un troisième roman, puis en 1980, elle donne un quatrième roman, Héloïse.  Mais c'est grâce au roman suivant, les Fous de Bassan, en 1982, qu'elle devient la quatrième franco-canadienne et la deuxième Québécoise à obtenir un grand prix littéraire français. Elle décroche pour ce cinquième roman le prix Femina. Seules Gabrielle Roy, elle aussi avec le Femina, Marie-Claire Blais, avec le Médicis et Antonine Maillet avec le Goncourt l'ont précédée comme lauréates d'un des grands prix littéraires français. Elle reçoit de 1969 à 1983 des doctorats honoris causa des universités de Toronto en (1969) et de Guelph (1970), puis de l’UQÀM (1979) , de McGill (1980) et enfin de l’Université Laval en 1983.

En 1988, son sixième roman, Le Premier Jardin, rend hommage aux femmes qui ont fondé la Nouvelle-France. Un septième roman, L’Enfant chargé de songes, paraît en 1992. En 1995, âgée de 79 ans, elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, une histoire à mi-chemin entre la poésie et la prose. Son cinquième et dernier recueil Poèmes pour la main gauche est publié deux ans plus tard.

Au début de 1998, celle qui demeurait à Paris depuis 32 ans, revient à Montréal. En 1999 paraît son dernier roman, Un habit de lumière, quelques mois avant son décès à Montréal en janvier 2000.

Anne Hébert est toujours restée discrète sur sa vie privée, elle qui ne s’est jamais mariée et n’a jamais eu d’enfant. L’éloignement à Paris, comme pour son amie Mavis Gallant, une écrivaine anglo-montréalaise elle aussi déménagée dans la Ville-Lumière et avec laquelle elle a entretenu une longue amitié, lui a permis de maintenir cette séparation entre sa vie artistique et sa vie intime.

Sylvain Rivière. Sur le site web des Libraires.ca, on compte 120 titres d’ouvrages qu’il a signés ou co-signés depuis 1981. Son plus récent, l’histoire rocambolesque de la sculptrice, muraliste, peintre et tapissière gaspésienne de réputation internationale, Suzanne Guité, co-fondatrice du Centre d’art de Percé, qui a connu une fin tragique au Mexique en 1981, à l’âge de 55 ans. Surtout connue pour ses sculptures, elle a également troqué ses outils pour le pinceau pour se prêter à la peinture et à l'aquarelle.

Guité GuitéL'auteur Sylvain Rivière

Dans « De la montagne à la mer – Suzanne Guité – Entre l’arbre et la pierre », l’auteur gaspésien, qui est né à Carleton, mais habite Maria, exprime dans un texte vibrant et rempli d’humanité et de respect, la complexité du personnage en même temps que l’immensité de son talent et la richesse de son oeuvre. Écrivain, poète et journaliste de formation, il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre. Il a reçu, au cours de sa carrière s’étalant sur plus de quatre décennies, de nombreux prix et distinctions.

Sylvain Rivière a entrepris de retracer l’univers de cette artiste, à la suggestion de l’une des filles de Suzanne Guité et d’Alberto Tommi (son mari italien), Marie-Josée Tommi, elle aussi artiste basée à Percé. Que ce soit avec les hommes de sa vie, avec ses enfants ou avec différents artistes et nombreuses personnalités d’ici ou d’ailleurs, Suzanne Guité a entretenu de vibrantes correspondances soutenues tout au long de sa carrière et de sa vie.

Guité

Sylvain Rivière avec la fille de Suzanne Guité, Marie-Josée Tommi. (Photo : Radio-Canada)
Lors de notre rencontre avec Sylvain Rivière par un bel avant-midi ensoleillé d’octobre, sur la terrasse de sa maison de Maria, il a suffi d’une question de notre part pour que s’active ce conteur invétéré et passionné. On sent d’entrée de jeu son attachement profond pour cette femme qui a marqué l’imaginaire gaspésien, bien entendu, mais aussi celui de nombreuses personnes du monde des arts, en Europe, au Québec, au Mexique et partout où elle s’est manifestée pendant sa carrière. En plus de receler la correspondance personnelle de Suzanne Guité, le livre contient aussi des lettres professionnelles et de nombreuses photographies.

Cette correspondance gigantesque qui sert d’appui à cet ouvrage de 485 pages publié en juin 2024, Sylvain Rivière s’y est plongé, une manière pour lui de lever le voile sur l’artiste et l’être humain qu’était Suzanne Guité. Il raconte comment il l’avait rencontré alors qu’il n’avait que 16 ans, au Centre d’art de Percé où il s’était rendu lors d’une prestation du grand Raymond Lévesque, pour assouvir son désir de monter sur les planches et présenter sa poésie et ses chansons.

Elle lui a offert sa chance peu de temps plus tard en première partie d’un artiste et ce fut le début d’une belle aventure pour lui. Au fil des années, il s’était également lié d’amitié avec sa fille, Marie-Josée. Dans une entrevue à Radio-Canada lors du lancement du livre, Sylvain Rivière déclarait que « L’idée est de ramener cette personne-là dans la vie d’aujourd’hui avec tout ce qu’elle nous a donné pour ne pas qu’on l’oublie et surtout pour que l’on comprenne finalement toute la richesse de cette œuvre et la mettre en valeur ».

Guité Le couple Tommi-Guité au Centre d'art de Percé

Le fil du récit mène inévitablement à la fin de vie tragique de Suzanne Guité, assassinée dans son atelier près d’Oaxaca, au Mexique, en 1981, à l’âge de 54 ans. Son mari italien est décédé à Percé en 1959, à l’âge de 42 ans, à peine 11 ans après leur mariage. Des décès prématurés dans les deux cas, alors que la richesse de leur art avait commencé à avoir un impact important dans la sphère artistique un peu partout dans le monde.

Un héritage culturel important pour la Gaspésie

Fait à signaler, l’œuvre de Suzanne Guité sera protégée et mise en valeur alors que le Musée de la Gaspésie a annoncé son acquisition d’œuvres et du fonds d’archives de la famille Tommi-Guité l’an dernier.

« Ce qui n’a pas été séparé entre les héritiers et les héritières est demeuré au musée et on est très heureux, parce qu’on va pouvoir en faire le traitement, la diffusion et particulièrement faire connaître Suzanne Guité », explique le directeur général du Musée de la Gaspésie, Martin Roussy. La famille Tommi-Guité lègue donc au musée 450 œuvres, dont des sculptures, des dessins et des aquarelles.

À cela s’ajoutent les archives de cette famille qu’accumule le Musée de la Gaspésie depuis la fin des années 80, comme des milliers de photos ainsi que de nombreux écrits.

 Guité

De la montagne à la mer – Suzanne Guité – Entre l’arbre et la pierre
Sylvain Rivière, auteur
Éditions Du Tullinois
Distribution Prologue

Dave-St-Pierre

Né à Saint-Jérome, Dave St-Pierre est l’un des plus talentueux chorégraphes du Québec. Bien qu'atteint de fibrose kystique, il a mené une brillante carrière d'interprète en danse contemporaine avant que les limitations de sa maladie l'obligent à se tourner vers la chorégraphie. Après une greffe des poumons qu’il a raconté à la caméra dans le documentaire de Brigitte Poupart Over my dead body en 2012, il a poursuivi sa carrière qui l’a amené à se produire à travers le monde.

Le très audacieux danseur et chorégraphe a accumulé une impressionnante feuille de route, notamment avec Brouhaha Danse, de 1990 à 1996. Il a dansé par la suite pour plusieurs chorégraphes québécois, dont Harold Rhéaume, Daniel Léveillé et Jean-Pierre Perrault parcourant le Canada, les États-Unis et l’Europe. Dave St-Pierre a aussi foulé les planches dans plusieurs créations dont la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Au cinéma, il a participé à deux productions de Cinéquanon Film, dont L’enfant de la musique, dans lequel il incarne Mozart, le rôle principal.

En 2004, il fonde sa propre compagnie. Dave St-Pierre crée alors des pièces à la fois sauvages et ébouriffées, déjantées et provocatrices, touchantes et tragiques. Sa trilogie amorcée avec La pornographie des âmes s’est inscrite comme le porte-étendard de l’énergie brute. C’est avec cette pièce que Dave St-Pierre fait sa marque. La pièce, présentée cinq fois à Montréal remporte le prix du Meilleur spectacle 2004 à Francfort. La pornographie des âmes a également été présentée en Europe à Munich, Berlin, Salzbourg, Wolfsburg et Amsterdam. Autant saluée par la presse que par le public, elle a été présentée de nombreuses fois à l’international. La pornographie des âmes (2004), Un peu de tendresse bordel de merde ! (2006) et Foudres (2012) ont été vues dans plusieurs festivals d’envergure tels que Le Festival d’Avignon et de prestigieux théâtres tels que le Théâtre de la Ville de Paris et le Sadler’s Wells (Londres). Ces pièces La Pornographie des âmes et Un Peu de tendresse bordel de merde!, deux oeuvres de groupe fortes, provocatrices, poétiques, créées dans l'urgence, ont connu un vif succès.

En parallèle, la compagnie a produit les spectacles Over my dead body (2009), Bibelot (2010) et Fake (2015). Dans Fake, Dave St-Pierre rencontre Céline Dion interprétée par un jeune acteur travesti et il s’interroge sur le vrai et le faux dans la démarche artistique.

La danse de la compagnie Dave St-Pierre est brute, toujours en alerte. Des mouvements saccadés, des attrapées violentes, des étreintes fragiles, faisant la plupart du temps appel à la nudité. Ne pas cacher la difficulté d’exécution, la fatigue, l’effort. Elle veut plutôt montrer, sans fard, en simplicité.

On a pu voir le travail chorégraphique de Dave dans plusieurs pièces de théâtre à Montréal, dont Le traitement, mise en scène par Claude Poissant à l’Espace Go en 2005. Brigitte Poupart l’approche pour travailler sur son spectacle Cérémonials et le Théâtre du Nouveau Monde fait appel à lui pour signer la direction de mouvement dans le classique La Tempête, mis en scène par Victor Pilon et Michel Lemieux.

Parallèlement, il collabore avec le Cirque du Soleil. En 2004, il signe la chorégraphie du méga-spectacle Soleil de Minuit, présenté à plus de 200 000 personnes dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Au cours de la même année, il remanie certaines sections chorégraphiques du spectacle Zumanity. En 2011, Love marque sa troisième collaboration avec le Cirque du Soleil.


Originaire de Shawinigan, Serge Denoncourt est un des acteurs et des metteurs en scène les plus prolifiques du théâtre québécois avec plus de 120 mises en scène. Après avoir fondé et dirigé le Théâtre de l’Opsis en 1984, il assume de 1994 à 1997 la direction artistique du Théâtre du Trident à Québec. Un parcours assez exceptionnel pour celui qui avait d’abord envisagé d’étudier la médecine avant d’être admis à l'École nationale de théâtre du Canada, puis inscrit au programme de théâtre du Collège Lionel-Groulx. Il a mis en scène non seulement les plus grands classiques du théâtre international, de Molière à Tennessee Williams en passant par Tchékhov, mais aussi les plus grandes pièces de nos plus brillants dramaturges dont Michel Tremblay et Michel-Marc Bouchard. En 2012 et 2015, il signe la mise en scène des deux créations récentes de Michel-Marc Bouchard, Christine, la reine-garçon et La Divine Illusion

En plus de son travail pour l'Opsis et le Trident, il a également dirigé au Cégep Lionel-Groulx, au théâtre Denise-Pelletier, au théâtre de Quat'Sous et au théâtre du Nouveau Monde.

Artiste polyvalent, il travaille également à l'opéra et en variétés. Il est le metteur en scène du spectacle d'Arturo Brachetti et a développé le concept visuel et artistique de deux tournées mondiales de la star européenne Eros Ramazzotti.

Le récipiendaire de quatre Masques et d’un Molière (Paris, 2000) a également conçu et mis en scène le spectacle Criss Angel Believe du Cirque du Soleil à Las Vegas.

À l'été 2011, en compagnie du gagnant du concours de danse So you think you can dance, le jeune Nicolas Archambault, il met sur pied un spectacle avec de jeunes tziganes à Belgrade nommé GRUBB The Musical, un projet mis sur pied pour soutenir les jeunes avec des projets éducatifs et artistiques. Ils se produiront au Festival international de jazz de Montréal dès l'été 2012.

En 2015, il devient une figure connue du grand public alors qu’il devient juge à l’émission Les Dieux de la Danse à Radio-Canada.

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Gagnant en 2014 du concours national Rêves d’automne et auteur du livre The Colours of Canada, le peintre-paysagiste Gordon Harrison s’est passionné pour la peinture en séjournant dans les Laurentides et en s’inspirant de ses paysages. Né à Montréal en 1953. Il partage aujourd’hui sa vie entre Ottawa où il a une galerie dans le Marché By et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson où il a un gite et atelier. Gordon Harrison s’intéresse à l’art dès son jeune âge. L’intérêt singulier qu’il développe à l’égard de la nature brute le porte spontanément à entreprendre des études en architecture du paysage, à l’Université de Toronto.

L’été venu, c’est avec fébrilité qu’il se retire à la villa familiale des Laurentides pour s’enivrer des magnifiques paysages du Lac des Îles qui insufflent la vie sur son canevas. C’est ainsi qu’il regagne la capitale, à l’automne, muni d’une toute nouvelle collection de tableaux.

Principalement autodidacte, il s’inscrit toutefois à l’École des beaux-arts d’Ottawa, une étape au cours de laquelle il est inspiré d’emblée par Jean-René Richard (1895-1982), l’un des artistes québécois les plus avant-gardistes de son époque. Dès lors, il parcourt le Canada à la recherche des plus beaux panoramas qu’il peint in situ sur la toile de son chevalet. Au cours de ses nombreux séjours d’est en ouest, il constituera ainsi une imposante collection de paysages canadiens. Dès son premier vernissage, des amateurs d’art conquis lui réclament des huiles reconstituant leurs souvenirs les plus mémorables. Depuis les sommets enneigés des montagnes de la Colombie-Britannique jusqu’aux rives escarpées de Terre-Neuve, le réputé peintre paysagiste brosse le pays tout entier à sa façon dans son livre The Colours of Canada. Cet ouvrage cartonné regroupe plus de 300 tableaux exposés dans différentes collections privées de par le monde.

La critique, pour sa part, décrit son œuvre comme étant une « célébration de la couleur ». En effet, le trait prononcé de ses couleurs permet de créer une ambiance propre à chaque tableau, suscitant ainsi un élan d’émotion chez l’amateur qui le contemple.

Dans le luxe et le confort d’un gîte singulier dans sa maison de campagne, Gordon Harrison et son partenaire galeriste, Phil Émond vous feront découvrir ses toiles. Des séjours artistiques et ateliers de peinture sont aussi offerts à l’atelier de peinture à Sainte-Marguerite-du-lac-Masson.

Céline Dion est certainement la québécoise la plus connue à travers le monde. La p’tite fille de Charlemagne, petite ville de Lanaudière, a chanté pour la première fois en public ici dans le resto-bar de son père Le Vieux Baril. Sa vie aura été bien différente de la Céline du chanteur français Hugues Aufray à qui elle doit son nom. La cadette de quatorze enfants aura eu la carrière la plus extraordinaire qui soit. Une carrière qui aura débuté par la chanson composée pour elle par sa mère Ce n’était qu’un rêve, mais son rêve de devenir chanteuse s’est réalisé de la manière la plus merveilleuse qui soit. Elle fait aujourd’hui partie avec plus de 230 millions d’albums vendus dans le monde de la courte liste des cinq chanteuses les plus populaires de tous les temps.

Après des débuts plutôt conservateurs avec un premier album intitulé La voix du bon Dieu et comme premier succès la chanson Une colombe interprété au Stade Olympique de Montréal lors de la visite du pape Jean-Paul II, Céline Dion amorce un virage après son premier grand succès Incognito en 1988.

Mais c’est en 1991, il y aura 25 ans cette année, avec son premier grand succès international francophone l’album Dion chante Plamondon qu’elle devient une icône dans la communauté gaie alors qu’elle reprend le succès de Starmania Un garçon pas comme les autres et qu’elle interprète pour la première fois L’amour existe encore en plein épidémie du sida. Elle consolide son rôle d’icône en n’hésitant pas au fil des ans à s’associer à des festivités de la fierté gaie et à sortir de sa réserve sur les enjeux politiques pour se prononcer en faveur du mariage gai et de l’adoption par les couples gais et lesbiens.

Son succès L’amour existe encore prend un sens tout personnel quand elle résonne en 2016 aux funérailles nationales de son mari et gérant René Angélil, décédé du cancer, dans la même église Notre-Dame de Montréal où elle s’était marié vingt-et-un ans plus tôt.

La modeste maison d’enfance de Céline Dion où elle a appris en famille à chanter, au 130, rue Notre-Dame à Charlemagne, qui avait été transformé en commerce avant d’être rachetée par la famille, a fait place en 2015 à une nouvelle bâtisse qui loge notamment la Fondation Maman Dion. En juillet et août 2016, la tournée qui suivra la parution d’un nouvel album francophone l’amènera au Québec pour le plus grand plaisir de ses fans.

Yves Desgagnés fait partie de ces charlevoisiens bien connus que le Musée de Charlevoix à La Malbaie met à l’honneur. Acteur, metteur en scène, réalisateur et auteur, Yves Desgagnés est devenu, au fil des ans, un des créateurs les plus prolifiques du milieu artistique québécois.

Figure connue du grand public, il a été l'interprète principal de plusieurs séries télévisées dont L'Héritage, Montréal PQ, Les Machos et Le bleu du ciel. Au cinéma, il est apparu au générique d'une quinzaine de films dont Les Années de rêves de Jean- Claude Labrecque, L'Homme renversé d'Yves Dion et Les Invasions barbares de Denys Arcand.

Avec plus de soixante-dix mises en scène à son actif, il a marqué le monde du théâtre par ses lectures audacieuses des auteurs comme Shakespeare, Molière, Tchekhov, Arthur Miller ou Gorki. Il a aussi signé les mises en scène d'une trentaine de créations d'auteurs québécois, notamment Michel Marc Bouchard, René Gingras et Michelle Allen, ainsi que de ses propres textes comme Le Nombril du monde ou encore Je ne t'aime pas et Les Nouilles, écrit en collaboration avec Louise Roy. Il a réalisé pour le cinéma Idole instantanée et Roméo et Juliette.

En 2013-2014, Yves Desgagnés a aussi agi comme conseiller en communication publique pour la députée de Charlevoix d’alors, la seule femme à avoir accédé au poste de première ministre du Québec, Pauline Marois.