En arrivant à Trois-Pistoles, il est difficile de manquer la Fromagerie des Basques qui offre une grande variété de fromages affinés et vieillis ainsi que des fromages frais du jour en grains et en blocs, ainsi qu’ un large éventail de produits de la région. Un peu plus loin, la Ferme du Castor gras, une ferme de proximité inspirée de l'agriculture régénérative et de la permaculture, offre des fruits, légumes et champignons en harmonie avec différents élevages en liberté dans le respect des pratiques écologiques.
Au cœur de Trois-Pistoles, le restaurant Biarritz offre une cuisine variée proposant poissons, fruits de mer, salades-repas, pâtes, grillades et brochettes en formule Apportez votre vin. Sa terrasse offre une vue imprenable sur l’estuaire. Le resto offre aussi des repas pour apporter et du prêt à manger (réfrigéré et congelé).
Non loin le café Grains de folie est le rendez-vous des amateurs de bons cafés et repas légers. C'est au cœur du village qu'est installée la microbrasserie Le Caveau des Trois-Pistoles. L'ancien Caveau à patates, puis Caveau-Théâtre de Victor-Lévy Beaulieu, est maintenant la scène sur laquelle se produisent plusieurs bières d'inspiration derrière lesquelles s'écrit toute une histoire. De La Dame des Neiges, blanche aux conifères, jusqu'à La Pistoloise Triple, belge rubis de style d'abbaye, en passant par La Guerre des Clochers, stout au seigle, et La Bavarde, IPA fumée, les œuvres de la maison ne cessent d'étonner les papilles du public, partout au Québec. Les bières du Caveau sont disponibles chez les détaillants spécialisés, avec quatre lignes en cannettes! La gamme de tradition belge restera pour sa part dans les chic bouteilles de la maison. Il est également possible de s’y restaurer en mode accord bière et bouffe.
Non loin, la pâtisserie Origine offre ses pains artisanaux, pâtisseries et viennoiseries.
Mais pour des gâteaux vraiment hors du commun ou du chocolat, il faut visiter Aux petits caprices à Saint-Simon-de-Rimouski aux confins de la MRC des Basques.
Sillery, Sainte-Foy and Cap-Rouge
Sillery, Sainte-Foy and Cap-Rouge have the reputation of being the more affluent neighborhoods of the capital. This area is home of the main campus of Université Laval, the oldest francophone higher education establishment in America, where the first LGTBQ organization in the capital, the Groupe gai de l’Université Laval, first appeared.
Whether arriving in Québec from the south shore using the highway or the Chemin du Roy, or coming in from the international airport, one inevitably crosses this district before accessing downtown Québec. There are also many hotels in the vicinity of the bridges, especially along Laurier Boulevard. This might be the more practical choices for those coming into the city by car, as the old narrow streets of Old Québec where obviously conceived for horse-drawn carriages and pedestrians, not cars. Shoppers will appreciate the proximity of the shopping malls also found on Laurier Boulevard.
Coming over the bridges from this district, you should visit the Promenade Samuel –De-Champlain park along the river, which was inaugurated in 2008 for the 400th anniversary of the city. Whether arriving by foot, bike or car, the promenade offers a spectacular view of the city and leads right into historic Old Québec. This is a great way to connect with a natural environment in the heart of the city.
Sillery is certainly the most affluent neighborhood of the capital. Its trendiest street, Maguire Avenue, is an area especially appreciated by our community, offering quaint boutiques, with good restaurants and nice terraces. It also features one of the most remarkable parks in the city, Spencer Wood, which became a showcase for horticulture in North America through the efforts of its owner, Henry Atkinson. For nearly 20 years, the governor-generals of United Canada lived on the property, which was purchased by the Québec government in 1870 and served as the residence of Québec lieutenant-governors until 1966. A major fire eventually destroyed the main residence. Visit the gorgeous park by the Saint Lawrence River, the beautiful gardens and relics of the site's long history.
Villa Bagatelle, with its distinctive irregular forms and ornamentations, was built in the picturesque English architectural style of the 19th century. The cultural centre hosts temporary art and history exhibitions. The Villa is also renowned for its garden where you can admire many native plants and a range of underbrush species.
Also noteworthy is the Aquarium du Québec, with its gardens and outdoor tanks, and a main building featuring many exhibition spaces. The venue includes nearly 10 000 specimens representing 300 species of mammals, indigenous and exotic fish, invertebrates, amphibians and reptiles. Watch marine mammals, such as polar bears, walruses and several seal species, frolic in the outdoor park. Many animals from the Pacific Ocean swim in our huge 350 000-litre tank. The area overlooks the Saint Lawrence River from atop a cliff, an excellent way of discovering these faraway regions.
En visite dans l’Isle, il ne faut pas manquer de découvrir les cidres fins et les mistelles des Vergers et Cidrerie Pedneault, une entreprise familiale centenaire. C’est en effet en 1918, grâce à un octroi gouvernemental, que la famille Pedneault plantait les 300 premiers pommiers et arbres fruitiers sur sa terre ancestrale de l’Isle-aux-Coudres. Depuis cette année-là, bien des étapes et réussites ont ponctué l’histoire de l’entreprise familiale qui n’a cessé de prendre de l’expansion. L’année 1999 a notamment marqué l'histoire de l'entreprise de façon plus significative avec l’apparition d’un cellier, d’une vinaigrerie et d’une cidrerie permettant alors à l’entreprise de mettre en marché de nouveaux produits élaborés sur place tels que le cidre et ses dérivés, les mistelles , ainsi que le vinaigre. En 2007, l’entreprise remportait fièrement plusieurs prix au Festival de la gastronomie de Québec. On trouve ses produits dans plusieurs points de vente de Charlevoix ainsi que dans les succursales de la SAQ.
En sortant de la boutique de la Cidrerie Pedneault, allez découvrir, humer et savourer Les fruits du biscuitier. Eh oui, un arbre à biscuits! Dans cette ambiance magique, faites rêver vos sens en vous délectant de biscuits, desserts et pâtisseries accompagnés d’un succulent café. Sur la terrasse l’été, rafraichissez vos papilles de crèmes glacées et breuvages glacés.

Pour goûter les spécialités locales, il faut faire un détour à la Boulangerie Bouchard. Reconnue depuis plus de 70 ans pour ses pains, ses pâtés croches, ses délicieuses brioches et ses incontournables tartes Grand-mère et au sucre, la boulangerie propose également divers pains artisanaux et une sélection de produits maison (pâtés, tourtières, confits, ketchups, rillettes, cretons, sandwichs, pains-pizzas, tartes et pâtisseries) de même que des produits végétariens, des fromages et différents produits de la région.

Pour profiter du paysage spectaculaire de l’Isle, allez vous attabler au
Corylus
, presque à la pointe de l’île. C’est l’endroit idéal pour prendre l’apéro presque les deux pieds dans l’eau et pour goûter à la soupe aux gourganes de Charlevoix ou au pâté croche de Isle-aux-Coudres.
Perpétuant une tradition millénaire, à l’Isle-aux-Coudres comme dans Charlevoix, c’est dans les auberges qu’on trouve les meilleures tables. Pour une atmosphère décontractée, à l’Auberge La Fascine on vous offre un bar invitant serti d’une équipe de charmants serveurs et une terrasse où l’on vous sert des repas de façon conviviale sur des plateaux à partager. Sa salle de spectacles permet de découvrir des artistes émergents comme établis.
L’Hôtel du Capitaine vous offre une cuisine gastronomique de fruits de mer, grillades, crêpes spéciales, recettes maritimes traditionnelles et menu santé. Peut-être serez-vous des privilégiés à pouvoir profiter des soirées spéciales «Caroline reçoit...!» où la fille du capitaine elle-même ou des invités aussi diversifiés que talentueux viennent fleurir de merveilles musicales l’ambiance unique de la salle à manger et de la terrasse. Si c’est la fille du capitaine Caroline Desbiens elle-même qui vous reçoit, cette fière marsouine vous fera découvrir l’histoire et la culture particulières de l’Isle.
À l’Hôtel Cap-aux-Pierres, le restaurant La Marée Haute fait partie de la réputée Route des Saveurs de Charlevoix. La brigade de l'Hôtel Cap-aux-Pierres y crée une cuisine inspirée du riche terroir charlevoisien.
En traversant la vallée de la Matapédia, on rejoint la rivière Ristigouche dont la Matapédia est un affluent. La Ristigouche se jette dans la Baie des Chaleurs en plein cœur des Appalaches. C’est une rivière reconnue mondialement comme rivière à saumon qui fait partie du patrimoine canadien. Le nom Ristigouche (en anglais Restigouche) vient de la francisation de Listuguj, le nom de la communauté mi’gmak qui campait sur ses berges des centaines d’années avant la venue des premiers colonisateurs français. Encore aujourd’hui, la communauté de Listuguj, l’une des plus importantes communautés mi’gmak des Maritimes se dresse sur la rive québécoise en face de la ville de Campbellton au Nouveau-Brunswick.

Sur la rive droite de la Ristigouche, la nouvelle ville fusionnée de Campbellton constitue avec les communautés de Listuguj et de Pointe-à-la-Croix auxquelles elle est reliée par le pont interprovincial la plus importante conurbation de la Baie-des-Chaleurs avec ses quelque 15,000 habitants.
Les Micmacs appelaient le site Wisiamkik, ce qui signifie endroit boueux, en référence aux sédiments dans les étroits de la Ristigouche. Le site prit le nom de Pointe-des-Sauvages vers 1700 à l’époque coloniale française et un petit village y fut fondé par des déportés acadiens en 1755, alors que plus de 1,000 déportés s’établissaient en face à la Petite-Rochelle. Cet important village ne connut qu’une existence éphémère car il fut rasé sous les ordres de James Wolfe après la chute de la Nouvelle-France en 1760. Le site devint un simple poste de traite pendant des décennies alors que les Acadiens se dispersèrent et fondèrent divers villages autour de la baie des chaleurs. La ville ne naquit vraiment qu’avec l’immigration écossaise dans la région au début du XIXe siècle. La ville porta à l'origine divers noms. Le nom actuel fut donné en 1833 en l'honneur de Sir Archibald Campbell, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick entre 1831 et 1837.
La Minganie
AU PAYS DE GILLES VIGNEAULT
Sept-Îles est le point de départ autant par voie terrestre que maritime pour explorer la Minganie et la Basse-Côte-Nord. La Minganie s’étend sur 260 km entre Rivière-au-Tonnerre et Natashquan à l’est de Sept-Îles, une région encore largement sauvage où s’égrainent quelques villages côtiers et où plus de la moitié des quelque 6 000 habitants de ce vaste territoire vit à Havre-Saint-Pierre. Comme la route 138 s’arrête à Kegaska à une quarantaine de km à l’est de Natashquan, c’est par traversier, toujours en partance de Sept-Îles, qu’on accède à la Basse-Côte-Nord à moins de faire route vers le Nord et de revenir via le Labrador, une expédition de 1,700 km de Baie-Comeau à Blanc-Sablon.
La nature de ces contrées peu peuplées est grandiose et les principales activités touristiques sont les activités de plein air, l’observation d’oiseaux et de mammifères marins et la découverte du coin de pays qui a inspiré ce poète national du Québec qu’est Gilles Vigneault. Dans cette région, les plages de sable fin se succèdent.

Dès l’entrée en Minganie, à Rivière au Tonnerre, la Chute Manitou haute de 35 mètres nous fait entrer dans la démesure. L’église en bois centenaire de ce village est à l’image de cette démesure et vaut le détour.
À 175 kilomètres de Sept-Îles, le village de Longue-Pointe-de-Mingan est la première destination touristique en importance de la région. Il doit son nom à la pointe de sable qui avance dans le golfe où des pêcheurs gaspésiens venus de Paspébiac (qu’on appelle les paspayas) se sont installés en 1849. La longue plage de sable au cœur du village est bordée d’une promenade.
De Longue-Pointe-de-Mingan, vous pourrez faire une excursion et aller explorer l’archipel de Mingan et ses célèbres monolithes de pierre sculptés par les marées et le vent. Vous pourrez aussi visiter l’Ile
aux Perroquets et son phare et y observer en saison les macareux moine. Et même séjourner à l’Auberge aménagée dans les maisons du gardien du phare et de son assistant.
À quelques km, vous pourrez vous allonger sous les bouleaux de la légendaire rivière Mingan et découvrir la culture innue à la Maison de la culture de la communauté d’Ekuanitshit.

À 30 km, Havre-Saint-Pierre, la seule ville de la région, est reconnue pour sa pêche au crabe des neiges, ses moules, pétoncles et homard. Fondée par des pêcheurs madelinots en 1857, la ville affiche fièrement ses origines acadiennes. Vous risquez plus d’y voir le tricolore étoilé acadien que le fleurdelisé. Havre-Saint-Pierre est le port d'accès de la Réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan et plusieurs entreprises offrent des visites guidées des nombreuses îles de l'archipel, un chapelet d’îles calcaires situées au large face à l’île d’Anticosti. On y retrouve des structures géologiques exceptionnelles, les monolithes, ainsi qu’une végétation de type boréal. Les eaux entourant les îles sont riches en oiseaux et en vie marine, dont le macareux moine qui niche sur certaines îles de l’archipel.

En poursuivant la route vers l’est, vous découvrirez le charmant village de Baie-Johan-Beetz et vous vous laisserez peut-être tenter par le vaste banc de sable d’Aguanish, juste avant d’arriver à Natashquan, un village rendu légendaire par les chansons de Gilles Vigneault qui a largement mis la Côte-Nord sur la carte du Québec. Relié au réseau routier depuis 1996, c’est un lieu de tourisme culturel, notamment avec le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie. Vous serez charmés par sa longue plage de sable et les eaux propices à la baignade de cette baie peu profonde.

Au milieu du golfe du Saint-Laurent, Anticosti est la plus grande île du Québec. C’est une île sauvage et envoûtante baignée dans la lumière transparente du Nord. Vous aimerez ses falaises blanches que la mer vient caresser inlassablement, ses canyons vertigineux et le fracas des chutes puissantes. Vous y découvrirez d’immenses grottes secrètes, des cerfs de Virginie par milliers, des saumons qui ondulent dans les fosses émeraude et des phoques qui se font bronzer sur les rochers au soleil.
La Minganie est un pays de pêcheries, de gibier et de cueillette de petits fruits. Pour découvrir les saveurs locales, dès votre arrivée en Minganie, arrêtez-vous à la Marinière du Nord à Rivière au Tonnerre où vous pourrez savourer du poisson frais, des fruits de mer pêchés sur le côte et des produits à base de chicoutai.

À Longue-Pointe de Mingan, face à la plage, allez diner au Macareux dodu qui vous propose une escapade boréale gourmande et authentique. Goûtez à sa fine cuisine aux ingrédients typiques de la Minganie cuisinés avec créativité. À la Maison de la culture innue, à Ekuanitshit, arrêtez-vous pour goûter à la bannique, ce pain traditionnel.

Du côté de Havre-Saint-Pierre, la pizza aux fruits de mer de Chez Julie est légendaire. Le resto opère depuis peu une boutique près du quai où vous pourrez faire le plein de produits du terroir. Rue Boréale, pour un casse-croûte rapide et savoureux ou un bon café, arrêtez-vous au Capayou où Denis et Danny vos accueillent.

En route vers Natashquan, arrêtez-vous au Fumoir Goynish à Aguanish. Vous pourrez y déguster ou vous procurer du saumon fumé et des petits plats typiques de la région.

À Natashquan, en toute saison, le restaurant Le goût du large, situé aux abords de la petite rivière Natashquan propose une carte pour toutes les fourchettes. Au menu : des plats garnis de fruits de mer, poissons, pizzas, burgers et poutines aux saveurs étonnantes. L'été, vous ne manquerez pas de vous affaler sur la terrasse du Café de l’Échouerie, le café culturel estival qui jouit certainement d’une des plus belles terrasses de café au Québec bien plantée qu’elle est sur la plage en bord de mer au bout du chemin des Galets, un café où on échange et palabre entre les repas et les spectacles et. Partout on peut déguster les bières de la nouvelle microbrasserie locale, La Mouche.
Since 2014, Pride has been a growing event. in Pembroke. Pride Walk began when a group of friends decided that the city—and the Ottawa Valley area in general—needed more LGBTQ+ awareness and representation. So, they organized their first Pride event in 2014, a walk through downtown Pembroke with almost 150 attendees. In the past five years, their work has expanded beyond events—organizers recently partnered with PFLAG Renfrew County to bring support meetings to the Ottawa Valley. And events go well beyond the OG walk; last year’s schedule included an inclusive yoga class, Drag Queen Storytime at Pembroke’s public library, an all-ages drag show and, of course, brunch, an overall attendance of a thousand people.
Usually taking place early June, the 2020 schedule is still to be confirmed due to the current coronavirus pandemic.
Les territoires de la Gaspésie et des Maritimes couverts dans ce Guide ont été occupés depuis des millénaires par les Mi’gmaqs que les Français appelaient Micmacs. Encore aujourd’hui, ce sont des communautés de cette Première Nation que vous rencontrerez sur tout ce territoire.
À Gaspé, lieu symbolique des premières rencontres entre l’explorateur français Jacques Cartier et cette nation autochtone, le Site d’interprétation Micmac de Gespeg a pour mission de mettre en valeur la culture micmac de la communauté de Gaspé. À travers ses activités d’interprétation, ce site met en lumière l’histoire de la communauté de 1675 à nos jours en offrant une expérience authentique et originale à ses visiteurs. La boutique du site offre une gamme de produits d’artisanat authentique et de qualité. Elle met en valeur l’artisanat mi’gmaq ainsi que d’autres produits de cultures autochtones du Québec.
Du côté de la Baie des Chaleurs, Gesgapegiag attire de nombreux touristes désireux de profiter des différents attraits de cette partie du territoire mi’gmaq. Pour les touristes venus faire le tour de la Gaspésie, il est possible de s’arrêter dans la communauté pour pique-niquer dans le parc communautaire ou d’aller admirer le tipi qui a été érigé au bord de la mer en 2018.
La communauté de Gesgapegiag s’est dotée d’un domaine de chalets et a installé plusieurs tipis dans l’Anse Sainte-Hélène pour offrir aux touristes la chance de vivre un séjour authentique. Il est aussi possible pour les touristes de séjourner dans la réplique du navire La Grande Hermine, un des navires utilisés par Jacques Cartier. Pour les randonneurs et les motoneigistes, Le Relais de la Cache se trouve tout près des monts Chic-Chocs.
Chaque année en juillet, la communauté organise un Pow-Wow, une fête traditionnelle où se réunissent tous les Mi’gmaqs de la région et à laquelle sont conviés tous les gens intéressés à découvrir leur culture et leurs traditions. Cette célébration amalgame chants, danses, cuisine et contes traditionnels.
Site de l’émergence du premier ‘Village gai’ de Montréal autour de la rue Stanley, c’est dans ce quartier que se produisirent les évènements qui, en 1977 et 1990, furent qualifiés de Stonewall montréalais, dans les deux cas résultant de descentes policières dans des lieux de rencontre GLBT.
Le 22 octobre 1977, après une descente dans un bar gai de la rue Stanley, le Truxx, accusé de tenir une ‘maison de débauche, où plus de 140 hommes gais furent brutalement arrêtés, une manifestation de nuit organisée à l’initiative de l’Association pour la défense des droits des gai(e)s rassembla 2,000 hommes gais en colère au coin de Stanley et Sainte-Catherine. Dans les années 1970, les descentes dans les bars gais s’étaient multipliées à Montréal pour « nettoyer » la ville à l'approche des Jeux olympiques de 1976 et ces pratiques avaient continué après la tenue des Jeux. Cette nouvelle descente abusive incitera le gouvernement du Québec alors dirigé par le Parti Québécois de René Lévesque de donner suite à sa promesse électorale de 1976 en ajoutant le 15 décembre 1977 l’orientation sexuelle aux motifs interdits de discrimination dans la Charte québécoise des droits, une première dans les Amériques.
En juillet 1990, c’est aussi suite à une descente cette fois dans un party privé, le Sex Garage, organisé dans un immense loft d’un édifice industriel rue de la Gauchetière, en invoquant le bruit qu’un groupe de policiers de la Communauté urbaine de Montréal décida le 14 juillet 1990 d’y faire une descente après avoir enlevé leurs insignes. Les quelque 400 participants furent alors forcés de quitter les lieux, puis attaqués par la police quand certains d’entre eux tentèrent de revenir récupérer leurs effets personnels.
Le 16 juillet, après la promesse de rencontre non tenue du chef de police, plusieurs centaines de personnes se présentèrent au poste de police au coin des rues De Maisonneuve et Saint-Mathieu pour un kiss-in pacifique. Alors que les manifestants étaient tous assis par terre, des rangées de policiers se présentèrent devant les manifestants pour charger la foule et la forcer à circuler.
La brutalité de la répression incitera plusieurs participants à s’engager dans la lutte contre la violence envers les gais et lesbiennes ce qui mènera en 1992 à la mise sur pied de la Table de concertation des lesbiennes et gais du Grand Montréal qui obtiendra en 1993 la tenue d’audiences publiques de la Commission des droits de la personne du Québec sur la violence et la discrimination envers les gais et lesbiennes. Le rapport de la Commission en 1994 De l’illégalité et à l’égalité marquera un nouveau jalon dans l’avancement des droits LGBT au Québec en ouvrant la voie à la reconnaissance des couples de même sexe notamment. Plusieurs s’impliqueront aussi dans la mise sur pied de Divers/Cité qui organisera et fera rapidement grandir le défilé de la fierté LGBT à Montréal de 1993 à 2008.
L’homophobie est arrivée au Québec et dans la majeure partie de l’Amérique du Nord dès le moment où les premiers colonisateurs européens ont mis les pieds sur le continent à partir du 15e siècle. Convaincus par le christianisme que la sexualité ne devait être qu’un rapport reproductif entre un homme et une femme, et réprimant eux-mêmes les pratiques homosexuelles parmi les leurs, ils ont naturellement cherché à réprimer les moeurs sexuelles des Premières Nations, beaucoup plus ouvertes.
Pour la majorité des peuples d’Amérique du Nord, la sexualité était considérée comme ayant été donnée par les dieux pour en user en toute liberté. Ainsi, il n’y avait pas de tabou à parler de sexualité devant les enfants et on les laissait faire leurs expériences sexuelles sans intervenir, pourvu que chaque partenaire soit consentant. La sexualité n’était d’ailleurs pas confinée au lien du mariage chez l’adulte. Ainsi, un homme pouvait avoir plusieurs femmes ou se marier avec des hommes ayant pris le rôle des femmes, ce que les explorateurs français ont appelé «les berdaches».

Phénomène particulier, le berdache est un homme qui déci-dait de son plein gré d’adopter le rôle de femme. Le phénomène inverse existait aussi, mais n’est pas englobé sous le terme de berdache et est malheureusement moins bien documenté. Cependant, qu’ils soient hommes ou femmes, ils étaient valorisés parce que l’on considérait qu’ils possédaient à la fois les esprits féminin et masculin, ce qui les rendait plus puissants spirituellement. On parle aujourd’hui chez nos Premières Nations des êtres bispirituels en se référant à cette tradition. Aussi, on encourageait souvent le berdache à ne pas se marier et à se consacrer au chamanisme. On le célébrait dans une cérémonie annuelle où tous ses partenaires sexuels dansaient pour lui.
L’adoption du rôle de l’autre sexe s’accompagnait, chez la majorité des peuples, de l’adoption de l’habillement à l’âge de la puberté. Il n’y avait donc pas de stigmatisation à l’encontre du travestisme, vu comme un choix personnel tout à fait acceptable. Le seul critère restrictif dans ces sociétés était qu’on devait choisir l’un ou l’autre des rôles masculin ou féminin et s’y conformer. Le sexe que l’on avait à la naissance ne déterminait donc pas nécessairement notre rôle futur.