À partir de Mont-Tremblant, on a quitté la vallée de la Rivière du Nord qu’ont suivi les pionniers du XIXe siècle dans la conquête des Pays d’En-haut. La rivière du Diable qui traverse Mont-Tremblant se jette un peu plus loin dans la Rivière Rouge dont la vallée nous mène vers les Hautes-Laurentides et qui est un affluent de l’Outaouais. Toutes les Hautes-Laurentides sont traversées par ce bassin hydrographique. La Rivière du Lièvre qui traverse Mont-Laurier et Ferme-Neuve, les principales villes des Hautes-Laurentides, fait aussi partie de ce bassin.
Autrefois nommé Chute-aux-Iroquois, le village de Labelle à une vingtaine de km au nord de Mont-Tremblant fut rebaptisé à la mémoire du célèbre abbé de Saint-Jérôme qui présida à sa fondation. On quitte ici les villes récréotouristiques des Laurentides très fréquentées par les Montréalais qui y ont souvent des maisons de campagne, chalets ou condos. On arrive ici dans des contrées beaucoup plus sauvages et la prochaine ville de service, au bout du trajet de l’ancien P’tit Train du Nord, Mont-Laurier, est à des dizaines de km.
Quelle que soit votre activité préférée, Labelle vous réserve d’innombrables découvertes au tournant de chaque saison. Le village est un carrefour des activités de plein air. Entourée d’un décor à couper le souffle, Labelle est un véritable paradis pour les amants de la nature et les passionnés de plein air. Ski de fond, raquette, chasse, pêche, circuit patrimonial, canot, motoneige: le choix est grand. Été comme hiver, ce paradis couvert de montagnes et de lacs offre aux villégiateurs et touristes des paysages à caractère unique.
Quoi de mieux pour explorer cette région qu’un séjour à La Gare dans l’ancienne gare transformée en auberge, resto et bar en protégeant jalousement ce bijou patrimonial quasi centenaire. Le circuit du P’tit Train du Nord vous y mène tout naturellement. Vous dormirez ici dans les chambres qu’utilisait le personnel du Canadien Pacifique. Le menu du restaurant offre des classiques actualisés préparés sur place, une cuisine réconfort faite de produits toujours frais où chaque ingrédient est choisi pour sa qualité, afin de vous offrir confort, simplicité et fraîcheur tant dans l'assiette que sur l'oreiller.
Au nord de Montréal, les Laurentides sont certainement la destination première des citadins de la métropole à la recherche de quiétude et de grand air. Il faut s’hasarder sur l’autoroute 15 au nord de Montréal un vendredi ou dimanche soir pour s’en convaincre.
Pour les visiteurs et grands voyageurs, c’est aussi une région des plus touristiques où la plaine du Saint-Laurent fait vite place aux collines et montagnes des Laurentides.
Sur le bord de la rivière des Mille-Iles, la conurbation qui va de Pointe-Calumet à Bois-des-Filion, avec son quart de million d’habitants, s’est développé en périphérie de Montréal.
Les passionnés d’histoire et de patrimoine prendront plaisir à visiter les différents noyaux villageois à partir desquels cette conurbation s’est développée. Le Vieux-Saint-Eustache est le plus chargé d’histoire de ces anciens villages de campagne. Le Musée de Saint-Eustache rappelle l’histoire des Patriotes de 1837-38 et de leur tragique défaite aux mains de l’armée anglaise qui incendia et pilla le village.
Les amateurs de musique électronique, de plage et de soleil ne manqueront pas d’aller faire un tour de piste au Beachclub de Pointe-Calumet. Profitant de la plage sur le lac des Deux-Montagnes qui lui donne des airs d’Ibiza, le Beachclub rassemble les beaux jours d’été des milliers de danseurs toutes orientations sexuelles confondues qui vibrent au son des meilleurs DJs locaux et internationaux.
Un peu plus à l’ouest, les amateurs de naturisme affectionnent tout particulièrement la plage d’Oka où plusieurs gais se donnent rendez-vous. Non pas que l’eau soit particulièrement claire à cet endroit où l’Outaouais rejoint le Saint-Laurent au Lac des Deux-Montagnes, mais la plage recèle d’autres merveilles.
Un riche terroir
Sitôt qu’on quitte ces développements urbains, l’agriculture reprend ses droits d’ainesse. Les Basses-Laurentides se démarquent par la diversité et la qualité des produits de son terroir. De la saison des sucres à l’auto-cueillette de pommes, courges, raisins, prunes, poires, les producteurs, vergers, vignobles et champs de lavande vous ouvrent leurs portes.
À Saint-Eustache, il faut visiter deux joyaux du terroir laurentien. Le Vignoble Rivière du Chêne, fondé en 1998, s’étend sur 16 hectares et produit plus de 11 500 caisses de vins annuellement. Ses vins ont été honorés lors de prestigieux concours internationaux,
Le vignoble offre une ambiance unique que ce soit pour un mariage, un souper, un anniversaire, un 5 à 7 ou un vins et fromages.
Un peu plus loin, il faut aller se promener dans la grande lavanderaie de La Maison Lavande. L’été, la visite des champs en fleurs est vraiment bucolique. Vous y trouverez des aires de pique-nique et de repos, sentiers de marche, un bistro et même un poulailler. Sa parfumerie et sa boutique gourmande offrent des produits originaux à la lavande faits sur place et des produits du terroir de la région.
À St-Joseph-du-Lac, le vignoble Les Vents d’Ange s’étend sur trois hectares. La montagne qui le protège, crée un microclimat qui le protège lors d’intempérie. Une terre sablonneuse et rocailleuse concède une minéralité qualitative à ses produits. Depuis 2013, le vignoble s’est doublé d’une microbrasserie. L’orge qui pousse dans les champs est maltée sur lace de façon ancestrale dans la malterie. La microbrasserie offre des bières blonde, rousse, rousse forte ainsi qu’aux potimarrons.
Val-David et Val-Morin comptent plusieurs bonnes tables. Parmi les adresses homosympas, le Bistro des Artistes, rue de l’Église, au coeur de Val-David s’imprègne de l’âme de ce village artistique. C’est un endroit chaleureux où il fait bon déguster un bon fish & chips, un foie de veau et d’autres plats de style bistro. Le chef Pierre-André Cantin, un maître canardier depuis plus de 35 ans, a une feuille de route impressionnante. En 2013, il réalise son rêve d’ouvrir un petit restaurant sympa à Val-David, un village qu’il affectionne, qui connait un succès immédiat. Le Bistro des Artistes de Val-David se distingue par son rapport qualité / prix et son décor urbain épuré au cœur du noyau villageois. L’été, la terrasse qui donne sur la rue principale du village permet de voir et d’être vu.
Du côté de Sainte-Agathe-des-Monts,
l’Auberge La Tour du Lac
offre un repas gastronomique six services à 35$ par personne depuis des années et le menu n’a pas changé, sinon pour l’améliorer. Idéal pour un 5 à 7, une simple bouchée, un repas complet aux saveurs équilibrées ou un dessert, tout est entièrement fait sur place. Le souper six services est servi dans la magnifique salle à manger et restaurant datant du siècle dernier.
C’est à Sainte-Adèle qu’est installée l’École hôtelière des Laurentides. C’est sans surprise que la ville compte plusieurs excellentes tables. Parmi les adresses homosympas, Chez Milot, installé dans une bâtisse centenaire au cœur de Ste-Adèle, rue Valiquette, est une institution. À Sainte-Adèle depuis 1985, l’entreprise familiale a même passé la main à la deuxième génération. La cuisine est variée et répond à tous les goûts. Elle est reconnue pour ses généreuses portions. Que ce soit en terrasse ou dans le restaurant avec foyer pour les belles soirées d'automne et d'hiver, le sommelier peut vous conseiller sur le choix du vin qui accompagnera le mieux votre repas. Il a toujours quelques bonnes bouteilles en réserve.
Toujours sur Valiquette, le bistro Aux Garçons offre des mets revisités de la cuisine française concoctés avec des ingrédients frais, le plus souvent de la région, créant ainsi un menu alléchant et différent selon l’inspiration du jour. La carte des vins a été choisie afin de rehausser les saveurs et vous faire apprécier chaque bouchée. Du côté lounge, on peut prendre l’apéro ou le digestif, ou encore vse laisser tenter par les petites bouchées.
À proximité, le restaurant et boucherie Les Têtes de Cochon offre un large éventail de produits : boucherie, épicerie fine, café, charcuterie, mets préparés, vins d’importations privées, fromages et rôtisserie. Au menu dans la salle à manger lumineuse, urbaine et chaleureuse : une grande quantité de produits gourmand issus d’une culture responsable, biologique, sans antibiotiques et provenant des producteurs locaux. Tout ce qui est au menu, est fabriqué sur place avec la plus grande attention.
Du côté de Ste-Marguerite-du-Lac-Masson, la coopérative de solidarité O’ Marguerites est venue combler un sérieux manque dans ce charmant village en le dotant d’un café chaleureux. Vous pouvez y déguster un bon café ou un savoureux repas, à l’intérieur du restaurant ou sur la magnifique terrasse chauffée offrant une vue sur le lac Masson. On y cuisine principalement avec des produits biologiques, naturels et sauvages du terroir. On peut aussi s’y procurer des vins biologiques et bières artisanales. On peut y manger sans gluten
À l’Estérel Resort, le complexe offre trois expériences culinaires. Le resto L’Ultime vous amène au summum de l’expérience gastronomique avec son menu 5 services fine cuisine, marié à la vue époustouflante du lac Dupuis. Un bar, un bistro et une vue panoramique sur le lac vous attendent au 260. Spécialisé en cuisson sur pierre vive, le Rok sait satisfaire les amateurs de viande et de fruits de mer. Vous pouvez y être maître de votre cuisson.
À quelques km à l’est de Sainte-Adèle, plus à l’écart de l’autoroute, Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson est un havre de paix bien connu depuis des décennies par la communauté gaie. Fondé en 1864 par Édouard Masson, le fils du dernier seigneur de Terrebonne, le village agricole ne prend vraiment un essor touristique que lorsque le baron belge Louis Empain en 1935 achète 17 000 acres de terres autour du Lac Masson pour y construire un hôtel, un centre commercial et un centre sportif. Il donne alors au projet le nom de Domaine d'Estérel.
Interrompu par la Seconde Guerre mondiale, le vaste projet est racheté par un promoteur de l’Abitibi, Fridolin Simard qui y établit une nouvelle municipalité basée sur la villégiature, la Ville d'Estérel, une enclave de Sainte-Marguerite, mais qui obtient un statut de municipalité distincte.
Au cours des années 1960 et 1970, l'Hôtel Estérel devient une destination par excellence et participe grandement à la promotion de la villégiature dans les Laurentides. Le peintre Jean-Paul Riopelle réside alors à l'Estérel et y construit son atelier. La région est une source d'inspiration pour ce dernier avec ses paysages à couper le souffle et ses forêts majestueuses.
Se démarquant par ses résidences de grande recherche architecturale, Ville d'Estérel offre une grande intimité due à une grande végétation et à sa topographie, un endroit rêvé pour y construire son havre de paix et de loisirs, loin des problèmes de la métropole.
C’est aussi à Sainte-Marguerite que le peintre paysagiste Gordon Harrison établit son atelier et son gite où on peut faire des séjours artistiques et participer à des ateliers de peinture.
Hiver comme été, Ste-Marguerite et l’Estérel autour du lac Masson ont beaucoup à offrir aux visiteurs : le ski de fond, la raquette et la motoneige l'hiver alors que l'été invite à parcourir ses terrains de golf, au tennis, à la randonnée et aux sports nautiques.
Les plus intrépides qui n’ont pas peur d’explorer les cascades de la Rivière du Nord, découvriront d’autres beautés en nature. Les cascades sont fréquentées depuis des décennies par les naturistes gais qui y profitent du soleil et de l’eau fraiche l’été venue.
La Matawinie qui s’étend à tout le bassin de la rivière Matawin, un affluent de la Saint-Maurice, couvre les deux tiers du territoire de Lanaudière. C’est la zone récréative par excellence pour les amateurs de plein-air.
À quelques km de Sainte-Julienne, Rawdon est l’une des villes de province les plus multiethniques du Québec. Le village a été fondé par des squatters irlandais, suivis d’Écossais, d’Anglais, de Loyalistes avant que la population francophone y devienne majoritaire vers 1840. Au début du XXe siècle, c’est au tour des Russes, Polonais, et Ukrainiens de s’y installer. Aujourd’hui, Rawdon célèbre cet héritage multiethnique.
À Rawdon probablement plus qu’ailleurs dans Lanaudière on peut observer la diversité des conifères qui poussent dans la région. Les pins parasols dominent dans le paysage. Traversé par les rivières Rouge et Ouareau, Rawdon est une ville d’eau. Il faut visiter le parc des Cascades et les chutes Dorwin. Comme c’est ici le piémont, on peut y pratiquer un large éventail d’activités de plein-air. Plage, parcours aérien d’arbre en arbre, patinage, équitation, traîneau à chiens, ski, excursions en kayak et campings vous attendent.
En reprenant la route 125 vers le nord, on atteint la partie lanaudoise du Parc national du Mont-Tremblant. Aux portes du parc, le village de Saint-Donat est un important site touristique avec ses centres de ski alpin au Mont-Garceau et au Mont La Réserve, les croisières sur le Lac Archambault et le Festival des couleurs à l'automne. Le village compte de nombreux restaurants et, tout autour, de nombreux hôtels, auberges ou gîtes du passant.
Les activités de plein-air sont nombreuses à Saint-Donat. Pour les amants de l'hiver, les sentiers de ski de fond et de raquette, généralement en partance du centre du village, abondent et vont dans toutes les directions. Il en va de même pour les sentiers aménagés pour les amateurs de motoneige dont Saint-Donat est en quelque sorte un relais. En été, les lacs sont tous très occupés et ce par de nombreux sportifs pratiquant la natation, la voile, la planche à voile ou d'autres loisirs reliés à l'eau. En automne, les artistes du village ou des environs exposent leurs œuvres pendant les fins de semaine du Festival des couleurs. Une piste cyclable traverse la municipalité le long de la rue Principale, et le sentier des marécages permet les promenades et l'observation des oiseaux.
En empruntant la route 131 à partir de Joliette, on peut s’engager encore plus profondément en forêt et se rendre jusqu’à Saint-Michel des Saints. Sur la route, Saint-Zénon est l’une des localités les plus hautes du Québec. Le village a été fondé en 1866 lorsque la colonisation s’est tournée vers le Nord, ici plus intéressée par la forêt que par la terre. Avant d’arriver au village, faites une randonnée pédestre dans le parc régional des Sept-Chutes. Au village, depuis le belvédère à l’arrière de l’église, contemplez la coulée des Nymphes. Les aménagements panoramiques, les horizons exceptionnels, la forêt protégée et la réserve faunique font de Saint-Zénon une destination touristique qu’affectionnent les amants de la nature. Vous êtes ici au coeur de la Matawinie et dans la capitale de la motoneige au Québec. C’est aussi un haut lieu de pêche, été comme hiver, en raison de sa forte concentration de pourvoiries.
Ceux qui veulent faire l’expérience de vivre à la manière des Premières Nations, voudront poursuivre la route encore plus au nord que Saint-Michel-des-Saints jusqu’à la communauté atikamekw de Manawan . Tourisme Manawan vous invite à y vivre une expérience authentique dans un cadre naturel en découvrant les rites, les traditions, l’artisanat amérindien et plus encore.
À Tremblant, ce n’est pas le choix qui manque. Au cœur de l’ancien village de Saint-Jovite, sur la rue du même nom, les restos s’ouvrent sur rue avec terrasse dans une atmosphère urbaine. C’est là qu’on trouve L’Arôme, un vrai resto à petit déjeuner style bistro avec cuisine faite maison avec sa propre confiture maison et son jambon cuit à l’érable et bière. Pour dîner, les hamburgers sont tout simplement pour les amoureux de la viande. Un peu plus loin, chez Mille Pâtes, il faut déguster les pâtes fraîches, sauces, lasagnes, ravioli. Tout est fabriqué sur place dans le respect des traditions, avec un zeste de folie. La boutique permet de repartir avec des produits frais ou congelés, lasagne au canard confit ou ravioli aux champignons truffés, sauce alla gigi ou pâtes sans gluten.
Sur la rue Labelle, en route vers la montagne, la Crêperie Catherine est un incontournable depuis vingt-deux ans. Autrefois sur le site de la station de ski, elle a maintenant élu domicile tout près de la piste du P’tit train du Nord. Les crêpes sont préparées sous vos yeux. La soupe à l’oignon gratinée, les escargots et les salades avec vinaigrette maison et les desserts décadents servis avec sauce chaude de sucre à la crème sont très populaires.
Dans le village de Mont-Tremblant, le Resto-Pub Au Coin de l’Hôtel Mont-Tremblant sait satisfaire tous les appétits : hamburger, steak frites, fish & chips, panini, salade et tapas. En soirée, le restaurant, face au Lac Mercier, propose une table d’hôte aux accents méditerranéens avec pâtes du jour, confit de canard, grillades, steak Angus, poisson du jour.
Du côté de la station de ski, depuis plus de vingt ans, La Savoie propose une authentique expérience savoyarde. Grâce à un savoir-faire très français avec en vedette les meilleures recettes de raclettes et de fondues, vous savourerez un repas typique des Alpes. Juste à côté, la Maison de la Crêpe vous ravira avec ses crêpes fraîches salées, sucrées ou très très sucrées, cuisinées devant vous avec beaucoup de passion, une touche d’amour et plein d’ingrédients frais et de saison. La Maison fabrique son propre nutella, un sucre à la crème aux bananes et un croquant aux arachides savoureux.
Du côté d’Huberdeau, l’Auberge du Lac à la Loutre vous accueille au restaurant Le Poirot avec une cuisine raffinée et évolutive, aux inspirations françaises, régionales ou du terroir, tout en couleurs et saveurs. La carte comprend une sélection de gibiers à saveur maison ainsi que des produits classiques interprétés aux tendances actuelles. Le dessert maison, la dunette à l'érable, est un doux délice que l'on ne trouve nulle part ailleurs, fait avec des produits frais du terroir.
Sainte-Agathe-des-Monts avec, en son centre, le bien-nommé Lac des Sables, est depuis un siècle un vaste oasis de santé et haut-lieu de villégiature dans les Laurentides. La ville a su préserver son cachet unique et son architecture qui témoigne de cette histoire. De nombreux attraits et activités vous sont proposés été comme hiver : de magnifiques plages, des croisières sur le lac et des activités nautiques, des spectacles en plein-air au bord de l'eau, un théâtre renommé, un camping reconnu, du ski de fond, des sentiers de raquette et de randonnée pédestre, de l’escalade et des tyroliennes, et aussi du patinage sur le lac. À cette offre, s’ajoutent de charmantes boutiques, des restaurants réputés et une offre d’hébergement des plus diversifiée dont plusieurs sont homosympas.
Fondé en 1849, c’est vraiment avec l’arrivée du premier train en 1892 que le développement touristique du village prend son envol. Sainte-Agathe-des-Monts devient alors la destination favorite des riches hommes d’affaires anglophones de Montréal. Dès 1928, plus de 11 000 y skieurs arrivent par train. C’est de cette époque que date la présence toujours visible de la communauté anglophone. C’est ici que le controversé écrivain anglo-montréalais Mordecaï Richler situe l’action de son célèbre roman L'Apprentissage de Duddy Kravitz.
L’architecture particulière des grandes maisons de Sainte-Agathe-des-Monts, munies de grandes galeries couvertes et de solariums, rappelle l’époque où l’air pur et le soleil attiraient les malades et convalescents atteints de tuberculose, une maladie qui était endémique aux débuts du XXe siècle au Québec.
Le magnifique Lac des Sables dont la magie opère autant que le paysage inspirant qui l’entoure au cœur de la ville, vous offre trois belles plages de sable. La plage Major est la plus grande. La plage Tessier, la deuxième plage en importance, est l’endroit idéal pour se reposer au soleil et profiter de la tranquillité des Laurentides. La plage Sainte-Lucie au cœur de la ville de Sainte-Agathe-des-Monts, sur la rue Larocque, permet aux visiteurs de se rafraîchir tout en profitant des services du centre-ville.
Le Théâtre Le Patriote fondé en 1968 est un lieu mythique de la vie culturelle québécoise qui a vu défiler nos plus grands artistes de la chanson et de la scène de Gilles Vigneault à Pierre Lapointe et Ariane Moffatt.
À Sainte-Agathe, les amateurs de sensations fortes ne manqueront pas de visiter le parc d'aventures en montagne Tyroparc avec ses quatre méga-tyroliennes, sa Via Ferrata, la descente en rappel, la randonnée pédestre et la tyrolienne de nuit. Vous découvrirez le cœur des Laurentides en voltigeant à 115 m du sol et ce, sur une distance de 2,6 km, l'un des parcours aériens les plus hauts au Canada.
À Val-des-Lacs, au nord de Ste-Agathe, le centre Kanatha-Aki invite les amants de la nature à des activités d'hiver et d'été, à l’évasion et à sa découverte dans ce qu'elle a de plus beau et de plus sauvage à vous offrir. Reposant sur la philosophie amérindienne du Kanatha-Aki qui signifie en algonquin gardien de la terre sans frontière, le centre offre divers forfaits personnalisés comprenant la balade, randonnée, excursion ou expédition, le traîneau à chiens, le cheval, la survie en forêt, la pêche toutes saisons, une journée authentique de coureur des bois, la rencontre avec le bison des bois et un site traditionnel amérindien. Les nuitées se passent sous un tipi, un refuge, dans la cabane du trappeur ou en camping sauvage.
À l’ouest de Joliette et au nord de Mascouche, la municipalité régionale de Montcalm regroupe des villages et petites villes de la campagne agricole jusqu’aux zones forestières de villégiature plus au nord.
Sainte-Julienne, la principale ville de Montcalm, abrite une destination gaie très appréciée au nord de Montréal, le Domaine la Fierté, un centre de villégiature exclusivement réservé aux hommes gais, et unique en son genre au Québec où la naturisme est permis presque partout durant la belle saison. Le Domaine avec ses 250 acres de terrain boisé, ses dunes de sable, ses deux lacs et ses sentiers pédestres qui mènent à la rivière Ouareau et aux chutes Dorwin, comprend quelques 130 sites de roulottes avec services, des emplacements pour roulottes de parc et près de 200 sites pour tentes. Que ce soit pour une visite d'une journée, pour un court séjour en tente ou en roulotte, ou pour y résider en permanence, le Domaine la Fierté est un endroit pour relaxer, s'amuser entre amis et profiter de la nature. L’été, c’est un véritable village gai qui plante sa tente au beau milieu de Lanaudière.
Quand vous vous baladez dans Montcalm, il ne faut pas vous surprendre si le drapeau tricolore étoilé acadien y côtoie le fleurdelisé québécois dans plusieurs villages. Vous êtes ici dans la Nouvelle Acadie colonisée à partir de 1766 par des déportés acadiens revenus du Massachusetts et du Connecticut où ils avaient été éparpillés en 1755. Les Sulpiciens, seigneurs de Saint-Sulpice, les installent alors plus haut dans la vallée de la rivière à laquelle il donne le nom de L’Assomption, fête religieuse qui tient lieu de fête nationale des Acadiens le 15 août. C’est en 1772 que l’on commence à nommer Nouvelle Acadie le territoire en voie de défrichement qui faisait partie de Saint-Pierre-du-Portage. Le village de Saint-Jacques est fondé en 1774.
De cet arbre pousseront des rameaux qui ont su, chacun à leur manière, façonner Lanaudière : Rawdon (1837), Sainte-Julienne (1849), Saint-Alexis (1852), Saint-Liguori (1852), une partie de L'Épiphanie (1854), Sainte-Marie-Salomé (1888) et une partie de Crabtree (1921). Le premier ministre Bernard Landry qui dirigeait le gouvernement du Québec lors de l’adoption en 2002 de la loi instituant l’union civile et les nouvelles règles de filiation homoparentales, est un de ces descendants acadiens, originaire de Saint-Jacques. Aujourd’hui encore, début août, le Festival acadien de la Nouvelle Acadie célèbre ce riche héritage.
Le village de Saint-Jacques est l'hôte des Fêtes gourmandes de Lanaudière depuis 2004 qui se déroulent juste avant la Fête nationale des Acadiens. On peut alors y déguster les meilleurs produits du terroir lanaudois.
En 2014, c’est au couvent des sœurs de Ste-Anne à Saint-Jacques que Léa Pool a tourné son film La passion d'Augustine consacré meilleur film de l’année au Gala du cinéma québécois.
En remontant la rivière L’Assomption, vous découvrirez Joliette, la capitale régionale de Lanaudière, l’une des plus charmantes villes de province du Québec. Si cette ville de province ne compte que 20,000 habitants, la municipalité régionale compte plus de 60,000 habitants, ce qui en fait la ville la plus importante de la région en-dehors des banlieues montréalaises. On est ici résolument sorti de l’orbite montréalaise, la ville plongeant ses racines dans la campagne lanaudoise.
C’est un centre industriel et commercial important, mais la vieille ville n’a rien perdu de son charme provincial. La présence en périphérie de son territoire du centre commercial le plus important de la région a forcé l’ancien centre-ville à se redéfinir, une opération de revitalisation urbaine plutôt réussie. Le boulevard Manseau qui prend racine devant la cathédrale et l’ancien collège, est la principale rue du centre-ville et il traverse la place Bourget, l’ancienne place du Marché, qui est maintenant le principal pôle d’animation culturelle urbaine de son centre-ville revampé. Tout autour vous découvrirez de nombreux cafés, restaurants, terrasses, bars et chouettes boutiques, dont plusieurs adresses homosympas. Tout le secteur mérite d’être exploré à pied.
À quelques pas, le Musée d’art de Joliette, le plus important musée d’art au Québec en-dehors des grands centres, a rouvert ses portes en 2015 après une reconstruction majeure. Il offre, à travers son importante collection, un panorama exceptionnel de l’art, du XIVe siècle à nos jours. Ouvert à l’année, le musée propose une programmation variée d’expositions temporaires et permanentes.
Chaque automne, le centre-ville vibre au rythme du Festival Blues de Joliette grâce à la quarantaine de spectacles présentés dans plus de vingt restaurants et bars au grand plaisir des amateurs de blues.
En décembre, le Marché de Noël réunit sur la place Bourget nombre d’habitants et d’artisans du terroir qui viennent offrir leurs produits alimentaires et leurs œuvres d’artisanat. Pour les plus pressés qui n’ont pas le temps de faire de l’agrotourisme, c’est une excellente occasion de découvrir les meilleurs produits du terroir lanaudois. Plusieurs activités musicales et d’animation complètent la programme d’activités culturelles qui s’étale jusqu’à Noël.
Joliette accueille chaque été en juillet et août le Festival international de Lanaudière, le plus important festival de musique classique au Canada. Le Festival compte aussi parmi les plus grands festivals du genre en Amérique du Nord. Au programme, de la musique symphonique et chorale, de la musique de chambre et des solistes de réputation internationale. Les concerts ont lieu en plein air à l'Amphithéâtre Fernand-Lindsay et dans les différentes églises des municipalités de Lanaudière.
L’hiver, on peut aussi patiner sur la rivière L'Assomption, la plus longue patinoire extérieure sur rivière du Québec. Le Festi-Glace a lieu chaque année sur l’immense patinoire. Tout au long de ses neuf kilomètres, les festivaliers peuvent profiter des plaisirs de l’hiver grâce aux activités, aux spectacles et au symposium de sculptures sur neige organisés pour l’occasion.