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L’homophobie est arrivée au Québec et dans la majeure partie de l’Amérique du Nord dès le moment où les premiers colonisateurs européens ont mis les pieds sur le continent à partir du 15e siècle. Convaincus par le christianisme que la sexualité ne devait être qu’un rapport reproductif entre un homme et une femme, et réprimant eux-mêmes les pratiques homosexuelles parmi les leurs, ils ont naturellement cherché à réprimer les moeurs sexuelles des Premières Nations, beaucoup plus ouvertes.

Pour la majorité des peuples d’Amérique du Nord, la sexualité était considérée comme ayant été donnée par les dieux pour en user en toute liberté. Ainsi, il n’y avait pas de tabou à parler de sexualité devant les enfants et on les laissait faire leurs expériences sexuelles sans intervenir, pourvu que chaque partenaire soit consentant. La sexualité n’était d’ailleurs pas confinée au lien du mariage chez l’adulte. Ainsi, un homme pouvait avoir plusieurs femmes ou se marier avec des hommes ayant pris le rôle des femmes, ce que les explorateurs français ont appelé «les berdaches».

Berdache tisserand
Phénomène particulier, le berdache est un homme qui déci-dait de son plein gré d’adopter le rôle de femme. Le phénomène inverse existait aussi, mais n’est pas englobé sous le terme de berdache et est malheureusement moins bien documenté. Cependant, qu’ils soient hommes ou femmes, ils étaient valorisés parce que l’on considérait qu’ils possédaient à la fois les esprits féminin et masculin, ce qui les rendait plus puissants spirituellement. On parle aujourd’hui chez nos Premières Nations des êtres bispirituels en se référant à cette tradition. Aussi, on encourageait souvent le berdache à ne pas se marier et à se consacrer au chamanisme. On le célébrait dans une cérémonie annuelle où tous ses partenaires sexuels dansaient pour lui.
L’adoption du rôle de l’autre sexe s’accompagnait, chez la majorité des peuples, de l’adoption de l’habillement à l’âge de la puberté. Il n’y avait donc pas de stigmatisation à l’encontre du travestisme, vu comme un choix personnel tout à fait acceptable. Le seul critère restrictif dans ces sociétés était qu’on devait choisir l’un ou l’autre des rôles masculin ou féminin et s’y conformer. Le sexe que l’on avait à la naissance ne déterminait donc pas nécessairement notre rôle futur.

Au nord de l’estuaire du Saint-Laurent, le Nitassinan est la terre ancestrale des Innus. En explorant les vastes régions du Saguenay, du Lac Saint-Jean et de la Côte-Nord, c’est l’occasion pour les visiteurs de renouer avec les traditions et la culture de ce peuple qui le premier a su s’adapter à ce territoire boréal. Ce peuple que les explorateurs français avaient appelé les Montagnais, est encore très présent sur le territoire et c’est probablement ici une des régions du Québec où il est le plus facile pour les touristes d’y venir à la rencontre des Premières Nations que ce soit à Mashteuiatsh au Lac Saint-Jean, à Essipit, à Pessimit, à Ekuantshit, à Mani-Uténam ou à Nutashkuan sur la vaste Côte-Nord.

Grande Alliance 1603
Les Innus furent l’un des premiers alliés des Français avec lesquels ils signèrent tout comme les Algonquins et les Etchémins une Grande Alliance à la Pointe Saint-Mathieu, près de Tadoussac, en 1603. François Gravé du Pont et Samuel de Champlain conclurent au nom du roi Henri IV avec le chef innu Anadabijou ce traité leur permettant de peupler les territoires en échange d’une protection militaire. Cette alliance, le premier traité franco-amérindien du Nouveau Monde, a permis la création de la Nouvelle-France. « Nos fils vont épouser vos filles et ensemble nous formeront une seule et même nation » avait prédit Champlain parlant ainsi de la naissance de la nation métisse dans le Nouveau Monde qui deviendra la Nouvelle-France et le Québec. Près de 5 000 Innus vivent encore au Pekuakami (le Lac Saint-Jean en langue innu) dont près de la moitié dans la communauté de Mashteuiatsh près de Roberval. Sa pointe s’avançant directement dans le lac permet une vue exceptionnelle et un contact direct avec les eaux bleues. Facile de se mettre les pieds dans l’eau à partir du Site Uashassihtsh, ou à l’arrière du Carrefour d’accueil. Ses longues plages situées au sud de la communauté vous font rêver lorsque le soleil se couche, de quoi faire rougir les couchers de soleil des tropiques!

Plage Robertson 

Encore aujourd’hui, le territoire du Nitassinan demeure important et les jeunes générations s’approprient les territoires familiaux afin de garder ce contact. Vous pourrez y vivre l’expérience de dormir sur une couche de sapin dans un tipi ou une tente de toile et humez l’odeur qui s’en dégage. Nul doute que vous serez éblouis par les couleurs des apparats et des régalias, costumes traditionnels des pow-wow lors du Grand rassemblement des Premières Nations à Mashteuiatsh.. Chaque année, à la deuxième semaine du mois de juillet, c’est la fête. Danses, spectacles, défis de sports traditionnels, dégustations de mets à saveur autochtone, et ce, dans un site enchanteur, sur le Site Uashassihtsh. Un premier arrêt au Carrefour d’accueil vous permettra de découvrir toute la diversité des activités et des attraits à voir et à vivre.
Mashteuiatsh scène
La communauté d’Essipit aux Escoumins vous accueille pour sa part dans ses chalets et condos sur le bord du Saint-Laurent d’où vous pourrez observer les baleines directement de la rive, des lieux inspirants où Ariane Moffatt vient parfois gratter sa guitare.
Vacances Essipit offre aussi des croisières sur le fleuve pour les voir de plus près et différents forfaits découvertes. L'entreprise vous propose un vaste éventail d’activités de plein-air plein air à volonté au sein de sa communauté: kayak de mer, chasse, pêche, observation de l’ours et plus encore. Vous pourrez y profiter d’un environnement qui regorge de lacs naturels et de paysages à couper le souffle.

Condos Natakam

La vue spectaculaire sur l’estuaire en fait un lieu privilégié pour l’observation des baleines et de la faune marine. Vous pourrez vous y reposer dans ses condos-hôtels modernes, ses chalets bien équipés, ses pourvoiries en forêt ou ses terrains de camping. Vous serez séduits par les secrets bien gardés d’une culture transmise de génération en génération, depuis des millénaires.

En route vers la Minganie ou la Basse-Côte-Nord, Sept-Iles est un arrêt incontournable. Jusque dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Sept-Îles n’était qu’un poste de traite fréquenté par les Innus, les coureurs des bois et marchands qui y échangeaient pelleteries et biens manufacturés. Le site historique du Vieux-Poste vous fait revivre la vie au quotidien de la traite des fourrures au 19e siècle. Héritage de cette époque, la ville est entourée des communautés innues d'Uashat et de Malioténam. À Sept-Iles, le Musée régional de la Côte-Nord fait une large place à l’histoire et à la culture autochtones.
A Uashat, il ne faut pas manquer de visiter le Musée Shaputuan. Ouvert en 1998, le musée a pour mission de faire partager la culture innue et de faciliter le dialogue entre les Autochtones et les non-Autochtones par des échanges interculturels. Le musée abrite une exposition permanente, En pays innu, la marche des saisons, axée sur la vie traditionnelle des Innus au fil des saisons, ainsi qu’une centaine d’objets témoignant du passé. Le solstice d’été Innu Tshitshuk, qui a lieu le 21 juin, est une des activités les plus populaires.

Innu Nikamu
L’Atelier-boutique Atikuss vous offre de découvrir les coutumes de ces peuples millénaires à travers les mains d’artistes et artisans issus des 11 Premières Nations du Québec. Vous y découvrirez une galerie d’art, un atelier de confection et la renommée boutique Atikuss, un véritable et authentique lieu de création, où vous pourrez admirer en direct le travail des artisanes et ainsi goûter à cette belle et riche culture ancestrale. La boutique d’artisanat, qui regorge de produits naturels, authentiques et écoresponsable issus des traditions des Premières Nations et du terroir. En 2018, les créations Atikuss ont fièrement chaussé les duchesses du Carnaval de Québec avec leurs fameuses Bottes de l’espoir !

Du côté de Malioténam, en août, le Festival Innu Nikamu est l’un des plus importants festivals de musique et des arts autochtones en Amérique du Nord. Depuis 30 ans, c’est aussi le lieu de rassemblement des artisans et des touristes qui visitent la région. Il perpétue la tradition des grands rassemblements estivaux innus.

Festival de l'Innucadie
En poursuivant la route, la Minganie est un pays de pêcheries, de gibier et de cueillette de petits fruits parcouru depuis des millénaires par les Innus. À la Maison de la culture innue, à Ekuanitshit, arrêtez-vous pour goûter à la bannique, ce pain traditionnel. À Natashquan et dans la communauté innue voisine de Nutashkuan, le Festival du conte et de la légende de l’Innucadie est un haut lieu de la parole vivante dans un décor de taïga, de rivières, de plages et d’eau propice à la baignade. Le festival fait un pont entre Natashquan et Nutashkuan. On y célèbre en 2022 l’œuvre de Gilles Vigneault, la culture acadienne et l’œuvre de Joséphine Bacon, et la création artistique des Innus, pour qui l’oralité est primordiale dans la transmission des savoirs.
La communauté innue voisine de Nutashkuan est le plus important village à l’est de Havre Saint-Pierre. Au Camping Nutshimit, vous pourrez vous immerger dans la culture innue.

La vaste zone du Québec maritime couverte par ce Guide s’étend sur plus de 1 000 kilomètres, de l’estuaire du Saint-Laurent aux îles du golfe et à l’Acadie du Nouveau-Brunswick. Du fjord du Saguenay aux Îles de la Madeleine, vous découvrirez les paysages les plus spectaculaires où la terre s’enfonce dans la mer, où l’horizon se dégage pour vous offrir de magnifiques levers et couchers de soleil. Régions encore faiblement peuplées avec à peine plus d’un million d’habitants—vingt fois moins la densité de la vallée du Saint-Laurent—c’est l’occasion d’aller à la rencontre de la nature et de découvrir une diversité humaine qui nous replonge dans les racines de ces nations, où les Innus côtoient les Québécois, les Micmacs, les Acadiens et aussi les descendants des Loyalistes qui ont donné naissance au Canada anglais. Ces contacts ont créé autant de métissages et d’identités régionales, des Brayons du Témiscouata et du Madawaska aux Madelinots. Avec seulement deux agglomérations de plus de 100 000 habitants, Saguenay et Moncton, le village reprend ici son sens originel et la vie LGBT y a peu pignon sur rue. Mais ce Guide vous propose plus de 200 adresses homosympas où vous serez accueillis avec toute la chaleur propre à ces régions où la solidarité humaine repose encore sur les contacts directs. Aussi pour découvrir ces régions d’une infinie beauté, il faut laisser derrière soi le rythme trépidauberge ant de la vie urbaine et prendre le temps de vivre. Il faut quitter les autoroutes et les routes nationales pour passer et s’arrêter au coeur des villages. Ici, c’est largement les marées et la vague qui rythment la vie. C’est ainsi que j’ai découvert les superbes villages de Kamouraska, Notre-Dame-du-Portage, de Cacouna, de Témiscouata-sur-le-lac, de Bic, de Sainte-Luce-sur-Mer, de Métis-sur-Mer, de Baie-des-sables, de Grande-Vallée, pour n’en nommer que quelques-uns. C’est ici l’endroit rêvé pour vous déconnecter du stress de la vie moderne… car à bien des endroits il vous sera impossible de vous connecter à internet ou de recevoir vos appels sur votre cellulaire. Allez-y, prenez le temps de vivre et de vous reconnecter avec les plaisirs simples et la chaleur des relations humaines.
André Gagnon, éditeur


Du côté de Sainte-Luce-sur-Mer, le café-bistro de l’Anse-aux-Coques est une véritable institution. Bien situé juste en face de l’Anse-aux-Coques et de sa promenade, on y sert une cuisine du terroir mettant en valeur les spécialités régionales, ainsi qu’un menu végétarien. Si près de la mer et avec un tel nom, on s’imagine bien que les poissons, fruits de mer sont à l’honneur. On y sert aussi des pâtes actualisées et fines pizzas, des grillades, déjeuners santé, des oeufs bénédictine en terrasse ou dans la superbe salle à manger. On s’y affale volontiers pour voir les visiteurs passer. Sur un petit cap à côté de l’église et profitant d’une vue remarquable sur l’anse et le village, le Bistro du Nipigon propose comme son nom l’indique un menu bistro où moules¬–frites, homard, fish & chips, crevettes, pétoncles, côtes levées, filet mignon, salades, et pâtes sont à l’honneur. Le café LeZ Assoiffés de l’Auberge Sainte-Luce offre des déjeuners légers et d’excellents cafés au rez-de-chaussée de cette auberge centenaire qui offre à l’arrière une large fenestration vers la mer.

 

les-premieres-nations-et-les-inuits

Aujourd’hui, les Premières Nations renouent avec leurs traditions d’ouverture à la diversité sexuelle. À Wendake, à quinze kilomètres de Québec, sur le territoire de la nation huronne-wendat, l’Hôtel-musée des Premières Nations vous permet de découvrir leur culture à la fois contemporaine et millénaire. Dans ce bâtiment dont l’architecture est inspirée des maisons longues traditionnelles, vous retrouverez sous le même toit un hôtel de 55 chambres et suites, un musée, un restaurant et une boutique.

L’hôtel au design contemporain où les matériaux nobles comme la pierre, le cuir et le bois se conjuguent à une architecture remarquable, est entouré de jardins thématiques et de sentiers pédestres ce qui crée une atmosphère unique pour une des plus belles terrasses de la région. Le musée huron-wendat inauguré en 2008, veille à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine de cette nation.

Au restaurant La Traite, le chef Martin Gagné nous offre une fine cuisine inspirée du terroir du Nord avec ses produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette. À la boutique, vous pourrez vous procurer des créations d’artisans et d’artistes des Premières Nations. L’hôtel et le gite La Huronnière vous serviront de base pour découvrir Wendake et les environs et les multiples activités

Sur le territoire de Wendake, le Site Traditionnel Huron constitue une occasion unique de découvrir l’histoire, la culture, la cuisine, les danses et le mode de vie des Hurons d’hier à aujourd’hui. En visitant ce village reconstitué et en vous laissant emporter par les récits, vous découvrirez les facettes cachées de la vie des Hurons d’hier à aujourd’hui.

Au sud du Saint-Laurent, juste en face de la grande région de la capitale nationale, Chaudière-Appalaches opère la transition entre la vallée du Saint-Laurent et les eaux salées une fois passée l’Ile d’Orléans. C’est une région où les villages sont souvent tricentenaires puisqu’ils ont été fondés comme l’arrière-pays de la capitale de la Nouvelle-France. Plusieurs villages sont parmi les plus beaux au Québec. 

Avec ses 200 km de berges, Chaudière- Appalaches s'étale comme un véritable jardin en face de la Capitale nationale. Comme son nom l'indique, Chaudière-Appalaches est traversée par la rivière Chaudière qui parcourt l'ensemble de la Beauce pour se jeter dans le fleuve à Lévis. Près de sa limite sud, à la frontière du Maine, les sommets des Appalaches jalonnent les régions de Thetford, de Lotbinière, des Etchemins, de Bellechasse, de la Côte-du-Sud. C'est aussi une nature généreuse où le fleuve côtoie les vallées fertiles : paradis du cyclotourisme, de la marche en montagne et de l'observation des oiseaux. Ses érablières, au printemps, vous sucreront le bec. La région est la plus grande productrice de sirop d'érable dans le monde.


En amont de Québec, découvrez la région de Lotbinière, Au cours des siècles, les seigneurs y ont laissé leurs manoirs, leurs dépendances et leurs terres. L'architecture traditionnelle y a souvent été très bien préservée. Deux villages, Lotbinière et Saint-Antoine-de-Tilly, font partie de l'Association des plus beaux villages du Québec. Le Domaine Joly-De Lotbinière est un immense parc-jardin romantique aménagé au XIXe siècle par la famille seigneuriale de Lotbinière. Reconnu comme l’un des plus beaux jardins d’Amérique du Nord, ce site naturel exceptionnel est un attrait incontournable à visiter.
Dans cette région, les amateurs de camping et de naturisme aimeront le Domaine de l’Arc-en-ciel à Joly, le seul camping gai de la grande région de la capitale. Le Domaine est facilement accessible de l’autoroute 20. 

Dans l’Archipel de l’Isle Aux Grues, visitez le Parc national de Grosse-Ile. Des comédiens font revivre les personnages de l'époque où Grosse-Île, station de quarantaine du port de Québec, était le principal point d'arrivée des immigrants au Canada. Des centaines de milliers d’immigrants y ont transité au XIXe siècle, plus de 6,000 y sont morts, dont de nombreux Irlandais. Vous comprendrez mieux pourquoi vous rencontrez tant de Québécois avec des noms irlandais… qui ne savent pas dire un mot d’anglais !

par Pierre Perreault

Parmi les forfaits proposés par Voyages CoSte en Minganie et sur la Basse Côte-Nord, il y deux excursions qui nous transportent à la découverte de deux secteurs différents de l’Archipel de Mingan, un des joyaux naturels de la région sous la responsabilité de Parcs Canada.

La première excursion prend son départ au quai de Longue-Ponte-de-Mingan, le village reconnu depuis longtemps pour sa proximité de deux des îles populaires faisant partie de l’histoire maritime de cette partie du Golfe du Saint-Laurent : l’île aux Perroquets et l’île Nue. À bord d’un bateau de la Famille Loiselle, on s’élance sur une mer plutôt calme lors de notre excursion du 3 septembre, sous un soleil radieux.

Minganie  Minganie 


Le secteur ouest de l’archipel de Mingan est privilégié par la présence des mammifères marins, une faune ailée attrayante, une flore luxuriante et des sculptures de roche qui semblent garder l’endroit depuis des siècles. Le royaume des macareux de l’île aux Perroquets est plutôt tranquille en ce début de septembre, les oiseaux étant déjà partis vers leur habitat d’hiver. Toutefois, les phoques et les rorquals y sont toujours présents. On y trouve un phare et des bâtiments ayant été préservés dont le guide nous raconte l’histoire avec beaucoup d’intérêt.

Pour leur part, les monolithes de l’île Nue offrent un spectacle assez fascinant, en bordure de mer. Leur nombre important et leurs formes intrigantes ont de quoi susciter l’intérêt.

Minganie Minganie

Lorsque les conditions de la mer sont favorables, le capitaine du bateau de la Famille Loiselle nous invite à déguster de l’oursin fraîchement pêché lors de notre retour au quai à l’île Nue. Le fond de la mer sous le quai en est d’ailleurs tapissé. Voilà un moment agréable et savoureux de cette excursion.

La seconde excursion qu’on nous a proposée est celle du secteur est de l’Archipel, à partir du quai de Havre-Saint-Pierre, la capitale administrative de la Minganie. À bord d’un bateau confortable et rapide, Le Calculot, nous avons effectué une croisière de près de trois heures au cœur de l’archipel des Iles-de-Mingan, dont une escale sur l’île Quarry pour y admirer les nombreux et impressionnants monolithes géants qui ont inspiré divers poètes et artistes-peintres, et sur l’île Niapiskau, le tout accompagné des guides de Parcs Canada.

Minganie Minganie

La météo favorable et agréable de ce début de septembre a certes contribué à rendre ces excursions davantage mémorables. Surtout quand ces sculptures naturelles qu’on surnomme « pots de fleurs » font partie de notre imaginaire depuis si longtemps. De s’y retrouver, dans ce décor presque magique, au bout d’une plage de galets, fut un des moments forts de ce périple en Minganie.

Minganie Minganie

Des forfaits découverte pour tous les goûts et en toutes saisons
N’eut été de la distance importante à parcourir pour notre retour à Québec et à Montréal et du peu de temps additionnel disponible, nous aurions certainement prolongé notre séjour pour profiter d’autres destinations qu’offre Voyages CoSte dans la vaste région qui s’étend jusqu’à Blanc-Sablon, à la limite du territoire québécois de la Basse-Côte-Nord et à la frontière du Labrador.

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Cette vaste région où la route est presque inexistante, sauf pour quelques sections entre des villages isolés, est riche en histoire et en légendes chez les populations qui l’occupe depuis des temps immémoriaux.

On peut s’y rendre avec le forfait « Bella Desgagnés », du nom du bateau qui dessert ces villages à partir de Rimouski et de Sept-îles la majeure partie de l’année, une fois la semaine. Dépaysement total garanti. On peut aussi choisir le forfait « La Grande séduction et Découverte des Toutes-Îles », dont la typique et fabuleuse île de Harrington Harbour, lieu de tournage du film qui a séduit bien des Québécois, ou encore le « Blanc-Sablon et Labrador », pour une aventure unique au cœur de cette contrée qui ne demande qu’à être découverte et admirée.

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Voyages CoSte offre également depuis 2025 un forfait hivernal Éco-aventure en motoneige à Anticosti, pour une expérience unique hors sentiers. D’autres excursions hivernales sur la Côte-Nord sont offertes, dont « Route blanche » et « Weekend Taiga ».

La directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux., et son équipe de professionnels et accompagnateurs, s’acharnent à faire de chaque séjour un événement unique et rempli de sensations fortes et d’émotions nouvelles. Les quelque 90 entreprises touristiques membres de la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (CoSte) misent sur le dynamisme et la volonté ferme qui s’expriment dans la mission de l’organisation pour encore mieux poursuivre le développement de cette industrie longtemps fragile et faire découvrir la richesse du milieu nordcôtier à de plus en plus de voyageurs d’ici et d’ailleurs.

Pour notre part, plusieurs semaines après notre retour en ville, nous avons encore beaucoup de belles images et de merveilleux souvenirs qui hantent nos pensées.

Pour voir les forfaits offerts par Voyages CoSte et les détails de chacun, visitez la page web : voyagescoste.ca


À Tadoussac, devant le Saint-Laurent, on voit d’immenses dunes de sable appelées terrasses marines. Ces dunes sont le résultat de l’action du vent qui forme des monticules de sable de formes parfois bizarres, parsemées de tableaux et dessins faits par le vent. La forme des dunes ressemble la forme des bancs de neige sculptés par le vent lorsque le vent rencontre un accident de terrain. Quant à la terrasse marine, elle est un souvenir du passage du glacier qui a créé le fjord du Saguenay il y a des dizaines de milliers d’années.

Dunes de Tadoussac
 Lorsqu’il descendait vers le fleuve, le glacier a transporté des sédiments, des cailloux, de la terre et du sable. Le vent a emporté les matériaux légers, le sable toutefois s’est accumulé au fil des siècles, créant de belles collines dorées. Les dunes de sable à Tadoussac font partie du terrain occupé par le parc national du Saguenay et sont certainement un des plus beaux et attirants coins du parc.

Dunes de Tadoussac
Dans les années 40, un sport unique au monde a vu le jour à Tadoussac, le ski sur sable. Ce sport se développait jusque dans le 1980. Des compétitions de ski sur sable sont devenues populaires et attiraient du monde. Mais en 1983, le Parc national du Saguenay rachète le secteur à la famille Molson pour en créer un centre d’interprétation et de protection de la nature. Désormais, la glissade sur sable est interdite, parce que ce sport endommageait la composition des dunes et les détruisait peu à peu.

L’ ’île d’Orléans est connue comme un lieu exceptionnel pour la richesse de son patrimoine. Les habitants de l’île sont conscients de la dimension nationale du riche héritage patrimonial et historique dont ils ont hérité. Ils sont sensibles à la charge symbolique que l’Île continue de transporter, à leurs yeux mêmes comme à ceux de tous les québécois. Ils ont donc choisi de mettre en valeur les caractéristiques propres de l’Île, qui en font encore aujourd’hui la « terre mémoire » de l’Amérique française.

Patrimoines maritime et naturel, politique et territorial, social et familial, artistique et culturel, toute la chaîne historique, toute l’activité humaine y sont représentées. Les activités d’interprétation offertes dans les cinq lieux historiques de l’Île sont complètes en elles-mêmes, mais elles s’enrichissent en plus du Réseau d’histoire de l’île d’Orléans, une approche intégrée qui fait du patrimoine historique de l’Île une richesse exceptionnelle par sa complémentarité.

Vestiges d’un patrimoine historique d’une richesse exceptionnelle, parcourez ces six lieux d’interprétation qui vous raconteront, à leurs façons, le passé pertinent de l’île d’Orléans. Ici vous découvrirez le mode de vie des habitants de l’Île à l’époque du Régime seigneurial alors qu’ailleurs vous en apprendrez plus sur l’un des grands poètes francophones, mais partout, vous serez comblés par les connaissances que vous en retirerez.

Les étapes du circuit

Comment vivait-on sous le Régime français, alors que nous n’avions ni électricité, ni eau courante, ni confort ? Venez le découvrir en visitant la Maison Drouin, seule maison de l’île datant du Régime français et non modernisée. Vous y découvrirez comment vivaient vos ancêtres, les habitants de la Nouvelle-France. L’alimentation, l’architecture, le mode de vie, le travail et la famille sont abordés durant une visite guidée de 30 minutes. Vous prendrez conscience du rythme de vie des colons et du travail qu’ils devaient abattre chaque jour pour subvenir à leurs besoins et à ceux du seigneur.

Découvrez le Manoir Mauvide-Genest (1734), résidence Louis XV d’un chirurgien devenu seigneur, restaurée et meublée avec rigueur. Des guides en costume d’époque relatent la vie au temps du régime seigneurial français. Un multimédia, des activités pédagogiques et des conférences complètent la programmation

Sise sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais au  confluent de la rivière du même nom, Gatineau est la troisième agglomération en importance au Québec avec ses quelque 400,000 habitants dans l'aire métropolitaine. Regroupant les trois quarts de la population de l'Outaouais québécois, c'est le siège de cette région administrative et la ville forme avec Ottawa, sa voisine ontarienne sur la rive sud de la rivière des Outaouais,  la région de la capitale du Canada, la quatrième agglomération du pays, après Toronto, Montréal et Vancouver, avec plus de 1,3 million d'habitants. 

Née de la fusion en 2001 des municipalités regroupées depuis les années 1970 au sein de la Communauté urbaine de l'Outaouais, la ville a suivi la croissance rapide de la capitale dont la population a quadruplé depuis 50 ans. Elle a profité largement de la mise en oeuvre de la politique de bilinguisme officiel du gouvernement fédéral en attirant de nombreux professionnels francophones et de la création de la Commission de la capitale nationale qui a amené le gouvernement fédéral à déplacer une partie de ses activités sur la rive québécoise.

Depuis les 20 dernières années,  elle a intégré ses quatre principaux pôles urbains existant au moment de la fondation de la nouvelle ville en 2001: Hull, Aylmer, Buckinham et l'ancienne ville de Gatineau. Cette transformation économique a profondément modifié le visage tout particulièrement de l'ancienne ville de Hull qui s'était développée depuis un siècle autour de l'industrie forestière et en particulier des allumetteries. 

Le Vieux-Hull au coeur de la vie LGBT

Place Aubry

C'est dans l'ancien quartier ouvrier du Vieux-Hull que la vie nocturne gaie s'est affirmée dans les années 1980 profitant des heures d'ouverture des bars au Québec plus généreuses qu'en Ontario. Durant ces années, le Vieux-Hull comptait quelques bars gais jusqu'à ce que les heures d'ouverture soient harmonisées en 1997 dans la région. Le Pub de la Promenade, sur la Promenade du Portage, fut jusqu'au début de la dernière décennie, le dernier survivant de cet âge d'or de la vie nocturne gaie dans le Vieux-Hull. La présence de bars gais à proximité n'est certes pas étrangère à l'établissement du Bureau régional d'action sida (BRAS) à l'époque dans ce secteur. Au fil des ans, le bureau a accueilli  et soutenu la croissance de divers organismes LGBT et tient aujourd'hui largement lieu de centre communautaire LGBT. C'est aussi dans le Vieux-Hull qu'on retrouve autour de la rue Laval et de la Place Aubry la plus grande concentration de bars et restos homosympas. Après une visite du Musée canadien de l'Histoire ou un arrêt à la Maison du tourisme, allez faire un tour dans ces rues étroites. Vous y trouverez une table ou une terrasse à votre goût. 

 

Il est difficile de se l'imaginer aujourd'hui en ces temps de coronavirus où on nous demande de se mettre en quarantaine, mais les épidémies qui sévissaient dans les grandes villes naissantes du Québec dans la seconde moitié du XIXe siècle ont largement contribué à faire naître le tourisme ici. Avec l'arrivée du chemin de fer, il devenait possible de s'éloigner de Montréal et de Québec et les riches familles de la métropole et de la capitale en profitèrent pour se doter de maisons de campagne où elles passaient l'été. On peut aisément s'imaginer comment, avant l'invention de la climatisation, nos étés chauds et humides dans des villes où les résidences cotoyaient les usines et leurs fumées et odeurs, odeurs qui se mêlaient au crottin des chevaux, où l'eau chaude, les baignoires étaient des denrées rares, les conditions d'hygiène étaient peu enviables. Quiconque a vécu dans le Village sait comment encore aujourd'hui la Molson et la RJR MacDonald embaument le quartier de leurs effluves de houblon et de tabac. On peut s'imaginer ce qu'on respirait quand l'ancien Faubourg Québec était un des deux pôles industriels principaux de la ville qu'on avait baptisé le Pittsburgh du Canada et qu'on s'y chauffait au bois et au charbon. En visitant l'Écomusée du fier monde, rue Atateken, on pourra voir de quoi avait l'air le panorama enfumé de ce quartier industriel à une époque où les familles ouvrières s'entassaient dans ses maisons trop petites, mal chauffées et mal isolées. Et où, avant l'avènement de l'automobile au XXe siècle, même les familles bourgeoises des entrepreneurs vivaient à proximité. C'est pour s'éloigner de cet air enfumé et pollué que les familles bourgeoises grimpèrent rapidement à Montréal sur les hauteurs du Plateau et de la montagne, à Québec sur les hauteurs de la ville. Ces conditions étaient propices à la propagation d'épidémies et elles ne manquèrent pas de frapper nos villes à répétition, d'autant plus que durant cette période les courants catholiques ultramontains s'opposaient à la vaccination naissante vue comme une invention du diable. À cette époque,  Montréal avait un taux de mortalité infantile  peu enviable, comparable non pas aux métropoles occidentales,  mais à Calcutta, en Inde.

Baignade à Cacouna

À l'image des familles bourgeoises d'Europe qui se payaient des vacances à la mer grâce au chemin de fer, les riches familles de Montréal, de Québec  et même d'Ottawa transformèrent les villages paisibles du Bas-Saint-Laurent en une véritable riviera où elles allaient passer l'été et respirer l'air salin à pleins poumons en empruntant le chemin de fer qui reliait le Québec aux provinces maritimes. L'un de ses plus célèbres estivants fut Émile Nelligan qui quittait la maison paternelle du Carré Saint-Louis pour passer l'été à Cacouna avec sa famille où il a certes trouvé l'inspiration pour son célèbre Vaisseau d'or dans toutes les histoires de naufrage dans l'estuaire. On voit encore aujourd'hui les traces de leur passage en admirant les villas cossues et les auberges centenaires qui longent l'estuaire à Kamouraska, à Notre-Dame-du-Portage, au Vieux-Saint-Patrice ou à Cacouna aux alentours de Rivière-du-loup et jusqu'à Métis-sur-mer où cette présence est encore bien visible et a laissé cette trace indélébile que sont les Jardins de Métis.

Sur la rive nord de l'estuaire, les riches familles bourgeoises construisirent des auberges, hôtels et villas dans Charlevoix et firent émerger le tourisme à La Malbaie, ainsi qu'à Tadoussac. Plus près de Montréal,  les Laurentides devinrent aussi un lieu de villégiature grâce au légendaire Petit Train du Nord, ainsi que les cantons de l'Est le long de la voie ferrée. Pour faire face à la tuberculose,  Sainte-Agathe-des-Monts devint un lieu privilégié pour établir des sanatoriums qui se transformèrent souvent en auberges et en hôtels une fois la tuberculose éradiquée. 

L'air pur, nos paradis de pêche et de chasse inspirèrent aussi les entrepreneurs étrangers qui vinrent construire parmi les premiers grands hôtels au Lac-Saint-Jean et en Gaspésie. Le plus célèbre fut certes le somptueux hôtel Beemer à Roberval dont l'incendie tragique a inspiré à Michel-Marc Bouchard le drame romantique Les Feluettes. 

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