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Depuis le temps que j’en rêvais. Voir le Bout du banc et mourir ? Pas tant… mais pas loin.

Le Bout du banc, aussi appelé Sandy Hook, se situe à l’extrémité est de la dune du Havre Aubert. Il forme une « flèche » ou un crochet de sable blanc s’avançant vers l’Île d’Entrée. Cette plage spectaculaire s’étend sur près de 12 km et offre une silhouette étonnante, avec deux courants océaniques qui viennent s’y rejoindre.

Par ailleurs, le Bout du banc recèle un écosystème fragile et précieux : les Dunes de Sandy Hook. Le site abrite un refuge naturel pour les oiseaux migrateurs, attirés par les dunes et les berges stables des extrémités sableuses. Les dunes sont des milieux en constante évolution, essentiels pour le maintien de la biodiversité côtière.

Ce lieu unique est une merveille esthétique et sensorielle : banc de sable, brise océanique, rencontres des courants marins, panorama sur l’île d’Entrée, eau chaude et peu profonde autour du banc. Par ailleurs, sa vulnérabilité est réelle : fréquentation touristique, piétinement, aménagements limités, variations de marées, érosion et montée du niveau de la mer exigent une gestion délicate et durable.

Bout du banc

Protéger le Bout du banc, c’est inscrire sa préservation dans un cadre raisonnable : sentiers balisés, accès surveillé, sensibilisation des visiteurs. Et c’est un peu ce qui a incité en 2015 un Madelinot, Clermont Poirier, à offrir des visites guidées à bord d’une longue plateforme de style « charette à foin », tirée par un tracteur, à partir du stationnement de la plage Sandy Hook au bout du chemin de Sable. Il a aménagé cette plateforme avec des bancs d’autobus scolaire et l’a entourée d’une garde sécuritaire. Il y a aussi prévu un espace de rangement pour les sacs et chaises, et y a installé un escalier qui permet l’accès facile par l’arrière.

Bout du banc Bout du banc

La Balade au bout du banc de Clermont Poirier permet d’éviter de marcher 13 km aller-retour. Avec un parcours de 40 minutes, on arrive au bout du banc où on peut passer de 90 minutes à 2 heures, avant de s’embarquer pour le retour. On peut même y venir avec son chien et y apporter des chaises de plage.

Il est très probable que l’immensité du panorama et la beauté des éléments vous plongent dans un état de profonde contemplation. Une fois arrivé à l’extrémité du banc de sable, là où la mer reprend tous ses droits, on a l’impression d’avoir atteint le bout du monde. C’est aussi de cet endroit que l’île d’Entrée est la plus rapprochée.

Bout du banc Bout du banc

La Balade du bout du banc est devenue si populaire qu’il faut s'y prendre à l’avance pour obtenir une place à bord les jours de sortie, quand la météo est propice. La plupart du temps, les départs se font à 10 heures et à 14 heures. Clermont Poirier s’est entouré d’une équipe pour le soutenir aux réservations et à la gestion, Josée et Colette.

Pour ma part, l’expérience de ce samedi 19 juillet fut un véritable cadeau après plusieurs jours de route et de rencontres entre le Bas St-Laurent et les Îles, en passant par la Gaspésie et l’Acadie. La météo parfaite, soit un 22 C sous un soleil radieux et des vents assez présents, a rendu cette balade inoubliable.

Bout du banc

Balade du bout du banc
Chemin du sable
Plage Sandy Hook (Havre-Aubert)
facebook.com/boutdubanc
Réservations : (581) 453-1310

18 juillet 1980. Un groupe de rêveurs qui s’appellent alors Jean-Marc, Claude, Henri et Fernand permettent à ce lieu riche d’histoire de demeurer et d’ouvrir ses portes aux arts et à la musique. Parce que La Grave, c’est un site qui a profondément marqué le développement des Îles de la Madeleine.

Il fallait que je débarque dans l’archipel ce même jour 45 ans plus tard, après une nuit sur le traversier qui relie Souris (I,P.E.) à Cap-aux-Meules, pour apprendre que la soirée de célébrations allait être mémorable.

À l’époque, la Grave était le port d’entrée des Îles et le cœur des activités commerciales, et ce, jusqu’à la fin des années 50. Ce qui fut jadis un magasin général a pris part à l’histoire des Madelinots. Son premier propriétaire, John Phillip Savage, natif de Jersey, s’est établi aux Îles-de-la-Madeleine vers 1865. On prenait le temps d’aller aux nouvelles, de chuchoter les potins, de partager ses inquiétudes, ses espoirs, et de faire des pronostics sur l’avenir du pays.

C’est entre les murs de ce lieu mythique que s’est développé un sentiment d’appartenance fort, un attachement profond à la culture locale sous toutes ses formes, et un esprit festif qui a su traverses toutes les époques depuis sa fondation. En 2007, un vent nouveau souffle sur le café. Trois entrepreneurs dynamiques, Sonia, Francine et Denis apportent leur vision et leur volonté de poursuivre l’institution qui gagne en popularité bien au-delà des Îles. Le Café de La Grave est en voie de devenir un incontournable pour qui vient passer du temps dans l’archipel. Fraîcheur et fantaisie sont les éléments qui caractérisent cette nouvelle équipe.
La Grave 45 ans

Puis en 2015, c’est au tour de Marie-Claude Vigneault et de sa mère Nathalie, de prendre les rênes du Café et de s’entourer d’une solide équipe pour poursuivre les activités de l’institution. En fait, au fil des ans, il s’est construit une histoire autour du Café de La Grave à laquelle des milliers de personnes ont contribué de diverses façons.

Ce 18 juillet 2025, des dizaines de personnes, clients de longue date, visiteurs, touristes, familles et amis, ont envahi les lieux pour venir contribuer un tant soit peu à l’événement. Dès 18h30, la salle à manger vibrait de fébrilité. Deux anciens propriétaires du groupe fondateur se sont même faits un devoir de participer. Parce que les souvenirs, c’est ce qui perpétue l’histoire.

La Grave 45 ans La Grave 45 ans La Grave 45 ans

Suzanne Richard, au piano, a rappelé à plusieurs l’époque où la musique était au cœur de la vie du Café. Plusieurs ont des souvenirs assez vibrants de ces soirées animées qui se perpétuent encore aujourd’hui.

La Grave 45 ans La Grave 45 ans

En plus de ces soirées « traditionnelles » inspirantes, le Café propose également un grand éventail d’expositions d’arts visuels, de spectacles et de « jams » spontanés. De plus, tout en poursuivant les traditions culinaires locales, on encourage les partenariats avec les différentes entreprises du secteur bioalimentaire de la région. Le menu du Café de la Grave a de quoi satisfaire ceux et celles qui aiment se laisser surprendre par des saveurs et des produits différents. Moules, pétoncles, agneau, veau, effiloché de phoque en poutine, morue et plus encore, il y en a pour tout le monde. Au Café de La Grave, rien n’est ordinaire peut-on constater.

La Grave 45 ans

Au moment d’écrire ces lignes, les célébrations se poursuivaient. Souhaitons à ses artisans et à toute l’équipe une longue vie afin de perpétuer encore longtemps ce merveilleux lieu emblématique des Ìles.

Café de La Grave
cafedelagrave.com
969, Chemin de la Grave,
Havre Aubert, Îles de la Madeleine (Qc) H4T 9C8
418-937-5765
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Le 1er août 2016, l’écrivaine et poétesse Anne Hébert aurait eu 100 ans. Ce centenaire sera souligné en 2017 à Kamouraska, le village où se situe l’action de son roman Kamouraska qui l’a rendu célèbre et mis du même coup le village sur la carte. Porté au grand écran par Claude Jutra sur une musique d’André Gagnon, le film fit connaître son œuvre au grand public.

Né à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Anne Hébert a vécu son enfance à Québec, mais descendante de la famille seigneuriale de Kamouraska, elle y a passé plusieurs étés où la célèbre histoire de meurtre passionnel de son aïeul lui est devenue familière. Après avoir publié de 1942 à 1953 divers recueils de poèmes, elle publie en 1958 son premier roman, Les Chambres de bois, aux Éditions du Seuil et elle est élue en juin 1960 membre de la Société royale du Canada.

En 1965, après la mort de sa mère, elle déménage à Paris. Avec la publication du roman Kamouraska, en 1970, pour lequel elle reçoit le prix des libraires de France, elle connaît enfin le succès. Elle publie en 1975 Les enfants du sabbat, un troisième roman, puis en 1980, elle donne un quatrième roman, Héloïse.  Mais c'est grâce au roman suivant, les Fous de Bassan, en 1982, qu'elle devient la quatrième franco-canadienne et la deuxième Québécoise à obtenir un grand prix littéraire français. Elle décroche pour ce cinquième roman le prix Femina. Seules Gabrielle Roy, elle aussi avec le Femina, Marie-Claire Blais, avec le Médicis et Antonine Maillet avec le Goncourt l'ont précédée comme lauréates d'un des grands prix littéraires français. Elle reçoit de 1969 à 1983 des doctorats honoris causa des universités de Toronto en (1969) et de Guelph (1970), puis de l’UQÀM (1979) , de McGill (1980) et enfin de l’Université Laval en 1983.

En 1988, son sixième roman, Le Premier Jardin, rend hommage aux femmes qui ont fondé la Nouvelle-France. Un septième roman, L’Enfant chargé de songes, paraît en 1992. En 1995, âgée de 79 ans, elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, une histoire à mi-chemin entre la poésie et la prose. Son cinquième et dernier recueil Poèmes pour la main gauche est publié deux ans plus tard.

Au début de 1998, celle qui demeurait à Paris depuis 32 ans, revient à Montréal. En 1999 paraît son dernier roman, Un habit de lumière, quelques mois avant son décès à Montréal en janvier 2000.

Anne Hébert est toujours restée discrète sur sa vie privée, elle qui ne s’est jamais mariée et n’a jamais eu d’enfant. L’éloignement à Paris, comme pour son amie Mavis Gallant, une écrivaine anglo-montréalaise elle aussi déménagée dans la Ville-Lumière et avec laquelle elle a entretenu une longue amitié, lui a permis de maintenir cette séparation entre sa vie artistique et sa vie intime.

Le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire a une mission qui se démarque quelque peu de la majorité des musées québécois. Et avec l’exposition « Correlieu retrouvé » du peintre et auteur Mathieu Laca, qui s’est installée le 20 juin dernier et qu’on pourra visiter jusqu’au 27 septembre prochain, le musée marque un grand coup dans le sens de cette mission clairement exprimée dans son mandat, soit une occasion singulière d’élaborer une exposition directement liée au mandat du musée qui concentre entre autres ses efforts à la préservation et la mise en valeur de l’héritage culturel des trois maîtres de Mont-Saint-Hilaire, c’est-à-dire Ozias Leduc (1864-1955), Paul-Émile Borduas (1905-1960) et Jordi Bonet (1932-1979).

Correlieu retrouvé 2026Mathieu Laca et Jean Comeau lors du vernissage.

Dans le cadre de la programmation du 30e anniversaire de l’institution, l’exposition du peintre Mathieu Laca convie ces trois figures majeures de l’histoire du Québec et du Canada en s’appuyant d’une part sur le mythique atelier Correlieu construit en 1890 par Ozias Leduc, « un endroit où le cœur est en tout », malheureusement disparu dans les années 1980, qui a été un véritable lieu de rencontres et d’échanges pour la communauté artistique à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, et les ateliers-résidences de Bonet et Borduas, recréés sous forme de maquettes poétiques.

Ces trois artistes ont vécu à Mont Saint-Hilaire sur une période s’étendant sur 110 ans. Leduc y est né et y a passé la majeure partie de sa vie, alors que Borduas, aussi natif de l’endroit, fut l’élève de Leduc dès son adolescence et s’y est établi plus tard en y construisant une maison toujours présente et faisant partie aujourd’hui de la collection permanente du musée. C’est là, entre autres, qu’il a écrit le manifeste Refus global, dans lequel il dénonce l’étroitesse d’esprit gluante du Québec, alors empesé par des valeurs catholiques traditionnelles. C’est plus tard que Jordi Bonet, né en Espagne puis venu s’installer au Québec au début des années 1950, a eu un coup de foudre pour le Manoir Rouville-Campbell et son architecture néo-gothique Tudor au bord du Richelieu. Il l’a acquis au début des années 1970, dans un état lamentable, y a vécu avec sa famille, puis l’a rénové pièce par pièce avant de le faire classer monument historique en 1977.

Correlieu retrouvé 2026

C’est à la suite d’un souper avec les enfants de Jordi Bonnet, Sonia et Laurent, en 2024, à Saint-Hilaire, que Mathieu Laca et son conjoint Jean, ont eu le coup de foudre pour cet environnement presque hypnotisant, selon ses dires. « Arrivé dans cette ville, j’ai aussi été frappé par la toponymie de musée à ciel ouvert. On y emprunte le pont Jordi-Bonet, le chemin Ozias-Leduc, la rue Paul-Émile-Borduas et celle de l’Heure-Mauve. J’ai découvert à cette occasion que le domaine où Ozias Leduc (1864-1955) a habité pendant presque toute sa vie n’était situé qu’à un jet de pierre », explique-t-il comme pour justifier la démarche qui a suivi.

Ainsi, à travers cette exposition inédite, Mathieu Laca a souhaité offrir un regard renouvelé sur ces artistes et identifier un thème cardinal pour chacune de leur production. Il a entrepris de longues et rigoureuses recherches qui lui ont permis d’entrer dans le vécu et les influences de chacun d’eux. Chez Leduc, il décèle le thème de la bonté, une qualité qui permettrait d’approcher le divin selon l’artiste. La bonté se manifesterait à travers l’humilité de ses sujets ; pensons à L’heure mauve, qui représente une branche aux feuilles mortes à demi enneigée, par ses éclairages enveloppants et sa touche caressante. La trajectoire de Borduas lui semble guidée par la quête de liberté. En voulant s’affranchir d’une morale étriquée, incarnée par la religion, il a cherché continuellement un langage pur et universel afin de traduire les profondeurs de sa psyché et se libérer du carcan de la tradition artistique figurative. Son oeuvre résonne encore aujourd’hui comme une leçon d’authenticité et de sacrifice. De son côté, la vie de Jordi Bonet a été marquée par de profondes tragédies : la Guerre d’Espagne, qui a ravagé sa terre natale entre 1936 et 1939, l’amputation de son bras droit, puis le destin tragique de son jeune fils, happé par une voiture. Bonet a déployé en partie ses travaux comme un dépassement de cette condition de plénitude, rendant visible ce qui est caché et qui survit à la disparition. Pour cette raison, Laca lui assigne le thème du mystère.

Correlieu retrouvé 2026

« Par l’entremise de ces trois thèmes centraux, Mathieu Laca oriente son travail vers de nouvelles interprétations et techniques, tout en plongeant dans l’histoire de l’art afin d’alimenter ses recherches, démontrant ainsi le riche potentiel d’un patrimoine toujours aussi significatif », affirme Etienne Ardaens, adjoint à la conservation du Musée des beaux-arts de Mont Saint-Hilaire.

Une découverte inattendue
En effectuant des recherches approfondies sur Leduc, entre autres dans son fonds d’archives, Mathieu Laca a fait une découverte qui a bouleversé sa perception de l’artiste. De nombreux indices tendent à démontrer qu’il aurait vécu un amour interdit pour un jeune poète de Saint-Hilaire appelé Guy Delahaye, un élément biographique qu’aucun livre sur lui n’a abordé jusqu’ici. Le mariage de Leduc à l’âge de 43 ans avec sa cousine germaine plus vieille que lui, abandonnée par son mari, puis veuve, lui avait mis la puce à l’oreille.

Correlieu retrouvé 2026 Guy Delahaye, l'amoureux prétendu, peint par Leduc. (MBAM)

L’absence de portrait d’elle dans sa production l’a aussi amené à considérer leur mariage comme une union de convenance. Parallèlement à son projet d’exposition, Mathieu Laca a entrepris d’écrire un ouvrage sur le sujet, sachant que cette information ouvrait la voie à une toute nouvelle interprétation de son oeuvre, dont le symbolisme n’est peut-être pas aussi mystérieux qu’il n’y paraît.

L’amour de Leduc pour Delahaye n’a pas pu se réaliser pleinement à cause des interdits de son époque. En 1910, l’homosexualité était condamnée par l’Église, criminalisée par la loi et qualifiée « d’aliénation mentale » par la psychiatrie. Malgré cela, Leduc a peint de magnifiques portraits de Delahaye, dédicacés à même la toile. En découvrant celui conservé au Musée des beaux-arts de Montréal, où l’on voit le jeune poète de profil, comme un médaillon d’Ovide, et accompagné d’Érato, la muse de la poésie lyrique et érotique, Mathieu Laca été renversé. Il lui apparaît telle une déclaration d’amour à peine dissimulée.

Bien que leur relation ait évolué vers l’amitié, ils ont continué à s’envoyer des lettres et à se fréquenter régulièrement tout au long de leur existence pour discuter d’art, de philosophie et de science. Leduc a par la suite produit des paysages imaginaires, qui exprimaient ses états d’âme.

Correlieu retrouvé 2026 Une des fresques religieuses peintes dans des églises par Leduc

Un voyage vers le « Génie de la Montagne »
Ayant visité de cette façon l’histoire de l’art du Québec qu’il traduit par ses œuvres présentées au Musée, Mathieu Laca a l’impression de l’avoir vécue de l’intérieur, par l’action plutôt que la contemplation. Il s’est approprié ses ressorts psychologiques et les inflexions de son langage. « Mon corps en conserve la mémoire. Le symbolisme incompris des toiles d’Ozias Leduc s’éclaire désormais d’un jour nouveau, à la lumière des sentiments qu’il a éprouvés pour le poète Guy Delahaye. Sa peinture apparaît comme l’expression sublimée d’un amour interdit, qui résonne fortement en moi », assure-t-il. Paul-Émile Borduas, pour sa part, lui a enseigné le désir farouche de s’affranchir de tout ce qui contraint la création. Le ruisseau souterrain dont il a ouvert les vannes ne se tarira pas de sitôt. Et Jordi Bonet, ce fulgurant poème humain, lui a fait toucher au sacré. « La mort me semble moins effrayante depuis qu’il l’a apprivoisée », conclut-il.
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Avec cette exposition, Mathieu Laca, originaire de Laval où il vit encore, rejoint une autre étape de sa vision d’artiste. « Je résume donc ma démarche ainsi : tracer des portraits autrement, écrire et peindre simultanément, peindre des portraits d’écrivains et écrire sur des artistes visuels. Cet entrelacement créatif m’intéresse au plus haut point, car il est porteur de résonances inédites. Chez moi, ces deux arts fonctionnent en vases communicants, qui me permettent de transgresser à loisir leurs limites respectives en sautant de l’un à l’autre, et cela, sans fin ».

Curieusement, la maison que Mathieu Laca partage avec son mari Jean Comeau est située devant un cimetière où un ange de pierre veille sur la tombe de Marc-Aurèle Fortin, un autre grand peintre québécois. « Les jours de brume, j’aime imaginer le peintre paysagiste à vélo, une toile sous le bras, à la recherche du point de vue idéal sur de grands ormes aujourd’hui disparus ».

Correlieu retrouvé 2026

Correlieu retrouvé
Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire
150, rue du Centre-Civique
Mont-Saint-Hilaire (Québec)
du 20 juin au 27 septembre 2026

Visites guidées par l’artiste disponibles.
- Dimanche 19 juillet, 14h
- Samedi 1er août, 13h
- Dimanche 16 août, 14h
- Samedi 29 août, 13h
- Dimanche 13 septembre, 14h
- Dimanche 27 septembre, 14h

Information : https://mbamsh.com/exposition/correlieu-retrouve/

Des vacances dans Charlevoix ? La nature sauvage, l’air pur et la magnifique diversité des paysages, trois parcs nationaux et un des plus beaux sites au monde pour l'observation des mammifères marins, la diversité étonnante de ses sites naturels : la région de Charlevoix a de quoi séduire les plus exigeants.

Hébergement Charlevoix
C’est ce qui a incité Daniel Guay, il y a déjà 20 ans, à créer une plateforme centralisée pour l’offre de chalets et de condos dans la région, Hébergement Charlevoix. « Entre amis, entre amoureux ou en famille dans un cocon juste à soi. Champêtre, luxueux, au pied des pentes de ski ou sur le bord d'un lac en pleine nature sauvage, les options sont nombreuses pour trouver un chalet à louer », explique son directeur.
L’organisme propose un regroupement de plus de 300 chalets, maisons ou condos confortables à prix abordable dans la région de Charlevoix. « On offre le confort, le calme d'une maison ou d'un chalet pour un séjour sans tracas, comme si on était à la maison », assure Daniel Guay. Hiver comme été, toute l’année finalement, on peut trouver l’endroit idéal pour s’évader en n’emportant avec soi que ses vêtements et effets personnels. Lorsqu’on voyage en famille particulièrement, cela a ses avantages.
Les amateurs de ski savent combien les centres de Charlevoix sont appréciées et réputées. Plusieurs chalets et condos offerts se trouvent justement à proximité des pentes, parfois même juste à leurs pieds. Ceux qui préfèrent le fleuve, l’air marin et les plages sablonneuses de la région seront également bien servis. Bref, il y a des chalets et maisons à louer pour tous les goûts et toutes les occasions.
En plus de proposer des offres d’hébergement, le site web de l’entreprise présente une série d’activités à faire et de lieurs touristiques à visiter dans Charlevoix toute l’année. On a donc l’embarras du choix. On y présente aussi les festivals régionaux de même que les meilleurs endroits pour se restaurer. Une équipe de sept collaborateurs.trices mettent à jour ces sections en permanence.
Les vacanciers à la recherche de la perle rare peuvent trouver aisément en utilisant l’outil de recherche du site web, ou encore en se rendant rencontrer les gens aux bureaux de Baie Saint-Paul.
Hébergement Charlevoix
Bref, 20 ans d’expérience en hébergement de location, c’est certainement un gage de professionnalisme et de qualité. De plus, Daniel Guay est administrateur de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), qui est responsable entre autres de l’enregistrement de l’hébergement touristique au Québec. Toutes les inscriptions du site d’Hébergement Charlevoix y sont enregistrées.
Hébergement Charlevoix
Hébergement Charlevoix
hebergement-charlevoix.com
43, rue Racine
Baie-Saint-Paul, Qc G3Z 2P9
418 435.5107

Sacre-Coeur

Tadoussac dunes baleines

Escoumins Essipit

Archeo Topo

Banc de sable

Parc nature

Manic 5

Sainte-Amelie

Pointe des Monts

Pointe aux Anglais

Nord-Cotier

Gallix

Poste de traite

Purmer

Plages Surfshack

Innu Nikamu

Chute Manitou

Rivière au tonnerre

Longur-Pointe île aux Perroquets

Havre Stpierre

Archipel de Mingan

Baie Johan Beetz

Natashquan

Anticosti

Basse-Côte-Nord 

300 km de plages

Monts Groulx

La région de Kamouraska est reconnue pour les initiatives citoyennes et l’originalité de son entrepreneuriat à plusieurs égards. La population de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie n’y fait pas exception. Après le départ du dernier curé ayant habité le presbytère voisin de l’église paroissiale après 36 ans, en 2014, l’abbé Jean-Baptiste Ouellet, on a décidé de mettre en valeur ce bijou de bâtiment construit en 1895.


En 2017, la Corporation pour le maintien des lieux historiques de St-Denis a été créée pour structurer le projet de mise en valeur du presbytère. C’est ainsi qu’une entreprise d’économie sociale composée d’administrateurs de la communauté a proposé de faire de ce lieu une auberge incluant un café. Une opération de financement a permis d’amasser les fonds auprès de plusieurs partenaires locaux et régionaux pour faire l’acquisition du bâtiment en 2018 et de faire les rénovations avec une équipe de bénévoles pour pouvoir accueillir la clientèle dans les cinq chambres et offrir les déjeuners et des collations au café adjacent.

Maison Jean-Baptiste
Chaque chambre a conservé un cachet authentique et possède sa salle de bain privée. Des pièces communes sont aussi accessibles : un salon avec piano, une magnifique salle à manger et une salle commune avec micro-onde et réfrigérateur. La chambre qu’occupait l’évêque lors de sa visite annuelle est également offerte aux visiteurs, explique Sylvie Gendron, une des administratrices.


La corporation à but non lucratif faisant office d’entreprise de l’économie sociale emploie 7 personnes pour la cuisine du café et l’entretien ménager de l’auberge. On accueille les visiteurs toute l’année à l’hébergement, mais le café est ouvert du vendredi au dimanche. On y propose un menu-santé composé de produits locaux pour consommer sur place ou à l’extérieur.


Travailler avec l’histoire, le patrimoine, les paysages et les traditions régionales et en faire le fondement des actions entreprises. Assurer la prise en charge par la communauté du développement des services dont elle a besoin. Mettre à l’avant-plan les attraits locaux et régionaux ainsi que des savoir-faire des gens du Kamouraska. Voilà ce qui motive et anime l’équipe de la Maison Jean-Baptiste.


Une halte chaleureuse et sympathique attend les visiteurs de passage dans Kamouraska.

La Maison de Jean-Baptiste
lamaisondejeanbaptiste.com
5, route de l’Église
Saint-Denis-De-La-Bouteillerie (Québec) G0L 2R0
418.894.2213

Le Comité organisateur annonce que le Symposium Clorid’Art est de retour pour une 5e édition à Cloridorme, du secteur l’Estran en Gaspésie, les 31 juillet, 1er et 2 août 2026. C’est au gymnase de l’école de Cloridorme, au cœur du village, où la nature, la rencontre et la création se rejoignent, que l’événement se tiendra, sous la présidence d’honneur de Philippe Roy, artiste de Cloridorme.

Clorid'art 2025

Le Comité a décidé pour la première fois d’offrir à ce participant de trois éditions précédentes de l’événement ce titre honorifique pour saluer contribution et du même coup, célébrer ses 80 ans en 2026, explique l'un des fondateurs de Clorid'Art, Marc-Alain Marticotte.

Les créateurs et créatrices de toutes disciplines et de toutes les régions avaient jusqu’au 14 juin pour présenter leur dossier de candidature. On leur demandait de témoigner de leur démarche personnelle, et de venir s’inspirer du territoire, de son rythme et de sa communauté.
Le comité fera connaître les artistes retenus au début de juillet. En 2025, une vingtaine d’artistes présentaient leurs œuvres à Clorird’Art et plus de 125 personnes ont visité l’expo.

Clorid'art 2025

Pour plus de détails sur l’événement et connaître les noms des artistes participants en 2026, surveillez la page Facebook de Clorid’Art au cours des prochaines semaines. 

Depuis 2019, le Festival Fierté Val-d’Or célèbre la diversité sexuelle et de genre à Val-d’Or, en Abitibi. Il s’agit du seul festival LGBTQ+ en Abitibi-Témiscamingue.

La 7e édition du Festival se tiendra du 5 au 7 juin 2026. Au programme : humour, chanson, paillettes et trois jours pour célébrer la diversité sexuelle et de genre!


Fierté Val-d'or 2026

Le samedi 6 juin, se tiendra la Journée communautaire présentée par Fierté Montréal, dès 13h, à Place Agnico-Eagle. On s’attend à un après-midi festif, inclusif et rassembleur lors de la Journée communautaire du Festival Fierté Val-d’Or! Une occasion unique de découvrir des organismes locaux, d’en apprendre davantage sur diverses réalités, et de célébrer la diversité dans une ambiance conviviale et familiale.

Fierté Val-d'or 2026

Pour une huitième année consécutive, la traditionnelle marche de la diversité, animée par The KaraoKings, clôturera la 7e édition du Festival Fierté Val-d’Or. Les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre et leurs allié·e·s sont attendu·e·s, dans leurs plus beaux habits arc-en-ciel, à 11h à la Place Agnico-Eagle pour défiler contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie dans les rues de Val-d’Or.

Fierté Val-d'or 2026 Fierté Val-d'or 2026

Faisant suite à la marche, on propose le Pique-nique familial de l’Aqua-lition, dès 13 heures à la Plage Lemoine. L’activité est présentée par la Coalition des familles LGBT+. La plage Lemoine est une petite plage sablonneuse et gratuite située au bord du lac Lemoine, à quelques minutes du centre-ville de Val-d'Or. 

Fierté Val-d'or 2026

Pour la programmation complète, on visite le site Web de Fierté Val-d’Or 
On peut aussi visiter la page Facebook de l’organisme.

Arrivé de Belgique en 1986 avec ses parents, Patrick Nisot a d’abord frayé avec l’agronomie dont il est diplômé de l’Université Laval, avant de devenir la « star » de la boulangerie qu’il est aujourd’hui. Dans sa tête, il se disait qu’après tout, l’agronomie est la science qui porte sur les divers aspects de l’agriculture et de la production alimentaire, donc qui s’intéresse à ce que les gens mangent.

25 ans plus tard, il emploie 150 personnes dans ses quatre boulangeries La Boîte à Pain de Québec.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

C’est lors d’un séjour en Saskatchewan sur une ferme de culture de céréales qu’à 26 ans, il a le déclic : il vise le travail indépendant, l’entrepreneuriat. De retour au Québec, il passe l’été à réfléchir à son avenir. Patrick avait toujours voulu devenir boulanger. Enfant, il visitait la boulangerie de ses grands-parents dans un petit village de France qui produisait une baguette extraordinaire. Il se voyait déjà enfourner du pain.

Grâce à des prestations d’assurance-emploi, un cours de boulangerie à Montréal-Nord lui permit d’acquérir ce qu’il fallait comme formation pour espérer pouvoir donner suite à son rêve. Il s’engagea ensuite dans une boulangerie de la rue Cartier à Québec, tout en poursuivant sa quête d’information et de notions diverses sur le domaine.

Lorsque Patrick Nisot a voulu démarrer sa boulangerie en 1999, les institutions financières ont refusé de lui prêter l’argent nécessaire. Il avait pourtant travaillé sur un important et pertinent plan d’affaires pendant six mois soumis au CLD de Québec. À l’époque, c’est finalement le Fonds d’emprunt Québec qui avait accepté de lui donner un coup de pouce financier de 15 000$ au démarrage. Cet organisme propose des prêts à des entrepreneurs de la région qui n’ont pas accès au financement conventionnel.

C’est ainsi que le 19 octobre 1999, à 3h30 de la nuit, dans un local commercial de la rue St-Joseph dans le quartier St-Roch, après deux ans de préparation, de formation, de travaux et de tests, Patrick Nisot démarre le pétrin de la Boîte à Pain : une pâte blanche sur du poolish de 25 kg est divisée en 20 baguettes, 10 pains belges, 10 carrés blancs, 10 miches blanches et quelques ficelles.

Il y avait trois jours que le pétrin tournait et que le four chauffait. Les premiers tests de pains sont donnés aux curieux. Ceux-ci sont déjà en train d’attendre devant la boulangerie. La porte encore couverte de papier brun, en attente de l’ouverture, mais on doit l’ouvrir car il fait trop chaud dans le fournil : aucun système de ventilation n’a été installé. On offre le pain qui sort du four. Il n’y a rien de mieux pour connaître l’avis de la future clientèle. Le succès est immédiat.

Puis on ouvre enfin pour la vente. La première semaine, on vend 15 baguettes par jour. La boulangerie double son chiffre d’affaires chaque année par la suite. Déjà en 2002, on comptait une vingtaine d’employés, avec une seule place d’affaires.

De retour d’un voyage à Naples, en Italie au printemps 2007, Patrick est déterminé à offrir de la pizza napolitaine à sa clientèle, ce que personne n’offre encore à l’époque à Québec. Il est cependant impossible de la faire dans Boîte à Pain de St-Roch, car ce type de pizza doit être cuit à une très haute température, ce qu’un four à pain ne peut atteindre. Par bonheur et par chance, Patrick déniche un de ces fours à pizza à haute température, entreposé dans un bâtiment de Lévis. Un an plus tard, le 1er avril 2008, la pizzeria napolitaine/boulangerie/café ouvrait ses portes à Limoilou autour de ce fameux four : la Boîte à pain/Café Napoli.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

L’expérience se répétera en 2015 à Sainte-Foy et en 2019 au Grand Marché de Québec, où on ne fait que la vente des produits, alors que les deux autres sont à la fois des boulangeries et des pizzérias. Entretemps, la Boîte à pain initiale s’est transportée rue du Parvis, dans Saint-Roch, tout près du local de départ.

Elle exploite également depuis 2014 un centre de production où sont produites pas moins d’une quarantaine de variétés de pains artisanaux, alors qu’en 1999, l’offre tournait autour du pain blanc, de blé, de seigle, de la baguette, des croissants, des chocolatines et des brioches. Chaque semaine, ce sont quelque 3000 croissants et 10 000 viennoiseries qui sont acheminés dans les quatre boutiques-restaurants. En 25 ans, Patrick a vu évoluer l’univers des pains et des pâtisseries en compagnie de ses équipes de boulangers et d’artisans.

Boîte à pain 2026 Patrick Nisot avec des employés du centre de production

En plus de ses 40 sortes de pains, une vingtaine de pizzas d’inspiration napolitaine, de nombreux sandwichs gourmands, copieux et frais du jour, une quinzaine de sortes de viennoiseries, de multiples pâtisseries aux formats différents et enfin, des produits du marché qui répondent à une demande sectorielle spécifique. La Boîte à pain réalise toute sa production à partir de farines de première qualité et de produits frais provenant de fournisseurs locaux certifiés et reconnus. Pour son fondateur et président, aucune concession n’est possible lorsqu’on parle de qualité des produits.

S’il demeure pour l’instant le grand chef d’orchestre de l’entreprise, Patric Nizot s’est adjoint en 2024 un directeur général pour voir à plusieurs aspects administratifs et de production. Jean-François Gagné joue un rôle important dans l’entreprise et s’apprête à accéder à l’actionnariat. Le patron laisse entendre que de nouveaux projets sont en développement avec des partenaires, entre autres, mais il considère qu’il est trop tôt en ce printemps 2026 pour les dévoiler.

Boîte à pain 2026

La Boîte à pain
boiteapain.com
Saint-Roch
432 rue du Parvis, Québec
418 647-3666

Sainte-Foy
2836, chemin Sainte-Foy, Québec
418 914-1133

Café Napoli (Limoilou)
396, 3e Avenue, Québec
418 977-7571

Grand Marché de Québec
250, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec
418 692-2517 ext. 105

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